Fréménil, un village lorrain

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jeudi, mars 21 2013

Réflexions... en période de crise.

Nous connaissons actuellement une période difficile, le mot crise est devenu nom commun. La crise économique a pour écho chômage, budget serré à tous les échelons. il est vrai que la période précédente, suivante des "trente glorieuses" nous apparaissait beaucoup plus euphorique. La  civilisation des loisirs toute proche faisait bonne route avec l'économie de marché, où tout prétexte était bon pour acheter le plus possible, même si nos biens de consommation pouvaient encore durer. Les produits courants étaient frappés par la date de péremption et l'on jetait, hélas, en trop grande quantité, ou pour les produits durables, la venue des nouveautés, toujours plus performantes, nous invitaient à suivre la mode pour "rester dans le coup" en harmonie avec notre temps qui défile à grande vitesse avec toutes ces innovations.

Que ce soit l'automobile, la télévision, les téléphones portables, ou les frigos et les cuisines intégrées, la "mode" dans notre société de consommation nous agressait (et nous agresse encore) avec le risque réel pour les citoyens que nous sommes de n'être plus de notre siècle. Quelle horreur!...  La crise économique actuelle imprime un frein à cette déferlante.

Dans les temps passés, nos aïeux ont connus des périodes difficiles que ce soit les périodes de guerre: 14-18 ou plus près de nous 39-45.

Il faut reconnaître que les instances officielles de ces époques étaient différentes de celles d'aujourd'hui où les aides, les allocations sont précieuses alors que fortement réduites au siècle dernier.  Là aussi il a fallu faire face avec les moyens du bord et la situation en milieu rural avec une activité agricole encore importante s'est avérée plus facile pour surmonter les différentes crises. 

Évoquons néanmoins les solutions adoptées en local à l'époque de la seconde guerre mondiale et à l'issue de celle-ci.

  • Rappelons que les jardins potagers se sont révélés d'une grande utilité par leurs productions variées.
  • Dans notre village, plusieurs personnes s'orientèrent vers l'élevage des lapins angoras. Ces belles touffes de poils blancs très longs ponctuées par deux yeux rouges toujours attentifs et un petit nez en mouvement, ont obtenus un réel succès. La plupart des spécimens provenaient du Maine et Loire où d'ailleurs la récolte de poils après épilation était acheminée avec un rendement financier apprécié.
  • D'autres personnes avaient adjoint à leur clapier d'angoras (ou à leur cheptel de lapin courant) l'élevage de chèvre qui offrait l'avantage de produire du lait, et,en fin de parcours, une viande de bonne qualité.
  • Il n'y a pas de petites économies : Si nos jardiniers se montraient économes en recueillant les graines semences pour l'année suivante, il leur fallait quand même s'approvisionner en semences nouvelles. La solution trouvée était le regroupement des commandes auprès d'un grainetier. Ainsi, une bonne partie du village avait opté pour la commande à une maison de graines qui aujourd'hui n'existe plus : les Etablissements DENEFF à CARIGNAN (Ardennes). C'était Paulette BENOIT qui rassemblait les commandes et répartissait en retour les paquets de graines à chacun.

Ces quelques exemples nous montrent ce qui a été possible au siècle dernier. Nous noterons qu'en période de crise, l’entraide est primordiale. Quelle leçon pour nos jours actuels qui se révèlent souvent comme être loin des "jours heureux".

En attendant, souhaitons-nous mutuellement "bon courage" pour affronter les difficultés de cette crise et les surmonter dans l’entraide.

Jean SPAITE   Mars 2013


PS: Les images des animaux sont issues de Wikipedia

dimanche, mai 14 2006

Etat des lieux

  • D'aucuns esprits chagrins n'en finissent pas de regretter la fermeture de l'école, la disparition du café BENOÎT-VISINE, suivi par l'éphémère résurrection du "petit zinc", lui aussi disparu prématurément. D'activité agricole, la population est passée maintenant au secteur tertiaire : les hôpitaux et cliniques de Lunéville et Nancy, les centres commerciaux de Lunéville, la laiterie d'Herbéviller, constituent les pôles d'activité pour la main d'oeuvre fréméniloise, de même que quelques agents d'administration (SNCF, EDF...). Le reste de la population fait partie du monde des retraités.
  • Fréménil n'est pas un village perdu. Un boulanger ambulant lui assure le pain quotidien, plius de l'épicerie si besoin. Un épicier-primeur passe chaque semaine. Voulez-vous des surgelés ? Vous pouvez être servi à domicile. Il n'y a pas si longtemps, un marchand de chaussures et de pantoufles venait au village de même qu'un quincaillier équipé d'un ancien autobus reconverti au service commercial spécifique.
  • A propos d'autobus, le service TED (Transport en Département) des Rapides de Lorraine dessert notre commune et permet de la relier à Lunéville, Nancy, Blâmont, Cirey/Vezouze. Ce service est particulièrement économique puisque, grâce au Conseil Général de Meurthe et Moselle, il ne coûte que 1,50 Euros par voyage sur le département, quelqu'en soit la distance. Très apprécié par les habitants qui ne sont pas possesseurs d'une voiture ou qui, raisonnablement, ont renoncé au volant pour raison de santé ou autre, le service des bus TED est envié par les villages situés loin de toute desserte.
    Vous trouverez toutes informations (horaires et plan des lignes) en cliquant sur ce lien horaires et plan des lignes
    Les horaires spécifiques de la ligne R710 (qui dessert Fréménil) sont ici pour 2009

samedi, mars 25 2006

Economie

  • Essentiellement à vocation agricole, les productions sont les céréales, les pommes de terre et l’osier, actuellement en diminution. (A partir du XIX° siècle, grosse production de vannerie - en 1927 il y avait 15 vanniers pour une population de 221 habitants).
  • Production laitière, élevage bovin et ovin.
  • Petit élevage traditionnel.
  • Broderie blanche (de 1906 à 1946)
  • Broderie perlée (de 1904 à nos jours) encore active.
  • Le dernier agriculteur (Marcel HENRY) ayant pris une retraite bien méritée il y a quelques années, il est devenu bien rare de rencontrer des engins agricoles, tel ce vieux Massey tout rouge conduit par des enfants du village.
  • Actuellement les deux exploitants des terrains agricoles situés sur la commune viennent depuis Blémerey et Barbas. Ils sont équipés de gros moyens en engins, ce que n'avaient pas les derniers exploitants locaux. (Production : orge, blé, colza, maïs)
  • En 1998, un Centre de Récupération des Déchets Toxiques (CRDT-Est) a vu le jour sur le territoire et à l'initiative de la commune voisine de Domjevin. Toutefois, la proximité avec Fréménil a fait naître en son temps une véritable polémique.
  • FREMENIL AUJOURD'HUI An 2006
    • Nombre d'habitants : 140
    • Promenades pédestres et à bicyclette
    • Pêche (Rivière Vezouze et Verdurette)
    • Chasse (ACCA)
    • Maison pour tous
    • Association "Les Joyeux Piquants"
    • Club du Temps Libre