Fremenil, un village lorrain

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samedi 25 mars 2006

Eglise - L'intérieur

  • L’intérieur de l’église mérite un intérêt tout particulier :
  • La nef est séparée du chœur par une ouverture en anse de panier. Le chœur, ceinturé par un lambris en bois, est éclairé par deux vitraux colorés évoquant St Pierre.
  • Le maître-autel est en marbre galbé et mouluré surmonté par le retable et le tabernacle.
  • Le retable et le tabernacle du maître-autel, en bois sculpté doré, datant du XVIIIe siècle sont très remarquables. Le tabernacle, dont la porte représente l’agneau pascal est surmonté d’un reposoir à baldaquin en bois sculpté doré de toute beauté. Il est orné d’un crucifix doré, C’est également l’emplacement réservé à l’ostensoir au cours des grandes cérémonies. De part et d’autre de la porte du tabernacle on notera deux niches latérales accueillant des statuettes dorées. Le retable est également surmonté de deux statuettes dorées. Six grands chandeliers dorés complètent l’ensemble.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • En arrière plan, un tableau représente St. Pierre, patron de la paroisse, montant au ciel. L’encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. Tout ce mobilier du chœur de l’église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Une porte située derrière le maître-autel, donne accès à la sacristie.
  • La table de communion, constituée par une grille en fer forgé rehaussé par des motifs dorés, peut séparer le chœur de la nef.
  • Deux autels latéraux du même style que le maître-autel, sont surmontés chacun d’une niche accueillant les statues dorées de St Pierre à droite et de la Ste Vierge à gauche.
  • La nef du type “grange” à plafond droit, avec un arrondi sur les murs latéraux.
  • Des fenêtres à plein cintre sont réservées dans les murs latéraux. La nef est éclairée par six vitraux décorés de symboles religieux.
  • Les murs latéraux sont ornés d’un chemin de croix sous la forme de tableaux peints avec encadrement en bois souligné d’un large filet doré. La partie supérieure arrondie est surmontée d’une croix.
  • De part et d’autre de l’allée centrale unique sont alignés des bancs à dossier en bois.
  • La plus belle pièce est sans conteste la merveilleuse chaire du XVIII° siècle(1770-1790). La caisse à parois en bossage ornées de personnages taillés en plein bois. Les guirlandes sculptées sont d’une remarquable finesse. Le ciel est surmonté par un ange soutenant les tables de la loi et désignant les cieux. Toute une règle de vie est ainsi évoquée : Qui veut la récompense éternelle doit se conformer à la loi divine.
  • La chaire a été classée au titre de mobilier historique le 22 Juillet 1983.
    Notice de l'inventaire du patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Au fond de l’église, côté gauche, on trouve les fonts baptismaux, une belle vasque de marbre posée sur une colonne.
  • Un crucifix en bois peint de grandes dimensions est accroché au mur au dessus des fonts baptismaux. Une petite statue de Jeanne d'Arc, Sainte Lorraine, veille sur les lieux.
  • Côté droit un confessionnal en bois offre peu d’intérêt.
  • De part et d’autre de la porte d’entrée, des bénitiers en marbre sont scellés au mur.
  • Pour mémoire, on se souviendra :
    • Du lustre central en cristal de Baccarat qui a été détruit pendant la guerre 1939-1945, plus exactement en 1944 quand FREMENIL a été évacué par les allemands. ainsi que de deux suspensions en cuivre. Ces différentes pièces, ainsi que toutes les statues posées sur socle qui ornent la nef et le chœur, ont été offertes par Mademoiselle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN qui fit tant de bien pour les églises de FREMENIL, de DOMJEVIN et la chapelle de N.D. de la Bonne Fontaine. Les Fréménilois, tout particulièrement, se doivent d’être fidèles au souvenir de Mlle MENGIN, de même qu’à ses parents qui marquèrent de leurs bien­faits leur passage sur cette terre lorraine.
    • Un tableau de grandes dimensions surmontait la porte d’entrée de la nef. Il était très sombre, encadré en bois noir. Le sujet religieux qu’il représentait n’est pas resté dans les mémoires. Un jour il dut être dépendu. C’était son dernier jour car il s’effondra littéralement : la toile partant en poussière et le cadre vermoulu faisant de même .... Dommage qu’il ne reste même pas une photographie de ce tableau.

Eglise - Le clocher

  • C’est certainement l’élément architectural le plus ancien.
  • Tour carrée à trois étages, elle est coiffée d’un toit à quatre pans surmonté d’une belle croix en fer forgé et d’un coq girouette. La tour a, au cours des ans, été renforcée par des tirants métalliques terminés par des croisillons en acier formant ancrage. On accède aux différents étages par un escalier. Le second étage abritait le mécanisme de l’horloge. Le troisième étage abrite les trois cloches. Depuis Mai 1965 les trois cloches ont été électrifiées. Le mouvement mécanique de l’horloge a été déposé en Juin 1978 pour faire place à un mouvement totalement électrique adapté à la sonnerie des cloches. Ce travail a été réalisé par les Ets DIDELOT de SARREBOURG.
  • Faisons connaissance avec les cloches de notre église :
    • La plus grosse, date de 1896, baptisée Marie-Elisabeth, a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM, et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
    • La moyenne, date de 1845, baptisée Marie-Madeleine, a pour parrain Eugène-Nicolas ROUSSEL, et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER
    • La petite, date également de 1845, baptisée Marie-Barbe, a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT, et pour marraine Marie-Barbe ADAM.
  • Pendant la guerre 1914-1918, et on peut penser qu’il en a été de même pendant tous les conflits, notre clocher a servi de poste d’observation du front tout proche (BLEMEREY, VEHO).

Eglise - Présentation générale

  • L’église de FREMENIL est un édifice simple mais bien proportionné composé d’une nef type “grange” accolée à une tour carrée à étages coiffée d’un toit à quatre pans. Le clocher est trapu. On avance pour l’église la date de 1766, année du décès de notre dernier Duc, Stanislas "Le Bienfaisant", et du rattachement du Duché de Lorraine à la France.
  • Effectivement l’église à été reconstruite a cette date avec l’aide des Révérends Pères Bénédictins de SENONES et achevée entièrement début Octobre 1766. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. La fondation de l’église est largement antérieure à cette date. Le lieu du culte a dû accompagner la création du village.
  • Vers 1630 la Lorraine se trouve entraînée dans la guerre de 30 ans et connaît une période cruelle de destructions, d’occupations étrangères, d’exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C’est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l’église primitive a été fortement endommagée sinon détruite nécessitant sa reconstruction en 1766.
  • C’est autour de l’église que les habitants de FREMENIL étaient enterrés jusqu’en 1887, date à laquelle correspond l’ouverture du cimetière actuel situé sur la route d’Ogéviller au lieu-dit “le Camp”. L’ancien cimetière entourant l’église est aujourd’hui dégarni de ses tombes dont la dernière a été déposée peu avant la dernière guerre 1939-1945.
  • Témoignage de ce lieu de l’ultime repos, le calvaire en pierre du mur d’enceinte de l’église avec une Piéta en soubassement. Sur le fût de la croix, une inscription latine “Réquiescant in pace Amen” — qu’ils reposent dans la paix, Amen - et une date 1705. Rappelons que naguère, de part et d’autre de l’escalier d’accès à l’église, deux beaux tilleuls formaient une garde accueillante.
  • Une maison existait tout près de l’église. Pendant la guerre 1939-1945, les restrictions de carburant étaient telles que le boulanger ne pouvait plus faire sa tournée automobile. Le pain était acheminé au village et la distribution était faite dans cette maison. Fortement endommagée à la libération, réduisant d’autre part la largeur de la route à cet endroit, la démolition de cet immeuble fut effective en 1946.
  • La présence de l’abri-bus du XXe siècle contre l’église, bien que d’une utilité certaine créé une note discordante dans un équilibre architectural. Dommage car nos grands-pères savaient construire avec une réelle harmonie.

Monuments

  • L’église est traitée dans un chapitre à part.
  • Dans le village, de nombreuses maisons sont de construction ancienne : XVIIIe Siècle.
  • Un encadrement de porte sculpté remarquable - art de la Renaissance - (maison MANONVILLER-HENRY, située derrière l’église, 4, rue de la Prairie). Cette porte a malheureusement été endommagée en 1914-1918 et a subi des modifications lors de la reconstruction en 1920-1925. Ce qu’il reste de cet immeuble mérite encore un réel intérêt.
  • Pour mémoire : FREMENIL avait la chance de posséder un puits à balancier, spécimen rare que l’on retrouve seulement en Europe Centrale et en Afrique. Donnant des signes évidents de vieillissement, le balancier a été détruit en 1951. La margelle a été déposée en 1970.
  • Il n’y a plus d’abreuvoir et peu de fours à pain subsistent encore.
  • Deux blockhaus datant de la guerre 1914-1918 veillent à chaque entrée du village, côté Domjevin et Ogéviller. Ils méritent un certain intérêt dans le domaine du patrimoine militaire.

Economie

  • Essentiellement à vocation agricole, les productions sont les céréales, les pommes de terre et l’osier, actuellement en diminution. (A partir du XIX° siècle, grosse production de vannerie - en 1927 il y avait 15 vanniers pour une population de 221 habitants).
  • Production laitière, élevage bovin et ovin.
  • Petit élevage traditionnel.
  • Broderie blanche (de 1906 à 1946)
  • Broderie perlée (de 1904 à nos jours) encore active.
  • Le dernier agriculteur (Marcel HENRY) ayant pris une retraite bien méritée il y a quelques années, il est devenu bien rare de rencontrer des engins agricoles, tel ce vieux Massey tout rouge conduit par des enfants du village.
  • Actuellement les deux exploitants des terrains agricoles situés sur la commune viennent depuis Blémerey et Barbas. Ils sont équipés de gros moyens en engins, ce que n'avaient pas les derniers exploitants locaux. (Production : orge, blé, colza, maïs)
  • En 1998, un Centre de Récupération des Déchets Toxiques (CRDT-Est) a vu le jour sur le territoire et à l'initiative de la commune voisine de Domjevin. Toutefois, la proximité avec Fréménil a fait naître une véritable polémique loin d'être retombée.
  • FREMENIL AUJOURD'HUI An 2006
    • Nombre d'habitants : 140
    • Promenades pédestres et à bicyclette
    • Pêche (Rivière Vezouze et Verdurette)
    • Chasse (ACCA)
    • Maison pour tous
    • Association "Les Joyeux Piquants"
    • Club du Temps Libre

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