Fréménil, un village lorrain

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mardi, juillet 20 2010

L'orgue ressuscité

Orgue 2010Dans la petite église de Fréménil, il dormait là depuis de longues années. Il avait fait l'objet d'un don généreux (de la part du Dr. Alain Spaite) et, prétextant une remise en forme d'ordre musical, il était assoupi sous une étoffe jaune orange. On en arrivait à l'oublier, lui qui fièrement avait pourtant produit des sons merveilleux, une harmonie de notes et d'accords qui avaient enchanté son auditoire. Cette singulière somnolence durait depuis plus de vingt ans.

En ce dimanche du 11 juillet 2010, l'orgue électronique de l'église Saint Pierre aux liens nous a révélé tout son savoir faire. Le chef de chœur, le Docteur Jean-Michel MATHIAS de Blâmont, qui dirige avec brio la chorale inter-paroissiale qui comprend entre autres des voix d'hommes remarquables, s'est révélé un expert en remise en état de l'instrument endormi. Un réglage délicat, mais efficace qui s'est traduit par une prestation musicale de bonne tenue. C'est Madame Annie MATHIAS (née L'HOTE) qui a interprété musicalement tous les cantiques de cette messe « de résurrection » pour l'orgue de l'église. Miracle de Saint Pierre qui a défait les liens de silence dans lequel était plongé depuis trop longtemps l'instrument musical de la paroisse.

Ainsi, le « facteur d'orgue » a contribué, à sa manière, à répandre la Bonne Nouvelle de l'évangile d'une manière harmonieuse et bienvenue. Qu'il en soit particulièrement remercié et longue vie au Chant Nouveau !

J.Spaite Juillet 2010

PS : Et si, en ce jour, nous assistions au point de départ du renouveau de notre église qui en a bien besoin, à l'intérieur comme à l'extérieur ? Formulons-en l'espoir.

lundi, juin 21 2010

Nouvelles Paroissiales

Mettons à jour la liste de nos Curés.

Fin Décembre 2009, l'abbé Charles BAILLY a été contraint d'être hospitalisé. Depuis le début de l'année 2010, il est maintenant à la maison de retraite médicalisée de Cirey sur Vezouze où il poursuit son ministère de prêtre mais d'une manière limitée due à sa condition physique et à son âge. Nous gardons de lui sa personnalité exemplaire faite de charité et de bonté. Nous ne l'oublions pas. La vie religieuse a été reprise par l'abbé Claude HUMBERT qui, depuis Blâmont, assure le service de nombreuses localités relevant de la paroisse Saint François du Blâmontois.

samedi, février 14 2009

L'Eglise Saint Pierre

L'église de notre village a pour Saint Patronage : SAINT PIERRE et plus précisément Saint Pierre AUX liens. Cette appellation se retrouve aussi sous la forme de Saint Pierre ES liens ou Saint Pierre EZ liens. Il s'agit toujours du même St Pierre apôtre qui est vénéré le 29 Juin (en 1888 la St Pierre se situait le 1er Août). Pourquoi cette indication de"liens"?   Les liens représentent les 2 chaînes dont St Pierre fut chargé : Celle de JERUSALEM, apportée à ROME, et celle de ROME, dans la prison MAMERTINE où St Pierre se trouvait. Quand on les rapprocha l'une de l'autre, les 2 chaînes se soudèrent miraculeusement. On trouve-là le symbole de l'union intime qui soude JERUSALEM où le CHRIST a vécu sa passion, et  ROME siège du Premier Chef de l'église: St PIERRE.

Si dans les dédicaces des églises de notre pays lorrain, on trouve de nombreuses paroisses patronnées par St PIERRE, on en trouve même associées à St PAUL, St SYLVESTRE, St URBAIN, sans oublier St PIERRE FOURIER, les églises relevant de St PIERRE AUX LIENS sont moins fréquentes. Sur l'arrondissement de LUNEVILLE, on en trouve 5, soit :

     1- PARROY         (canton de ARRACOURT)    St Pierre ES liens
     2- LACHAPELLE  (      "          BACCARAT )             "      ES   "
     3- PEXONNE      (      "          BADONVILLER)          "      ES   "
     4- FREMENIL      (      "          BLAMONT  )              "     AUX  "
     5- GIRIVILLER     (      "          GERBEVILLER)           "     AUX  "
 
Dans l'église de FREMENIL, on peut admirer, derrière le maître-autel, en arrière plan, une toile peinte représentant St PIERRE, patron de la paroisse montant au ciel entouré d'angelots bienveillants. L'encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. L'ensemble mesure 3,60 m de hauteur sur 1,50 m de largeur. 



Ce tableau, comme tout le mobilier du choeur de l'église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981. Au cours de la seconde guerre mondiale, l'église avait souffert notamment ses vitraux détruits et le tableau représentant St PIERRE n'avait pas été épargné.  Le Service Départemental des Monuments Historiques, après constat sur place avait décidé de la nécessité d'une réfection de l'oeuvre. Cette décision avait fait l'objet d'une délibération du Conseil Municipal du 28 Février 1977.
        
L'estimation des travaux avait l'objet d'un devis présenté par Mr Jean-Louis AURAT, Inspecteur des Monuments Historiques  pour un montant de 17.710 F. La commune de FREMENIL s'engageait pour une participation de 20 % soit 3.540 F. Le marché des travaux a été passé le 13 Octobre 1977 avec Mr. Maxime CHIQUET, sculpteur à ALLIANCELLES (51250 SERMAIZE les BAINS).

La restauration terminée, le tableau fut livré par un transporteur à l'église de FREMENIL au cours de l'année suivante.  Le Maire, Yves ADAM et son Conseil furent heureux de retrouver leur "St PIERRE". Mais le transport ne comprenait pas la mise en place. Il fut décidé de procéder en local à la réinstallation du tableau. Y ont participé, outre le Maire, quelques autres bonnes volontés montées sur des échelles. Mais on ne s'improvise pas dans ce genre de travail délicat que consiste la mise en place d'un tableau d'un poids respectable, de dimensions généreuses et, surtout, d'une relative fragilité (toile peinte, glaces ouvragées). Au cours de la délicate opération, le tableau s'inclina vers l'avant et vint heurter les grands cierges du maître-autel occasionnant des blessures encore visibles aujourd'hui. Néanmoins le tableau fut réinstallé en l'état et garda ses blessures. Cet épisode sur la remise en place du tableau de St PIERRE m'a été rapporté par Yves ADAM lui-même.


Moralité :  Une oeuvre d'art doit être manipulée par des spécialistes équipés en conséquence. Ce travail délicat doit être confié à des hommes de l'art. Ce qui n'empêche pas d'admirer la représentation de St PIERRE et de lui adresser librement nos prières.
                                                                                        

                 Amen....
 

                                                                                     J.S. Décembre 2008

samedi, mars 25 2006

Eglise - L'intérieur

  • L’intérieur de l’église mérite un intérêt tout particulier :
  • La nef est séparée du chœur par une ouverture en anse de panier. Le chœur, ceinturé par un lambris en bois, est éclairé par deux vitraux colorés évoquant St Pierre.
  • Le maître-autel est en marbre galbé et mouluré surmonté par le retable et le tabernacle.
  • Le retable et le tabernacle du maître-autel, en bois sculpté doré, datant du XVIIIe siècle sont très remarquables. Le tabernacle, dont la porte représente l’agneau pascal est surmonté d’un reposoir à baldaquin en bois sculpté doré de toute beauté. Il est orné d’un crucifix doré, C’est également l’emplacement réservé à l’ostensoir au cours des grandes cérémonies. De part et d’autre de la porte du tabernacle on notera deux niches latérales accueillant des statuettes dorées. Le retable est également surmonté de deux statuettes dorées. Six grands chandeliers dorés complètent l’ensemble.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • En arrière plan, un tableau représente St. Pierre, patron de la paroisse, montant au ciel. L’encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. Tout ce mobilier du chœur de l’église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Une porte située derrière le maître-autel, donne accès à la sacristie.
  • La table de communion, constituée par une grille en fer forgé rehaussé par des motifs dorés, peut séparer le chœur de la nef.
  • Deux autels latéraux du même style que le maître-autel, sont surmontés chacun d’une niche accueillant les statues dorées de St Pierre à droite et de la Ste Vierge à gauche.
  • La nef du type “grange” à plafond droit, avec un arrondi sur les murs latéraux.
  • Des fenêtres à plein cintre sont réservées dans les murs latéraux. La nef est éclairée par six vitraux décorés de symboles religieux.
  • Les murs latéraux sont ornés d’un chemin de croix sous la forme de tableaux peints avec encadrement en bois souligné d’un large filet doré. La partie supérieure arrondie est surmontée d’une croix.
  • De part et d’autre de l’allée centrale unique sont alignés des bancs à dossier en bois.
  • La plus belle pièce est sans conteste la merveilleuse chaire du XVIII° siècle(1770-1790). La caisse à parois en bossage ornées de personnages taillés en plein bois. Les guirlandes sculptées sont d’une remarquable finesse. Le ciel est surmonté par un ange soutenant les tables de la loi et désignant les cieux. Toute une règle de vie est ainsi évoquée : Qui veut la récompense éternelle doit se conformer à la loi divine.
  • La chaire a été classée au titre de mobilier historique le 22 Juillet 1983.
    Notice de l'inventaire du patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Au fond de l’église, côté gauche, on trouve les fonts baptismaux, une belle vasque de marbre posée sur une colonne.
  • Un crucifix en bois peint de grandes dimensions est accroché au mur au dessus des fonts baptismaux. Une petite statue de Jeanne d'Arc, Sainte Lorraine, veille sur les lieux.
  • Côté droit un confessionnal en bois offre peu d’intérêt.
  • De part et d’autre de la porte d’entrée, des bénitiers en marbre sont scellés au mur.
  • Pour mémoire, on se souviendra :
    • Du lustre central en cristal de Baccarat qui a été détruit pendant la guerre 1939-1945, plus exactement en 1944 quand FREMENIL a été évacué par les allemands. ainsi que de deux suspensions en cuivre. Ces différentes pièces, ainsi que toutes les statues posées sur socle qui ornent la nef et le chœur, ont été offertes par Mademoiselle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN qui fit tant de bien pour les églises de FREMENIL, de DOMJEVIN et la chapelle de N.D. de la Bonne Fontaine. Les Fréménilois, tout particulièrement, se doivent d’être fidèles au souvenir de Mlle MENGIN, de même qu’à ses parents qui marquèrent de leurs bien­faits leur passage sur cette terre lorraine.
    • Un tableau de grandes dimensions surmontait la porte d’entrée de la nef. Il était très sombre, encadré en bois noir. Le sujet religieux qu’il représentait n’est pas resté dans les mémoires. Un jour il dut être dépendu. C’était son dernier jour car il s’effondra littéralement : la toile partant en poussière et le cadre vermoulu faisant de même .... Dommage qu’il ne reste même pas une photographie de ce tableau.

Eglise - Le clocher

  • C’est certainement l’élément architectural le plus ancien.
  • Tour carrée à trois étages, elle est coiffée d’un toit à quatre pans surmonté d’une belle croix en fer forgé et d’un coq girouette. La tour a, au cours des ans, été renforcée par des tirants métalliques terminés par des croisillons en acier formant ancrage. On accède aux différents étages par un escalier. Le second étage abritait le mécanisme de l’horloge. Le troisième étage abrite les trois cloches. Depuis Mai 1965 les trois cloches ont été électrifiées. Le mouvement mécanique de l’horloge a été déposé en Juin 1978 pour faire place à un mouvement totalement électrique adapté à la sonnerie des cloches. Ce travail a été réalisé par les Ets DIDELOT de SARREBOURG.
  • Faisons connaissance avec les cloches de notre église :
    • La plus grosse, date de 1896, baptisée Marie-Elisabeth, a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM, et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
    • La moyenne, date de 1845, baptisée Marie-Madeleine, a pour parrain Eugène-Nicolas ROUSSEL, et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER
    • La petite, date également de 1845, baptisée Marie-Barbe, a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT, et pour marraine Marie-Barbe ADAM.
  • Pendant la guerre 1914-1918, et on peut penser qu’il en a été de même pendant tous les conflits, notre clocher a servi de poste d’observation du front tout proche (BLEMEREY, VEHO).

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