Fréménil, un village lorrain

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mardi, décembre 27 2016

Attendez-vous à savoir...

De 1949 à 1960, on pouvait entendre sur les ondes de Radio Luxembourg une journaliste à la voix si particulière qui avait le don de prédire les événements. Sous le titre: "Les dernières nouvelles de demain", la journaliste de politique internationale Geneviève TABOUIS née Le QUESNE (1892-1985) nous annonçait avec précision les accords et les désaccords entre nations et tous les soubresauts de notre monde en plein mouvement. Elle avait des phrases devenues célèbres qui marquaient ses chapitres, ses sujets : "Attendez-vous à savoir...", "J'ai encore appris...", "Et vous saurez..."   Elle savait tenir son auditoire en haleine et toutes ses annonces se réalisaient immanquablement dans les jours ou les mois suivants. A l'issue de sa chronique toujours passionnante, elle concluait par une échappée devenue légendaire : "A dimanche prochain pour les dernières nouvelles de demain."

Pourquoi évoquer Geneviève TABOUIS la journaliste du siècle dernier qui nous annonçait les événements à venir avec tant de véracité ?

C'est la lecture de l'Est Républicain du 11 Décembre 2016 qui provoque ce rapprochement.

Sous le titre "Nos villes vont devenir invivables", c'est le cri d'alarme de l'écrivain Christian SIGNAL, dans son dernier livre "Dans la paix des saisons" (Albin Michel) les bonheurs et les souffrances de la France Rurale. Le héros du livre de Christian SIGNAL croit que le balancier de l'histoire ramènera tout le monde à la campagne parce que les villes vont devenir invivables. Et l'écrivain de conclure: "Quand la ville sera vraiment devenue insupportable, les gens, par raison, reviendront dans des lieux plus paisibles".

Et nous voici de retour dans nos campagnes, dans nos villages qui immanquablement doivent s'attendre à "un retour à la terre", non pour y exercer une activité agricole, mais bien pour y vivre au calme, loin des encombrements des carrefours des villes, de ses bouchons, de ses pollutions.

Alors, au lieu de s'enfermer dans son cocon, le monde rural se doit de préparer l'avenir.

Geneviève TABOUIS dirait : " Attendez-vous à..."

Jean SPAITE      Décembre 2016.

mercredi, novembre 2 2016

Pour les amoureux des trains... (Novembre 2016)

L'Est Républicain du Lundi 31/10 2016, page Région RL021, sous la rubrique "Les coulisses de la politique" nous donne des informations intéressantes :

VANDIERES: Masseret épinglé par la FNAUT au Congrès National.

On connaissait le "carton rouge" au football et le "prix citron" en politique.

Voici, en matière de transport cette fois le "ticket rouge" attribué par la FNAUT (Fédération Nationale des Usagers des Transports) à Jean-Pierre Masseret.
Lors du congrès national à STRASBOURG le 23 Octobre, les oreilles de l'ancien président du conseil régional de Lorraine ont sifflé vertement. Monsieur Masseret a ainsi été épinglé par le mouvement. "Il a fait échouer par son comportement irresponsable le projet de la gare TGV-TER de VANDIERES alors qu'il avait promis la réalisation à maintes reprises et avait en mains tous les moyens pour le faire aboutir".  
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Après SCHENGEN, PERL réclame aussi VANDIERES.

Les courriers des mairies de Lorraine et d'ailleurs réclament que la gare d'interconnexion de VANDIERES soit réalisée, continuant de s'accumuler chez les défenseurs du projet. Mais pas seulement. Dernier en date, celui du maire de PERL (Allemagne) qui rejoint l'avis de la commune de SCHENGEN. Un courrier développant le "plein soutien" pour VANDIERES "composante majeure pour la réalisation d'un réseau d'infrastructures accessibles à tous". Rappelons que, dans le Grand Est, la Lorraine, pourtant plus peuplée que l'Alsace et la Champagne-Ardenne, est la seule à ne pas avoir de gare d'interconnexion sur son territoire.

Attendons la suite...

Jean  SPAITE  Novembre 2016.

lundi, octobre 31 2016

Pour les amoureux des trains (Encore...)

Décidément, il n'y en a que pour les trains dans ce pays-là !!!

PanneauGareTacot.jpg
Et pourtant il nous a quitté depuis 1942 mais quel souvenir il a laissé sur un air de regrets dans toute la région desservie qui se transmet même dans les générations qui ne l'on pas connu. A tel point que pour la réalisation de la fresque constituée par des tableaux peints exposés au centre du village, le PREMIER à être réalisé a été "la gare LBB de FREMENIL avec l'arrivée du TACOT".

Les collectionneurs de cartes postales reconnaîtront facilement l'ancienne photographie réalisée par Monsieur BASTIEN libraire-éditeur à LUNEVILLE en 1911 peu après l'inauguration de la ligne, qui a servi d'inspiration au groupe d'amateurs talentueux du club de peinture local. Sur la carte postale d'origine figuraient : au centre, Mademoiselle Germaine KREMER, "la première Chéfesse de gare" avec son tablier blanc, avec à gauche Monsieur Adolphe HEFTER, le patron du café du village également boulanger, qui vouait une profonde admiration pour le TACOT, symbole de l'ère moderne.

Nous sommes certains que des "Amoureux des Trains" voudront faire une petite visite à notre village lorrain pour, eux aussi, voir encore " LE TACOT " .

Jean  SPAITE     Novembre 2016

dimanche, octobre 30 2016

La JAC (Jeunesse Agricole Catholique) dans notre Lorraine

Sigle_JAC.jpgEn 1929 est né le mouvement JAC (Jeunesse Agricole Catholique) se donnant comme objectif l'union des jeunes catholiques en monde paysan qui, en ces années de première moitié du XXème siècle représentait une part importante de la population totale du pays (53,7 % en 1921 et 48 % en 1936). Pour information notons qu'en 1846 76 % de la population française était majoritairement rurale soit les 3/4 de la population totale et, en 1990 nous arrivons à un taux de 25,9 % soit le 1/4 de la population totale. En 2015, ce chiffre atteint à peine les 20 %. (Données Banque Mondiale)

Dans notre village à cette époque du siècle précédent, ils étaient nombreux garçons et filles a adhérer à ce mouvement catholique nouvellement créé qui touchait une génération de 18 à 36 ans. Les activités de la JAC visaient à l'information des jeunes dans leur métier avec la découverte de méthodes de culture, l'équipement agraire avec le modernisme à venir, la gestion des exploitations. Tout cela dans un esprit de fraternité catholique, de coopération et d'exigence du respect d'une profession menacée déjà par l'exode rurale.

C'est dans le village de MAIXE (54) à 7,5 Km au Nord-Ouest de LUNEVILLE et à 30 Km de NANCY que Charles JACQUES voit le jour le 16 Février 1900 dans une famille lorraine faisant partie du monde agricole. Il était d'une santé fragile et décide très tôt devenir prêtre. Il est ordonné le 12 Juillet 1925 à l'âge de 25 ans, le 22 Août de cette même année il est nommé vicaire à Ste Jeanne d'Arc à LUNEVILLE et le 12 Août 1926 il est désigné sous-directeur des Oeuvres Agricoles compte tenu de ses précieuses connaissances et de ses orientations du monde paysan.

Très sensible à la situation de la jeunesse dans un environnement rural qu'il connaît bien il décide de créer un mouvement d'inspiration religieuse pour épauler cette génération. Il va l'appeler JAC (Jeunesse Agricole Catholique) en jeu de mot avec son nom propre JACQUES. La JAC va rencontrer un succès certain dans nos villages lorrains à une époque où la pratique religieuse était particulièrement importante. C'était l'époque des Jacistes et des Semeuses qui tenaient tant à coeur de son fondateur. L'Abbé JACQUES va se dépenser sans compter pour cette jeunesse agricole qui lui est contemporaine.

"C'était un chef et un entraîneur. Quand on l'avait trouvé une fois sur sa route, on ne pouvait plus le quitter". ("En avant" - Mai 1939)

Il devient le premier aumonier diocésain de la JAC et cumule les fonctions dans les mouvements mutualistes :

  • Secrétaire général de l'ULSA (Union Lorraine des Syndicats Agricoles, présidé à l'époque par le Colonel LYAUTEY.
  • Secrétaire de la Caisse Lorraine d'Assurances Mutuelles Incendies.
  • Président de la Mutualité des Familles Lorraines.

Par ses talents littéraires on le retrouve, sous le pseudonyme de Jean DEMAY, écrivant des nouvelles paysannes (L'Oncle Alfred). Il publie un livre sur l'origine de la JAC en Meurthe et Moselle "Pour que la terre ne meure pas", et sous le titre "Les Heures Paysannes" il présente en 1933 un cycle sur la crise morale de l'agriculture.

Avec une vie hyper active, malgré une santé délicate, l'Abbé JACQUES remplit sa mission auprès d'un monde paysan qui aspire a être épaulé dans l'incertitude de l'avenir. Quelle belle figure que ce prêtre plein de dévouement qui s'éteint pieusement le 17 Mai 1939 à l'âge de 39 ans dans son village natal de MAIXE.
"Il vit venir la mort et l'attendit dans la paix de son coeur" (Sagesse).
Ne l'oublions pas.

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In fine, citons un extrait de ses propres écrits "Un mouvement de jeunesse paysanne" :

"Travailleurs aux mains calleuses, chrétiens à la foi simple et forte, saintes au sourire si doux, du haut du Paradis où vous avez trouvé la juste récompense de vos sacrifices obscurs et de vos vertus sublimes, priez pour vos fils et vos filles. Priez pour que la jeunesse paysanne qui monte à la vie, soit digne de continuer votre labeur et de remplir la noble mission qui lui est confiée : celle de garder au Christ"
"la belle France et la vaillante race française."   Abbé Charles JACQUES 1900-1939  Prêtre fondateur de la JAC.

Vous pouvez retrouver la tombe de l'Abbé JACQUES au cimetière communal de MAIXE.  Qu'il repose en Paix.

Jean SPAITE    Octobre 2016


NOTA:
  1. La JAC à partir de 1963 a été reprise par le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne)
  2. La Lorraine peut-elle être qualifiée de terre de vocations des mouvements de jeunesse chrètienne ?
    Rappelons qu'un enfant du Toulois a consacré sa vie aux jeunes travailleurs. Il s'agit de Georges GUERIN né à ECROUVES-GRANDMENIL (54) le 24 Octobre 1891, ordonné prêtre le 29 Juin 1925. Il est le fondateur de la JOC française en 1927 (Jeunesse Ouvrière Catholique).
    "La vie d'un jeune travailleur vaut plus que tout l'or du monde"
    L'Abbé Georges GUERIN est décédé le 15 Mars 1972 à l'âge de 80 ans.

Tombe_Charles_Jacques.jpg

jeudi, octobre 20 2016

Pour les amoureux des trains (Octobre 2016)

Il n'y a pas longtemps, le 31 Aout 2016, nous faisions un petit écho pour inviter à profiter des beaux jours pour faire encore une visite à des lignes de chemin de fer géré par des bénévoles qui méritent votre rendez-vous. Parmi les réseaux évoqués, nous avions en tout premier lieu signalé le Chemin de fer du Val de Passey à CHOLOY-MENILLOT près de TOUL.

ColetteMaginot.jpgA chaque ouverture de l'exploitation au public, on avait l'habitude de la voir, toujours active et souriante, la Présidente de l'Association du Chemin de Fer du Val de Passey, Madame Colette MAGINOT veuve du fondateur du réseau Jacques MAGINOT qui nous avait quitté en 1998. Pendant plus de 40 ans, épaulant son mari grand amoureux des trains, le couple ferrophile avait apporté beaucoup de joie aux milliers de voyageurs venus découvrir les belles locomotives à vapeur Simone et Charles tractant leurs rames en parfaite finition. Madame Colette MAGINOT vient de s'éteindre le 27 Septembre 2016 à l'âge de 83 ans.

Toute l'équipe du site fremenil.com, ainsi que tous les amoureux des trains qui le fréquentent, présentent à son fils Patrick et à sa famille nos condoléances émues.

Jean SPAITE    Octobre 2016.

Source : Article de l'Est Républicain - Photo Est Républicain

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