Fréménil, un village lorrain

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mardi, décembre 1 2015

Découverte d'une inscription sur l'église de Fréménil

Nous vous avons relaté dans un précédent billet les travaux sur le portail de notre église. C'est à l'occasion de ces travaux qu'une inscription a été découverte sur une pierre d'assise en grès au pied de la tour du clocher. Fortement endommagée par les intempéries et les années qui passent, nous relevons néanmoins les inscriptions ci-après :

     1766
     IMSD

InscriptionEglise01.jpgInscriptionEglise02.jpg

  • Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église Saint Pierre aux Liens a été RECONSTRUITE grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint Lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. Ce qui est certain c'est que l'inscription découverte correspond avec la date de la bénédiction de l'église après sa reconstruction. Sont-ce les initiales des Révérends Pères Bénédictins de Senones qui font l'objet de cette inscription ? Nous en doutons car les religieux bâtisseurs agissent toujours dans la discrétion, sans signaler leur identité.
  • A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où IL A RESIDENCE. Peut-on rapprocher cette dernière indication de la maison située au N° 3 Rue de la Prairie dont le linteau daté de 1720 (voir notre article "Les inscriptions sur les linteaux de portes") pourrait se traduire comme le presbytère de la paroisse. Nous sommes en 1766 soit 46 ans après la date du linteau de la Rue de la Prairie. Le rôle de presbytère pourrait encore subsister pour le prêtre JACQUOT en exercice depuis 3 ans et résidant à Fréménil.
  • Pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :
    En 1764  - Sieur GAULT
    1766  - J.N.  GALLAND
    1771  - Sieur GENIN
  • L'inscription datée de 1766 est suivie de 4 lettres : IMSD. Aucunes des lettres ne se réfèrent aux initiales du prêtre JACQUOT (J) ni à celles des administrateurs GAULT, GALLAND, GENIN (G).

On peut s'orienter vers une inscription latine du style DD : Domus DEI → la Maison de Dieu ? Le mystère reste entier pour l'instant.

Un internaute connaisseur spécialiste pourrait-il donner la clé de l'énigme ?


Jean SPAITE    Novembre 2015

dimanche, août 10 2014

Notre église

Eglise2014_01.jpg

AVANT-PROPOS.

Nos recherches historiques nous ont amené à découvrir les origines de notre village dans les environs de l'an 1000 (voir "Depuis combien de temps notre village existe-t-il ?").

Une date à retenir : En 1034, Fréménil notre village existait déjà (Titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville à propos du pont sur la Vezouze à Domjevin). Un lieu de culte a pu exister aux alentours de cette date, concrétisé par une église autour de laquelle se groupait le premier cimetière comme le voulait la tradition de l'époque. On notera la présence importante du clergé dans la vie des villages. Outre leur rôle cultuel, essentiel, les gens d'église étaient souvent à l'origine d'une évolution économique incontestable: conseils en agriculture, régulation des cours d'eau avec la création d'étangs pour la pisciculture, la construction de bassins de retenue pour la force motrice des moulins. On les trouve bien évidemment dans la construction des églises, des abbayes, monastères, en participation avec la main-d’œuvre locale. Nous les retrouverons en 1766, avec les Bénédictins assurant la reconstruction de l'édifice religieux de Fréménil.

NOS CURÉS DEPUIS 1698.

Sous le titre "Maires, instituteurs, curés", nous avions publié la liste des curés en exercice dans notre village sur une période débutant en 1763 jusqu'à nos jours. L'étude des archives départementales antérieures à 1790 nous permettent de remonter le temps jusqu'en 1698.

1698  - Sieur SIMONET       - Curé de Bénaménil et Féménil
1700  - Jean  GIBES         - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1714  - N.Ph. FRIAND        - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1732  - Jean François BIGOT - Vicaire de Fréménil
1741  - Sieur BAILLY        - Curé de Fréménil
1742  - Sieur DURAND        - Vicaire de Fréménil
1745  - G. LAURENT          - Vicaire de Fréménil
1746  - E. JOB              - Vicaire de Fréménil
1746  - N. DEMONTZEY        - Vicaire de Fréménil
1752  - N. VIOT             - Curé de Fréménil
1759  - Sieur SIMONIN       - Curé de Fréménil
1760  - Sieur JACQUINOT     - Desservant
1763  - JACQUOT             - Prêtre de Fréménil, résident à Fréménil
1772  - N. CORDIER          - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1781  - Sieur PIERRON       - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1782  - J.B. MANGIN         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1789  - J.B. COLLET         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil

Et nous retrouvons la liste suivante (publiée le 04/12/2009) avec :
du 1er Pluviôse an VI (20/01/1798) à 1806 - François POINTCARRE curé de Domjevin et Fréménil
et de 1806 à 1834 - Nicolas FORTCOMBAT - Curé de Domjevin et Fréménil

LA PREMIÈRE ÉGLISE


L'examen du bâtiment actuel église de Fréménil est muet quant à la date de construction qui généralement est révélé par une inscription sur le linteau de la porte d'entrée. Le calvaire extérieur avec la Piéta sculptée porte la date de 1705.
Les archives départementales nous apprennent que le 17 Novembre 1706 a eu lieu la bénédiction de la cloche de la paroisse par le curé de Blamont, prévôt de la collégiale de ce lieu, doyen de Salm. 

Eglise2014_02.jpgEglise2014_03.jpg

Le parrain est René de BOUCHARD, chevalier du Saint Empire et de Launoy, Seigneur d'Herbéviller et Fréménil.

La marraine est Jeanne MANONVILLER.

La cloche est nommée "Renée"

En cette année 1706, le curé du lieu était Jean GIBES, Chanoine régulier.

Nous pouvons en déduire qu'une première église a été érigée à Fréménil avant 1706 sans pouvoir préciser la date de construction initiale
Dans la liste des prêtres énoncée ci-avant, nous trouvons en 1698, Sieur SIMONET curé de Bénaménil et Fréménil. Il serait intéressant de découvrir les précédents curés de la paroisse avant cette date.

Étant donné la modestie de la population, il a fallut plusieurs années pour réaliser l'ouvrage et le doter enfin de la cloche de la paroisse dénommée "Renée".
En retournant dans le passé, nous noterons toutefois que cette petite population, ainsi que les habitants de Vého, avait été mise à contribution pour l'entretien du pont de Domjevin sur la Vezouze dès 1034 par le titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville.

Notre village était-il doté d'une église en cette année 1034 ? Un lieu de culte pouvait exister en ce début de siècle où la pratique de la religion catholique était déjà bien réelle. Nous pensons que le lieu du culte a dû accompagner la création du village.

LA DEUXIÈME ÉGLISE

Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église a été reconstruite grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766.

Cette époque connait une période cruelle de destructions, d'occupations étrangères, d'exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C'est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l'église primitive a été fortement endommagée, sinon détruite, nécessitant sa reconstruction en 1766.


A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où il a résidence. Sans doute pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :

En 1764 - Sieur GAULT
     1766 - J.N. GALLAND
      1771 - Sieur GENIN
ce qui traduit une certaine organisation de la paroisse.

LES RÉSIDENTS

Si en 1763, le Prêtre de Fréménil JACQUOT est bien indiqué résident à Fréménil, et il en est de même pour Nicolas FORTCOMBAT de 1806 à 1834 curé de Domjevin et Fréménil porté également résident à Fréménil, on peut s'interroger sur les autres curés notés "curé" ou "vicaire" du lieu. Ont-ils été aussi résidents à Fréménil ? N'oublions pas que près de l'église existait une maison démolie en 1946 qui, étant donné la proximité, a put abriter le desservant de la paroisse ( voir notre billet "Maisons aujourd'hui disparues"). De même la maison du 3 Rue de la Prairie dont le linteau de porte d'entrée porte la date de 1720 avec une inscription religieuse, aurait put avoir le même service ?  (voir notre billet "Les inscriptions sur les linteaux de porte").

LA RÉVOLUTION A-T-ELLE MARQUÉ SON PASSAGE ?

Si nous prenons le temps de nous arrêter aujourd'hui près du calvaire de l'église, nous noterons la datation de 1705. Sous la Piéta sculptée nous découvrons un cadre de pierre dont les inscriptions portent les traces de martelage rendant la lecture impossible. Ce ne peut être l'effet des intempéries même avec une forte grêle. On ne peut s'empêcher d'évoquer la révolution de 1789 et surtout la période de la terreur où les "sans-culotte" coupaient allégrement les têtes et s'en prenaient rageusement aux biens du clergé. La question reste posée...


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ET LA PREMIÈRE CLOCHE ?

On peut se poser une question : Qu'est devenue la cloche "Renée" baptisée en 1706 ? A-t-elle fait l'objet d'une prise de guerre au cours des invasions successives ? A-t-elle été brisée ? A-t-elle été fondue pour devenir une cloche nouvelle ? La question reste entièrement sans réponse.

L’ÉGLISE ET L'HISTOIRE

Depuis la construction primitive jusqu'à aujourd'hui, notre église a fait face à l'épreuve du temps et des misères des hommes. Intempéries, pluies torrentielles, famines, disettes, épidémies et les guerres, la guerre des Rustauds en 1525, des Reîtres en 1587, et surtout la guerre de Trente ans voyant déferler les hordes de Suédois, Allemands, Hongrois, Croates en 1630 qui ont fait des ravages dans notre région.


Plus près de nous, la première guerre mondiale 14-18 suivie par la plus récente 39-45 ont causées des destructions et des deuils dont le souvenir est encore présent dans nos mémoires. Et pendant ces conflits, l'église a joué son rôle d'accueil, de repos et de prière.

Le clocher, comme un doigt pointé vers le ciel, a redonné confiance, espérance, a un peuple qui en avait grand besoin. L'histoire de l'église s'inscrit intimement dans l'histoire des hommes.

CONCLUSION

Par le présent texte, nous avons tenté d'en apprendre plus sur notre église Saint Pierre es liens. Nous relevons qu'une première église a été construite et dotée d'une cloche baptisée "Renée" en 1706. L'église est reconstruite en 1766 grâce aux Bénédictins de Senones. Entre ces deux dates, 60 ans, nous n'avons malheureusement pas trouvé de document nous indiquant la cause de cette démolition.

Nous pouvons avancer que la population soumise à des impôts continus, époque du ministre tyrannique Chaumont de La GALAIZIERE à partir de 1737, caractérisant ces années ruineuses, conjointement à un orage d'une rare violence qui ravagea la région en 1746, et en 1749 la grêle qui occasionna des dégâts considérables. Ces événements s'ajoutant à une absence d'entretien du bâtiment ont pu causer la démolition de la nef de l'église. Seul, de la construction primitive, le clocher a été conservé moyennant l'installation de tirants métalliques dont on voit nettement les croisillons extérieurs encore aujourd'hui. Et dans le campanile de notre église, trois cloches sonnent les joies et les peines de notre population :

  • Marie-Barbe, la petite, baptisée en 1845.
  • Marie-Madeleine, la moyenne, baptisée elle aussi en 1845.
  • Marie-Élisabeth, la grosse, baptisée en 1896.

Nous leur souhaitons longue vie.

Nous avons eu l'occasion par ailleurs (voir nos billets des 14/02/2009 et 25/03/2006) de décrire l'intérieur de notre église Saint Pierre recélant de véritables œuvres d'art classées Monuments Historiques, qui méritent une réelle protection notamment la chaire à prêcher du XVIIIe siècle (1770-1790). Nous avons le devoir de transmettre ces richesses aux futures générations.

Un jour peut-être nous en saurons davantage sur notre église Saint Pierre.

Jean SPAITE   Aout 2014

vendredi, décembre 28 2012

Du nouveau pour notre église


Protection du clocher contre les pigeonsNous avons eu l'occasion de parler de notre église en signalant la réalisation d'une issue de secours accompagnée d'une rampe d’accès. Nous avons attribué ce petit miracle, attendu depuis bien longtemps, à Saint Nicolas le patron des Lorrains. Cette réalisation devait être complétée par un garde-corps fait de poteaux métalliques surmontés d'une boule acier réunis par une chaîne. Ce garde-corps qu'on nous annonçait de bonne présentation, fruit du travail de l'équipe technique locale, se fait toujours attendre. Peut-être que l'année prochaine ?...

Mais le lundi 17 Décembre 2012 au matin, l'entreprise Thiéry GERARD de Domèvre réalise la protection du clocher contre les pigeons. Là, c'est le père Noël qui est passé avec huit jours d'avance permettant de stopper l'occupation du clocher par des volatiles envahissants et plutôt salissants. Les techniciens du campanile regrettaient, ô combien, la malpropreté de l'environnement des cloches quand ils étaient amenés à travailler sur les cloches et le réglage des sonneries. La protection a consisté à fermer les ouvertures par du grillage en métal déployé fixé à l'extérieur sur l'encadrement. Cette solution se révèle très efficace. Il reste maintenant à assurer un vrai travail de nettoyage pour présenter désormais une propreté du local respectueux de ceux qui y ont accès.

Comme dit l'adage populaire: "Tout arrive...un jour"!

Mais il reste encore tant de choses à faire dans notre église !  Montrons nous dignes de ceux qui nous ont précédés en notre village et qui, au fil des siècles, ont réalisé ce dont nous bénéficions aujourd'hui.

Jean SPAITE    Décembre 2012.

Protection du clocher contre les pigeons

vendredi, juin 22 2012

Une cloche sonne, sonne...

Tout le monde a en mémoire la célèbre chanson "Les trois cloches" écrite par Jean VILLARD, auteur-compositeur, interprêtée avec talent par Edith PIAF et les Compagnons de la chanson. Comme la majorité des clochers, notre campanile fréménilois possède trois cloches.

  • La plus grosse a pour nom "MARIE-ELISABETH", baptisée en 1896, elle a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
  • La moyenne se nomme "MARIE-MADELEINE", baptisée en 1845, elle a pour parrain Eugêne-Nicolas ROUSSEL et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER.
  • La plus petite répond au doux nom de "MARIE-BARBE", elle a été baptisée en 1845, elle a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT (23/03/1819-13/01/1900) et pour marraine Marie-Barbe ADAM  (03/04/1819-06/10/1877). L'inscription exacte sur la cloche est la suivante : "J'ai eu pour parrain Jn Jh fils de Ln et Bthe CHATELAT pensionre de l'Etat et pour marraine Marie-Barbe fille de feu Jh ADAM résidents à FREMENIL Année 1845" .

Des trois "Marie", j'ai une affection toute particulière pour la plus petite. Pour le voyage pascal, elle reste au clocher la "Marie-Barbe" pendant que ses soeurs vont en croisière de haut vol jusqu'à ROME. Il faut bien que quelqu'un garde le foyer, en l'occurence le clocher. Et puis, pour marquer sa présence, pour montrer que les "Piquants" ne sont pas abandonnés, elle continue fidélement de tinter les heures, les quarts et les demis.

Sur une tombe du cimetière (concession N° 26), j'ai retrouvé la plaque funéraire où sont inscrits les noms des parrain et marraine de la "Marie-Barbe". Dans la vie civile ils étaient mari et femme.  En ces temps qui nous paraissent lointains du XIX° siécle, la vie devait être difficile pour tout le monde, surtout à la campagne. Et pourtant, de leurs petites économies, Jean-Joseph et Marie-Barbe ont financé le coût de la petite cloche "Marie-Barbe". Quelle leçon pour nous, en ce XXI° siécle où l'on nous rabâche que "les temps sont durs", en dépit de nos équipements, voitures, télévisions, machines électriques de toutes sortes et dont nous ne pouvons nous passer.

La  découverte de la plaque funéraire m'a plongé dans une réflexion étonnante face à l'état d'abandon de la tombe en question. Quelle ingratitude vis à vis de ces modestes personnes de bonne volonté qui ont inscrit durablement leurs noms et leur passage sur cette terre dans l'équipement de cette petite cloche "Marie-Barbe" et, d'un autre côté leur derniére demeure en ce cimetiére où l'oubli est flagrant. Peut-on espérer une réaction de nos contemporains pour habiller décemment cette ultime halte terrestre ?  Nous le souhaitons ardamment.

Une cloche vient de tinter : C'est MARIE-BARBE qui me donne une réponse affirmative, pleine d'espoir.....

J.S.    Juin 2012

Voir aussi nos billets sur ce thème : (Cliquer sur le titre pour accéder à l'article)

Pour en savoir plus sur les cloches de nos clochers, l'art campanaire, la campanalogie, rendez vous sur les sites de la "Société Française de Campanologie" ou sur l'article "Campanologie" du site Wikipédia.

PHOTO : Voici une photo des cloches de l'église de FREMENIL. Ce cliché date du 9 Octobre 1985 réalisé lors d'une visite avec Yves ADAM, maire de la commune. En ce temps-là, le clocher était relativement propre, les ouvertures étant munies de grillages empêchant l'intrusion des pigeons. Ce n'est plus le cas en ce XXI° siècle où un sérieux nettoyage et une protection efficace s’avère indispensable.

Les trois cloches

samedi, décembre 17 2011

Le miracle de Saint Nicolas

L'an passé, au mois de Mai 2010, les fonts baptismaux de notre église se sont brisés. Les dames bénévoles qui assurent l'entretien du lieu ont échappé de justesse à un accident. C'est un premier miracle ! Ces fonts baptismaux ont vu défiler des centaines et des centaines de jeunes personnes faisant ainsi leur entrée solennelle dans la communauté chrétienne. Aucune date ne figure sur l'objet sacramentel mais il doit accuser au moins trois siècles d'existence.

Depuis cette brutale chute, il gisait là sur le sol, à côté du meuble confessionnal, dans une profonde indifférence, sans aucune remise en état, attendant lamentablement un secours trop long à arriver.
Fonts Baptismaux Brises
Un an et demi après, certainement grâce à l'intervention du Bon Saint Nicolas le patron des Lorrains, le mardi 6 décembre 2011, le vénérable objet a été remis debout par la compétence de l'ouvrier intercommunal. Nous en donnons une photographie réalisée le Samedi 10 Décembre 2011. Ainsi, nous pouvons dire un grand merci à Saint Nicolas tout en lui demandant instamment d'agir encore pour la restauration de notre petite église qui a le privilège d'abriter des oeuvres remarquables mais déjà endommagées. La couverture de l'édifice remise en état permettrait de remédier aux dégradations d'un plafond qui se troue, aux taches d'humidité et aux lézardes.

Fonts Baptismaux Repares

Ces travaux d'entretien courant, s'ils avaient été réalisés auparavant, auraient évité un endommagement regrettable qu'il faut maintenant rattraper au plus tôt.

Le bon patron des Lorrains ne peut pas faire tout seul : il lui faut la participation des responsables concernés. C'est ainsi que l'on poursuit un miracle qui a déjà commencé, mais Saint Nicolas a besoin de l'aide des hommes...  de bonne volonté.

Jean SPAITE   Décembre 2011


VOEUX
A la veille de quitter l'année en cours, l'équipe du site "fremenil.com ", vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année , et vous dit "Bonne Année 2012"

J.S-A.S

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