Fréménil, un village lorrain

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vendredi, juin 9 2017

Pour les amoureux des trains : Le chemin de fer minier de Maron - Val de fer

Val-de-fer_Entree_de_la_mine_au_temps_de_la_vapeur.jpgL'Est Républicain du 16 Juillet 2016 (il y aura bientôt un an) publie un article "Neuves-Maisons: Le tourisme industriel, une mine à exploiter". On y évoque notamment le travail historique de "l'ATELIER MEMOIRE OUVRIERE" AMO qui a abouti à l'inscription en Novembre 1992 à l'inventaire des Monuments Historiques de Lorraine de l'imposant accumulateur de grande capacité de minerai de fer construit en 1930 au Val de Fer par l'entreprise ZUBLIN, hautement spécialisée dans les ouvrages en béton armé.

De cette structure technique du Val de Fer partait une ligne de chemin de fer qui assurait l'acheminement du minerai depuis la mine jusqu'aux Aciéries de Neuves-Maisons. D'une longueur de 5,100 Km., à l'écartement de 1 m., la ligne à voie unique descendait les différences de niveaux par des alignements et des courbes bien étudiées  adoptant une pente maximum de 30 mm. par mètre. Les convois de wagons-trémies chargés de minerai, primitivement tractés par des locomotives à vapeur jusqu'en fin 1956, ont été assurés à partir de cette date par des locomotives Diesel de couleur verte de 36 tonnes et d'une puissance de 330 CV. Chaque jour, ce système de transport ferroviaire assurait une descente régulière de 6.000 tonnes de minette lorraine jusqu'aux Aciéries de Neuves-Maisons.

Rappelons que la mine proprement dite était desservie par le réseau du fond, un ensemble de voies ferrées à l'écartement de 0,685 m. partant du front d'abattage et remontant vers l'entrée de la mine où se trouvaient les installations du carreau. Les convois de berlines chargées de minerai, tirés par des petites locomotives électriques, alimentaient le concasseur et l'imposant accumulateur ZUBELIN situé en surface.

Cette évocation fait partie du passé puisque depuis le 31 Décembre 1968 la mine de Maron Val de Fer a cessé ses activités entraînant la fermeture de la ligne de chemin de fer éponyme. La minette lorraine ayant été concurrencée par le minerai mauritanien éminemment plus riche en métal et plus rentable en dépit du coût du transport.

Tout cela, c'était hier, il y a un demi siècle déjà !!

L'article de l'Est Républicain rappelé ci-avant mentionne "le projet de relancer le train du Val de Fer et intensifier les visites des mines".  Aurons-nous un jour la chance de voir circuler un train touristique transportant ses voyageurs depuis Neuves-Maisons jusqu’à la mine du Val de Fer où déjà à l'heure présente les bénévoles de l'AMO assurent la visite de la mine ?  On peut raisonnablement l’espérer.

Voici quelques photos provenant d'un article que j'avais rédigé en Janvier 1965 sur le chemin de fer minier Maron-Val de Fer

Val-de-fer_Pont_franchissant_la_RN74.jpg

1. CP 1916 - Le pont du chemin de fer franchissant la RN74 Nancy-Neufchateau

Val-de-fer_Locomotive_Diesel_No.1_quitte_le_2e_niveau.jpg

2. La locomotive diesel No.1 quitte le 2e niveau. Au fond, l'ancienne entrée de la mine servant de remise à locomotives diesel. Au dessus, les berlines du réseau de fond stationnent au 3ème niveau.

Val-de-fer_Rame_de_wagons_tremie_en_cours_de_chargement.jpg

3. Une rame de wagons-trémies en cours de chargement sous les trémies des accumulateurs du carreau de la mine.

Val-de-fer_Rame_de_minette_traversant_Chavigny.jpg

4. La rame lourdement chargée de minette va traverser la commune de Chavigny. Vue prise depuis l'ancien PS du tramway Nancy-Pont Saint Vincent

Val-de-fer_Rame_vide_remontant_a_la_mine.jpg

5. La rame vide remonte à la mine. Vue prise à Chavigny depuis l'ancien PS du tramway Nancy-Pont Saint Vincent

Pour aller plus loin :

  • "Atelier Mémoire Ouvrière AMO-Ceux du fer." Place de la gare 48bis Rue Général Thiry 54230 NEUVES-MAISONS.
  • "Le Chemin de fer minier de Maron-Val de Fer"
    La Vie du Rail N° 1030 du 23 Janvier 1966- Pages 17 à 20- Article Jean SPAITE.

Jean SPAITE   Juin 2017


dimanche, janvier 1 2017

Les élus se retroussent les manches

On n'invente rien !

C'est en glanant dans les quotidiens des jours passés que nous avons retrouvé cette coupure ayant pour titre : "Les élus se retroussent les manches" parue dans l'Est Républicain du Vendredi 12 Août 2016.

ER160812.jpg

Nous sommes à DALHAIN, commune du département de la Moselle, arrondissement de Sarrebourg-Chateau Salins, dont la population s'élève à 122 Habitants (Recensement 2013). Une photographie présente deux personnes s'activant à la rénovation des murs d'une pièce d'un bâtiment avec comme commentaire: " Rentrer de l'argent et faire baisser les coûts de fonctionnement: un coup de pouce pour le village".

Cet article peut nous amener à réfléchir vu le nombre de travaux qu'il reste à réaliser en local.

Notons que nous sommes ici une commune un peu plus grande (208 Habitants Recensement 2013) et que déjà, pendant son mandat municipal de 30 ans (de 1965 à 1995), notre ancien maire Yves ADAM a attribué aux œuvres sociales de la commune les honoraires relevant de ses fonctions. Cette décision généreuse et discrète a été suivie par son successeur Pierre T. (de 1995 à 2001). [Voir notre article "Le saviez-vous?" du 21 Janvier 2014-Anciens maires].

Dans une actualité plus récente, on pourrait retenir l'exemple de la petite commune mosellane de DALHAIN qui donne une solution pour faire face aux dépenses de travaux.

Jean  SPAITE   Décembre 2016.

mardi, décembre 27 2016

Attendez-vous à savoir...

De 1949 à 1960, on pouvait entendre sur les ondes de Radio Luxembourg une journaliste à la voix si particulière qui avait le don de prédire les événements. Sous le titre: "Les dernières nouvelles de demain", la journaliste de politique internationale Geneviève TABOUIS née Le QUESNE (1892-1985) nous annonçait avec précision les accords et les désaccords entre nations et tous les soubresauts de notre monde en plein mouvement. Elle avait des phrases devenues célèbres qui marquaient ses chapitres, ses sujets : "Attendez-vous à savoir...", "J'ai encore appris...", "Et vous saurez..."   Elle savait tenir son auditoire en haleine et toutes ses annonces se réalisaient immanquablement dans les jours ou les mois suivants. A l'issue de sa chronique toujours passionnante, elle concluait par une échappée devenue légendaire : "A dimanche prochain pour les dernières nouvelles de demain."

Pourquoi évoquer Geneviève TABOUIS la journaliste du siècle dernier qui nous annonçait les événements à venir avec tant de véracité ?

C'est la lecture de l'Est Républicain du 11 Décembre 2016 qui provoque ce rapprochement.

Sous le titre "Nos villes vont devenir invivables", c'est le cri d'alarme de l'écrivain Christian SIGNAL, dans son dernier livre "Dans la paix des saisons" (Albin Michel) les bonheurs et les souffrances de la France Rurale. Le héros du livre de Christian SIGNAL croit que le balancier de l'histoire ramènera tout le monde à la campagne parce que les villes vont devenir invivables. Et l'écrivain de conclure: "Quand la ville sera vraiment devenue insupportable, les gens, par raison, reviendront dans des lieux plus paisibles".

Et nous voici de retour dans nos campagnes, dans nos villages qui immanquablement doivent s'attendre à "un retour à la terre", non pour y exercer une activité agricole, mais bien pour y vivre au calme, loin des encombrements des carrefours des villes, de ses bouchons, de ses pollutions.

Alors, au lieu de s'enfermer dans son cocon, le monde rural se doit de préparer l'avenir.

Geneviève TABOUIS dirait : " Attendez-vous à..."

Jean SPAITE      Décembre 2016.

mercredi, novembre 2 2016

Pour les amoureux des trains... (Novembre 2016)

L'Est Républicain du Lundi 31/10 2016, page Région RL021, sous la rubrique "Les coulisses de la politique" nous donne des informations intéressantes :

VANDIERES: Masseret épinglé par la FNAUT au Congrès National.

On connaissait le "carton rouge" au football et le "prix citron" en politique.

Voici, en matière de transport cette fois le "ticket rouge" attribué par la FNAUT (Fédération Nationale des Usagers des Transports) à Jean-Pierre Masseret.
Lors du congrès national à STRASBOURG le 23 Octobre, les oreilles de l'ancien président du conseil régional de Lorraine ont sifflé vertement. Monsieur Masseret a ainsi été épinglé par le mouvement. "Il a fait échouer par son comportement irresponsable le projet de la gare TGV-TER de VANDIERES alors qu'il avait promis la réalisation à maintes reprises et avait en mains tous les moyens pour le faire aboutir".  
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Après SCHENGEN, PERL réclame aussi VANDIERES.

Les courriers des mairies de Lorraine et d'ailleurs réclament que la gare d'interconnexion de VANDIERES soit réalisée, continuant de s'accumuler chez les défenseurs du projet. Mais pas seulement. Dernier en date, celui du maire de PERL (Allemagne) qui rejoint l'avis de la commune de SCHENGEN. Un courrier développant le "plein soutien" pour VANDIERES "composante majeure pour la réalisation d'un réseau d'infrastructures accessibles à tous". Rappelons que, dans le Grand Est, la Lorraine, pourtant plus peuplée que l'Alsace et la Champagne-Ardenne, est la seule à ne pas avoir de gare d'interconnexion sur son territoire.

Attendons la suite...

Jean  SPAITE  Novembre 2016.

lundi, octobre 31 2016

Pour les amoureux des trains (Encore...)

Décidément, il n'y en a que pour les trains dans ce pays-là !!!

PanneauGareTacot.jpg
Et pourtant il nous a quitté depuis 1942 mais quel souvenir il a laissé sur un air de regrets dans toute la région desservie qui se transmet même dans les générations qui ne l'on pas connu. A tel point que pour la réalisation de la fresque constituée par des tableaux peints exposés au centre du village, le PREMIER à être réalisé a été "la gare LBB de FREMENIL avec l'arrivée du TACOT".

Les collectionneurs de cartes postales reconnaîtront facilement l'ancienne photographie réalisée par Monsieur BASTIEN libraire-éditeur à LUNEVILLE en 1911 peu après l'inauguration de la ligne, qui a servi d'inspiration au groupe d'amateurs talentueux du club de peinture local. Sur la carte postale d'origine figuraient : au centre, Mademoiselle Germaine KREMER, "la première Chéfesse de gare" avec son tablier blanc, avec à gauche Monsieur Adolphe HEFTER, le patron du café du village également boulanger, qui vouait une profonde admiration pour le TACOT, symbole de l'ère moderne.

Nous sommes certains que des "Amoureux des Trains" voudront faire une petite visite à notre village lorrain pour, eux aussi, voir encore " LE TACOT " .

Jean  SPAITE     Novembre 2016

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