Fréménil, un village lorrain

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2009 déc. 4

La voie ferrée au service de l'artillerie... ennemie

Aprés la défaite de 1870, la France est amputée de l'Alsace-Lorraine qui se trouve annexée à l'empire allemand. La France ne vit que dans la pensée de la revanche et se dote sur la frontiére d'une succession de fortifications due au général Séré de RIVIERE, le VAUBAN moderne, face à l'ennemi de l'Est.

Le fort de MANONVILLER fait partie de cette ligne fortifiée.
Edifié à partir de 1879, il sera conforté et modernisé jusqu'en 1914 en fonction des progrés réalisés dans le domaine des projectiles explosifs auxquels il doit résister. Baptisé " FORT HAXO ", il est un fort d'arrêt, en liaison avec le fort de PONT-St-VINCENT (40 Km). Sa garnison est forte de 900 hommes sous les ordres du Commandant ROCOLLE. Son armement est composé de piéces de 155 avec tourelles, 150, 80 et 22 mm. ainsi que de mitrailleuses.

        C'ETAIT  IL  Y  A 90  ANS...

Le 3 Aout 1914, la guerre est déclarée à l'Allemagne.
Aprés une percée jusqu'à MORHANGE du 14 Aout au 20 Aout, l'armée française recule rapidement. Le fort de MANONVILLER doit
barrer la route à l'envahisseur.

Le 23 Aout, l'armée allemande se regroupe hors de portée des piéces d'artillerie française et entame un feu roulant sur le fort qui riposte de tous ses feux. Les piéces allemandes de 305, 210 et 150 sont disposées à LEINTREY, GODREXON, CHAZELLES, SAINT MARTIN et BURIVILLE. Des éléments plus légers d'artillerie se trouvent en position plus avancée à VEHO,  BLEMEREY et DOMJEVIN.

Mais le 26 Aout, le fort de MANONVILLER est sous le feu redoutable de piéces d'artillerie situées à 14 Km. qui expédient des obus d'un calibre de 420 mm, pesant 950 Kg chacun et chargés de TNT aux effets dévastateurs.  Cette avalanche d'obus va durer du 23 Aout au 27 Aout. Pendant 52 heures, le fort va recevoir 17OOO projectiles dont 159 obus de 420 mm qui vont faire des dégats considérables sur son infrastructure, sur son armement et sur ses combattants. De nombreux morts, 130 à 150 cas d'asphyxie, le fort d'arrêt est contraint à la reddition le jeudi 27 Aout 1914 à 15h30.

Que s'était-il passé pour arriver à un tel résultat?

Lors de l'avance française vers MORHANGE, suivie de la retraite, les officiers du génie français avaient bien constaté l'existence d'un épi de voie ferrée, long de 1200 m à 2 voies, sur la commune de DEUSTCH-AVRICOURT, près de la côte 290, embranché sur la ligne AVRICOURT-BENESTROFF. Considérée comme une voie d'embarquement négligeable, cette installation n'a pas justifié la destruction, sous la forme d'un dynamitage facile a réaliser à ce moment. En fait, il s'agissait de la construction de deux voies destinéesà recevoir deux piéces d'artillerie lourde sur voie ferrée allemandes (ALVF) qui ont été opérationnelles dès le 26 Aout à 4h40 du matin, expédiant alors des obus de 420 mm toutes les cinq minutes, opération déterminante dans la fin du fort.

Le fort de MANONVILLER s'est néanmoins montré efficace en retardant l'avance ennemie qui a été stoppée ensuite lors de l'épisode de "La Trouée de CHARMES".

La destruction de la base d'opération de l'artillerie lourde sur voie ferrée de DEUSTCH-AVRICOURT (aujourd'hui NOUVEL-AVRICOURT, 57) aurait peut-être changé le cours des événements sur le front de Lorraine.

Comme quoi, UNE VOIE FERREE EST TOUJOURS IMPORTANTE.

Ayons une pensée pour ceux qui ont laissé leurs vies au cours de cette terrible Premiére Guerre Mondiale...

Jean SPAITE

Article paru dans "La Revue Lorraine Populaire" N° 179 - Aout 2004


NOTA:  Voir également sur le site "fréménil.com" l'article sur "Madeleine HOUDIAU" qui évoque ces journées dramatiques du bombardement allemand du fort de MANONVILLER. Il s'agit là d'un témoignage exceptionnel sur ces évênements.


2009 sept. 13

Ouvrage sur "La Résistance à Fréménil"

Jean SPAITE vient de publier un nouvel ouvrage sur notre village. Son titre : "La Résistance à Fréménil", 30 pages au format A4 illustrées de cartes et photographies d'époque relatent l'histoire du groupe de résistance fréménilois. En voici la présentation :

"Dans le petit village de FRÉMÉNIL, ils furent 7 personnes à constituer le groupe de résistance locale. Ces soldats de l'ombre ont contribué avec peu de moyens, mais avec courage, dévouement et patriotisme, à l'effort de Résistance contre l'occupant.
Pour que le groupe de résistance de Fréménil sorte du silence, pour que les générations qui viennent n'oublient pas ceux qui les ont précédés, il se devait de parler d'eux, ENFIN !...
Réservez bon, accueil à cet ouvrage, souvenir d'histoire locale.
Sortie de l'ouvrage : Octobre 2009"

Cet ouvrage est en vente auprès de l'auteur au prix de 8 Euros (acheté sur place à Fréménil) ou 10 Euros (8 Euros + 2 Euros de port) si vous souhaitez une livraison par La Poste. Pour le commander deux solutions :

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Pour vous donner une idée du contenu de l'ouvrage, voici quelques images extraites du livre :

2009 fév. 14

Requiem pour un blockhaus

Le petit village de FREMENIL, situé dans la vallée de la VEZOUZE, ne possédait pas de chateau-fort avec donjon qui aurait pu retenir l'attention d'amateurs d'histoire militaire en mal d'une forteresse à explorer.

Dans son ouvrage " LUNEVILLE et son ARRONDISSEMENT " 1927- Tome 2- pages 202-203, l'éminent érudit EDMONT DELORME, Président fondateur de l'Association des Amis des Beaux-Arts et des Arts industriels de l'Arrondissement de LUNEVILLE, s'arrête longuement sur les blockhaus de FREMENIL qu'il qualifie de fortins.   "Pendant la derniére guerre (1914-1918),ce village a peu souffert et cependant, c'est dans ses environs qu'on trouve la plus curieuse des constructions blindées que cette guerre a laissées dans notre région". Suit la description de ces ouvrages en béton armé, réalisés en 1916 par l'armée française, consistant pour chacun...: "En deux chambres mitrailleuses cubiques hautes de 5 à 6 mètres, larges d'autant, et réunies par une galerie de 10 mètres environ de longueur".... "Les meurtrières sont dirigées vers le Nord, du côté de BLEMEREY".


Ces deux ouvrages étaient situés de part et d'autre du village de FREMENIL, à l'Ouest au bord du CD 19A(côté DOMJEVIN) et à l'Est à une centaine de mètres en contrebas du même CD 19A (côté OGEVILLER) près du cimetiére communal.Quatre vingt dix ans après, on peut encore voir l'ouvrage Ouest qui garde toujours fiére allure. Hélas, on ne peut en dire autant de l'ouvrage Est.

Après le conflit de 1914-1918, la paix revenue a été une période de reconstruction des villages dévastés situés à BLEMEREY, VEHO, REILLON. Le sous -sol de FREMENIL, caractéristique des vallées alluvionnaires, recèle de grandes quantités de sable et gravier. Il est mis à contribution pour la reconstruction des maisons des villages et notamment par l'exploitation des terrains situés près de l'ouvrage Est. Les entreprises exploitent cette carrière et accheminent les matériaux par le petit chemin de fer à voie de 0,60 m (DECAUVILLE) qui avait été créé par l'armée française por desservir ses positions. La période de reconstruction terminée, le site a été abandonné, sous la forme d'un grand espace vide avec, à son extrémité, l'ouvrage fortifié accusant au fil des ans, un gîte, une inclinaison d'une dizaine de degrés. Les années ont passés sans aucune opération d'entretien.

Quelques curieux sont venus, constatant l'envahissement progressif par une végétation importante.


Et ces derniéres années, le grand vide laissé par l'ancienne carriére de sable et gravier a été remblayée. Tant mieux,et l'on peut espérer que cela se traduise par la réalisation d'un terrain de sport qui manque actuellement et qui serait bénéfique pour une saine occupation de la jeunesse locale.

Mais hélas ! le fortin remarquable qui avait séduit Edmond DELORME, se trouve en partie recouvert par les remblais.

Que n'a-t-on préservé ce véritable ouvrage de la 1ère guerre mondiale ? Au prix d'un redressement et d'une remise à niveau, certes. Mais quel bel exercice militaire pour l'armée du génie à l'occasion d'une manoeuvre par exemple. Geste de fraternité envers ces frères d'armes qui les ont précédés en 1916. Il n'est jamais trop tard.


Les poilus de 1916 qui ont peiné pour réaliser ces ouvrages en béton armé ne sont plus là aujourd'hui. Certains dorment au proche cimetière militaire de REILLON. Il serait ingrat que le résultat de leur travail difficile soit effacé, ensevelit sous la terre des remblais, sous la chappe de plomb de l'indifférence. Nous avons la chance maintenant de vivre en paix, grâce à eux, ne l'oublions pas. Réabiliter leur oeuvre, c'est aussi une manière honorable de se souvenir, un acte de mémoire.

Et puis pourquoi négliger ces témoignages d'un passé qui sont aussi notre richesse régionale. Voilà qui pourrait facilement s'intégrer dans une "route des vestiges militaires du Lunévillois".

Affaire à suivre...

                                                                      Jean SPAITE


Le Blockhaus Est : façade vue sous le même angle, en 1927 d'après un croquis d'époque, en 1979 - En 2007, le remblais cachait tout. L'ouvrage en béton réalisé par les poilus de 1916 est enseveli sous des mètres-cube d'indifférence, d'ingratitude...





Ci dessous : Le blochaus Ouest, vue de 3/4 depuis ke CD 19 A : un croquis montrant son état en 1927, une photo de 1979. En 2007, l'ouvrage est toujours en état. Puisse-t-il être préservé !

Article écrit par Jean Spaite et publié dans la Revue Lorraine Populaire de Juin 2007, N° 196


                                                                      

Pour mémoire, le site de la Communauté de Communes de la VEZOUZE, rappele dans l'inventaire des monuments intéressants   de la vallée de la Vezouze (Rubrique :Zoom Communes : FREMENIL), les blockaus de FREMENIL . Il convient donc de préserver
ces témoins du passé.

2008 oct. 30

11Novembre 1918 - 11 Novembre 2008 : 90 ANS DEJA

Pour cet anniversaire, où les témoins directs sont hélas disparus, il nous a semblé interessant de marquer l'évênement par la présentation d'un mini album-souvenir de photos de soldats de la guerre 14-18. Ces photos proviennent de collections de familles et, soit ont été prises à FREMENIL ou dans la région, soit représentent des habitants de FREMENIL mobilisés lors de ce conflit.
Que ce coup de projecteur sur une période sanglante qui a duré 4 longues années nous éclaire sur ces évênements qui se sont déroulés CHEZ NOUS, en Lorraine, et sur ces hommes qui ont été confrontés à tous les dangers, le front étant tout prés de notre village : à BLEMEREY, VEHO, REILLON, LEINTREY....
On peut consulter sur le présent site, à la rubrique Histoire, l'article "A nos morts"  rédigé en juillet 2006 (où l'on relate une cérémonie du 11 novembre), mais également l'article "Morts pour la France 1914-1918" rédigé le 7/9/2008. Y sont rappelés les 8 habitants de FREMENIL morts pour la FRANCE au cours de la 1ère guerre mondiale figurant au monument aux morts,
à savoir :
1 - BENOIT Jean-Louis (1914)
2 - GERBE Charles, Julien (1914) (30 ans)
3 - BALLANT Paul, Joseph, Eugène (1914) (28 ans)
4 - ANTOINE Eugêne, Léon (1914) (34 ans)
5 - HENRY Paul,Arthur (4/08/1915) (28 ans)
6 - BENOIT Louis, Charles, Edmont (1916) (33 ans)
7 - BENOIT Jean-Baptiste, Hubert, Henri (1914) (29 ans)
8 - CHATON Joseph (1916) (43 ans )

En visitant le cimetiére de FREMENIL nous avons relevé les tombes de :
- BENOIT Louis, mort pour la FRANCE le 5/2/1916, à l'âge de 33 ans ( figurant au monument aux morts )
- BENOIT Pierre, Eugêne, mort pour la FRANCE le 8/2/1916,à l'âge de 30 ans.
Pour ce dernier, on peut s'interroger pourquoi cet enfant de FREMENIL ne figure pas sur le monument communal.
Poursuivant notre visite, nous notons la présence des tombes suivantes :
- JOUBERT Emile, 2° classe, 10° Batterie du 8° Régiment d'Artillerie, tué à FREMENIL le 6 Juillet 1915.
Originaire de PARIS (Seine), sa famille a tenu à ce qu'il soit inhumé à FREMENIL
. - TROMBERT Vital (et non VIDAL), sergent au 230° Régiment d'Infanterie, décédé le 15 Juillet 1915 à REILLON.
Originaire d'EVIAN les BAINS (Haute-Savoie), sa famille a tenu à ce qu'il soit inhumé à FREMENIL où il était en cantonnement.
Ces deux tombes ont fait l'objet d'une reprise de concession perpétuelle par l'association "Le Souvenir Français". Que cette association soit remerçiée pour son action exemplaire de sauvegarde et de mémoire.
- MEILLAT Pierre, sergent au 35° Régiment d' Infanterie,mort pour la FRANCE en 1918 à l'âge de 40 ans.

Pour tous ces soldats victimes de la 1° guerre mondiale qui a pris fin il y a 90 ans déja, ayons une pensée émue.

- "Un peu d'histoire à partir d'une carte postale de Fréménil" (toujours sur notre site, article enregistré en Mai 2006) nous replonge dans cette période du 1° conflit mondial, au milieu des soldats.

- Au sujet de ce premier conflit, savez-vous que le séjour bien involontaire de ces hommes venus des quatre coins de la FRANCE a permis des rencontres avec de jeunes Fréméniloises concrétisées par des mariages :
- Antoine EVEILLER, originaire de la région Lyonnaise s'est marié à FREMENIL avec Marie-Augustine VILLEMAN.
- Charles SPAITE, mon père, originaire de la Franche-Comté s'est marié à FREMENIL avec Marcelle MANONVILLER.
Ainsi va la vie.....

- Dans cette période de la 1° guerre mondiale, n'oublions pas d'évoquer des personnages qui ont marqué la vie de notre petite commune :
- Le sergent LECLERC du 37° Régiment d'Infanterie (Territoriaux) d'AUXERRE a assuré la fonction d'instituteur militaire et de secrétaire de la mairie à partir de 1914. Beaucoup d'enfants de FREMENIL lui doivent d'avoir bénéficié de ses cours, puisque l'instituteur en poste, Monsieur BALLAND avait été mobilisé dès la déclaration de la guerre.
- Le Commandant LAMY du même Régiment, décide la numérotation des maisons de la Commune de maniére a faciliter la distribution du courrier par les vaguemestres. Cette mesure, abandonnée après 1918, a été reprise un demi-siécle plus tard, traduisant son efficacité. (voir l'article Histoire rédigé en 2006 "Les numéros des maisons")
- Parmi les Commandants responsables du Cantonnement Fréménilois, rappelons un personnage exeptionnel de bravoure et d'humanité qui a laissé un souvenir durable dans la population civile qui l'a connu : le Capitaine Charles FERRACCI, natif de CORSE, Capitaine-Commandant au 22° Régiment d'Artillerie Coloniale, Chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de la Croix de Guerre, des Médailles Coloniales et du Maroc, huit fois cité à l'ordre du jour, sacré Caporal Honoraire du 43° de Ligne, tombé glorieusement pour la FRANCE à MOREUIL (Somme) le 8 Aout 1918 à l'âge de 36 ans.

A l'occasion du 90° Anniversaire de l'Armistice de la Guerre 14-18, souvenons-nous et, pour beaucoup d' habitants actuels, découvrons ces personnages aujourd'hui disparus mais qui ont vécu à cette époque dans notre petite commune.

Datant de cette période, des ouvrages fortifiés subsistent en notre commune sous la forme de blockhaus :
- A l'ouest du village, sur la route de DOMJEVIN C.D.19A, l'ouvrage est en bon état de conservation.
- A l'est du village, près du cimetiére un ouvrage identique est envahi par la végétation dans un état de négligence totale.
Ces deux vestiges de la guerre 14-18 mériteraient pourtant une mise en valeur. (toujours sur notre site, voir la rubrique "Monuments", Mars 2006)
-Autre trace qui disparait : le petit TACOT. Un réseau ferré militaire en voie de 0,60m type DECAUVILLE avait été installé depuis MENIL-FLIN à proximité de la ligne voie normale de la Compagnie de l'EST de LUNEVILLE à SAINT-DIE, où des voies d'échanges étaient prévues pour les chargements, la ligne traversait complétement la Forêt de MONDON où l'on peut encore retrouver le tracé (quelque peu abimé par la tempête de décembre 1999). Aprés le franchissement de la R.N.4 (PARIS-STRASBOURG) prés du lieu-dit "La Baraque", elle poursuivait vers le Nord. A proximité de la gare L.B.B., voie métrique, de DOMJEVIN, la ligne DECAUVILLE se séparait en deux parties :
-1° partie : Une voie partait direction NORD vers DOMJEVIN, le long du C.D.19, se séparait à l'entrée du village pour aller à l'OUEST vers l'hopital souterrain (au-delà de la Croix du Centre) d'une part, et, contournant le village, la ligne suivant le ruisseau de CHAZAL pour se terminer au-delà de N.D. de la BONNE FONTAINE, d'autre part, pour desservir les "lignes", les tranchées situées dans la zône de VEHO.
-2° partie : A la bifurcation, à proximité de la gare L.B.B. de DOMJEVIN, la voie de 0,60 s'orientait à l'EST vers FREMENIL. Elle contournait le village par le NORD le long du ruisseau "la VERDURETTE" qu'elle traversait par une passerelle. Un embranchement permettait la desserte de la "Carriére du Cimetiére". La voie continuait vers le NORD, à travers la prairie, direction BLEMEREY, traversait la VEZOUZE par une passerelle (dont on retrouve aujourd'hui les culées en béton). Elle poursuivait jusqu'à VEHO, traversant un tunnel (plus exactement une tranchée couverte, aujourd'hui nivelée), pour desservir "les lignes" de la zône de REILLON, LEINTREY.
Les petites locomotives DECAUVILLE ou PECHOT-BOURDON emmenaient leurs convois de ravitaillement (nourriture et munitions) ainsi que de transports de troupes, assurant vaillement un service précieux et efficace.
Ainsi cette étoile ferroviaire peu connue d'un parcours total de 25 km. constituait un important réseau ferré voie de 0,60m éphémére.
A l'issue du conflit, ce sont des convois de wagonnets de sable et de gravier des carriéres de FREMENIL qui permirent la reconstruction des villages détruits de BLEMEREY, VEHO, REILLON, LEINTREY.

L'histoire de la 1° guerre mondiale est ecrite aussi dans ces faits qui méritent d'être évoqués.
Cette HISTOIRE qui s'est déroulé dans NOTRE PAYS LORRAIN ne doit pas sombrer dans l'oubli, même aprés 90 ans passés-----

J.S. Octobre 2008



A droite Henri BENOIT (1886-1960), en compagnie de son épouse Maria BENOIT, née HEFTER (1880-1950).
Photo prise à Fréménil devant le café au cours d'une permission d'Henri.
Il était mobilisé au régiment de chasseurs de Saint Nicolas de Port.


Le "pinard" de l'intendance, servi dans les "quarts" réglementaires, non loin du "bidon",
présenté pour la postérité par, à gauche René HENRY (1893-1975), à droite Paul VOINOT (1890-1955)


 Notice nécrologique de Charles FERRACCI

Notice nécrologique de Charles FERRACCI


Charles FERRACCI

Voici 15 soldats posant près d'un passage à niveau sur une voie ferrée de la région.
On notera la mitrailleuse et ses servants (à gauche)
ainsi que le vaguemestre et sa bicyclette (à droite)

Georges BENOIT (1891-19??)

Mars 1918
Derrière chez Lucien CARMENTRE, le poste de TSF du régiment d'artillerie. Il s'agit d'un émetteur-récepteur. L'antenne était tendue entre le sapin (*) situé dans la propriété de Mlle.MENGIN
et l'arrière de la maison de Lucien CARMENTRE. A gauche, Georges LECQUES de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), A droite, Charles SPAITE
(*) Une plateforme d'observation était également installée dans ce sapin.

 
Mars 1918
Devant la grange de Lucien CARMENTRE, un groupe d'artilleurs en pleine bricole.


1918
Un poste de radio devant une "cagna", peut être dans la forêt de Parroy


1918
C'est avec ces pièces que les troupes françaises tiraient sur l'ennemi.

 
 Assis, à gauche, Hubert HENRY (1895-1970) blessé à l'oeil durant la guerre 14-18, debout à droite, René HENRY (1893-1975)


En 1914, à la Baraque, voici une photo d'un groupe de soldats (dont le soldat Denis KALECHE, debout devant) savourant une pause bien méritée.

2008 sept. 7

Morts pour la France (1914-1918)

MORTS POUR LA FRANCE

Les enfants de FREMENIL,morts pour la France au cours de la 2° guerre mondiale (1939-1945) a fait l'objet d'un article dont la parution est de 2006. Après bien des recherches nous pouvons faire paraître aujourd'hui un rapport sur les morts de la 1°guerre mondiale dont 8 noms figurent sur le monument aux morts. Ce rapport comporte des lacunes. L'absence de renseignement s'explique par le nombre d'annèes qui nous sépare de' ce conflit ,par la disparition des témoins de cette époque , mais également par le manque de renseignement administratif .Peut-être quelques lecteurs de ce site, apparenté aux victimes se sentiront concernés et pourront fournir des renseignements complémentaires (dates,situation de famille,profession,renseigements militaires,photos) qui seront les bienvenus. D'avance merçi pour cette collaboration éventuelle qui est toujours appréciée.

Ceci est d'autant plus vrai pour le 1° nom figurant sur le monument:

  1. BENOIT Jean louis, décédé en 1914 Nous n'avons pas trouvé d'autres renseignements.
  2. Pour les suivants :
  3. GERBE Charles Julien ,né le 17/11/1884 à Fréménil, écédé le 10/09/1914 à Vitry le François (Marne) 30 ans -Chasseur de 2°classe-17° Bataillon de Chasseur Alpin.
  4. BALLAND Paul Joseph Eugêne ,né le 21/11/1886 à Emberménil, décédé le 19/09/1914 à Suippes (Marne) 28 ans marié à Flin (Meurthe et Moselle) le 23/09/1912 à Marie POIROT de Flin. Profession: Instituteur à Fréménil depuis 1912,nous avons la chance de le présenter en photo prise à Fréménil au milieu de ses éléves en 1912. -Sergent -17° Bataillon de Chasseur Alpin.
  5. ANTOINE Eugéne Léon , né le 28/03/1880 à Fréménil, décédé le 25/10/1914 à Gerche de Bretagne. 34 ans marié à Crion à Mélanie MARCHAL. - Chasseur de 2° classe- 17° Bataillon de Chasseur Alpin.
  6. HENRY Paul Arthur , né le 11/06/1887 à Blémerey, décédé le 04/08/1915 à l'hôpital de Gérardmer (Vosges ) (suite à blessure de guerre) 28 ans griévement blessé au combat du LINGE (Front des VOSGES) marié à Alice GLAUDEL née le 10/05/1891 à Fréménil, décédée le 20/12/1985 à Lunéville.
    2 fils : Roger et René (mort en déportation)
    Chasseur de 2°classe au 120 ème Bataillon de chasseur à Pied. (N° maticule 838 Classe 1905)
  7. BENOIT Louis Charles Edouard ,né le 29/O4/1883 à Fréménil, décédé le 05/O2/1916 à Minaucourt (Marne) 33 ans marié à Ogéviller le 02/12/1909 à Marie Louise TISSERANT (1884-1951 ) -(pas de renseignement militaire )
  8. BENOIT Jean-Baptiste Hubert Henri , né le O5/05/1885 à Fréménil, décédé le 20/08/1914 à Saint Léon (Alsace Lorraine) 29 ans célibataire -Chasseur de 2° classe -17° Bataillon de Chasseur Alpin.(matricule n°05950_classe 1905)
  9. CHATON Joseph, né le 09/08/1873 à Domjevin ,décédé le01/09/1916 à Nancy à l'hopital Villemin. 43 ans marié à Marie Léonie BUSSELOT née le 27/07/1877 à Fréménil - Fantassin de 2° classe - 41° Régiment Territorial d' Infanterie.
Voici donc ces 8 habitants de FREMENIL, morts à la guerre 1914-1918 figurant sur le monument aux morts de la commune. Pour qu'ils ne sombrent dans l'oubli, ayons une pensée pour ces victimes qui font partie de l'histoire de notre village.

             Ceux qui pieusement , sont morts pour la patrie,
Ont droit qu'à leur cercueil, la foule vienne et prie.
(Victor HUGO )

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