Fremenil, un village lorrain

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dimanche 14 mai 2006

Un peu d'histoire à partir d'une carte postale de Fréménil

Voici une petite leçon d'histoire à partir d'une carte postale de Fréménil,
1ere guerre mondiale 1914-1918...

  • Cette carte postale représentant la vue extérieure de l'église côté escalier, encadrée de deux maronniers a été éditée par Mr.BASTIEN libraire, éditeur à Lunéville, en 1906. Elle porte l'inscription "Fréménil - Vue intérieure" en sa partie supérieure.
    Mr.BASTIEN a eu le mérite de parcourir le Lunévillois, fixant pour la postérité des clichés révélateurs d'une époque aujourd'hui bien lointaine. Cent ans déjà !... Pour les fréménilois connaisseurs, elle présente de gauche à droite les personnages çi-après :
    • Alice GLAUDEL
    • Henri BENOIT
    • Julia VOINOT
    • Lisa GASCART
    • Louis (ou René) ADAM (en arrière plan)
    • Rose GASCART
    Tous reposent maintenant en paix au cimetière communal.
  • La particularité de cette carte est la suivante : c'est la carte postale que l'on retrouve le plus souvent, concernant le village, dans les brocantes, chez les spécialistes cartophiles, à l'autre bout de la France !...
    Une dame, collectionneuse de cartes postales de Fréménil, m'avouait avoir déniché cette vue dans un marché de la carte postale en Ardéche après l'avoir vainement cherché dans les salons régionaux. C'était il y a déjà quelques années. Depuis, les spécialistes réassortissent leurs produits en fonction des régions d'origine de façon à optimiser leurs ventes.
  • Il y a une explication à cela :
    La carte a été éditée en 1906.
    On pouvait la trouver à l'époque à Lunéville chez son éditeur, Mr.BASTIEN, mais également et surtout à Fréménil chez Mr.HEFTER qui tenait le seul café du village, faisant fonction d'auberge, bureau de tabac et petite épicerie. Il avait donc acheté un stock de cartes postales, pour avoir un prix compétitif, mais aussi dans l'espoir que ce mode d'échange de courrier, "la carte postale", serait une formule d'avenir. Dans les années suivantes on trouvera d'autres clichés réalisés par différents photographes-éditeurs concernant différents aspects du village.
  • Arrive 1914 et la première guerre mondiale. Le 3 août 1914, la guerre est déclarée à l'Allemagne. La région lorraine, située à la frontière de l'empire germanique qui, après la défaite de 1870, avait absorbé nos provinces d'Alsace et Moselle, voit arriver une bonne partie de l'Armée française sur ses terres pour en assurer la défense. Comme toutes les communes de France, Fréménil verra la mobilisation de ses enfants dont beaucoup sont morts pour le Pays. Dès le début des hostilités, les populations de la rive droite de la Vezouze sont évacuées vers l'intérieur (région de Gerbéviller, Vallée de la Mortagne). Si Manonviller, Domjevin, Blémerey, Vého sont desertés, Fréménil en revanche conserve ses habitants qui connaissent l'offensive française du mois d'août suivie de la retraite devant la contre-offensive ennemie, elle-même limitée à la trouée de Charmes puis repoussée enfin sur un front qui stagnera durant tout le reste de la guerre. Bien que figé, ce front restera actif, causant de nombreux morts de part et d'autre que l'on retrouve aujourd'hui au cimetière militaire de Reillon.
    Fréménil se trouve juste à la limite des zones de combat qui ont pour noms : Blémerey, Reillon, Vého, Leintrey, Emberménil. C'est le "premier village de l'arrière" où les troupes peuvent se reposer un peu avant de repartir au combat. C'est le village où l'on trouvera pas moins de "cinq roulantes" pour approvisionner les soldats, tant sur place que "à l'avant" grâce à une noria d'équipes "de marmites et de bouteillons" assurant la nourriture de ces hommes qui en ont bien besoin. Ce sont les "corvées de la soupe" indispensables et qui avaient pour origine, à ce moment, notre petit village.
    Sur place il y aura un petit hôpital de campagne sous la forme de trois "barraques ADRIAN" situées à l'intérieur du village (Angle Grande Rue, chemin de la Maxèle). Fréménil pour les soldats, c'est le repos; c'est une population qui soutient, qui aide, qui considère comme ses fils tous ces petits gars qui viennent de toute la France dans une région inconnue par eux. Et ils le disent chez eux, dans leurs lettres à leurs parents, à leurs amis, à leur payse, à leur promise ... Ils envoient des cartes postales pour montrer où ils sont. "Ici les gens sont gentils avec nous. Il fait bon avec eux". Voici les messages dans les lettres, au dos des cartes postales de Fréménil. La plus vendue est bien la carte représentant l'église, témoignage d'une certaine sérénité de ses habitants, symbole de la paix d'avant le conflit.
  • Nous avons pu retrouver les noms de certains régiments stationnés à Fréménil. Ils permettent de situer la destination des messages envoyés par les soldats de la première guerre, qualifiée souvent de "la grande guerre" tant elle a été dure et trop longue pour tous :
    • 14eme Dragons de Saint Etienne
    • 19eme Dragons de Castres
    • 28eme Dragons de Dijon
    • 10eme d'Infanterie d'Auxonne
    • 75eme d'Infanterie de Romans
    • 27eme d'Infanterie de Dijon
    • 1ere Cycliste de Limoges
    • 15eme Chasseurs à Cheval de Vienne
    • 11eme Hussards de Tarascon
    • 7eme Chasseurs alpins de Draguignan
    • 138eme d'Infanterie de Bruyères
    • 139eme d'Infanterie d'Epinal
    • 348eme d'Infanterie de Saint-Dié
    • 257eme d'Infanterie de Lyon
    • 221eme d'Infanterie de Langres
    • 138eme d'Infanterie de Lyon
    • 217eme d'Infanterie de Gap
    • 335eme d'Infanterie d'Angers
    • 333eme d'Infanterie de Belley
    • 8eme d'Artillerie de Lunéville
    • 34eme d'Artillerie de Lyon
    • 37eme Territorial d'Auxerre
    • 11eme Territorial d'Auxerre
    • 168eme d'Infanterie de Toul
    • 4eme Génie de Grenoble
    • 10eme Génie de Grenoble
    • 14eme d'Artillerie de Tarbes
    • 21eme d'Artillerie d'Angoulême
    • 167eme d'Infanterie de Toul
    • 85eme Territorial de Cosme
    • 16eme Chasseurs à pied de Lille
    • 8eme Chasseurs à pied d'Amiens
    Liste non limitative
    Période 1914-1915-1916
  • N'oublions pas que les habitants de Fréménil, du premier village de l'arrière, qui accueillaient ces troupes, les considéraient avec amitié, assistaient aussi à leur départ à l'attaque. Après un rassemblement le soir, distribution de "gniole" pour être courageux au combat, c'est le départ en silence, la traversée de la prairie, de la Vezouze, la montée vers Blémerey et depuis le village où déjà les larmes coulaient sur les visages, on pouvait voir les feux d'artifice des fusées, on entendait les longs hurlements des attaquants qui se ruaient les uns vers les autres, couverts par les coups de feu continus, les rafales de la mitraille et les salves des canons. Après des heures qui n'en finissaient pas, c'était les premières nouvelles !
    Les mauvaises nouvelles souvent.
    Tel ou tel brave garçon ne reverrait plus son pays. Il était mort au combat. Et souvent l'officier de la compagnie, chargé de transmettre la mauvaise nouvelle à la famille, demandait à la famille fréméniloise qui l'avait hébergé, connu et l'avait accueilli en ami, d'envoyer également un courrier pour soutenir cette famille dans le chagrin. Mais quel bonheur d'apprendre que les autres s'en sont sortis, blessés peut-être, mais vivants.
    De ces rencontres humaines hors du commun sont nées des amitiés entre les gars du Midi, de l'Aquitaine, du Lyonnais... et des Lorrains et des Lorraines. Des mariages sont même nés de cette guerre
  • Une simple carte postale de Fréménil, achetée ici, au village, écrite pendant la guerre 14-18 par un soldat venu de l'autre bout de la France pour défendre son Pays. Il parle des gens d'ici qui sont gentils. Quel beau message de générosité et de fraternité dans un monde bouleversé.
    C'était il y a plus de 90 ans. Puisse ce message être toujours répété au fil des années qui passent...
Cette page d'histoire est le fruit de récits, de confidences, souvent répétées par mes parents et mes grands-parents témoins de cette douloureuse période. Qu'à travers la Carte Postale nos poilus de 14-18 ne soient jamais oubliés.

Article rédigé par Jean SPAITE en mai 2006

La vie du village en 2006

Le temps passe dans notre petite commune et il serait bon de donner un écho des actualités :
  • L'aire de jeux pour les petits et le boulodrome pour les plus grands connaissent toujopurs autant de succès. Le terrain voisin a été acquis par la commune permettant ainsi un agrandissement de cet espace ludique et, peut-être, la réalisation d'un trottoir pour piétons côté Grande Rue. Ce dernier équipement assurerait plus de sécurité aux passants, notamment aux mamans avec leurs poussettes de bébé. L'ancienne carrière, près du cimetière, se remblaie progressivement. Le terrain reconquis sur le trou béant, déjà orné de quatre arbres le long de la route d'Ogéviller, pourrait devenir un beau stade de football pour le bonheur de nos jeunes talents qui en rêvent depuis longtemps... mais sans doute un peu plus en ces jours de Coupe du Monde 2006 ! La jeunesse de notre village, en pleine progression quand on voit la fréquentation des bus scolaires, invite les responsables à se pencher sur des activités sportives, évitant l'inactivité source de problèmes plus ou moins graves, mais toujours regrettables.
  • Notre village est toujours bien fleuri et ses habitants entretiennent leurs demeures avec passion. En 2205, un enouvelle maison, propriété de Mr.G.M. a vu le jour dans le quartier de la gare. Et, si l'on en croit la rumeur, d'autres constructions pourraient suivre. La rue des Violettes et le chemin de la Maxèle ont beénéficié d'une mise en souterrain des réseaux électrique et téléphonique. Une nouvelle borne d'incendie a été installée dans chacune de ces voiries. A propos du téléphone, le réseau à haut débit, ADSL, dessert maintenant la commune. Par ailleurs, le relais installé à Domjevin améliore la réception sur les téléphones portables.
  • Situé à 1500 m. à l'ouest de notre village, on trouve l'échangeur routier de Bénaménil permettant un accès très pratique à la nouvelle RN4 mise à 2 X 2 voies. Cet échangeur est en service depuis le 16 septembre 2003 facilitant les relations sur Lunéville et Nancy. La section suivante, prévue initialement pour 2005 est espérée pour 2006. Voilà de quoi faciliter les échanges en direction de Strasbourg.
  • Comme vous pouvez le constater, la commune de Fréménil ne joue pas la belle endormie. Certes, il reste encore à faire, mais petit à petit, cela s'améliore et devrait inciter de nouveaux habitants à bénéficier d'un cadre "où il fait bon vivre". Du calme, de la verdure et des fleurs, mais aussi à l'horizon côté Est, là où le soleil se lève, les grandes pales des éoliennes du Haut des Ailes, près d'Igney et de Repaix, qui depuis septembre tournent au gré du vent pour fournir du courant électrique. Voilà un havre de paix que beaucoup pourrait nous envier !...
Rendez-vous dans un prochain billet sur la vie du village.

Article rédigé en mai 2006 par Jean Spaite

Les numéros des maisons

Quoi de plus courant que la numérotation de nos maisons. Cela permet de situer l'habitation, le lieu où habitent les gens de notre village. Facilité pour le facteur de distribuer les messages, les lettres, les colis. Tout cela nous semble normal. Pourtant ce n'est qu'en 1967/1968 que la numérotation de notre village a été appliquée. Nouveauté, Progrès ?...
Il faut remonter 1/2 siècle en arrière pour retrouver une numérotation des lieux décidée par l'Armée.
Auparavant, les courriers étaient moins nombreux que de nos jours, on se contentait de libeller le destinataire sous la forme :
Mr.X suivi du prénom
à Fréménil, Département de Meurthe-et-Moselle
Pour l'acheminement postal, il y a eu : Fréménil par Bénaménil, puis Fréménil par Ogéviller, en fonction des dispositions administratives ! Mais à l'intérieur du village, il fallait bien que le facteur fasse appel à sa connaissance des habitants pour acheminer la bonne lettre à la bonne personne. car non seulement ils étaient nombreux, les HENRY, les BENOIT, les MANONVILLER ou les VOINOT, mais il fallait retrouver le bon René, Louis-Nicolas ou Joseph; et je ne vous parle pas des veuves... Cette difficulté de distribution postale liée à l'absence de numérotation des immeubles n'a pas échappé à l'Armée française qui, en ce secteur de combat, était en contact étroit avec la population. Certes, l'acheminement du courrier des militaires faisait l'objet du service des vaguemestres à l'intérieur d'un secteur postal, mais l'administration militaire s'étant substituée à l'administration civile, décision fût prise de numéroter les maisons.
En 1914, Monsieur Paul BALAND, instituteur à Fréménil depuis 1912, est mobilisé et part sur le front. L'administration militaire assure la poursuite de l'enseignement scolaire en nommant un instituteur militaire en la personne du Sergent LECLERC du 37e Régiment d'Infanterie (Territoriaux) d'Auxerre. Il est placé sous les ordres du Commandant LAMY, il est aussi chargé du Secrétariat de la Mairie.
C'est le Commandant LAMY qui décide de la numérotation des maisons de la commune. Le Sergent LECLERC en assure l'exécution sous la forme d'un numéro peint à l'entrée de la maison, mais également un cadre indiquant le nombre d'hommes et de chevaux en stationnement. Cette initiative bénéfique a permis une facilité de la distribution du courrier en une période où facteurs et vaguemestres avaient une moins bonne connaissance des habitants du lieu ainsi que de la présence des nombreux résidents involontaires, les braves poilus en stationnement.
Curieusement cette disposition qui avait prouvé son efficacité a été abandonnée la paix revenue. Le numéro des maisons rappelait-il trop l'époque de la guerre ? Un demi-siècle plus tard, soit en 1967/1968, on retrouve les bienfaits de la numérotation; et il est étonnant de constater que les numéros d'aujourd'hui coincident avec ce qui avait été programmé en 1914-1915 !

Article rédigé par Jean SPAITE en avril 2006

Et pourquoi pas un "p'tit Couarail" ? par Jean SPAITE

Et pourquoi pas un "p'tit Couarail" ?
Qu'en pensez-vous ? Cela fait un bon moment que l'on ne s'est pas donné de nos nouvelles. A croire qu'il ne se passe rien dans notre petit village, "au pays des Piquants"... Et bien, ce n'est pas le cas.
  • Il existe depuis 1997 l'association "Les Joyeux Piquants" présidée par Mme.Jeanine BARDOT. Cette association dynamique a pour objectif l'animation de notre village avec des manifestations : le 14 Juillet, défilé aux flambeaux avec notamment le cortège nocturne de tous nos "bouts de choux" tenant un lampion. Bien entendu, les parents ne sont pas loin de manière à surveiller et admirer leur progéniture. La fête de Saint Nicolas, patron des lorrains, n'est pas oubliée, avec la visite du Saint Evêque accompagné du légendaire Père Fouettard ! C'est encore l'occasion de recevoir des "macarons pour les garçons et des bonbons pour les demoiselles... et des coups de bâton pour les méchants"
  • Mais les "Joyeux Piquants" ont fait des petits depuis Octobre 2003 : il s'agit des "Jeunes Piquants" animés par David JAQUET, qui ont publié un bulletin pluri-annuel en couleurs, de fort bonne tenue, donnant des nouvelles pour les petits et les grands. Nous félicitons la jeune équipe pour son initiative et souhaitons longue vie à cette publication distribuée gracieusement dans chaque foyer fréménilois. Les jeunes piquants ont mis en ligne sur leur site l'essentiel de leurs travaux : vous pouvez le consulter à cette adresse : http://jeunespiquants.free.fr/
  • Le 15 août est le rendez-vous du méchoui organisé par l'association "Les Amis de Sainte Barbe" présidée par Michel NEIGE, le sympathique maire du village. La dégustation se fait d'une manière festive, sonorisée près du tourne-broche installé à la prairie, au voisinage du ruisseau La Verdurette, à côté du pont de "La Banvoire". Et s'il arrive une averse, aucune crainte à avoir, les anciens Sapeurs Pompiers ont préparé un toit pour abriter les participants.
  • Faut-il vous rappeler qu'au grè des années qui passent, pendant la Semaine Sainte qui précéde la grande fête chrétienne de Pâques, donc pendant le voyage des cloches à Rome, nos jeunes assurent le service des crécelles. Eh, oui, la tradition se garde et il est souhaitable qu'elle perdure. Les "teretteurs" annoncent les différentes sonneries d'angélus, actionnat énergiquement leurs crécelles, et n'oublient pas de venir vous trouver pour recevoir la juste rétribution de leur dévouement sous forme de friandises ou de pièces de monnaie.
  • N'oublions pas les rencontres au club du temps libre pour les plus âgés, ou les jeux de cartes et autres tarots organisés par l'ACCA, l'association des chasseurs.
  • Et l'équipement de notre village ? Que devient-il ? Tout d'abord il faut dire que 2004 a enfin vu la réalisation d'une aire de jeux située au centre du village, à l'angle de la Grande Rue et de la Rue de la Prairie, juste à côté de l'église.

    Maintes fois évoqué, le projet est devenu réalité. Il est prévu à l'usage des petits avec des tourniquets et tobogan, mais aussi pour les plus grands avec un boulodrome; de quoi satisfaire nos joueurs de pétanque qui devaient jusqu'alors se contenter de terrains improvisés et incompatibles avec leurs "Performances" !!
  • Devant l'aire de jeux, un nouvel abribus a été édifié. Il vient remplacer avec bonheur l'ancien, accolé à l'église, qui déparaît l'édifice depuis des décennies. Le vieil abribus devrait être démonté puis ré-édifié près de la maison pour tous pour servir d'abris à outils. Après une carrière d'abri pour les voyageurs des cars de lignes et des bus scolaires, d'un point de rencontre pour la jeunesse joueuse... mais à la tombée du jour... amoureuse ! Voici une fin de vie modeste mais utile : abriter des outils. Ah, si le vieil abribus pouvait parler, il en raconterait des choses !

    Qui dit abribus, dit ligne de bus... Vous serez peut-être intéressé de trouver des informations sur les lignes T.E.D à cette adresse : horaires et plan des lignes
  • Il reste à espèrer la construction d'une nouvelle maison pour tous, car l'actuelle, située derrière la mairie, est un ancien bâtiment provisoire en bois, à usage initialement scolaire, récupéré à Blainville-sur-l'eau et reconstruit sur l'ancien jardin attenant à la vieille mairie-école. La maison pour tous a le mérite de rendre service mais, accusant son âge, elle nécessite un entretien coûteux et elle appelle à une solution définitive. Un jour ou l'autre, il faudra songer sérieusement à réaliser un nouveau bâtiment adapté à ses fonctions (rencontres, repas, spectacles, bals etc...).
  • En 2004, notre village s'est agrandi et a vu la construction de maisons nouvelles. C'est tout d'abord Mr et Mme S.R. qui réalisent une belle maison, rue de la Maxelle. Vient ensuite la maison de Mr et Mme S.B., Rue des Violettes, à proximité de l'ancienne "gare du tacot". Poursuivant en direction de la RN4, sur cette rue des Violettes, longtemps baptisée rue de la Gare ou Chemin de Buriville ou même, Chemin du Bois (sous-entendu de la forêt de Mondon), une nouvelle construction s'est élevée : c'est celle de Mr et Mme C.M. , à côté de la maison de Mr et Mme D.M., récente elle aussi.




    Il nous faut évoquer aussi de nombreuses maisons existantes dans le village qui sont remises en état bénéficiant d'un confort digne de notre époque. Leurs propriétaires, par un effort soutenu, les bichonnent, les mettent en peinture, les fleurissent et, au final, peuvent être fiers du travail accompli. Tout cela bénéficie à l'embellissement de notre village.
  • Comme nous sommes loin de l'époque où l'on jugeait de la fortune des maisons de ferme par l'importance du tas de fumier, campé sur l'usoir et dont le purin malodorant suintait dans le caniveau. Cette image du passé agricole a fait place à la propreté des rues et au fleurissement des espaces communaux. Près de l'église, l'antique pompe à bras, bien remise à neuf, trône avec les fleurs qui la mettent en valeur.

    Le puits, en face, est paré de géraniums. Chaque poteau EDF est équipé de suspensions florales réalisées par les mains expertes de Mr Y.R. responsable des espaces verts, et la responsable du fleurissement, Mme J.B. Comment voulez-vous que les habitants ne suivent pas le mouvement ? Chacun y va de son bout de gazon bien tondu, de ses oeillets d'Inde, de ses pétunias, et autres merveilles aux couleurs chatoillantes. Les margelles des puits, les vieilles auges, ont été converties dans ce mouvement d'ensemble d'embellissement du cadre de vie.
  • Nous avons évoqué les différentes activités des gens du lieu. Mais n'oublions pas la pêche avec la présence de la Vezouze et de la Verdurette, voire de l'étang communal près de la RN4. Et s'il vous plait de vouloir vous promener, musarder le nez au vent dans la campagne, alors n'hésitez pas, ici vous pouvez le faire en toute tranquilité.
Ainsi va la vie de notre village
Et si ce couarail aiguisait votre curiosité et vous incitait à découvrir notre commune et, pourquoi pas, à venir y demeurer ? En 1986 la population était de 120 habitants. En 1999 nous étions 147 habitants. Avec de nouveaux venus et de nouvelles demeures, nous pourrions atteindre 200 habitants ! Le retour à la campagne pour retrouver une vie plus calme n'est pas une utopie. Rappelons qu'en 1836 nos ancêtres fréménilois étaient au nombre de 512 habitants. Il est vrai que les familles de cette époque étaient nombreuses, souvent 7-8 enfants ! Enfin, cela est une autre histoire !
Bon
On va arrêter un peu de bavarder !
Avouez que l'on a bien fait de faire une petite halte dans la vie agitée que nous menons trop souvent. Alors à bientôt pour un nouveau "p'tit couarail" !...
En vous r'voyant cousins, cousines et amis du "Pays des Piquants" !...

Article rédigé par Jean SPAITE fin 2004, revu début 2006 et mis en ligne en avril 2006.

Etat des lieux

  • D'aucuns esprits chagrins n'en finissent pas de regretter la fermeture de l'école, la disparition du café BENOÎT-VISINE, suivi par l'éphémère résurrection du "petit zinc", lui aussi disparu prématurément. D'activité agricole, la population est passée maintenant au secteur tertiaire : les hôpitaux et cliniques de Lunéville et Nancy, les centres commerciaux de Lunéville, la laiterie d'Herbéviller, constituent les pôles d'activité pour la main d'oeuvre fréméniloise, de même que quelques agents d'administration (SNCF, EDF...). Le reste de la population fait partie du monde des retraités.
  • Fréménil n'est pas un village perdu. Un boulanger ambulant lui assure le pain quotidien, plius de l'épicerie si besoin. Un épicier-primeur passe chaque semaine. Voulez-vous des surgelés ? Vous pouvez être servi à domicile. Il n'y a pas si longtemps, un marchand de chaussures et de pantoufles venait au village de même qu'un quincaillier équipé d'un ancien autobus reconverti au service commercial spécifique.
  • A propos d'autobus, le service TED (Transport en Département) des Rapides de Lorraine dessert notre commune et permet de la relier à Lunéville, Nancy, Blâmont, Cirey/Vezouze. Ce service est particulièrement économique puisque, grâce au Conseil Général de Meurthe et Moselle, il ne coûte que 1,50 Euros par voyage sur le département, quelqu'en soit la distance. Très apprécié par les habitants qui ne sont pas possesseurs d'une voiture ou qui, raisonnablement, ont renoncé au volant pour raison de santé ou autre, le service des bus TED est envié par les villages situés loin de toute desserte.
    Vous trouverez toutes informations (horaires et plan des lignes) en cliquant sur ce lien horaires et plan des lignes

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