Fréménil, un village lorrain

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dimanche, avril 9 2017

Sur le banc...

Sur_le_banc.jpg"Sur le Banc", c'est le titre d'une émission créée en 1937 sur Radio Luxembourg, arrêtée pendant la guerre et reprise de 1949 à 1963.

Présentée par l'actrice Jane SOURZA (1902-1969) et Raymond SOUPLEX (1901-1972) chansonnier et acteur, respectivement dénommés CARMEN et LAHURLETTE. Elle avait pour thème de brocarder les différents aspects de la vie quotidienne vue par les deux clochards de service, mais aussi de passer à la moulinette les personnalités et évènements de l'époque. Carmen et Lahurlette ont eu un succès mérité dont le seul décor était un banc public où avait lieu le dialogue croustillant entre les deux compères ponctué de coups de vin rouge, la boisson nationale!!

A propos de banc, notre attention s'est arrêtée sur les vestiges d'un banc qui subsiste en notre village et qui pourrait être classé monument historique, tant les exemplaires sont rares.

Devant la maison située 9 Grande Rue, propriété de Mr Marcel HENRY, on peut voir les piliers en grès sculpté qui servaient de supports à un banc situé à l'extérieur de l'immeuble. Le banc proprement dit était constitué par une grande planche d'assise épaisse de 5 cm. large de 40 cm. et longue de 4m.58. Elle s'encastrait dans la rainure des piliers extrêmes et reposait sur le pilier médian. La longueur totale de cet équipement de repos était de 4m.84. Les deux piliers extrêmes sont décorés d'une sculpture d'inspiration florale plutôt inattendue et d'un bel effet.

Banc_Fremenil_01.jpg

Banc_Fremenil_02.jpgBanc_Fremenil_03.jpg

Ce genre d'équipement n'est pas courant et relève d'une certaine aisance du propriétaire constructeur en 1822,en l’occurrence Mr Nicolas MANGIN Maire de la commune de 1820 à 1829. Le banc complet a existé jusqu'en 1940-1944. Il avait été amputé d'une partie de planche d'assise côté droit et était resté en cet état jusqu'à la fin du XXe Siècle. Au siècle nouveau, il ne reste plus que les trois piliers témoins de cet ancien espace de repos.

Mais tel qu'il reste, orphelin de sa planche de repos, ce banc du XIXe siècle mérite l'intérêt, et pourquoi pas, une rénovation.
  

   Où pouvoir encore maintenant
   Parler d'amour?
   De la pluie et du beau temps
   En toutes saisons?
   OUI, mais c'est bien sûr...
   SUR LE BANC !


Jean  SPAITE  Avril  2017

Sources : Le cliché "sur le banc" en N&B est extrait du site www.cinema-francais.fr

jeudi, février 23 2017

Le calvaire de l'église a fait peau neuve

CalvaireFremenil2017_01.jpg

Ca y est ! Ils l'ont fait !

C'est le Jeudi 16 Février 2017 que les ouvriers de l'équipe intercommunale ont procédé au nettoyage du calvaire de l'église dont la partie supérieure attendait une intervention bienvenue.

Certes, un premier travail avait été effectué manuellement par brossage en Mars 2016, concernant le socle de base et le fût du monument comprenant la Piéta sculptée "Vierge de Pitié" associée à la croix, unique exemple du canton de Blâmont. La croix latine nécessitant l'emploi d'une grande échelle était en attente de traitement.

La récente phase de travaux a été réalisée par l'utilisation d'un Karcher qui a repris la totalité de l'édifice mémoriel. On peut dire que le calvaire de l'église a fait peau neuve. Mais il laisse apparaître aujourd'hui dans la partie supérieure , des détériorations évidentes qu'il conviendra de traiter par un délicat colmatage pour assurer une bonne conservation de ce monument historique datant de 1705. Soyons vigilants pour nous assurer que cet ultime travail soit réalisé. 

A l'occasion de cette phase de remise en état, le Karcher a été opérationnel aussi pour nettoyer les marches de l'escalier d'entrée  de l'édifice religieux rendant plus propre l’accès à l'église.

CalvaireFremenil2017_02.jpgCalvaireFremenil2017_03.jpg
Voilà du bon travail qui cadre parfaitement avec l'embellissement de notre village.

Jean  SPAITE   Février 2017

NOTA:  Voir aussi nos articles : 

samedi, février 11 2017

Fréménil et sa porte monumentale

FVPorteMonumentale01.jpgEn écho à la récente parution du nouveau livre d'Antoinette AUBRY-HUMBERT "Les Portes Monumentales du Lunévillois - Fin XVIIe et XVIIIe siècle":
 

  • Rappelons que la porte monumentale de MARAINVILLER située initialement 9 Rue Charles CHATTON, a été sauvée d'un exode vers l'Amérique grâce à l'action de Mr François ZAUG de MARAINVILLER avec l'aide efficace de Mr Jacques LAMBLIN, député de LUNEVILLE. La porte d'origine, démontée puis restaurée est remontée maintenant près de l'église du lieu faisant l'admiration de tous les visiteurs.
  • Autre mise en exposition visible à NANCY dans l'enceinte du Conseil Général 48 Rue du Sergent BLANDAN auprès des services du CAUE (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement) de la copie de la porte monumentale d'OGEVILLER située 23 Rue du Chateau, un chef-d'oeuvre dans sa réalisation par les apprentis du CFA de SAVERNE section des métiers de la pierre en Janvier 2007.
  • Souhaitons que FREMENIL, elle aussi, retrouve un jour une copie de sa porte monumentale afin de faire revivre cette richesse architecturale. A l'exemple de MARAINVILLER, ce projet pourrait trouver sa place contre le mur extérieur de la sacristie à l'arrière de l'église. La copie serait située non loin de la porte actuelle, 4 Rue de la Prairie, réduite aujourd'hui dans sa présentation après avoir été fortement endommagée le 5 Novembre 1916 par un obus allemand.
  • Autre solution réalisable entièrement en local, à l'exemple de la belle fresque murale oeuvre du groupe de peintres amateurs talentueux inaugurée officiellement le 15 Octobre 2016 : Un tableau illustrant la porte monumentale de FREMENIL dans son aspect initial pourrait trouver une place d'exposition pérennisant le souvenir de cet ouvrage architectural exceptionnel qui manque encore après un siècle.

Ce projet cadrerait tout à fait avec l'embellissement du village.

Jean  SPAITE   Février 2017

jeudi, août 4 2016

Préservation du patrimoine

La télévision nous offre chaque année le concours du plus beau village de France sous le titre "Le Village préféré des Français", une émission qui nous permet d'admirer un ensemble architectural différent suivant les régions , mais qui nous oblige à reconnaître notre modestie en ce qui concerne notre petit village.

Pourtant, d'années en années l'effort réalisé localement pour le fleurissement du village porte ses fruits et tout en présentant un aspect favorable et coloré se trouve logiquement récompensé par les instances officielles.

De l'époque du XIXe siècle et du début du XXe siècle, nos maisons lorraines avec leurs portes de granges à linteaux en anse de panier avaient le tort de voisiner avec le tas de fumier pourtant taillé au carré traduisant la richesse du propriétaire fermier. La voirie s'est aussi améliorée apportant un signe d'urbanisation. En notre XXIe siècle, on remarque un effort notoire dans la présentation des maisons qui, s'inspirant de la province voisine l'Alsace à laquelle nous sommes très attaché, s'affiche maintenant avec des fleurs et des parterres verdoyants.

Mais ce qui signale un village par dessus-tout, c'est le bâtiment le plus haut, le plus remarquable, en l’occurrence l'église. Tout le monde n'a pas la chance de posséder un château avec tours et donjon, mais nous avons une église qui se détache architecturalement de tout le bâti du village. Elle mérite une visite car elle recèle des tableaux et des meubles religieux de grande valeur et classés "monuments historiques". Reconnaissons aujourd'hui que la mise en valeur de l'ensemble mériterait un effort bienvenu. Nous avons hérité de nos ancêtres qui nous ont précédés dans l'Histoire de ce petit village d'une église bâtie à la force des mains, endommagée par les guerres, les révolutions, les tempêtes et les incendies; mais rebâtis, reconstruites courageusement avec l'aide des religieux mais aussi et surtout des paysans du lieu qui ont permis cette renaissance que nous devons pérenniser en ce XXIe siècle et pour l'avenir.

Eglise2014_01.jpg

Voir sur le site :

Comme nous l'avons indiqué précédemment, nous n'avons pas ici la présence d'un château fort attirant des touristes.

Mais nous avons la chance de posséder deux blockhaus construits par nos soldats lors de la première guerre mondiale avec des matériaux provenant des ressources locales.  Situés à l'Ouest du village (côté Bénaménil, Domjevin) et à l'Est (côté Ogéviller), ils avaient pour rôle de protéger notre village des attaques ennemies venant du Nord (côté Vezouze). Le blockhaus Ouest latéralement au CD 19A est bien visible mais mériterait une mise en valeur coïncidant avec la période actuelle du Centenaire de la guerre 1914-1918. Le blockhaus Est situé derrière le cimetière se trouve dans un état affligeant imposant un dégagement complet de son environnement immédiat.

Blockhaus.Ouest.2016.jpg

Voir sur le site :

Voici deux vestiges du conflit qui a fait tant de morts et qui accusent l'indifférence, la négligence, le manque de reconnaissance en local de notre génération.  Si rien n'est fait, dans les siècles à venir, la génération actuelle sera montrée du doigt par nos descendants en découvrant cette carence.

Il est grand temps d'agir pour la préservation de notre PATRIMOINE local, tant pour notre EGLISE que pour les deux VESTIGES MILITAIRES, fruits du travail opiniâtre de nos pères lors du premier conflit mondial qui a fait 18,6 Millions de morts il y a un siècle.(Voir Wikipédia)


Jean SPAITE     Août 2016

samedi, juin 4 2016

Le monument Leclerc de la forêt de Mondon

Monument_tranchee_Leclerc_Mondon.jpgSi vous empruntez la route forestière reliant BURIVILLE à MENIL-FLIN, au carrefour avec la "Tranchée des Loups", vous remarquez sur votre droite le monument de la "Chaussée LECLERC".
Érigé après la Libération, un peu oublié les années suivantes, ce monument présentant une croix de Lorraine évidée méritait une rénovation. C'est chose faite depuis fin Avril 2016.

Deux plaques-souvenirs rappellent la création d'un axe routier solide pour assurer le passage de la 2éme DB dans la Forêt de Mondon en lieu et place du chemin forestier "la Tranchée des Loups" rendu impraticable pour les chars par suite des intempéries de longue durée qui ont sévi en cette période. C'est le 13éme Bataillon du Génie sous les ordres du Commandant GRAVIER qui a conçu et réalisé ces importants travaux permettant un accès stratégique de 3,6 Km en sous-bois jusqu'à HABLAINVILLE,OGEVILLER et BACCARAT le 31 Octobre 1944 en contournant la Route Nationale LUNEVILLE, BACCARAT, St DIE (RN 59). Un Régiment de Génie Américain, le 1101 Engineer Combat Groupe, avec des bulldozers et 120  camions est venu prêter main-forte au 13éme Bataillon de Génie Français. Rappelons que cet axe routier renforcé a pu être réalisé en empruntant des pierres et des gravats provenant de deux villages détruits de REHAINCOURT (88) et St REMY aux Bois (54).
 
Saluons cette réalisation effectuée sur une courte durée (4 jours) et par des conditions atmosphériques peu favorables : pluies et brouillards.

Retenons la devise du 13éme Bataillon du Génie :

"A me suivre,
" Tu passes.

Et formulons l'espoir de conserver ce monument LECLERC en bon état pour l'avenir.


Jean SPAITE         Juin 2016

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de la Bataille de Lorraine

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