Fréménil, un village lorrain

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Lundi, juin 21 2010

Vie du village - Juin 2010

  • Inauguration des nouveaux logements communaux.

La maison de l'ancien Maire Yves ADAM, 1 Rue de la Prairie, ayant été acquise par la municipalité, a fait l'objet d'une transformation pour accueillir de nouveaux habitants. Ce sont 6 logements sociaux qui y ont été aménagés. L'inauguration en a été faite le mercredi 19 Mai 2010 en présence de Messieurs Claude BOURA Conseiller Général et de Michel NEIGE Maire de FREMENIL.





  • Embellissement du village.

C'est Mr. Yvon RAMOS qui apris l'initiative de réaliser un nouveau coin fleuri sous la forme d'une fontaine avec margelle de puits et ancien abreuvoir. Situé Grande Rue, en face de l'église, l'ensemble mérite l'admiration des visiteurs de notre village.











  • Quand le batiment va, tout va !

Si la Rue des Violettes a vu cette année la construction d'une nouvelle maison (propriété de Mr. N.L.), sur le Chemin de la MAXELLE nous avons eu le plaisir de rencontrer le propriétaire constructeur d'une toute récente demeure. Mr. O.B. nous a même confié que pour mieux connaître l'histoire de sa nouvelle résidence, il consultait le site  fremenil.com  sur internet. Bienvenue à vous dans notre village des PIQUANTS.

Mardi, avril 6 2010

Les Terettes 2010

Comme l'an passé, les Térettes ont sonné les Angélus en l'absence des cloches parties à Rome. Fidèles à la tradition , Blandine et Mélanie L. ont fait le tour du village en clamant à haute voix "il est midi, c'est l'Angélus !" et en actionnant chacune leur bruyante crécelle remplaçant le son des cloches. Les Térettes font partie de la vie du village. La photo prise le vendredi à midi nous les montre toutes souriantes. Cette année , elles étaient deux filles seulement, mais on m'a dit que pour le service du soir, il y aurait aussi des garçons !  Félicitons cette sympathique jeunesse qui assure une manifestation bien vivante de la Semaine Sainte qu'il faut pérenniser.

Et si nous parlions du temps passé ?

Quand j'étais petit, j'étais toujours fourré chez la Tante et le Tonton qui habitaient prés de l'église. Depuis la porte de la grange, on voyait trés bien le cadran du clocher et les aiguilles en mouvement. C'est là que j'ai appris à lire l'heure grâce à l'enseignement de la Tante et du Tonton ! Et ce n'est pas rien, quand on est petit, de dire l'heure en traduisant les positions de la grande et de la petite aiguille !

La Semaine Sainte était l'occasion d'expliquer le voyage à Rome des cloches et leur remplacement par les Terettes qui déambulaient dans les rues du village. Le Tonton était prodigue en renseignements. D'après lui, elles partaient en voyage le Jeudi-Saint et, pour signaler leur départ, elles sonnaient une dernière fois l'Angélus du soir. Après, c'était le silence...  Mais, qu'allaient donc faire les cloches à Rome ? Hé bien c'est simple, elles vont chercher les Oeufs de Pâques !  Ainsi donc, les journées de la Passion étaient converties en un marché d'oeufs que nous souhaitions tous en bon chocolat !   "- Mais dis-voir Tonton, tous les quarts d'heure on entend la petite cloche qui continue de sonner, c'est pas normal puisqu'elles sont parties."  alors, y z'ont oublié la p'tite ?..."  "- Mais non, les grosses cloches n'ont pas oublié la p'tite : elle est trop petite pour pouvoir voler jusqu'à Rome et puis revenir avec leur chargement d'oeufs de Pâques ! La p'tite, elle garde le clocher pendant ce temps-là ! "-Ah bon !..."  Il en sait des choses le Tonton !...

Et pendant le voyage des cloches, et pendant les processions des Térettes dans les rues du village, il y avait une certaine activité dans les cuisines. Si on admettait de présenter des oeufs en chocolat pour le dimanche de Pâques, dans nos campagnes on avait à notre disposition des oeufs de poules qui étaient dignes de cotoyer les friandises en chocolat. Les oeufs frais étaient convertis en oeufs durs comestibles plus longtemps et moins fragiles que les oeufs frais, et par des teintures miraculeuses, mais tout ce qu'il y a de plus naturelles, devenaient bruns, roses, violets... De quoi rêver! Le Samedi, l'Angélus du soir sonnait le retour des cloches et la Résurection que l'on fêterait plus largement le Dimanche de Pâques. L'occasion pour les "Téretteurs et Téretteuses" de passer dans les maisons pour recevoir le fruit de leurs prestations. Déjà les oeufs durs teintés leur étaient largement offert et appréciés comme il convient.

Et le Dimanche pascal, après la cérémonie religieuse, il y avait la distribution d'un oeuf en sucre par jeune ayant assisté à la messe. Cette distribution généreuse était assurée par Mademoiselle Anna Elisabeth MANGIN, la bienfaitrice de la paroisse que l'on ne doit jamais oublier.

Et après, c'était la course dans les jardins où il y avait des oeufs bien cachés, des oeufs en chocolat ceux-là, et puis aussi des "oeufs de poule de couleur !"

Les Térettes d'antan ne doivent pas nous faire oublier les braves Térettes d'aujourd'hui et souhaitons bienvenue aux Térettes à Venir... Demain.

Jean SPAITE - Avril 2010

Dimanche, janvier 10 2010

En feuilletant l'album de photos (2ème partie)

Moins nombreuses que les photos de classes, voici aujourd'hui une photographie de la Communion Solennelle prise devant le parvis de l'église paroissiale en 1940. François DEREMBLE séminariste (17 ans), natif de DOMJEVIN, la commune voisine, bien connu des paroissiens de FREMENIL, avait été chargé par l'abbé Félix HASSENBOEHLER curé titulaire, de faire la préparation à cette importante cérémonie religieuse.

Nous noterons que sur les 11 participants, il y avait 6 communiantes et 5 communiants.


Nous sommes en 2009 et, en publiant ce témoignage émouvant de cette cérémonie, nous constatons que 4 garçons nous ont déjà quitté.


Il s'agit de :  Jacques  TOUBHANS  1928-1976
                   André    THIERY    1928-1945
                   Bernard  THIERY    1927-1985
                   Louis    DENIS     1929-1982

Pour l'occasion, souhaitons longue vie aux anciens communniants et communiantes toujours de ce monde ainsi qu'à l'abbé François DEREMBLE dévoué à son sacerdoce.


Jean  SPAITE   Décembre  2009



Mardi, janvier 5 2010

Le cirque au village (Chronique des années 60)

C'était pendant l'été 1960.


Le soleil était chaud. Comme il faisait bon profiter de la période des vacances.


Soudain "ils" étaient arrivés à grand renfort de trompette et de "cornet haut-parleur", parcourant les rues habitées de notre village.
En conséquence, à cette époque, la "parade du cirque" s'était limitée à la Grande Rue et à la Rue de la Banvoire, qui n'avait pas encore le nom de baptême de Rue de la Prairie.
Les baladins étaient jeunes : lui 20 ans peut-être, elle 18 ou 19 ans !

Et leur annonce était convaincante : Ils étaient "un Grand Cirque" qui avait fait "plus de 100 Km" pour venir se produire dans notre commune avec leur "ménagerie" d'animaux savants, "des tours de magie qui vous surprendront, de la musique, de la bonne humeur..." Tout un programme inattendu dans cette période d'été qui plombait quelque peu la vie du village. Une précision de la part des gens du cirque : le prix d'entrée était modique, quelques francs (je ne me souviens plus trés bien combien) mais vous pouvez payer en nature : des oeufs, des carottes, des pommes de terre feront l'affaire! Rendez-vous prés de l'église où le cirque va être monté, à 17 heures précises, venez nombreux! Qu'on se le dise !! Ah, j'oubliais : vous pouvez également apporter votre siège pour vous asseoir : pliant, banc... Enfin, vous êtes prévenus : ceux qui ne prennent rien resteront debout. Déjà, les enfants curieux, vous pensez bien, étaient groupés auprès de la roulotte, oh bien modeste, puisqu'il s'agissait d'une petite remorque chargée d'un tas d'affaires, équipée d'un brancard où était attelée une chèvre !! Une chèvre savante avait précisé le "directeur" du cirque au jeune public !! Et il ne fallait pas perdre de temps car la représentation avait bien lieu dans 1 heure !.. De la remorque, on avait extrait 2 cages. La première renfermait un lapin blanc avec son collier. Au bout d'une ficelle attachée à un piquet, il s'est mis tout de suite au travail avant la séance: pour lui, l'heure du repas était primordiale en dévoilant un bel appétit pour l'herbe verte qui ne demandait qu'à être tondue !!  La  deuxième cage était occupée par un chat. Un chat savant avait précisé le "directeur" du cirque aux enfants ébahis!


Le chat savant, comme tous les chats ordinaires, montrait une indifférence totale aux futurs spectateurs : il aimait dormir et qu'on lui fiche la paix !!


Les patrons du cirque connaissaient leur affaire: il fallait monter le "chapiteau", mais il n'avait pas de toit comme les autres cirques qu'ils soient AMAR ou PINDER. Celui à qui nous avions affaire limitait son bâti aux murs de toile (en fait, d'anciens draps de lit), posés sur plusieurs grandes rames, tiges de noisetier ou de saule. Le tout bien haubané avec de la ficelle pour assurer la verticalité des "murs". Il n'avait pas de toit ? Ce n'était pas un problème, le  temps était au beau et on ne craignait pas la pluie ! Certes, les murs n'étaient pas épais mais les non-spectateurs, s'ils pouvaient entendre le baratin des "gens du cirque" ne verraient pas eux, le merveilleux spectacle à venir ! Ah, mais!!.. 

En deux temps, trois mouvements, "le grand cirque" était prêt à recevoir son public.  Et à 17 heures bien précises, la foule (n'exagerons pas: une quinzaine de personnes, y compris les enfants) a été admise au bord de la piste ! Le directeur et la directrice du cirque étaient à la porte d'entrée : on soulevait un pan du drap pour admettre les spectateurs qui payaient leur entrée. Les oeufs et les carottes servant de monnaie étaient mis à l'abri dans un panier. Le public jeune s'asseyait par terre, les parents restaient debouts ou assis sur un pliant.


Et le spectacle pouvait commencer en musique. Le directeur savait jouer de la trompette, de l'harmonica, du tambour. Sa fidèle collaboratrice savait chanter, jouer de la flute (en fait, c'était un pipeau!) et du tambourin. L'homme avait de réels talents de ventriloque qui lui permettait de faire parler la chèvre savante, le lapin qui savait sauter pour manger un bout de carotte. Quant au chat savant qui pouvait parler il ne montrait pas son agilité habituelle : il avait fait 100 Km pour venir vous voir. Vous aussi à sa place, vous seriez fatigué ; pas vrai ? Et la jeunesse en choeur de répondre, OUI !!


Transformé en magicien , puis en jongleur, le patron du cirque savait conquérir son jeune public, le faisant même participer au spectacle avec le jeu des devinettes, puis du radio-crochet. Quelle émulation entre les garçons et les filles. Vraiment, ce jour-là,on n'a pas vu le temps passer pendant cette heure de bonheur.


Et comme tout a une fin, il fallut se quitter "Car on a encore 100 Km à faire pour rejoindre un beau village comme le vôtre où nous sommes attendus!"


Le démontage du cirque s'était fait sans problème; certains spectateurs adultes aidant bénévolement et avec le sourire ces joyeux baladins qui avaient fait vivre le village endormi. Les "murs du cirque" bien pliés avaient été rangés dans "la roulotte" avec les cages du chat savant et du lapin agile. La "biquette savante et qui parle" s'était vue attelée dans les brancards de la roulotte et ils sont partis vers l'autre village en clamant sur leur parcours "au revoir, au revoir!!"...
Lui était devant, tirant la roulotte au coté de la chèvre, Elle était derrière,  poussant le convoi!


Ils se sont arrêtés plus loin, avant que la nuit ne tombe. Ils ont dressés la tente pour s'abriter aussi. Ils ont mangés leur frugal repas, savourant entre-eux les moments du spectacle. Passionnés et heureux par leur métier de comédiens qui apporte la joie sur leur passage.
 
On n'a plus revu les baladins, ils nous avaient pourtant dit "Au revoir"!!


Peut-être sont-ils devenus, au fil des ans, il y a quand même plus d'un demi-siècle déjà, les patrons d'un grand cirque: AMAR, PINDER...peut-être ?
Grisés par leur succès, ils ont oubliés notre petit village...
Nous, nous ne les avons pas oubliés!!

Jean SPAITE   Janvier 2010

Samedi, décembre 19 2009

L'arbre couché

Prenez la Rue des Violettes, celle-là même qui s'est appelée Route de Buriville, chemin du Bois, puis Rue de la Gare à partir de 1911 date de l'inauguration du Tacot L.B.B., mais officiellement Chemin Vicinal N° 3. A mi-chemin avant d'arriver sur la Route Nationale PARIS-STRASBOURG (RN 4) vous avez un embranchement. Cette bifurcation , baptisée Chemin de la Largiére, mène à travers champs jusqu'à OGEVILLER. Restez sur votre chemin direct mais à trente mètres aprés cet embranchement, il y avait sur la droite un arbre penché qui faisait partie extrême d'un verger planté de mirabelliers, questchiers et pommiers. Seuls deux mirabelliers s'obstinent à exister aujourd'hui. Et l'arbre penché n'est plus là.

Au fil des ans, le vieux pommier persistant à donner encore des fruits, était devenu "L'ARBRE COUCHE" tant son inclinaison se rapprochait de l'horizontale.
Il a vécu jusqu'en 1990 environ, date où la tronçonneuse est venue marquer sa fin.

Mais "L'ARBRE COUCHE" était connu des amoureux qui en avaient fait un point de rencontre. Les couples y venaient se mettre à l'ombre, déguster quelque bouteille, discuter pendant des heures, et s'aimer... tout un programme. Il n'était pas rare de voir à cet endroit, deux bicyclettes ou une moto, ou une de ces braves 2 chevaux, ces "Deudeuches" qui sillonnaient nos campagnes; quelquefois les couples en visite plantaient une tente pour passer la nuit! Oui, "L'ARBRE COUCHE" était connu dans la région et il avait ses touristes.

Voisin de "L'ARBRE COUCHE", un champ libre, belle surface qui accueillit subitement un week-end un grand chapiteau rectangulaire. On ne savait d'où il venait, qui il était, mais il était là! Et dans le monde jeune, équipé à cette époque de "CB", la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.
Et le chapiteau  ouvrit ses portes, avec sa piste de danse, son bar, ses lumiéres et sa sono riche en décibels!! Distant du village, ses rythmes ne gênaient pas trop le sommeil des habitants , tout au plus le lancinant battement qui accompagnait la musique dite "moderne" parvenait, d'une maniére assourdie, à marquer la mesure....

Comme il était venu, il s'en est allé le lundi au petit matin aprés avoir laissé place nette le près vert qui l'avait accueillit.
 
Ce phénomène, génération instantanée, d'un chapiteau fantôme, s'est reproduit deux fois de suite avec le même accueil de la part des initiés.

Aujourd'hui, le chapiteau n'est plus revenu.
ET "L'ARBRE COUCHE", lui aussi n'est plus!...

Ces faits divers font partie de l'histoire du Pays des Piquants.


Jean SPAITE  Décembre 2009

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