Fréménil, un village lorrain

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samedi, juin 2 2018

L'enseigne du tacot

Enseigne_Tacot_03.jpg

C'est en Alsace , notre sœur voisine, que l'on admire de belles enseignes ornant les maisons à l'architecture typique bien connue.

C'est d'ailleurs dans cette charmante province que l'on trouve des artisans de talent fabriquant des enseignes mais également des girouettes.

Depuis peu, une enseigne à l'esprit ferroviaire illustre le défunt TACOT LBB jamais oublié. Cette enseigne est située Grande Rue en angle de la maison faisant face à l'ancien "chemin de la gare", baptisé au fil des ans "chemin du bois", "route de Buriville" et actuellement "Rue des Violettes".

De 1911 à 1942, le chemin de fer à voie métrique a fait circuler des trains de Lunéville à Blâmont et à Badonviller tractés par de sympathiques locomotives à vapeur 130 T construites par les Etablissements CORPET et LOUVET de La Courneuve.

Désormais nous avons un rappel en couleurs de cette période du TACOT sous la forme d'une réplique d'une de ses locomotives qui a marqué durablement la vie des transports dans notre région.

Enseigne_Tacot_01.jpg

Une manière de ne pas oublier un équipement au service de la population, regretté encore aujourd'hui.

Le TACOT appartient à notre HISTOIRE.

Jean  SPAITE   Mai 2018  

dimanche, février 4 2018

Pour les amoureux des trains (Edition spéciale)

Voici une page dédiée surtout aux amateurs de chemin de fer. Ceux que le sujet intéresse moins peuvent consulter d'autres thèmes, soit sur notre site: histoire, personnes, monuments, etc...soit ailleurs.

Nous avons déjà parlé des trains, des gares et des cheminots.

En entrant dans l'entreprise ferroviaire on est surpris de découvrir un esprit corporatif étonnant qui fait la force de la maison, marquée par une histoire née au XIX éme siècle et qui s'est poursuivie au siècle suivant. L'embauche dans le métier du rail était convoitée. On enviait l'emploi stable, rémunéré régulièrement.

La confiance en l'entreprise ferroviaire a été telle que depuis de longues années "on entrait au chemin de fer" de père en fils. Le système complexe de l'entreprise, mais d'un ordre exemplaire, aux rouages basés sur la discipline, la régularité, a fait impression sur le reste de la population qui a vécu à l'heure des trains dans tout le pays. C'était l'époque de la vapeur où les machines de grosses dimensions étaient confiées à une équipe titulaire, laquelle était fière de l'engin mis à sa disposition, qui allait jusqu'à faire reluire ses cuivres avec le "Miror" du ménage !!

141-R.jpgCette époque de la vapeur prend fin avec les 141 R, ces "Mikado" construites en Amérique et qui ont permis avec bonheur au chemin de fer de se relever après la deuxième guerre mondiale.   Tous les membres de la famille du rail, aux métiers de toutes disciplines, présentaient un corps professionnel d'une grande valeur.

A l'époque des Compagnies avait succédé la Société Nationale.

Au cours des ans, face à la concurrence de la route et de ses autoroutes, l'entreprise ferroviaire s'est lancé avec succès dans le "Train à Grande Vitesse" le TGV et ses lignes à Grande Vitesse, en oubliant les lignes classiques bénéficiant pourtant souvent de l'électrification.

Depuis une trentaine d'année, tout ce qui n'est pas ligne principale est menacée : pour raison économique, faute d'entretien, on s'accorde une baisse notable de la vitesse qui crée la fuite de la clientèle avec comme conséquence la fermeture d'une infrastructure héritée de nos ancêtres talentueux, que l'on aurait du au contraire moderniser à l'exemple de ce qui se fait partout ailleurs et notamment en Suisse et en Autriche.

Il serait grand temps de redresser une situation alarmante en prévision d'une progression démographique toute proche qui impose une desserte transport conséquente.    

Nous avons découvert sur internet un texte qui date de quelques années, mais qui présente le métier ou plutôt les métiers des cheminots au service de l'entreprise ferroviaire:

Le chemin de fer, c'est aussi des hommes et des femmes qui permettent son fonctionnement 24H/24 et 365 jours par an.

Le mécanicien est emblématique, début et fin de service à toute heure, de jour et de nuit, la solitude, même à deux, la responsabilité de la vie de "ses" voyageurs. Et, il y a les autres aussi , dans les postes d'aiguillages, les gares, dans les trains, et ceux qui assurent l'entretien de l'infrastructure, du matériel, et ceux qui étudient ces infrastructures et ce matériel, et ceux qui assurent la logistiques pour que tout cela fonctionne. Dans cette structure complexe, chacun à sa place, à son rôle, sa responsabilité qui crée un esprit de corps, d'appartenance.

Ces mécaniciens ont œuvré pendant 30/35 ans de leur vie au service d'une entreprise, d'un concept dont ils ont été un maillon, les héritiers d'une lignée de prédécesseurs qui qui remontent à la première moitié du XIXème siècle puis ont transmis les commandes aux plus jeunes qu'ils ont contribué à former en transmettant le savoir, qui eux même...

L'agent de conduite d'aujourd'hui aux commandes d'une 27000 porte l'héritage de ces hommes, ses anciens, et chaque cheminot a conscience de cette situation, il n'est qu'un maillon indispensable.  Les choses évoluent, les finalités restent.

L'aiguilleur dans un poste, manœuvre des leviers qui ont été manœuvré des milliers de fois par des collègues qui sont passés par ce poste étudié des dizaines d'années auparavant par un agent d'étude dans un bureau.

L'agent d'étude, gratte un calque (même si c'est sous autocad) qui a été établi par un autre agent bien avant lui, avant qu'il soit né peut-être.

Il n'y a pas beaucoup d'entreprise comme celle-ci....

EC 64 Octobre 2009

Complétons ce texte par un autre écrit :

Il y a eu une école difficile d'hommes qui vivaient pour autre chose que pour l'argent et qui n'ont jamais rien regretté.

Ces hommes étaient des cheminots et cette autre chose, c'est le le chemin de fer.

                   Jean GILLOT  auteur de "Les locomotives à vapeur de la SNCF-Région EST"

Merci aux Lecteurs de cet article.

Merci aux Amateurs de Chemin de Fer.

Jean  SPAITE   Février 2018

Crédit photographique : Wikimedia - Par Didier Duforest — Travail personnel, CC BY 2.5,

jeudi, février 1 2018

Pour les amoureux des trains (Février 2018)

VANDIERES

Le Président du Conseil Départemental de Meurthe et Moselle, Mathieu KLEIN, se veut vigilant sur les dossiers transports.

Que ce soit sur le second tronçon restant de la mise à deux fois deux voies de la RN4 (entre BLAMONT et St GEORGES) qui intéresse notre secteur, mais également sur le projet de la gare de VANDIERES au sujet duquel il déclare :

Il n'est pas vrai qu'une gare d'intercommunication à VANDIERES créerait une menace sur la desserte TGV de NANCY ou de METZ.
Tout simplement parce que les gens qui vont prendre le TGV actuellement à CHEMINOT ne vont pas à PARIS, mais vers d'autres destinations.
C'est une interconnexion avec le reste de la France.

Souhaitons que sa parole soit entendue et se traduise par des actes.

                    (voir Est Républicain du 26/11/2017)

Ligne 14  NANCY-VITTEL

La rénovation de la partie de la ligne entre JARVILLE et PONT St VINCENT a été effectuée au cours de l'été 2016 soit sur une vingtaine de kilomètres pour une dépense de 19 M Euros.

Mais au-delà, vers MIRECOURT et VITTEL, vu le manque d'entretien de la ligne, on a d'abord baissé la vitesse, puis tout simplement arrêté la circulation des trains. Depuis Décembre 2016 le service d'autocars de remplacement fait renoncer une clientèle qui s'oriente vers la voiture individuelle ou le covoiturage quand cela est possible. Résultat : on supprime le rail pour privilégier la route avec comme corollaire l'insécurité, la pollution et un service déficient.

Conscients de la situation qui touche une population locale, étudiants et lycéens, ainsi que le tourisme et le thermalisme, les députés Laurent GARCIA, Dominique POTIER et Jean-Jacques GAULTIER ont écrit au premier ministre pour demander la réhabilitation et la réouverture de la ligne de NANCY à VITTEL. La p)artie PONT St VINCENT, MIRECOURT, VITTEL se monterait à 35 Millions d'Euros.

Soulignons que le courrier des-dits députés est accompagné du soutien du Président de la Région Grand Est Jean ROTTNER.

Espérons en une écoute favorable et en une réalisation proche.

                   ( voir ER du 22/01/2018 )     

TVR - Pièces détachées.

A NANCY, le TVR, le faux tram fabriqué par BOMBARDIER est autorisé à rouler jusque fin 2022, suite aux nombreuses pannes successives qui ont émaillées sa vie depuis Décembre 2000.

La ville de CAEN a cru elle aussi à ce moyen de transport dont on avait vanté ses qualités. De retour à la réalité, CAEN a sagement décidé d'en finir définitivement avec le TVR et d'adopter une solution plus rationnelle à savoir le vrai tramway roulant sur des rails.

NANCY, face à ses problèmes, pour garder encore roulant le TVR jusqu'à son échéance, était contrainte de refabriquer les pièces défaillantes puisque le constructeur avait arrêté la production. Cette solution s’avérait particulièrement coûteuse. La ville de CAEN, amenée à se débarrasser de ses TVR obsolètes, a consenti à donner à NANCY pour l'Euro symbolique chacune, un lot de douze rames vouées à la ferraille mais propres à fournir des pièces détachées de rechange pour la maintenance des engins en fin de vie. 

Le transport de CAEN à NANCY fait l'objet de transports exceptionnels sur 300 Km. à la charge de l'exploitant nancéien à savoir la Société TRANSDEV.

L'enquête sur le futur vrai tramway de NANCY est toujours en cours notamment sur son parcours de desserte du plateau de BRABOIS où se concentrent un maximum de services actuels (hôpitaux, instituts, écoles supérieures, faculté, etc...) ainsi qu'à venir prochainement (maternité, hopital central, facultés dentaire, pharmacie, etc...). Cette occupation intense du plateau de BRABOIS se traduit par un potentiel important de voyageurs dont l'acheminement doit être assuré par un moyen de transport en rapport, efficace, qui ne peut être que le tramway classique sur voie ferrée rame à 5 caisses, sans rupture de charge pour réception directe au terminus de BRABOIS avec un parcours d'accès sur site propre. 

Pendant 22 ans, NANCY aura subit l'épreuve d'un TVR avec un chapelet de problèmes.

Fruit de cette coûteuse expérience, il convient de choisir le moyen de transport classique qui a fait ses preuves partout dans le monde, à savoir le vrai tramway roulant sur des rails sans rupture de charge au VELODROME. La sagesse doit l'emporter.    

Souhaitons que la décision finale soit conforme à la voix de la raison.

Jean  SPAITE  Février 2018

samedi, janvier 27 2018

Pour les amoureux des trains (Janvier 2018)

 Pour les amateurs ferroviaires qui s'intéressent aux autorails ayant circulé sur le réseau LBB, nous avons retrouvé des renseignements techniques relatifs aux commandes réalisées auprès du constructeur DE DION-BOUTON au siècle dernier , dont les usines étaient situées 36 Quai national à PUTEAUX.

Commande_Autorails_LBB.jpg

Jean SPAITE  Janvier 2018

jeudi, décembre 14 2017

Au temps du tacot (LBB)

F23.jpg
Nous avons eu souvent l'occasion sur ce blog de vous parler du Tacot, de sa gare de Fréménil et de ses occupants :

Pour les premiers occupants des lieux, nous avons évoqué Mlle Germaine KREMER, première Chéfesse de gare, avec son tablier blanc sur la carte postale de 1911 de Mr BASTIEN libraire éditeur à Lunéville. Cette identité nous a été donnée par des fréménilois de l'époque qui avaient connu l'inauguration de la ligne de Lunéville à Blâmont et à Badonviller et qui l'avaient emprunté avec bonheur à partir du 26 Juin 1911, date d'ouverture au public.

Une récente incursion dans les archives départementales concernant les recensements des populations nous a permis de compléter la liste des occupants de la gare du Tacot à Fréménil. Voici le fruit de cette démarche officielle : 

1) Recensement 1911 de Fréménil - Réalisé le 15 Mars 1911. A cette date la gare, construite par l'entreprise RIZZI de Bénaménil est considérée comme "maison inhabitée".

2) Recensement 1916- Ce recensement n'aura pas lieu puisque nous sommes en état de guerre depuis Août 1914 jusqu'à Novembre 1918.

3) Recensement 1921- Les occupants de la gare sont : 

  • CRONER Paul , 31 ans, né en 1890 à Cirey sur Vezouze - Cantonnier  LBB
  • CRONER Victorine, 22 ans, née en 1899 à Nancy        - Receveuse   LBB

4) Recensement 1926- Les occupants de la gare sont :

  • BAJOLET Alfred, 29 ans, né en 1897 à Loromontzey              - Cantonnier  LBB
  • COSTEL  Marie (son épouse) 29 ans, née en 1897 à Marainviller - Receveuse   LBB   

5) Recensement 1931- Les occupants de la gare sont :

  • BAJOLET Alfred, 34 ans, né en 1897 à Loromontzey                 - Cantonnier  LBB
  • COSTEL  Germaine (son épouse) 34 ans, née en 1897 à Marainviller - Receveuse   LBB

6) Recensement 1936 - Les occupants de la gare sont les mêmes qu'en 1931 et sont agés de 39 ans.

Nous n'avons pas les renseignements du recensement 1941, les occupants sont alors agés de 44 ans.

Nous rappelons que le chemin de fer LBB a cessé son activité le 1er Septembre 1942 pour le service des voyageurs et le 15 Septembre 1942 pour le service des marchandises.

Le couple Alfred et Germaine BAJOLET est resté par la suite dans la gare comme locataire puisque le bâtiment a été acheté par la commune en 1946 pour la somme de 18.OOO Francs. 

Marie, Germaine BAJOLET née COSTEL est décédée le 25 Juillet 1969 (72 ans)

Alfred, Pierre BAJOLET est décédé le 24 Mars 1975 (78 ans)

Conclusion : 

Avec ce rappel des recensements successifs nous avons évoqué les cheminots en place dans notre village où ils ont écrit à leur façon une page d'Histoire "au Temps du Tacot" ....

Jean  SPAITE   Décembre 2017

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