Fréménil, un village lorrain

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Toponymie et histoire, personnages

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vendredi, décembre 28 2018

Photo mystère (Compléments)

Après un attentif examen de la photo-mystère, suite à une amélioration de la qualité du cliché, nous pouvons avancer :

020_003.jpg

  • Sur le soldat debout à l’extrême droite, on peut deviner (difficilement !! ) sur son col de vareuse le chiffre “ 217 ”.
  • Sommes-nous en face de soldats du 217éme Régiment d’Infanterie de GAP (Hautes Alpes) ?
    Voilà peut-être un indice pour cette photo-mystère.
    Peut-être allons-nous découvrir un jour l’identité de tous les personnages ?
C’était il y a plus d’un siècle…
Affaire à suivre…

Jean SPAITE Décembre 2018

jeudi, décembre 20 2018

Photo mystère

Notre fidèle ami historien régional René LOUBETTE habitant Bénaménil, nous a fait parvenir une énigmatique photographie en date du 19 Avril 1915 à Fréménil.

Sur cette photo, 6 personnages :

020_001.jpg

Le texte au verso :

Fréménil le 19 Avril 1915      Chère belle soeur

Je vous envoi ma photo . J’espère qu’elle vous fera plaisir et que malgré la guerre je n’ai pas trop maigri. Je ne sais qu’est-ce que fait Pierre. Il y a très longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles. J’espère qu’il est toujours en bonne santé.

Mil baisers en attendant de nous revoir tous en coeur.

S P

020_002.jpg

Bien des questions et pas encore de réponse pour cette photo-mystère :

Première question : LES PERSONNAGES

L’auteur de l’écrit est présent sur la photographie, mais lequel est-ce ?

Il signe S P . Quel est son nom ?

Les personnages ont entre 20 ans et 30 ans, ce qui, en la présente année 2018 nous amène à des personnes qui seraient âgées de 123 à 133 ans. Il y a peu de chance de retrouver ces ancêtres encore vivants !!

En revanche leurs enfants, petits enfants, donc leurs descendants, s’ils ont l’occasion de voir cette photo, pourront peut-être reconnaître leurs parents…

Nous avons examiné la photographie pour essayer de déceler sur le col des vareuses ou sur les képis le numéro de leur régiment. En vain, le cliché est trop flou pour pouvoir découvrir ce détail.

En consultant nos archives, nous pouvons avancer qu’en  1914- 1915- 1916, donc comprenant la période Avril 1915, nous avons les noms de certains régiments stationnés à Fréménil, à savoir :

  • 14éme Dragons de Saint Etienne
  • 19éme Dragons de Castres
  • 28éme Dragons de Dijon
  • 10éme d’Infanterie d’Auxonne
  • 75éme d’Infanterie de Romans
  • 27éme d’Infanterie de Dijon
  • 1ére Cycliste de Limoges
  • 15éme Chasseurs à Cheval de Vienne
  • 11éme Hussards de Tarascon
  • 7éme Chasseurs alpins de Draguignan
  • 138éme d’Infanterie de Bruyères
  • 139éme d’Infanterie d’Epinal
  • 348éme d’Infanterie de Saint Dié
  • 257éme d’Infanterie de Lyon
  • 221éme d’Infanterie de Langres
  • 138éme d’Infanterie de Lyon
  • 217éme d’Infanterie de Gap
  • 335éme d’Infanterie d’Angers
  • 333éme d’Infanterie de Belley
  • 8éme d’Artillerie de Lunéville
  • 34éme d’Artillerie de Lyon
  • 37éme Territorial d’Auxerre
  • 11éme Territorial d’Auxerre
  • 168éme d’Infanterie de Toul
  • 4éme Génie de Grenoble
  • 10éme Génie de Grenoble
  • 14éme d’Artillerie de Tarbes
  • 21éme d’Artillerie d’Angoulême
  • 167éme d’Infanterie de Toul
  • 85éme Territorial de Cosme
  • 16éme Chasseurs à pied de Lille
  • 8éme Chasseurs à pied d’Amiens

Liste non limitative.

Les soldats de la photographie, et plus particulièrement l’auteur du message d’Avril 1915, étaient-ils originaires de St Etienne, Romans, Lyon, Angers ou Tarbes par exemple ?

C’est une des questions de la photo-mystère.

Deuxième question :  LE LIEU EXACT

La photographie n’offre que peu d’indices concernant le lieu exact où a été pris ce cliché “historique”.  

D’après le fond de décor, nous sommes devant un mur à pierres apparentes sans crépi. Ce n’est donc pas un mur de façade avant côté Rue; mais cela nous oriente vers un mur de partie arrière. Comme il apparaît ensoleillé, nous pouvons avancer qu’il s’agit d’un des murs arrières situés au Sud de la Grande Rue numéros impairs . Autrement dit, côté jardin.  

Et encore: après 103 ans, les murs des maisons ont subi des changements, voire des démolitions !!!     

Quelle maison existante à cette époque pourrait le mieux répondre à la question du lieu exact où a été prise la photographie ?

Une photographie pleine de mystère, vous en conviendrez.

A moins qu’un de nos internautes, ne reprenne l’enquête et nous fasse connaître ses découvertes.

C’est ce que nous souhaitons.

Et grand merci à René LOUBETTE qui nous a fait parvenir ce document d’histoire.

Jean  SPAITE  Décembre 2018

lundi, septembre 17 2018

Marie Colin, une page d'histoire

MColin1.jpgEn naviguant sur internet, j'ai retrouvé un écrit en date de Décembre 1998 et publié dans le N° 145 de la Revue Lorraine Populaire.

Devant l'intérêt suscité par cette édition, le texte a été accueilli sur notre site le mercredi 31 Mai 2006 sous le titre "Marie COLIN (1861-1949)".

Pourquoi s'en souvenir aujourd'hui après 20 ans de parution ?

Notre monde actuel est en plein bouleversement : tous les individus aspirent à une réussite matérielle, financière, en oubliant trop souvent la fraternité pour son prochain.

La vie de notre modeste héroïne débute fin du XIXéme siècle. 

Les conditions de vie de ce temps-là sont nettement différentes de ce que nous connaissons aujourd'hui. 

En ce temps-là on ignorait les allocations, les subventions, et pourtant on vivait en affrontant les misères, les conflits, les souffrances, la mort.

La vie de Marie COLIN, bien que ce soit un cas personnel, est un reflet d'une vie des gens de ce temps-là. 

Et en plus, elle nous retrace une période de la guerre 14-18 où les civils ont côtoyé les militaires, là en notre petit village, tout près du front pendant 4 dures années.  

A ce titre, au moment de la célébration du Centenaire du premier conflit mondial, il peut être utile de rappeler le rôle fraternel des civils auprès de ces soldats venus des 4 coins de la France pour défendre leur patrie.

Voilà une belle occasion de se souvenir de ces Aînés qui méritent notre respect.

JS  Septembre  2018

Vous pourrez retrouver cet article de 2006 en cliquant ici.

dimanche, avril 15 2018

Visite dans le passé

Les recherches dans les archives nous apportent des découvertes qui nous amènent à une meilleure connaissance de notre village.

Notre attention a retenu le recensement de la population de 1896 soit, il y a 122 ans.

A cette date la population totale de FREMENIL s'élevait à 236 habitants, dont 226 pour le village et 10 pour La Baraque. 

Les noms attribués aux rues étaient différents de ce que nous connaissons aujourd'hui (et les dénominations des quartiers, tout comme les désignations des maisons se révèlent variables d'un recensement à un autre !!!) 

En ce qui concerne le nom des rues, on peut citer:

  1. Sur la place
    qui correspond aux maisons autour de l'église, donc une partie de la "Grande Rue" actuelle en 2018 , ainsi que le début de la "Rue de la Prairie " actuelle [soit 13 maisons dont 1 inhabitée]
  2. Rue du Puits
    qui correspond aux maisons de la "Grande Rue" actuelle partie EST, avec notamment la Mairie-Ecole [soit 21 maisons dont 3 inhabitées]. Elle doit son nom au puits banal situé au carrefour du chemin du Bois (actuellement "Rue des Violettes")
  3. Grande Rue
    qui correspond aux maisons du quartier de La Banvoire, partie NORD de la "Rue de la Prairie" actuelle, avec la maison Manonviller et sa porte monumentale [soit 17 maisons dont 2 inhabitées].  Précisons que la-dite "Grande Rue" a été la première voirie du village qui a débuté vers l'an 1.000 (voir "Depuis combien de temps notre village existe-t-il ?", article du 28 Février 2012) à proximité du Ruisseau qui permettait l'approvisionnement en eau du village.
  4. Rue du Faubourg
    elle fait suite, direction OUEST, aux maisons Sur la Place avant d'atteindre le pont sur le Ruisseau de la Maxelle [soit 7 maisons] qui correspond à la partie centrale de la "Grande Rue" actuelle.
  5. Le Faubourg
    qui correspond à la "Grande Rue" actuelle dans sa partie finale côté OUEST [soit 15 maisons].

Plan de Fremenil en 1896

La plupart des habitants exerce les professions de vanniers (56) et cultivateurs (11). On note 5 rentiers, mais mise à part Marie-Barbe MENGIN 61 ans, Rue du Puits (actuellement 8 Grande Rue) dont la famille est riche sur plusieurs générations, on peut avancer qu'il s'agit pour les autres cas de retraités vivant de leur épargne ou effectivement de leur pension pour les anciens soldats.

Pour la population féminine, une majorité d'habitantes est annoncée comme brodeuses (40). Complétons par 1 tricoteuse, 2 couturières, 2 fileuses et 1 gantière. Notons que l'on signale des domestiques dans plusieurs foyers.

Pour les autres métiers exercés, on trouve :

  • HEFTER Nicolas Adolphe 54 ans exerce avec son épouse née ROUSSEL Rose Delphine 47 ans la profession de cabaretier, Rue du Puits (actuellement 26 Grande Rue).
  • MANONVILLER Eugène 30 ans également cabaretier, Rue du Faubourg (actuellement 30 Grande Rue).
  • BENOIT Victor 38 ans boulanger, Sur la Place (actuellement 3 Rue de la Prairie).
  • ROUSSEL Auguste 66 ans menuisier, Rue du Puits (actuellement 3 Grande Rue).
  • DALENCONTE Victor 56 ans cordonnier, Rue du Puits (actuellement 11 Grande Rue).
  • VOINOT Alfred 39 ans cordonnier, Le Faubourg (actuellement 29 Grande Rue).
  • FLAVENOT Nicolas Augustin 61 ans maréchal-ferrand, Rue du Faubourg (actuellement 32 Grande Rue).
  • HOUILLON Clément 74 ans coquetier, Le Faubourg (actuellement 31 ? Grande Rue).
  • CHATEL Auguste Adolphe 52 ans marchand vannier, Le Faubourg (actuellement 44 Grande Rue). 
  • MASSON Auguste 59 ans buraliste, Grande Rue (actuellement 12 ou 13 ? Rue de la Prairie).
  • GERBÉ Aimé 46 ans berger communal, Grande Rue (actuellement ? Rue de la Prairie).
  • QUIL Joseph 46 ans agent d'assurance, Rue du Puits (actuellement 14 Ouest Grande Rue).  
  • KRETZ Joseph 41 ans instituteur, Rue du Puits, Mairie-Ecole (actuellement 22 Grande Rue).

Autre précision: Le nouveau cimetière, Route d'Ogéviller, est ouvert depuis 1887 (donc depuis 9 ans) mais il y a encore des tombes dans le cimetière primitif autour de l'église.

Ce petit voyage dans le passé, à 122 ans de distance, va peut-être vous permettre de découvrir un ancêtre, ou un homme de métier habitant au XIXe siècle la maison que vous occupez aujourd'hui.

Bonne découverte de cette page d'Histoire.     

Jean SPAITE   Avril 2018  

samedi, février 24 2018

Petite histoire de la Lorraine

Nous avons eu souvent l'occasion de vous parler de "La Nouvelle Revue Lorraine" (31/3/2016- 8/10/2015- 6/2/2014- 8/11/2011- 21/6/2010- 4/4/2011- 4/12/2009- 25/3/2007 etc..)
Articles à retrouver en cliquant ici.

Cette belle revue richement illustrée s'est donné comme objectif de nous présenter des articles intéressant le Terroir, l'Histoire et les Traditions. Nous vous en conseillons la lecture.   

Dans son dernier N° 48- 1er Trimestre 2018, vous découvrirez entre autre une "Petite histoire de la Lorraine" sous la plume de Jean-Marie CUNY (pages 34 à 47). Avec 7 chapitres, l'auteur a le mérite de faire découvrir notre belle province sous les volets divers:

  • La Lorraine.
  • Français ne puis, Allemand ne veux, Lorrain je suis.
  • Lorrain d'abord ! Français toujours !
  • Qu'est-ce que la Lorraine aujourd'hui ?
  • Particularités de Lorraine.
  • Arts et Musées.
  • Economie lorraine.
  • Chronologie utile : De la Lorraine Ducale à la Véme République.

Loin des grands exposés historiques, voici une manière alerte, à la portée de tous, de découvrir pour certains, de rappeler pour d'autres, une photographie inédite de notre beau pays.

Les autres articles présentés dans ce N° 48 de la belle revue ne sont pas moins intéressants et ont toujours comme dénominateur commun la connaissance de notre province.

Bonne lecture aux amoureux de la Lorraine.

Pour mémoire:   Prix du N° 10,50 Euros + 4,00 Euros port.

" La Nouvelle Revue Lorraine"
Le Tremblois
54280 LA NEUVELOTTE   

Abonnement (4 Numéros par an)  38,00 Euros.

Jean  SPAITE  Février 2018   

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