Fréménil, un village lorrain

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dimanche, octobre 30 2016

La JAC (Jeunesse Agricole Catholique) dans notre Lorraine

Sigle_JAC.jpgEn 1929 est né le mouvement JAC (Jeunesse Agricole Catholique) se donnant comme objectif l'union des jeunes catholiques en monde paysan qui, en ces années de première moitié du XXème siècle représentait une part importante de la population totale du pays (53,7 % en 1921 et 48 % en 1936). Pour information notons qu'en 1846 76 % de la population française était majoritairement rurale soit les 3/4 de la population totale et, en 1990 nous arrivons à un taux de 25,9 % soit le 1/4 de la population totale. En 2015, ce chiffre atteint à peine les 20 %. (Données Banque Mondiale)

Dans notre village à cette époque du siècle précédent, ils étaient nombreux garçons et filles a adhérer à ce mouvement catholique nouvellement créé qui touchait une génération de 18 à 36 ans. Les activités de la JAC visaient à l'information des jeunes dans leur métier avec la découverte de méthodes de culture, l'équipement agraire avec le modernisme à venir, la gestion des exploitations. Tout cela dans un esprit de fraternité catholique, de coopération et d'exigence du respect d'une profession menacée déjà par l'exode rurale.

C'est dans le village de MAIXE (54) à 7,5 Km au Nord-Ouest de LUNEVILLE et à 30 Km de NANCY que Charles JACQUES voit le jour le 16 Février 1900 dans une famille lorraine faisant partie du monde agricole. Il était d'une santé fragile et décide très tôt devenir prêtre. Il est ordonné le 12 Juillet 1925 à l'âge de 25 ans, le 22 Août de cette même année il est nommé vicaire à Ste Jeanne d'Arc à LUNEVILLE et le 12 Août 1926 il est désigné sous-directeur des Oeuvres Agricoles compte tenu de ses précieuses connaissances et de ses orientations du monde paysan.

Très sensible à la situation de la jeunesse dans un environnement rural qu'il connaît bien il décide de créer un mouvement d'inspiration religieuse pour épauler cette génération. Il va l'appeler JAC (Jeunesse Agricole Catholique) en jeu de mot avec son nom propre JACQUES. La JAC va rencontrer un succès certain dans nos villages lorrains à une époque où la pratique religieuse était particulièrement importante. C'était l'époque des Jacistes et des Semeuses qui tenaient tant à coeur de son fondateur. L'Abbé JACQUES va se dépenser sans compter pour cette jeunesse agricole qui lui est contemporaine.

"C'était un chef et un entraîneur. Quand on l'avait trouvé une fois sur sa route, on ne pouvait plus le quitter". ("En avant" - Mai 1939)

Il devient le premier aumonier diocésain de la JAC et cumule les fonctions dans les mouvements mutualistes :

  • Secrétaire général de l'ULSA (Union Lorraine des Syndicats Agricoles, présidé à l'époque par le Colonel LYAUTEY.
  • Secrétaire de la Caisse Lorraine d'Assurances Mutuelles Incendies.
  • Président de la Mutualité des Familles Lorraines.

Par ses talents littéraires on le retrouve, sous le pseudonyme de Jean DEMAY, écrivant des nouvelles paysannes (L'Oncle Alfred). Il publie un livre sur l'origine de la JAC en Meurthe et Moselle "Pour que la terre ne meure pas", et sous le titre "Les Heures Paysannes" il présente en 1933 un cycle sur la crise morale de l'agriculture.

Avec une vie hyper active, malgré une santé délicate, l'Abbé JACQUES remplit sa mission auprès d'un monde paysan qui aspire a être épaulé dans l'incertitude de l'avenir. Quelle belle figure que ce prêtre plein de dévouement qui s'éteint pieusement le 17 Mai 1939 à l'âge de 39 ans dans son village natal de MAIXE.
"Il vit venir la mort et l'attendit dans la paix de son coeur" (Sagesse).
Ne l'oublions pas.

Charles_Jacques.jpg
In fine, citons un extrait de ses propres écrits "Un mouvement de jeunesse paysanne" :

"Travailleurs aux mains calleuses, chrétiens à la foi simple et forte, saintes au sourire si doux, du haut du Paradis où vous avez trouvé la juste récompense de vos sacrifices obscurs et de vos vertus sublimes, priez pour vos fils et vos filles. Priez pour que la jeunesse paysanne qui monte à la vie, soit digne de continuer votre labeur et de remplir la noble mission qui lui est confiée : celle de garder au Christ"
"la belle France et la vaillante race française."   Abbé Charles JACQUES 1900-1939  Prêtre fondateur de la JAC.

Vous pouvez retrouver la tombe de l'Abbé JACQUES au cimetière communal de MAIXE.  Qu'il repose en Paix.

Jean SPAITE    Octobre 2016


NOTA:
  1. La JAC à partir de 1963 a été reprise par le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne)
  2. La Lorraine peut-elle être qualifiée de terre de vocations des mouvements de jeunesse chrètienne ?
    Rappelons qu'un enfant du Toulois a consacré sa vie aux jeunes travailleurs. Il s'agit de Georges GUERIN né à ECROUVES-GRANDMENIL (54) le 24 Octobre 1891, ordonné prêtre le 29 Juin 1925. Il est le fondateur de la JOC française en 1927 (Jeunesse Ouvrière Catholique).
    "La vie d'un jeune travailleur vaut plus que tout l'or du monde"
    L'Abbé Georges GUERIN est décédé le 15 Mars 1972 à l'âge de 80 ans.

Tombe_Charles_Jacques.jpg

dimanche, août 4 2013

Décoration d'un Fréménilois

Yvon Ramos décoration

Plus connu pour son dévouement, par les nombreux services qu'il rend autour de lui, notamment dans le domaine de la soudure dont il se révèle un artisan de talent, Yvon RAMOS adjoint au maire de Fréménil par ailleurs porte-drapeau officiel, a reçu le 14 Juin dernier des mains du Chef de bataillon Roland BOULANGER, l'insigne national des porte-drapeaux pour ses cinq années d'exercice.

C'est devant les trente porte-drapeaux de l'amicale réunis auprès du monument aux morts des Bosquets à Lunéville, à l'occasion de la journée commémorative des "morts pour la France en Indochine" qu'Yvon RAMOS a reçu les félicitations d'Alexis ANDRES sous-préfet de Lunéville et de Jacques LAMBLIN député-maire.

Toutes nos félicitations à notre sympathique et dévoué fréménilois.

J. S.     Juillet 2013

Crédit photographique : Cliché L'Est Républicain

jeudi, mars 1 2012

ADRIAN : Le Casque et les Baraques

Les générations dernières connaissent peu ADRIAN. Ce nom ne leur évoque pas grand'chose. Pour les générations précédentes, ce nom avait un écho : le "casque ADRIAN" porté par les soldats de la première guerre mondiale (et qui a re-servi au début de la seconde!), ainsi que les "baraques ADRIAN" dont certaines existaient encore dans notre village au siècle dernier.

Mais qui était ADRIAN ?

  • Louis, Auguste ADRIAN est un Lorrain, il est né à METZ le 29 Aout 1859. D'une famille modeste, son père receveur à la Compagnie du Gaz, décide de quitter la Lorraine annexée par la Prusse après la défaite de 1870 pour gagner la France de l'intérieur. Pauvre, mais brillant élève, Louis ADRIAN devient Ingénieur de l'école polytechnique et se spécialise dans le génie. Sa carrière militaire l'amènera à MADAGASCAR, puis au Service de l'Intendance des Armées dont il assurera la réforme. Il part en retraite en 1913. Mais en Août 1914, à la déclaration de la guerre, il a 55 ans, il se porte volontaire pour servir le pays.
Le Casque Adrian
  • Dès les premiers combats, on relève un pourcentage élevé de morts et de blessés victimes à la tête d'éclats d'obus et de balles. La protection des hommes par un casque est à repenser rapidement. L'ingénieux Louis ADRIAN met au point un casque qui portera son nom, relativement léger 700 grammes, qui sera fabriqué dès 1915 notamment par les usines JAPY de PARIS et de BEAUCOURT (territoire de BELFORT). Dès la première année de fabrication en 1915, les usines françaises assurent l'approvisionnement de l'armée. On mentionne que le casque ADRIAN est sorti à 7 millions d'exemplaires et il a permis de sauver des centaines de milliers de vies humaines. Le casque ADRIAN sera également adopté par les armées Belge, Italienne, Serbe, Roumaine, Russe, Hollandaise.

Les Baraques ADRIAN
  • Le génial inventeur ne se limitera pas au casque de protection qui porte son nom. Il met au point une veste contre le froid en peau de mouton, que les fantassins des tranchées apprécient en la surnommant "la peau de bique". Des bottes en cuir les chausseront grâce à Louis ADRIAN. Mais c'est dans l'abri des troupes en campagne qu'il va montrer encore son esprit novateur. Constatant que les troupes ne trouvent refuge que dans l'hébergement chez l'habitant ou sous la toile de tente individuelle, très limitée dans la protection du froid et de la pluie, il met au point un baraquement démontable et de construction rapide. Il mobilise 200 entreprises qui vont sortir "les baraques ADRIAN". Ces abris pourront mesurer jusqu'à 30 m. de long , mais le modèle de base aura une longueur  de 12 m.. Les baraques recouvertes de toile goudronnées seront chauffées. Tout l'avantage du système ADRIAN réside dans la conception originale des fermes en bois qui constituent l'ossature des baraques. Ces  fermes seront espacées régulièrement de 2m. Cet espace intercalaire recevra des panneaux planchéiés formant les murs. Une part de ces murs sera équipée en partie haute de châssis vitrés. La charpente bois assemblée constituant les fermes comportera des poteaux verticaux reposant sur des semelles bois; une écharpe prenant appuis sur les semelles et fixée à l'entret horizontal du plafond s'amarerra à mi-chemin au poteau vertical. Des panneaux planchéiés équiperont également la partie inclinée inférieure des écharpes.  Cette astuce de construction a pour objet d'éloigner les eaux pluviales de ruissellement des parties basses du bâtiment, puisque le-dit bâtiment n'est pas muni de gouttières ni de descentes d'eau. Les baraques pouvaient servir de dortoirs, d'infirmeries, de cantines, de bureaux. L'utilisation en abri de matériel imposait à la commande le choix de pignons équipés de grandes portes à battant permettant l’accès à des voitures, des camions, alors que les baraques étaient généralement équipées de petites portes.
  • En général, les baraques ADRIAN avaient une largeur utile de 6,70m. sur une longueur de 12m. et une hauteur totale de 4m. avec une hauteur utile sous entret de 3,70m. La largeur d'emprise au sol totale était de 8m. ce qui offrait une bonne stabilité compte tenu de l'augmentation du polygone de sustentation. Si la couverture était assurée initialement par l'emploi de toile goudronnée peu coûteuse, d'une mise en oeuvre rapide, on a relevé fréquemment l'utilisation de plaques de tôles ondulées comme matériau de couverture.
  • Le bâtiment proprement dit présentait des avantages appréciables de par sa conception, sa facilité de mise en oeuvre même par une main d'oeuvre non spécialisée, il restait un point délicat à régler, c'était le choix de son implantation qui dépendait de la nature du sol supportant l'ouvrage et de l'assainissement de ses abords. Cet aspect important dépendait des responsables des cantonnements où était décidé la mise en place des baraques.
Baraque Adrian

ADRIAN et Fréménil

  • Notre village avait vu l'implantation, dans le secteur Grande Rue- Chemin de la Maxelle, de plusieures baraques ADRIAN formant un poste de secours en campagne pendant la première guerre mondiale. La paix revenue, ces bâtiments ont été vendus aux enchères par le Service du Génie. C'est ainsi que l'on pouvait voir au siècle dernier, au lieu-dit Le Camp sur la route d'Ogéviller, trois baraques ADRIAN remontées à l'usage d'abris de matériel agricole et appartenant à MMrs. René HENRY, Camille MANONVILLER et Albert MANONVILLER. Au Faubourg, Pierre CHATEL exploitant en vannerie avait réutilisé une baraque pour y abriter son matériel et ses produits finis.
  • Quant aux casques ADRIAN, il n'était pas rare d'en trouver dans nos fermes. Ils avaient une utilisation bien précise: à l'heure de "donner à manger aux poules", ils servaient de réceptacle pour le grain à distribuer aux volailles!

Revenons à l'inventeur des casques et des baraques. 

Très en avance sur son époque, il a fait des recherches sur l'utilisation de l'énergie solaire. ADRIAN, un prècurseur méconnu.

En Octobre 1915, Louis ADRIAN l'Intendant militaire est promu Commandeur de la Légion d'Honneur pour l'ensemble de son travail et le 16 Juin 1920 il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur. Malade, il se retire en Normandie à GENETS, face au Mont St Michel. Il décède en Aout 1933 à l'Hopital du Val de grâce à PARIS et repose au cimetière de GENETS (Manche) aux cotés de son épouse Marguerite et de son beau-père, le Chef de Bataillon PIGEON.

L'évocation de Louis ADRIAN est un hommage au génie d'un homme qui, dans une période particulièrement meurtrière, s'était donné comme mission la protection de ses frères d'armes. Il mérite que nous ne l'oublions pas.  Qu'il repose en Paix.

Jean SPAITE     Mars 2012

PS : La photo du casque Adrian provient de Wikipedia et est diffusée sous licence libre CeCILL. La photo de la baraque Adrian provient de "pages 14-18 - forum" et a été mise en ligne par michelnemo.

Liens : 

dimanche, juillet 17 2011

Quand on chantait

La scène que nous allons évoquer se situe en 1936.

En ce mois d’Août particulièrement chaud, on recherchait un coin d'ombre, abrité des rayons du soleil. La Marie ANTOINE, qui à l'époque devait avoir 55 ans, avait monté ses tréteaux soutenant son cadre tendu de tulle où elle pouvait poursuivre avec son crochet son ouvrage de perles qu'elle avait entrepris depuis plusieurs jours.

Quand il faisait chaud comme aujourd'hui, elle appréciait de se mettre dans le "racoin" de la maison du Georges DURAND. Il y avait toujours des curieux et surtout des curieuses pour venir admirer son travail, regardant, toujours étonnés, la course du crochet fixant les perles brillantes et parler de tout et de rien avec l'habile perleuse qu'était la Marie ANTOINE. En ces chaudes journées du mois d’Août, la Florence, la soeur de la Marie, de 4 ans son aînée, venait aussi tenir compagnie à la perleuse. Son travail habituel à la Florence était la cuisine. Aussi, à côté de sa petite soeur elle venait avec son panier de légumes qu'elle préparait, soit pour le repas du soir, soit pour faire des conserves pour les jours à venir. L'une comme l'autre, chacune dans son domaine, n’arrêtait jamais et souvent on pouvait voir la Florence partir sur les chemins des villages environnants pour "faire un repas de communion ou un mariage". La cuisinière en ces occasions poussait une charrette à quatre roues où elle avait entassé  avec soin les casseroles, les marmites, les ustensiles personnels indispensables pour remplir son rôle apprécié par les gourmets !

A l'abri du soleil, la Marie et la Florence étaient là, bien tranquilles, occupées à leurs ouvrages respectifs.  Et voilà qu'une visite s'invite à leur tranquillité !

Il s'agit des gamines du quartier. Elles ont une douzaine d'années et sont toujours admiratives devant le travail de "la Marie". Mais ce qu'elles aiment encore plus, c'est de l'entendre chanter et d'apprendre avec elle des refrains peu connu aujourd'hui. Il est vrai que notre Marie pouvait facilement évoquer l'époque 1900, et même un peu avant, quand elle était petite ... pour le plus grand intérêt de son jeune auditoire. Et la brave Marie ANTOINE ne se fait pas prier pour parler du temps de sa jeunesse en émaillant son récit de chansons joyeuses apprises "dans le temps"!...

Il me revient en mémoire une comptine que seule la Marie ANTOINE connaissait. C'était "Les filles dans un pré". En voici le texte :

Elles étaient dix filles dans un pré
Toutes les dix à marier
Y avait Dine
Y avait Chine
Y avait Claudine et Martine
Aaah!
Catherinette et Catherina
Y avait la belle Suzon
La duchesse de Montpanson
Y avait Célimène
Et y avait la Dumaine.

Quel tableau touchant d'évoquer Marie Antoine la perleuse qui se montrait une si douce "maîtresse de chant" avec son choeur admiratif de petites filles. Elle leur a appris des chansons gentilles mais ne dédaignait pas leur apprendre des cantiques d'église, elle qui se révélait une belle voix dans la chorale paroissiale.
 
Tout cela, c'était dans le temps, quand on chantait... et quand on chantait bien...

PS.  Ne soyez pas étonnés par les tournures locales de ce récit et notamment "LA Marie" et "LA Florence": On parle comme ça chez nous en Lorraine!
                                 
Jean SPAITE    Juillet 2011

vendredi, décembre 4 2009

Maires, Instituteurs, Curés

La vie du village s'est articulée depuis plusieurs siècles autour d'un triumvirat essentiel : le Maire, l'instituteur, le Curé.

Cette trinité républicaine se répartissait la gestion de la commune, l'instruction de la jeunesse et le développement spirituel des habitants constituant la paroisse. Ces trois responsables bien distincts, surtout après 1905, date de la séparation de l' église et de l'état, ont assumés leur rôle d'équilibre et d'harmonisation, des besoins, des connaissances et des esprits. Tâche délicate qui s'est souvent avérée difficile, tant les personnages mis en contact se sont révélés différents, chacun ayant son caractère, ses possibilités, ses limites aussi.

Nous nous proposons de faire découvrir aux lecteurs de ce site la liste des Maires qui se sont succédés dans la commune, la liste des Instituteurs qui ont vu défiler sur les bancs de l'école les enfants du pays, et la liste des Curés qui ont accueillis dans l'église du village tous les hommes de bonne volonté qui ont reçu de leur part des enseignements spirituels pour vivre fraternellement. Pour ces différents chapitres nous nous heurtons aux limites de l'histoire : qui a été le premier Maire de la commune, le premier instituteur, celui qu'à l'origine on appelait régent d'école, et le premier curé qui a eu le courage de venir se dévouer ici auprès des ruraux de l'époque ? Autant que possible nous avons tenté d'illustrer nos listes par des photographies nous permettant de mieux situer nos personnages.

Les personnes intéressées par notre démarche ont tout de suite demandé à ce que le premier chapitre traité soit celui de l'école, les maîtres et aussi les élèves. Nous aborderons donc ce chapitre de l'école en ce sens et, nous illustrerons ensuite le propos par des photos de classes à différentes époques. Vous aurez peut-être la surprise de retrouver une connaissance, un parent, un ami.

LES INSTITUTEURS

Pour ce chapitre scolaire, nous débuterons en 1697 et nous nous limiterons à 1963, date de la fermeture de l'école de notre village. A cette date, le nombre d'élèves diminuait, et l'on s'acheminait vers le ramassage scolaire auprès des établissements conservés. En cette année 2008, curieusement, le nombre d' enfants d'âge scolaire est en nette progression dans notre village avec l'arrivée de jeunes ménages, la construction de nouvelles maisons et un certain retour à la campagne.

Va-t-on rouvrir des écoles dans nos villages ?

La question peut se poser...

Liste des instituteurs

  • MMrs MATHIEU Laurent Recteur d'école installé en 1697
  • MICHEL Sebastien Régent d'école 1703
  • ENEL Joseph 1725
  • LAMBERT Antoine 1728
  • MASSON Louis Maître d'école 1744
  • BONTEMPS 1748
  • MONNET 1762
  • MAIRE 1765
  • EUSTACHE 1777
  • LAMBERT 1785
  • ROCH nommé en 1787
  • RENAUX 1787
  • JAMBOIS Gabriel l'an VII
  • BARTHELEMY Hubert 1811
  • MANONVILLER Joseph-André Instituteur 1818 (1)
  • LERAT Jean-François 1858
  • CORNIBE 1861
  • RIVET Joseph 1868
  • RENAULD Aristide 1886 (2)
  • KRETZ Joseph 1905
  • BALLAND Paul 1912 (3)
  • LECLERC Sergent,Instituteur militaire (37°RI) 1914-15 (4)
  • SUSSET Emile 1919
  • SUSSET Pierre 1929
  • GEORGE Roger 1937
  • DEREMBLE Georges 1940
  • Mlle NINCK Léa 1940 (5)
  • Mlle DALOZ Yvette 1942
  • Mlle NINCK Léa 1945 (6)
  • MMrs EURY René 1946
  • CLAUDE Lucien 1947
  • FERMETURE DE L'ECOLE 1963

(1)Epoux de Marie HOURDIAU fille de cultivateur à FREMENIL. Marie-Madeleine MANONVILLER fille de l'instituteur a été marraine d'unecloche de l'église de FREMENIL en 1845.

(2)Monsieur RENAULD est l'auteur d'une monographie sur FREMENIL. Ouvrage de référence.

(3)Epoux de Marie-Louise POIROT de FLIN. Il est tué à la guerre le 19/09/1914

(4)Régiment de Territoriaux sous les ordres du Commandant LAMY.

(5)Institutrice retraitée. Reprise au service 1° fois.

(6) ..."... ..."... 2° fois.

LES PHOTOS DE CLASSES

Les photos de classe font l'objet de deux billets distincts :
Photos d'école (1875-1894-1914-1928)

Photos d'école (1946-1948-1954-1956-1957)

LES MAIRES

Du latin "major", plus grand, le maire est le premier magistrat municipal, qui est l'organe exécutif de la commune. Pour ce chapitre des maires, nous débuterons en 1729 jusqu'à nos jours en 2008.

LISTE DES MAIRES

  • MMrs MANONVILLER Pierre 1729
  • MOUGENOT Nicolas André 1744 (1)
  • MENGIN Joseph de 1802 à 1814
  • GLAUDEL Joseph 1815
  • MENGIN Nicolas de 1820 à 1829
  • COLIN Nicolas de 1831 à 1836
  • GRANDCLAUDE Etienne de 1837 à 1870
  • MENGIN Camille de 1870 à 1896 (2)
  • BENOIT Jean Joseph de 1896 à 1898
  • ADAM Felix de 1898 à 1914
  • KRETZ Joseph 1914 
  • DIDELOT Eugêne de 1914 à 1918 
  • ADAM Félix de 1919 à 1930
  • BENOIT Henri de 1930 à 1940 
  • ADAM Christian 1940 3 mois 
  • TOUBHANS Joseph de 1940 à Mai 1945 
  • GROSDIDIER Maurice de Mai 1945 à Oct 1945
  • VILLEMAN Alphonse d' Oct 1945 à Mar 1959
  • CLAUDIN Paul de Mar 1959 à Mar 1965 
  • ADAM Yves de Mar 1965 à Juin1995 
  • THIERY Pierre de Juin1995 à 2001 
  • NEIGE Michel de 2001 à ce jour. 

(1) Il a été Maire de MANONVILLER en 1723.

(2) Marie Elisabeth Anna MENGIN, fille du Maire, a été Marraine d'une des cloches de l'église de FREMENIL en 1896.

Photos des Maires: Cliquer sur la photo pour l'agrandir

LES CURES

Pour ce chapitre des Curés, nous débutons en 1763 où nous notons que le prêtre JACQUOT résidait à FREMENIL, il en est de même de 1806 à 1834 pour Nicolas FORCOMBAT. Ce dernier était natif de DOMJEVIN et se trouve enterré dans le cimetière de sa commune natale.

Tous les autres Curés qui se sont succédés au service de la paroisse résidaient au presbytère de DOMJEVIN et furent responsables de plusieurs paroisses. L' église de FREMENIL est dédicacée à St PIERRE aux LIENS (St PIERRE es Liens)

LISTE DES CURES

  • MMrs JACQUOT Prêtre à FREMENIL en1763
  • POINT CARRE François de 1°Pluviose an VI à 1806 (10/09/1725 - 26/06/1807)
  • FORTCOMBAT Nicolas du 10/02/1806 à 1834 (1) (16/10/1765 à DOMJEVIN - 12/12/1834)
  • PFEITTER Etienne Martin du 17/02/1836 à 1840 (2) (Né à ZOTT - )
  • CLAUDE Alexis du 21/06/1840 à 1875 (3) (02/11/1897 à St Nicolas de Port - 10/03/1878) 
  • BOULANGER Jean-Baptiste Célestin du 01/11/1875 au 20/03/1884 (4) (19/11/1844 à Blamont )
  • CHARIER Nicolas Jules du20/03/1884 au 21/05/1907 (5) (17/01/1842 à Raon l'Etape )
  • MEYER Joseph Dominique Léon du 07/07/1907 à 1925 (6) (27/01/1872 à Dieuze - 17/01/1925)
  • HATTON Emile du 08/08/1925 au 03/08/1936 (7) (13/05/1882 à St clément - 16/06/1963) 
  • HASSENBOEHLER Félix Eugéne Martin du 03/08/1936 au 12/09/1951 (8) (12/04/1894 à Lunéville - 30/10/1978)
  • VIRTE Robert du 12/09/1951 au 01/11/1960 (18/01/1911 à Laronxe - 12/05/1961) 
  • VAUTRIN Georges du 01/11/1960 à 1976 (9) (Né 1911 à Igney 88 ) 
  • DEREMBLE Roland de 1976 à 1977 (10) (24/02/1926 à Domjevin )
  • BAILLY Charles du 17/07/1977 à ce jour (Né 1926 à Einvaux 54 ) 

CONCLUSION

Que ces Maires, ces Instituteurs et ces Curés nous rappellent que tous ont été au service de leurs concitoyens, de leurs élèves, de leurs fidèles.

Que ces hommes et ces femmes nous incitent à vivre fraternellement et à écrire l'histoire de notre village en parfaite communauté.

J S Nov. 2008

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