Toponymie et histoire, personnages

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lundi 3 août 2015

Un ermitage dans le paysage : Mystère...

Le récit qui va suivre est le fruit de conversations-souvenirs recueillies en son temps auprès des personnes suivantes :

  • Marthe MANONVILLER (1903-1987) épouse René FLAVENOT
  • Simone MANONVILLER (1906-1991) épouse René HENRY
  • Alice  HEFTER      (1874-1961) épouse Albert MANONVILLER (ma grand'mère)
  • Madeleine HOURDIAU (1898-1996) la mémoire du village.
    Cette dernière a confirmé toutes les informations sur le sujet.


D'après ces témoignages on peut situer les faits au XVIIIe siècle sans aucune précision.

En ces temps-là, il existait un ermite qui avait pris place à la limite de la commune de Fréménil mais sur le territoire de la commune voisine d'Ogéviller au lieu-dit "Le Champ PAILLOT". On peut s'étonner qu'un saint homme se soit établi dans cet espace dégagé aujourd'hui. A l'époque du récit, il devait y avoir un boqueteau servant d'abri pour cet ermite. Ce qui est sûr et qui a été rapporté par les parents, les grands-parents et les arrières grands-parents, c'est que les gens des villages voisins venaient rendre visite au saint homme, lui apportaient de la nourriture, et demandaient en retour l'intercession de "L'Armite du Champ PAILLOT", suivant l’appellation patoisante locale, pour accéder à leurs vœux, à leurs prières. 

Voilà, par de-là les ans ce qui s'est passé et ce qui a été transmis par de-là les générations. On ne connaissait pas le nom de ce brave homme ni le lieu dont-il était originaire. Ce que l'on savait, c'est qu'il passait sa vie à prier... POUR LES AUTRES. C'était un homme pieux et discret. De nos jours, il n'y a plus d'ermite dans notre paysage. Il reste le mystère.

Jean SPAITE    Août 2015

mercredi 15 juillet 2015

Après l'école, en 1920-1930

La jeunesse de notre village en ce XXIe siècle trouve tout naturel le ramassage scolaire par le bus affecté à ce service. Il nous faut rappeler qu'au siècle passé, comme partout dans notre monde rural, notre commune avait la chance de posséder une école. La classe unique prenait les écoliers à partir de sept ans et les amenait jusqu'à quatorze ans, sachant lire, écrire, compter, cet acquis étant sanctionné par le diplôme du certificat d'études. Tout cela a fonctionné jusqu'en 1963 et le dernier "mait' d'école" a été Monsieur Lucien CLAUDE. Après, il y a eu le ramassage scolaire par le bus dans lequel la prime jeunesse estudiantine rigolait bien !!

Mais après cette période, que devenait-on ?

De nos jours, après le collège et le lycée, on passe le bac, on poursuit les études ou on cherche un métier et, en ces moments difficiles où il n'y a pas de place pour tout le monde, c'est vers la case ANPE que l'on est dirigé. Drôle d'époque !!...

Qu'en était-il dans le temps ?

Revenons en arrière dans la période 1920-1930.

Le monde rural d'alors était marqué par l'agriculture, l'élevage et les activités dérivantes de ce contexte. Après l'école de tous les jours, les écoliers avaient un rôle à remplir auprès de leurs parents: garder les vaches au pâturage, aller chercher de l'herbe pour les lapins, enlever l'herbe dans le jardin. Ce n'était pas du tout "la semaine des quatre jeudis". Très tôt la jeune main-d’œuvre était employée aux travaux des champs. Et à la belle saison, on allait en famille dans la prairie pour faner, retourner l'herbe fauchée, puis chargée sur les chariots et rentrée au grenier. En prévision des froideurs de l'hiver, c'est à la belle saison que l'on rentrait le bois fendu et séché au soleil. Les petites mains remplissaient corbeilles et brouettes et rangeaient les morceaux en des piles volumineuses. Nous constatons que la famille constituait une main-d’œuvre indispensable dans la vie à la campagne. Si les garçons s'occupaient des "gros œuvres", les filles n'étaient pas pour autant inactives. Elles étaient plus orientées vers les tâches ménagères: lavage, repassage, raccommodage, cuisine; et très tôt dans notre univers marqué par la broderie blanche et la broderie perlée, elles étaient initiées à ces pratiques.

Comme nous l'avons évoqué précédemment, les années scolaires étaient marquées par une étape importante: le certificat d'études. Les "plus savants" allaient jusqu'au "premier ordre" voire le "brevet" mais exceptionnellement au-delà: le baccalauréat et les facultés.

D'où la question: Après l'école ?

Le chansonnier lorrain, humoriste George CHEPFER (1870-1945) dans une saynète folklorique savoureuse résume la situation en une phrase: "Qu'est-ce que nous pourrions bien faire du Mimile ?", titre d'une paysannerie lorraine datée de 1929.

Saint_Pierre_Fourier_Luneville.jpg

Cette question, bien des parents se la posaient arrivé à l'étape du certificat d'études et des quatorze ans de leur Mimile ou de leur Nénette! Pour les garçons dans leur plus grand nombre ils devenaient main d’œuvre agricole auprès de leur père. Le soucis de ce dernier étant d'assurer la continuité de l'exploitation de la ferme. D'autres garçons s'orientaient vers des métiers manuels: maçonnerie, menuiserie, charpente, couverture. Avec l'avantage d'être exécuté chez soi, le métier de vannier avait ses partisans et l'école de vannerie d'OGEVILLER y a contribué efficacement. Certains brûlaient d'envie de devenir fonctionnaires: La Poste, les Chemins de fer, la Police, la Gendarmerie, les Ponts et Chaussées, les Compagies d'Electricité et du Gaz, les Hôpitaux de Nancy et Lunéville sans oublier l'Armée où, après le service militaire obligatoire, "on rempilait" dans un métier sûr! 

Considérant que l'école primaire avait rempli son rôle, mais que leur rejeton ne pourrait quand même pas envisager de longues études, quelques parents assuraient ces années indispensables par un complément. C'est ainsi que le Collège de Lunéville et l'Institution St Pierre Fourier de Lunéville (1) ont accueilli des garçons de Fréménil pour une période limitée. Autre solution, mais plus rare : le Lycée Poincaré de Nancy, l’École Normale d'Instituteurs ou le Séminaire de Bosserville, mais là il fallait faire preuve d'une vocation bien spéciale.

Et les filles, que devenaient-elles ?

Les_Saints_Anges_Luneville.jpg

Après l'école, la plupart restaient à la maison en s'activant à aider la mère de famille qui l'initiait à devenir à son tour une bonne mère de famille. N'oublions pas l'importance de la cellule familiale : les "basses-ailes" étaient naturellement appelées à se marier un jour et à fonder une famille! Pour garder le futur mari, il était indispensable d'être une bonne cuisinière rappelait-on avec conviction. Il n'est pas étonnant qu'après la période scolaire initiale, certaines filles soient pensionnées dans des écoles bien spécifiques : l'Institution des Saints Anges à Lunéville (2) qui offrait un enseignement complémentaire général, plus un enseignement ménager réputé. A Baccarat il y avait l’École privée de Gondrecourt, célèbre pour son enseignement ménager. Donc après l'école, les filles de notre village, si bien sagement elles attendaient "le prince charmant" qu'il soit cultivateur ou fonctionnaire, bien des appelées se sont orientées vers la broderie blanche, la broderie perlée, la couture, la cuisine. Certaines sont allé à Lunéville et à St Clément pour travailler dans la faïence ainsi que dans l'industrie de la chaussure (Bata). On en retrouve dans le milieu hospitalier à Lunéville et à Nancy, ainsi que dans l'administration: La Poste, les Chemins de fer, les Compagnies d’Électricité et du Gaz. Pas loin de notre village, elles ont trouvé du travail dans les laiteries, fromageries. Et puis bien de nos filles ont fait carrière comme "employée de maison" ou dans les commerces d'épicerie et boulangerie; mais bien peu dans l'enseignement.

Voilà donc, comment au siècle passé, entre les deux guerres mondiales, nos garçons et nos filles de l'époque ont répondu à la question "Après l'école?" et sont devenus des adultes. Ainsi passe le temps...



NOTES

(1) Dénommée "PF" par les étudiants lunévillois.

(2) L'Institution des Saints Anges de Lunéville relevait de l'enseignement catholique privé. Une prière propre à l'institution est parvenue jusqu'à nous:

     Prière du Matin :
     Bonjour mon bon Ange
     C'est à vous et à Dieu que je me recommande
     Vous m'avez gardé la nuit
     Gardez-moi le jour sans que mon Dieu soit offensé.

     Prière du Soir :
     Bonsoir mon bon Ange
     C'est à vous et à Dieu que je me recommande
     Vous m'avez gardé le jour
     Gardez-moi la nuit sans que mon Dieu soit offensé.

                   Jean SPAITE         Juillet 2015

samedi 20 juin 2015

La Résistance à Fréménil

FFI.png OUI, pendant la deuxième guerre mondiale, dans notre petit village, il y a eu un groupe de résistants qui relevait du Secteur 416.  Il est temps de le rappeler.  Ce groupe était composé de :

  •  Julien   MALGRAS responsable du groupe
  • Paulette BENOIT  qui assurait la réception et la transmission des plis et des messages
  • Pierre   ADAM
  • René     HENRY
  • Nicolas  DENIS
  • André    CARMENTRE
  • Gaston   CARMENTRE
  • Docteur Laurian I.SEGALL, contact avec les membres de l'organisation de résistance, diffusion des nouvelles et recueil des renseignements du secteur opérationnel.

Les années passent, et même si des cérémonies relatives à la fin des hostilités, de la libération du pays ont eu lieu, il faut constater que rien n'a été fait concernant le souvenir du groupe local de résistants. Afin de rafraîchir les mémoires, rappelons un épisode de cette époque (1)

Le 27 Août 1944, un bombardier US, type forteresse volante, passant au-dessus d'OGEVILLER avec un moteur en flamme, s'écrase à la lisière de la forêt de MONDON. L'équipage a eu le temps de sauter en parachute. Recueillis par des résistants (Secteur 416), les survivants sont dirigés vers une filière d'évacuation. Un membre de l'équipage, blessé aux jambes, est dans un premier temps caché chez Julien MALGRAS à FREMENIL, puis transporté par Gaston CARMENTRE sur une charrette de foin tiré par un mulet jusqu'à BENAMENIL où il sera soigné par le Docteur SEGALL, lui-même résistant. Julien MALGRAS, les jours suivants, utilisera le même stratagème de cachette dans une voiture de foin pour ramener le blessé dans le grenier de sa ferme. L'aviateur blessé transitera dans une autre cachette, le tas de paille du grenier de René HENRY, autre résistant de FREMENIL, avant d'être évacué quelques jours plus tard vers la Liberté par une filière.

Les témoins de ce récit sont : Gaston CARMENTRE de MANONVILLER, Julien MALGRAS   de FREMENIL

L'évocation de cet épisode fait partie de l'histoire de la résistance locale.  OUI, ces soldats de l'ombre méritent d'être sauvés de l'oubli. Ne pourrait-on pas envisager la réalisation d'une plaque souvenir rappellant leurs noms, comme c'est le cas dans d'autres communes ?  Formulons le souhait d'une prochaine concrétisation.

Jean SPAITE     Juin 2015

(1) Voir aussi notre article de 2009 sur "La résistance à FREMENIL" ainsi que, plus récemment "En mémoire des résistants de Fréménil"

Lien : Fondation de la Résistance

samedi 6 juin 2015

Notre patois lorrain (18ème partie)

Patois_Lorrain.gif

Nos amis internautes, curieux de "Notre patois lorrain" ont pris l'habitude de visiter notre site. Le dictionnaire (un bien grand mot !) "patois- français" engendre souvent des surprises et parfois un accès de bonne humeur mêlé au rappel des souvenirs. Et l'on est pas loin de conclure par un "Mon Dieu, c'était le bon temps !".
 
Dans notre article du 16 Octobre 2013 intitulé " Le patois lorrain ... à la radio", rappelons :
"Quand on vous dit que l'on parle encore le patois lorrain chez nous, vous êtes étonné et pourtant c'est la réalité".  Suivait l'évocation du présentateur de Radio Bleu-Sud Lorraine Maël LERNER, qui nous parlait de "chaouées" dans un bulletin météo, ainsi que le verbe "frâler" pour un bâtiment qui s'était effrondé. Voir également nos articles "Notre patois lorrain" du 18 Janvier 2013 et du 15 Octobre 2012.

Au-delà de ce rappel anecdotique, c'est L'Est Républicain du Jeudi 28 Mai 2015 (c'est tout récent) qui nous annonce la publication d'un ouvrage "Le p'tit Colas en causeries dâ Vosges" 144 p. Éditions Imav. 15 Euros + Frais d'envoi

Le Petit Journal du Girmont : Il s'agit des histoires du Petit Nicolas (Goscinny et Sempé) traduites en "dialectes vosgiens" qui font partie du patois lorrain. A l'origine de ces traductions en patois , Mme Elisabeth PIERRET passionnée par les patois locaux. Voir également l'Association "La Patoisante dâ tro R'vères" Tel. 03-29-66-55-30 ou 06-73-02-47-26.

Voilà de quoi vous esclamer :"Môôôn,le P'tit Nicolas !"

Vous voyez bien que not' patois lorrain n'est pas mort, nem' don !

Jean SPAITE       Juin 2015

mercredi 11 mars 2015

En mémoire des résistants de Fréménil

Ils étaient les soldats de l'ombre.

Pendant la seconde guerre mondiale, au risque de leur vie, ils ont contribué à retrouver notre liberté : Les Résistants de Fréménil, relevant du Secteur 416. Ne les oublions pas.

Dans le cadre de l'histoire de la deuxième guerre mondiale un ouvrage ayant pour titre "La Résistance à Fréménil" est paru en 2009. Il a permis de rappeler des événements vieux de soixante dix ans que bien des personnes ont découvert. Nous voici six années après la parution de ce livre et nous constatons que l'évocation des soldats de l'ombre de notre commune risque de sombrer dans l'oubli.
 
Pourtant le silence vient d'être rompu par la proposition de réaliser une plaque-souvenir. Formons le voeu que ce projet puisse enfin se réaliser. On parle d'une cérémonie pour la pose de cette plaque-souvenir à laquelle pourraient assister des représentants des Résistants, parents, témoins.

En voici la liste :
                                    ↓ En 2015, représentants ↓

  • Pierre   ADAM             * sa cousine            Mme Geneviève V.   54 TOMBLAINE
  • Paulette BENOIT         * son cousin et filleul Mr  Jean S.        54 FREMENIL
  • Julien  MALGRAS         * sa fille              Mme Marie-Rose R.  54 FREMENIL
                                      * son fils              Mr  Robert M.      54 FREMENIL
  • René     HENRY           * son fils              Mr  Marcel H.      54 FREMENIL
  • Nicolas  DENIS           * sa petite fille       Mme Marie-José D.  78 St CYR l'Ecole
  • André  CARMENTRE    * son épouse            Mme Jeanine C.     54 FREMENIL
  • Gaston CARMENTRE    * son fils              Mr  Alain C.       54 MANONVILLER
  • Dr Laurian I.SEGALL    * plus personne.

Si la pose de la plaque-souvenir du groupe de Résistance de Fréménil, Secteur 416, a la chance de se réaliser assez prochainement, nous pourrons compter sur la présence des représentants rappelés ci-dessus. Soyons conscients que le temps poursuit son oeuvre d'une manière définitive et inexorable : Si nous tardons, nous risquons de voir la mention "plus personne" et ne pas pouvoir représenter les membres du groupe local de Résistance. Soyons vigilants pour rendre un hommage légitime à ceux qui, au péril de leur vie, ont participé à la lutte contre l'ennemi. Par une cérémonie patriotique, ce sera l'occasion de dire par de-là les ans : " On ne vous oublie pas ".  Ce sera surtout une forme de respect pour ceux qui nous ont précédés dans des moments tragiques.


Jean SPAITE     Mars 2015

samedi 31 janvier 2015

C'était au siècle dernier (4)

Toubhans_Jacques_et_ses_chevaux_1947.jpg

Nous sommes actuellement au XXIéme siècle. Le monde agricole s'est entièrement transformé; dans notre village il n'y a plus d'exploitation agricole en tant que telle. Notre territoire cultivable est exploité par des agriculteurs extérieurs à notre commune (Barbas, Blémerey) et les tracteurs modernes impressionnants par leurs dimensions ont remplacé depuis longtemps les chevaux des petits cultivateurs locaux du siècle dernier. A ce sujet, il ne subsiste dans notre paysage que les chevaux de race montés par des "cavalières et cavaliers du dimanche", rien à voir avec nos chevaux de trait ardennais qui nous étaient familiers "dans l'ancien temps".

A cette époque, les propriétaires de ces équidés les considéraient comme des compagnons de travail et ils étaient aimés comme des êtres humains. Il y avait une relation de profonde amitié entre ces animaux vivants auprès de leur maître. On les sentait respirer, peiner et la caresse de la main du paysan sur l'encolure de la bête traduisait un sentiment sensible qui n'existe pas avec les tracteurs d'aujourd'hui. Il ne faut pas s'étonner si ces braves bêtes avaient été baptisées d'un nom qui relevait d'un certain esprit de leur propriétaire. Cette appelation pittoresque mérite d'être tirée de l'oubli.

Nous avons la chance de rappeler les noms de ces propriétaires en indiquant leurs adresses en notre commune suivies du nom de baptême des chevaux :

  • Albert  MANONVILLER    Cultivateur et marchand de bois →  BAYARD
    ( 5 Grande Rue )
  • Jean    HENRY          Cultivateur                     → COQUETTE, POULETTE
    ( 3 Rue de la Prairie )
  • Nicolas MANONVILLER    Cultivateur              → MARQUIS
    ( 4 Rue de la Prairie )
  • Jean    FLAVENOT       Cultivateur                  → JEANNOT, MOUSSE
    ( 2 Rue de la Prairie )
  • Joseph  TOUBHANS       Cultivateur               → COQUETTE
    puis Jacques TOUBHANS 
    ( 27 Grande Rue )
  • René    HENRY          Cultivateur                   → POLKA, DICK, GRISETTE, MARGOT
    puis Marcel HENRY
    ( 9 Grande Rue )

N'oublions pas les bœufs qui, attelés aux instruments agricoles, assuraient eux aussi un service bien utile.

  • Nicolas MANONVILLER    Cultivateur             → STAVISKY, BLUM
    ( 4 Rue de la Prairie )
    Nous retrouvons l'esprit critique de ce brave paysan lorrain qui n'appréciait nullement ces deux personnages mêlés aux affaires financières et politiques d'avant guerre.

Par l'évocation des noms de ces animaux, nous avons fait revivre une page très particulière de cette vie dans nos campagnes, au siècle dernier. Voilà de quoi tirer de l'oubli cette histoire de nos chevaux et de nos bœufs.


Jean SPAITE         Février 2015

Crédit Photographique : La photo de Jacques Toubhans et ses chevaux provient de nos archives personnelles.

Libération du camp d'Auschwitz 1945-2015

Delestre_-_Liberation_des_camps_2015.jpg

Le 27 Janvier 2015, une cérémonie internationale s'est déroulée pour le 70 éme anniversaire de la libération du camp d'AUSCHWITZ- BIRKENAU (Pologne). Il faut rappeler que le 27 Janvier 1945, c'est l'armée soviétique qui a découvert l'effroyable camp d'extermination là où environ 1,1 million de personnes dont 1 million de juifs ont été victimes de la barbarie nazie.

Notre petit village a le triste privilège de compter parmi ses habitants trois déportés qui périrent dans ces camps dont deux au sinistre camp d'Auschwitz.

  • René HENRY   (29/11/1914-1944)  Mort en déportation à 30 ans à AUSCHWITZ
    Cultivateur habitant avec sa mère Alice HENRY née GLAUDEL au 17 Grande rue. Il avait été exempté du service militaire pour mauvaise vue. Il fut arrêté par les allemands alors qu'il tentait de rejoindre les américains qui étaient déjà à Bénaménil le 6 Octobre 1944. Il est mort en déportation à l'âge de 30 ans.
    Le 21 Octobre 1944 il est interné au camp de DACHAU sous le matricule 117.409, puis il part le 24 Novembre 1944 au camp d'AUSCHWITZ où il disparaîtra.
    Henry.Rene.jpg
  • André DELONNOY (13/5/1926-1945)  Mort en déportation à AUSCHWITZ.
    Sans profession, célibataire, il habitait chez ses parents au 11 Rue de la Prairie. Arrêté lui aussi le 6 Octobre 1944 dans les mêmes circonstances, il est interné le 21 Octobre 1944 au camp de DACHAU sous le matricule 117.403, puis il part comme René HENRY le 24 Novembre 1944 au camp d'AUSCHWITZ où il disparaîtra âgé de seulement 19 ans.
    Delonnoy.Andre.jpg
  • Marcel BUSSELOT (8/12/1920-1945)  Mort en déportation à 25 ans à AUGSBURG- HAUSTETTEN.
    Cultivateur, célibataire, il habitait chez ses parents dans la maison aujourd'hui disparue située entre le 5 bis et le 6 Rue de la Prairie. Arrèté par les allemands le 6 Octobre 1944 en voulant rejoindre les américains qui étaient à Bénaménil. Le 21 Octobre 1944 il est interné au camp de DACHAU sous le matricule 117.308. Il est envoyé au commando de travail d'AUGSBURG- HAUSTETTEN où il sucombera d'épuisement.
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Gardons en mémoire le souvenir de ces trois fréménilois morts en déportation, victimes de la cruauté d'une idéologie à réprouver à jamais.  Nous illustrons cet hommage souvenir avec les photos de ces trois martyrs, ainsi que le dessin de Philippe DELESTRE paru dans l'Est Républicain du 28 Janvier 2015. Avec une sobriété émouvante, il évoque la douleur poignante de ces millions de victimes enfermées derrière les barbelés et dont la seule fin était le four crématoire.

Ne les oublions jamais.

Jean SPAITE         Janvier 2015

Crédit Photographique : Dessin de Delestre paru dans l'Est Républicain du 28.01.2015 et Images d'archives personnelles

vendredi 16 janvier 2015

Notre patois lorrain (17ème partie)

Patois_Lorrain.gif
  • SCHLASS         N.M.      Un couteau "Alors, il a sorti son schlass !"
  • SCHEULER      Verbe     Boire
  • SCHEULAH      N.M.      Scheulâh → un ivrogne (on dit aussi un scheulard)
  • TORCHON de PLANCHER N.M.    La serpillère
  • TOTOSSE         N.F.       La tétine
  • TOUILLER        Verbe    Remuer avec une cuillère
  • SE TRISSER      Verbe   Se sauver, déguerpir, dégager
  • TUTE                 N.F.      Une tûte → une trompette
  • USOIR              N.M.     Espace devant la maison lorraine. On y met le tas de bois de chauffage mais surtout le tas de fumier: plus il est important, plus le propriétaire est riche.
  • VAUTE              N.F.      Une vaute → Crêpe lorraine épaisse
  • VENTRET          N.M.     Tablier. On le retrouve aussi sous la forme "d'ventret" ou "d'vantreu". Un tablier que l'on met devant soi, devant son ventre pour le protéger des salissures.
  • VERGEON        N.M.      Elément supérieur d'une canne à pêche; scion souple.
  • VIGOUROU      Adj.       Vigoureux
  • VILAIN            N.M.       Poisson- Un chevesne
  • VOL'               Prép.      Volle → Voici
  • VOLETTE         N.F.       Plateau-support en osier pour servir la tarte
  • VORET            N.M.       Un cochon, un porc- déformation de verrat
  • ZAUBETTE       N.F.       Une fille un peu délurée
  • ZINGUE           Adj.       Zingué→ Bruit produit par un récipient en verre qui se casse" Il a envoyé zingué la bouteille contre le mur! "
  • ZOQUER        Verbe     Heurter, frapper "Il a zoqué la porte! "
  • ZONE              Adj.       Zôné → Ivre " Il est complétement zôné", il a perdu la raison, il est devenu fou
  • ZONER          Verbe     Zôner → bourdonner "Les abeilles du Lucien se mettent à zôner quand il va faire de l'orage"
  • WOUARE       Verbe     Wouâre → regarder "Viens wouâre": Viens regarder, viens ici. (Autre forme →" File Wouâre": Donne moi- déformation de refiler: refile-moi.)

Jean SPAITE     Janvier 2015

Le baromètre

De nos jours, nous avons droit au bulletin météo, aux prévisions météorologiques sous toutes les formes : le journal, la radio, la télévision, l'internet, etc... Il n'en était pas de même au siècle dernier, surtout au début du siècle. Certes les prévisions de l'Almanach du Grand Messager boiteux de Strasbourg ainsi que le calendrier du facteur avaient leurs partisans convaincus.  En local, la station météo, c'était l'instituteur. Le "maît' d'école" avait la lourde tâche de consulter le Baromètre abrité dans une niche vitrée du mur de l'école. Tout le monde pouvait regarder le précieux appareil dont l'aiguille traduisait la pluie, le vent ou le beau temps, mais seul le Maît' d'école proclamait officiellement la pluie ou le beau temps !

A cette époque, le représentant de "l'Instruction Publique" républicaine et laïque était le détenteur éminent du savoir. Quand il annonçait le beau temps pour les jours prochains, c'était parole d'évangile : on pouvait lui faire confiance.

BarometreFremenil.jpg

La petite niche équipée de sa porte vitrée était établie dans le mur de la mairie-école jointif de la maison voisine (actuel N° 24 de la grande rue).  Aujourd'hui, il n'y a plus d'instituteur, il n'y a plus d'école, le baromètre et son petit abri vitré n'existent plus. Si vous voulez savoir le temps qu'il fait, contactez le Service Météo officiel, à moins que vous ne soyez équipé d'un de ces appareils modernes remarquables qui vous donne avec exactitude : le temps qu'il fait et le temps qu'il fera dans les jours qui viennent. On n'arrête pas le progrès !

BarometreBourdon.jpg
Gardons le souvenir des instituteurs qui se sont succédés à Fréménil en annonçant consciencieusement la pluie et le beau temps du lieu grâce au vénérable baromètre fort utile.

 Jean SPAITE       Janvier 2015

Illustrations :

  1. Reproduction d'une photo du Centre de Fréménil (la flèche indique le baromètre)
  2. Photo d'un baromètre Bourdon (sur Wikipédia)

jeudi 8 janvier 2015

Notre patois lorrain (16ème partie)

Patois_Lorrain.gif
  • TAQUE             N.F.    Plaque de fond de cheminée en fonte décorée
  • TANGONNER  verbe   Demander avec insistance, sans se lasser
  • TATA                N.F.    Familièrement la tante
  • TATOUILLE     N.F.    Une correction musclée
  • TAUNIA           N.M.    Un être renfermé, sournois- Au féminin : une tauniâte
  • TAVELE           Adj.    Tavelé→ taché " L'année-ci, mes pommes sont toutes tavelées "
  • TIEUPER         Verbe   Cracher
  • TIEUPAH         N.M.    Personne qui crache fréquemment
  • TOJO               Adj.    Toujours "C'nâme po tojo" → Ce n'est pas pour toujours.
  • TOLET             Adv.    Ici "Le vol' tolet" → Le voilà ici
  • TONTICHE       N.F.    Une poupée grossière, sans apparat.
  • TOQUER         Verbe   Frapper "Le v'la qui toque à la porte"→ Le voilà qui frappe à la porte.
  • TOSSER          Verbe   Téter
  • TRAILLATTE     N.F.    Une épuisette
  • TRAMPOILLE   Adj.    Trampoillé→ Espace tout trempé, mal essuyé (on le trouve aussi sous la forme Trampouillé)
  • TREZOLLER    Verbe   Faire trembler le sol
  • TRICATTE         N.F.    La jarretière
  • TRINGELT        N.M.    Le pourboire
  • TRISSER          Verbe   Gicler, faire jaillir
  • TROLER          Verbe   Trôler, aller sans but précis "Qu'est-ce qu'y trôle comme ça le gaillard-là?"

Janvier 2015     J.S.

samedi 20 décembre 2014

Notre patois lorrain (15ème partie)

Patois_Lorrain.gif
  • RESSEPI      Adj.     Réssépi →Desséché "Mon'! mon gâteau il est tout réssépi !"
  • RIFFLEUSE  N.F.     Une machine à égrener, à écorcer. " On a une riffleuse pour peler les soles"
  • ROBATE       N.F.     Une robe démodée, très usée
  • ROMATISSE  N.M.     Un rhumatisme
  • RONDIO      N.M.     Une ronde
  • ROSSE        Adj.     Rossé → Avoir la figure couverte de taches de rousseur." Le gosse-là il a la gueule toute rossée"
  • ROUATER   Verbe    Rouâter → Regarder avec insistance, avec curiosité
  • ROYO         N.M.     Une rigole, un petit ruisseau
  • SAGAR       N.M.     Un scieur de planches dans une scierie
  • SAPRE        Adj.     Sâpré → Gros, grand, important, fort. "T'as un sâpré trou à ta culotte !" s’emploie aussi comme un juron:"Sâpré con !"
  • SCHMEQUER  Verbe    Schméquer→ Sentir (en général: mauvaise odeur)
  • SECHOT      N.M.     Séchot (ou chéchot) → Un petit sac, un sachet
  • SOTRE        N.M.     Sotré→ Un lutin, un esprit
  • SOYOTTE   N.F.     Une danse lorraine et plus particulièrement vosgienne
  • SUZON      Prénom   Suzanne
  • TAMBATTE  N.F.     Récipient pour mettre vivant le poisson pêché
  • TANDELIN   N.M.     Hotte en bois pour mettre et porter le raisin cueilli
  • TANER         Verbe    Tâner→ S'allonger, se coucher. "Il roupillait complètement tâné"
  • TANNEE       N.F.     Une raclée , une correction
  • TANTINE      N.F.     La tante

Jean SPAITE    Décembre 2014

dimanche 16 novembre 2014

Notre patois lorrain (14ème partie)

Patois_Lorrain.gif
  • RAPIA                N.M.    Avare, économe exagéré, "être près de ses sous"
  • RAPIATTE          N.F.
  • RANGRULE        Adj.    Rangrulé: frileux, qui accuse le froid, "avec le temps-là, me v'là tout rangrulé"
  • RAOUER            Verbe   Traîner, aller chercher fortune (en amour) ou "un bon couip à faire"
  • RAPOUTCHER   Verbe   Rapporter
  • RESSARCI          N.M.    Une réparation grossière (en couture)
  • RAVER                Verbe   Râver: rêver
  • REAL                  N.M.    Réal: sillon au bord d'un champ
  • REBABOUILLER Verbe   Rébabouiller: Couper la parole, interrompre avec véhémence
  • REBEUCHE         Adj;    Rébeuche: solide, robuste
  • REBIQUER          Verbe   Retrousser, dépasser en pointe "il a une mèche qui rebique sur la tête"
  • RECINER            Verbe   Faire un repas dans le courant de la nuit, réveillonner
  • RECHE               Adj.    Rêche: râpeux, rugueux, âpre
  • REGINGOT         N.M.    Un coup en retour, une extrémité d'un mot qui remonte (en écriture)
  • REGREFFER(se) Verbe   Se guérir, remonter la pente (santé)  
  • REILLOTTE         N.F.    Une ligne de plantation, "ma reillotte de carotte ne lève pas"
  • RELAVATTE         N.F.    (ou RELAVOTTE) Un torchon à vaisselle
  • RELOCHER         Verbe   Lécher son assiette
  • REMEMBRER      Verbe   Se rappeler, se souvenir
  • RETIRER             Verbe   Ressembler, "il retire de son père le gosse-là"
  • RETRIONNER      Verbe   Rétrionner: diminuer, restreindre

Jean SPAITE  Novembre 2014

jeudi 2 octobre 2014

Guerre 14-18. "Morts pour la France" à Fréménil. (3)

Nous nous proposons de faire aujourd'hui le recensement des soldats de Fréménil morts pour la France pendant la guerre 14-18. Il y a les natifs du pays qui figurent au monument aux morts, ainsi que les soldats tués sur notre commune qui sont inhumés tant au cimetière de notre village que dans les nécropoles militaires de notre environnement.

Dans un billet récent , nous avions rappelé le nom d'un soldat tué à Fréménil le 24/09/1914 à l'âge de 30 ans. Il s'agissait de Camille,Théophile AUBERT, caporal au 342e RI. Il repose au carré militaire du cimetière de Domjevin, tombe N° 63.

Notre premier billet rappelait également les noms des 8 enfants de Fréménil morts pour la France qui figurent au monument aux morts de notre commune :

  • Jean-Louis                   BENOIT   mort en 1914
  • Charles, Julien              GERBE      "     1914 (30 ans)
  • Paul, Joseph, Eugêne         BALLAND    "     1914 (28  " )
  • Eugêne, Léon                 ANTOINE    "     1914 (34  " )
  • Paul, Arthur                 HENRY      "     1915 (28  " )
  • Louis, Charles, Edmont       BENOIT     "     1916 (33  " )
  • Jean-Baptiste, Hubert, Henri BENOIT     "     1914 (29  " )
  • Joseph                       CHATON     "     1916 (43  " )

Nous avons également mentionné les 4 noms des soldats de la guerre 14-18 qui reposent dans les tombes du cimetière :

  • Pierre, Eugêne               BENOIT   mort en 1916 (30 ans)
  • Pierre                       MEILLAT    "     1918 (40  " )
  • Emile                        JOUBERT    "     1915 (23  " )
  • Vital                        TROMBERT   "     1915 (26  " )

Nous avons relevé aussi le nom de Pierre PINGUET, sapeur-mineur 4é Régiment de Génie, tué à Fréménil le 05/12/1915 à l'âge de 29 ans. Il était né le 13/04/1886 à BLON ( Haute Vienne).

Nos dernières recherches nous ont amené a mettre un nom sur 4 soldats tués à Fréménil, appartenant au 335e RI et qui reposent à la nécropole nationale de Reillon après avoir été inhumés initialement au cimetière de Fréménil. Il s'agit de :

  • PELIPPEAU Jean, 335e RI, mort pour la France à Fréménil le 08/07/1915. Lieu de sépulture REILLON, tombe individuelle N° 876.
  • GAUDIN Joseph, 335e RI, mort pour la France à Fréménil. Lieu de sépulture REILLON, tombe individuelle N° 817.
  • PELLIER Pierre, Joseph, né le 17/12/1887 à VERIN ( Loire), mort pour la France à Fréménil le 08/07/1915 (28 ans), soldat de 2e classe-335e RI- classe 1907, bureau de recrutement ANGERS- matricule 613. Lieu de sépulture REILLON, tombe individuelle N° 874.
  • CHESNAUX Gustave, 335e RI, mort pour la France à Fréménil. Lieu de sépulture REILLON, tombe individuelle N° 815.

Apparemment, ces 4 soldats relevant du recrutement d'ANGERS, étaient originaires de cette belle et douce région. Il est possible que d'autres soldats aient été inhumés initialement au cimetière de Fréménil et aient été transférés ensuite dans leurs familles à la demande de ces dernières. Tous renseignements complémentaires (dates de naissance et de décés, régiments) seront bienvenus.

Reillon_141002.jpg

En visitant ces nécropoles militaires, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour ces soldats morts au combat, fauchés dans leur jeunesse, ils avaient de 23 ans à 40 ans ! Je n'oublierai jamais le terrible bilan de la première guerre mondiale qui se traduit rien que pour la France par 7,9 millions de Français mobilisés, 1,4 millions de morts ou disparus et 4,3 millions de blessés.  Concernant le bilan à l'échelle mondiale, il s'élève au chiffre hallucinant de 9 millions de morts , 8 millions d'invalides....

Cela mérite une sérieuse réflexion et un légitime respect...

Jean SPAITE   Septembre 2014

vendredi 5 septembre 2014

Notre patois lorrain (13ème partie)

Patois_Lorrain.gif
  • POP                   N.M.   le popâ →le Père, le papa
  • PÔRE                   adj.   le pôre →le pauvre, "le pôre gamin !"
  • POTEYE                N.F.   ou poteille →la potée lorraine
  • POTOT                 N.M.   → un petit pot
  • POUILLATTE        N.F.   → la nuque
  • PRECHI-PRECHA N.M.   préchi-précha →une personne bavarde, qui fait des discours sans fin
  • QUEUNIAH          N.M.   → un endroit (en coin) encombré
  • QUEUMEROSSE  N.F.   → une écumoire
  • QUENOTTE          N.F.   → une dent d'enfant
  • QUICHE                N.F.   → patisserie, tarte traditionnelle lorraine (lard, oeuf, crême)
  • QUIQUÊLLE         N.F.   → la quiquêlle →la cime d'un arbre
  • QUOUARATTE     N.F.   → la carotte
  • RABABOUER       verbe  → couper la parole, contreverser
  • RABOUROU         N.M.   → le laboureur
  • RACE                   N.F.   → l'enfant (souvent employé au pluriel pour désigner la famille)
  • RADOSSER          verbe  → regrouper, rassembler
  • RAILLE                N.F.   ou raye →un sillon, une raie
  • RÂILLE                N.F.   → la racaille, " les gens-là, c'est d'la râille!"
  • RÂMINA              N.M.   → un caractère pessimiste, toujours à se plaindre, de râminer
  • RAMOLOTTE      N.F.   → la pierre à aiguiser les faux

Jean SPAITE    Septembre 2014  

dimanche 31 août 2014

Travaux routiers au fil du temps

Nous avons eu l'occasion de parler des rouleaux à vapeur avec notre article "La route et le progrès" ainsi que celui du 29 Novembre 2010 ayant pour titre "Travaux routiers".

Travaux_routiers_pont-pierre_01.jpg
En retrouvant une photographie prise en 1932, nous avons une vision précise de ce qu'était le rouleau à vapeur de ce début du XX° siècle et qui constituait la pièce maîtresse d'un chantier d'entretien des routes dans la France de cette époque. Nous nous trouvons à Neuillé-Pont-Pierre en Indre et Loire, à 20 Km. au Nord de Tours. Toute l'équipe du chantier pose fièrement devant l'objectif du photographe, chacun étant armé de son outil de travail : fourche, pelle, balai, brouette. Parmi le "matériel roulant" nous avons de gauche à droite: le camion-citerne en arrière-plan, le magnifique rouleau à vapeur et le tombereau à 2 roues tiré par son cheval. Chaque servant de ces "matériels" adopte une attitude détendue, (nous sommes à la pose photo !), mais fière de montrer à la postérité un équipage soudé au service du progrès. Accoudé à la traverse mobile de direction du cylindre, nous avons Mr. Raymond KOLB affecté à la conduite de l'engin dont l'évolution pour l’exécution du chantier impressionnait toujours les spectateurs, par son bruit caractéristique saccadé et les volutes de fumée s'échappant de la cheminée. Quand on "refaisait la route" cela ne passait pas inaperçu. On retiendra de ce cliché, pris bien loin de notre Lorraine, le nombre important d'exécutants. Il en était de même dans tous les chantiers routiers régionaux de cette époque.

Dans nos articles rappelés ci-avant, nous avons évoqué des chantiers routiers récents se déroulant dans notre village. L'examen des engins en action nous montre le progrès dans l'exécution des travaux grâce à l'évolution du matériel et le nombre réduit du personnel. Il est vrai qu'il y a environ 80 années de différence d'âge.

Travaux_routiers_pont-pierre_02.jpg
P.S.: Un internaute d'Indre et Loire nous dira peut-être prochainement s'il reconnait un de ses ancêtres sur la photographie retrouvée.

Jean SPAITE    Septembre 2014

mardi 19 août 2014

Guerre 14-18. "Morts pour la France" à Fréménil. (2)

Monument_Poilus_Cimetiere_Domjevin.jpgEn ces temps de commémoration du centenaire du premier conflit mondial, nous poursuivons nos recherches historiques. Nous avons déjà publié un article sur ce sujet le 2 Juin 2014. Nous venons de découvrir que, tout près de nous, dans le carré militaire du cimetière communal de Domjevin, repose un soldat de cette guerre 14-18 qui a été tué à Fréménil dont voici la fiche de renseignements :

Légende : Le monument des Poilus, et le carré militaire du cimetière de Domjevin (Cliché l'Est Républicain)


AUBERT Camille, Théophile

  • Caporal au 342éme Régiment d'Infanterie
  • Matricule 408 - Recrutement d'Epinal
  • Né le 25/05/ 1884 à Igney  88, Vosges
  • Tué à l'ennemi-Mort pour la France le 24/09/1914 à Fréménil 54, Meurthe et Moselle [30 ans]
  • Inhumation à Domjevin 54, Meurthe et Moselle, cimetière communal- carré militaire
  • Il était fils de Joseph, Emile AUBERT et de Catherine Célestine DROUAIN

Un de nos lecteurs peut-être, nous fera savoir si Camille AUBERT était marié et avait une descendance. Ayons une pieuse pensée pour ce jeune soldat vosgien mort à 30 ans en notre village tout au début de la déclaration de la guerre. 

Jean SPAITE    Août 2014

samedi 16 août 2014

Des fréménilois et la vocation religieuse

Nos recherches historiques sont toujours instructives.


Nous venons de découvrir qu'au XIX° siècle deux enfants de notre petit village avaient choisit la voie religieuse comme règle de vie. Il s'agit de Jean BARTHELEMY et Joseph-Eugène CHATELAT. En notre XXI° siècle, nous ne trouvons pas localement de personne appartenant à ces familles. Voici un résumé de leurs vies :

Jean BARTHELEMY est né le 10 Avril 1815 à Fréménil.


Son père Hubert BARTHELEMY né en 1790, était instituteur à Fréménil, et sa mère était Marie Anne MENGIN.  Ils ont eu quatre enfants :

  • Jean-Pierre (1812-   )
  • François    (1813-   )
  • Jean        (1815-   ) qui est devenu prêtre
  • Marie-Rose  (1817-   )

Voici les principales étapes de sa vie sacerdotale :

  • Ordination le 12 Mars 1842 (27 ans)
  • Vicaire à St Gengoult à Toul
  • Curé à Crion    1844
  • Curé à Harbouey 1845
  • Curé à Clérey   1854
  • Curé à Bouxières aux Dames  1860
  • Professeur au collége de Vic   1867
  • Retiré à Vézelise Orphelinat agricole 1868
  • Retiré à Ceintrey           1869
  • Retiré à Voinémont          1869
  • Novice à la Chartreuse      1871
  • Quitte le diocèse pour la Chartreuse   1871 (56 ans)
  • Date de décés    ?

Joseph-Eugène CHATELAT est né le 23 Septembre 1847 à Fréménil.


Son père Jean-Joseph CHATELAT était vannier (1819-1900), et sa mère était Marie-Barbe ADAM(1819-1877). Notons que ce couple était le parrain et la marraine de la cloche "Marie-Barbe" baptisée en 1845. (Voir nos articles "Notre église" du 10/08/2014, 22/06/2012, 14/02/2009, 25/03/2006). La famille de Jean-Josph CHATELAT et de Marie-Barbe ADAM a eu cinq enfants :

  • Joseph-Eugène  (1847-1897) qui est devenu prêtre
  • Jean-Joseph    (1849-    )
  • Charles-Albert (1851-    )
  • Marie-Honorine (1854-1911) 2° épouse de Pierre-Aimé BENOIT (1853-1910)
  • Marie-Appoline (1858-1891) 1° épouse de Pierre-Aimé BENOIT (1853-1910)

Voici les principales étapes de sa vie sacerdotale :

  • Ordination le 29 Juin 1874 (27 ans)
  • Vicaire à Rosières aux Salines   1874
  • Vicaire à Gerbéviller            1876
  • Curé à Roville                   1876
  • Parti chez les Missionnaires du Sacré-Coeur 1878
  • Curé de Saulsures les Vannes     1882
  • Retour chez les Missionnaires du Sacré-Coeur 1885
  • Gardien du pèlerinage à N.D. de Romont près de Domrémy 1888
  • Gardien du pèlerinage de St Rouin en Argonne, commune de Beaulieu 1897
  • Date de décés 15 Aout 1897 (50 ans)


Plus près de nous , au XX° siècle, nous avons Madeleine BENOIT qui a choisi d'être Sœur de la Visitation. Elle a encore de la parenté dans notre région.

Madeleine, Marie, Aline, BENOIT est née le 13 Mai 1912 à Fréménil.

Soeur_Benoit_01.jpgLégende : Soeur Marie-Françoise (Madeleine BENOIT) en 1989

Son père Louis, Charles, Edouard BENOIT,1er Canonnier du 6éme Régiment d'artillerie à pied, mort pour la France (1883-1916). Sa mère Marie-Louise TISSERAND (1884-1951). La famille de Louis,Charles,Edouard BENOIT et de Marie-Louise TISSERAND a eu deux enfants :

  • Marcel, Louis, Edouard  (1910-1999)
  • Madeleine, Marie, Aline (1912-1995) qui est devenue Soeur de la Visitation.

Madeleine BENOIT passe toute sa jeunesse à Fréménil, elle pratique la broderie blanche avec talent et se signale pour son dévouement aux autres et sa pratique religieuse. En Mai 1946, elle organise un pèlerinage à N.D. de Bonsecours à Nancy. Ce trajet de 50 Km. à pied sera rappelé dans notre article "Un pélerinage, un merci". Après le décès de sa mère, elle entre au couvent des Sœurs de la Visitation (Cure d'Air St Antoine de Nancy-Buthégnémont) à l'âge de 39 ans. Elle prend le nom de Sœur St François de la Visitation. Son temps est partagé entre la prière et le travail de broderie : articles religieux, linges d'autel, fabrication d'aubes. En 1989, les Sœurs de la Visitation de Nancy sont transférées au monastère de la Visitation-Sainte Marie auprès du lac Léman à Thonon les Bains (74200 Hte Savoie). Madeleine BENOIT décède le 3 Septembre 1995 à Thonon les Bains à l'âge de 83 ans. Elle est inhumée au cimetière des Sœurs du couvent.

Soeur_Benoit_02.jpg

Légende : Photo prise en 1994, Soeur Marie-Françoise BENOIT (au centre) avec ses soeurs (de Gà D) : Marie-Gabrielle, Marie-Christelle, Marie-Françoise, Marie-Thérèse et Anne-Marie

Soeur_Benoit_03.jpg

Légende : Photo de 1946, sur les marches de l'église de Fréménil, lors du pèlerinage vers ND de Bonsecours.

Saluons la mémoire de ces trois personnages qui ont passé leur vie en prière et au service de Dieu. Leur passage sur terre a été marqué par la discrétion au point que beaucoup de nos contemporains les ignorent. Il est vrai que le temps présent est plutôt marqué par un certain individualisme et une dévotion au Dieu-Consommation. Cette empreinte du matérialisme actuel devrait s'effacer pour nous orienter vers une vie plus fraternelle. C'est le vœu que nous formulons pour les jours à venir.

Nous venons de découvrir un reflet peu connu de la vocation religieuse en notre petit village.

Jean SPAITE   Août 2014

jeudi 14 août 2014

Régents d'école et instituteurs à Fréménil

Regent_Ecole.jpg

Sous le titre "Maires, Instituteurs, Curés", nous avions publié la liste des enseignants de notre village depuis l'année 1697. Nos recherches dans les archives nous permettent de compléter le relevé initial. En voici le résultat:

  • 1697    - Laurent   MATHIEU         Recteur d'école
  • 1703    - Sébastien MICHEL          Régent d'école
  • 1707    - Laurent   GRAS            Régent d'école de la paroisse
  • 1717    - Joseph    BADENAT         Régent d'école à Manonviller
  • 1725    - Joseph    ENEL
  • 1728    - Antoine   LAMBERT
  • 1744    - Louis     MASSON          Maître d'école
  • 1745    - Louis     MASSON          Régent d'école de la paroisse
  • 1748    -           BONTEMPS
  • 1762    -           MONNET
  • 1763    - F.        LEONNET         Régent d'école de la paroisse
  • 1765-1775 - François  MAIRE           Régent d'école de la paroisse
  • 1777-1780 - Jean-François EUSTACHE    Régent d'école de la paroisse
  • 1785-1787 - Jean-Claude   LAMBERT     Régent d'école de la paroisse
  • 1787    -               ROCH        (nommé en 1787)
  • 1787-1789 - Jean-Pierre   RENAUX      Régent d'école de la paroisse
  • An VII-1798-1799- Gabriel JAMBOIS
  • 1811    - Hubert        BARTHELEMY  (père de Jean BARTHELEMY prêtre)
  • 1818    - Joseph André  MANONVILLER Instituteur (sa fille Marie-Madeleine MANONVILLER a été la marraine de la cloche moyenne en 1845)
  • 1861    -            CORNIBE
  • 1868    - Joseph     RIVET
  • 1886    - Aristide   RENAULD        (auteur de la monographie de Fréménil 1888)
  • 1905    - Joseph     KRETZ
  • 1912    - Paul       BALLAND        (tué à la guerre 14-18 le 19/09/1914)
  • 1914-1915 - Sergent    LECLERC        Instituteur militaire
  • 1919    - Emile      SUSSET
  • 1929    - Pierre     SUSSET
  • 1937    - Roger      GEORGE
  • 1940    - Mlle Léa   NINCK
  • 1942    - Mlle Yvette DALOZ
  • 1945    - Mlle Léa   NINCK
  • 1946    - René       EURY
  • 1947    - Lucien     CLAUDE
  • 1963    Fermeture de l'école

Classe_Photo_1956.jpg


Questions - Réponses

  • Amis lecteurs, vous remarquez que certaines nominations dans le poste de Régent, Instituteur, ou Maître d'école sont indiquées avec deux dates. La réponse est que le fruit de nos recherches provient de divers documents avec quelques fois des dates différentes.
  • Nous constatons que les premiers enseignants de nos écoles locales relèvent des paroisses avaient pour nom: régent d'école. Si "Charlemagne a inventé l'école" donc vers l'an 800, l'éxécution de cette décision a dû prendre un certain temps pour être effective dans toutes les communes. Notre liste remonte jusqu'en 1697, en respectant la fonction indiquée sur les documents: Recteur, Régent, Maître, Instituteur. Mais avant cette date, y avait-il des "mait' d'école" ? C'est possible et peut-être avez-vous la réponse avec leurs noms ?
  • Notons que Louis MASSON est relevé comme maître d'école en 1744, et régent d'école de la paroisse en 1745. Y a-t-il eu une mutation entre le laïc et la paroisse ?
  • Avant la mise en place de "l'état civil" en 1792, l'enregistrement des baptèmes, mariages, sépultures, relevaient du "registre paroissial" ; ce travail d'écriture était réalisé par le curé du lieu. Notons que dans ces années lointaines une forte majorité de la population figurait au "registre de catholicité". C'est l'ordonnance de Villers-Cotteret de 1539 qui rendait obligatoire la tenue de ce document. Depuis le décret de l'Assemblée Nationale du 20 Septembre 1792, la tenue des registres est retirée aux curés et remise aux maires. Ce passage de charge correspond à la création d'une nouvelle fonction: "secrétaire de mairie" assurée la plupart du temps par l'instituteur du lieu  car l'élu et ses adjoints se révélaient souvent incompétents pour remplir cette mission. Avec les années qui passent, avec les guerres et leurs bouleversements, beaucoup de documents ont disparus rendant à certaines périodes les recherches de renseignements infructueuses.

 Notre liste de Régents d'école et Instituteurs est peut-être incomplète. N'hésitez pas à nous contacter pour ajouter des renseignements éventuellement manquants pour combler les lacunes.

Conclusion

Avec cette incursion dans le passé, avec le relevé des Régents et Instituteurs de notre village, nous avons une meilleure connaissance de ces personnages qui se sont dévoués pour transmettre leur savoir. Ayons une pensée respectueuse à leur adresse.



Jean SPAITE   Août 2014

Crédit photographiques : La première image qui illustre cet article est une reproduction d'ouvrage ancien qu'on retrouve en plusieurs endroits sur le Web... il m'est donc difficile d'en attribuer la paternité à leur auteur initial. Qu'il m'en excuse ou se fasse connaître. La seconde photo montre la classe unique de Fréménil en 1956, avec son instituteur, Lucien CLAUDE.

samedi 19 juillet 2014

En feuilletant les almanachs et les annuaires

La lecture des almanachs et des annuaires consacrés à notre Lorraine nous révèle des noms de personnages qui nous ont précédés.

Nous avons eu la bonne fortune de tomber sur les années 1836- 1843- 1853- 1853- 1890- 1907- 1910 - 1934- 1938, soit huit années. Certains annuaires ne rappellent que l'historique du lieu. D'autres plus complets, y ajoutent un inventaire des habitants avec leur profession. Tous ces renseignements peuvent se révéler utiles aux historiens et aux généalogistes. Si vous, amis lecteurs, avez la chance de découvrir de semblables renseignements concernant notre village en d'autres temps, n'hésitez pas à nous contacter, nous en ferons profiter le monde des internautes. Vous aurez peut-être la surprise de retrouver le nom d'un de vos parents, ou même, parmi les nouveaux habitants, le nom de l'ancien propriétaire de votre maison avec sa profession. En attendant, voici un retour dans le passé avec ces hommes et ces femmes qui ont fait notre village.

(1)   1836
(2)   1843
(3)   1853
(4)   1890
(5)   1907
(6)   1910
(7)   1934
(8)   1938



1836 - Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe.  M.E. GROSSE  Ed. Lunéville - Octobre 1836


FREMENIL. Village situé dans une vaste plaine, sur la Vezouze, à gauche de la route de Lunéville à Blamont, à 12 kilom.(2 lieues 1/2) à l'O de Blamont, chef-llieu de canton, à 18 à l'E de Lunéville, chef-lieu de l'arrond. et à 48 (9 lieues 3/4) au SE de Nancy. Popul. 312 indiv., 40 élect. comm., 10 cons. municip. 70 feux et 56 habitations. Territ. 303 hect. cadastrés, dont 136 en terre labour. et 11 en prés. Mesures de Nancy, mais le résal y était de 127 litres; les lettres viennent par Blamont. Fréménil a sur son ban un moulin à grains assez considérable. Ce village appartenait aussi aux évêques de Metz, comme le précédent, il était compris dans le baillage de Vic, généralité et parlement de Metz, avec les coutumes de l'évêché. On ignore à quelle époque Fréménil a été construit: ce n'était primitivement qu'un petit hameau composé de quelques habitations de fermiers, sous la protection des Chevaliers du Temple à Domjevin. Les évêques de Metz, qui comptaient de vastes domaines sur les bords de la Meurthe, jusqu'à l'entrée des Vosges, firent l'acquisition de Fréménil, mais on ne le trouve pas sur les cartes des trois évêchés avant le XVIIéme siècle. Aujourd'hui ce village est une annexe de Domjevin. La principale ressource des habitants consiste dans la vente des céréales et de l'osier.

1843 - Département de la Meurthe.  Henri LEPAGE - 1843

FREMENIL. Village de l'ancien évêché de Metz, dans la plaine, sur la Vezouze, à 48 Km.SE de Nancy, 18 E de Lunéville, chef-lieu de l'arrond., 12 SO-O de Blamont, chef-lieu de canton. Annexe de Domjevin. Pop. 286 hab., 29 élect. cens., 10 cons. mun., 69 feux. Nombre d'enfants: 49 en hiver, 27 en été. Surf. territ. 209 hect. en terre labourable, 65 en près, 102 en bois; mais ces derniers sont situés sur le territoire de Buriville. L'hectare semé en blé peut rapporter 10 hectol.1/2 au plus, en seigle 11.1/2, en avoine 17.1/2. Culture principale: la pomme de terre. Bestiaux: vaches et porcs. Moulin à grains. Lettres par Blamont.  Anc. pop. 1802→226 hab. 45 feux- 1822→260 hab. 62 feux- Anc. div.: 1756, juridiction subdélégation et gén. de Vic; 1790, canton d'Ogéviller, dist. de Blamont- Spir.: Dio. de Metz. Fréménil, comme Fraquelfing, dépendait du domaine des évêques de Metz: il n'offre plus rien de remarquable.

1853 - Département de la Meurthe.  Henri LEPAGE - 1853

FREMENIL.  En 1478, Marguerite de Chambley, dame de Parroye et de Lanoy, reconnaît tenir en fief et hommage de Ferry, Seigneur de Blamont et de Deneuvre, la forte maison de Lanoy, les hommes et les femmes d'Herbéviller, du lieu qu'on dit de delà l'eau, la ville de Frémiménil et les censes Valdowin, les gerbages et les fours de Reillon, etc...Le 28 Aout de l'année suivante, Marguerite de Chambley fait de nouveau foi et hommage au comte de Blamont pour les choses ci-dessus.(cart. Blamont domaine) - En 1768, Mr. de Lignéville était Seigneur de Fréménil où il y avait alors 30 feux.   Cette petite paroisse était anciennement de la dépendance de Mignéville; mais l'éloignement ayant rendu cette desserte fort onèreuse aux curés de ce dernier vbillage, ils se déportèrent de la dîme en faveur des religieux de Senones, qui demeurèrent chargés de la desserte. Fréménil fut uni à Bénaménil par un décret de Mr. de Bissy, évêque de Toul, du 22 Octobre 1696. L'église a été bâtie en 1766 (P.)
Fréménil est aujourd'hui annexe de Domjevin. Patron: St. Pierre.

1890 - Dictionnaire géographique et administratif de la France.   Paul JOANNE - 1890

FREMENIL-  Meurthe et Moselle. c. de 264 h.(303hect.) à 250m. sur rive g. de la Vezouze qui vient de recevoir la Verdurette. cant. de Blamont (13 K.) arr. de Lunéville (17 K.) 45-41 K. E-SE de Nancy, Poste de Marainviller, Cure de Domjevin. Broderies- Vanneries.   La forêt communale, située dans la c. de Buriville, contient 102 hect. sur les alluvions anc. à 245-250 m. Essences: chêne 45°/°, charme 20, bouleau 15, hêtre 10, frêne ', etc... Traitement: taillis sous futaies. Coupes annuelles à la révolution de 25 ans. Réserve 26 hect.


1907 - Annuaire de Lunéville et son arrondissement.

FREMENIL- à 14 Km. de Blamont, 238 Habitants- 98 électeurs- Perception d'Herbéviller- Fête patronale 1er ou 2éme dimanche de Novembre.
Maire: ADAM F.- Adjoint: BENOIT J.- Curé de Domjevin- Instituteur: KRETZ (école mixte) 
Agent d'assurances  : QUIL
Aubergistes         : HEFTER, MANONVILLER, BAGARD.
Boulanger           : BENOIT
Broderies perlées   : ADAM F.
Buraliste           : MASSON
Carriers            : BENOIT J. ET J., ANTOINE
Cordonnier          : VOINOT
Couturières         : dame CHATEL, dame VOINOT
Epiciers            : CHATEL, HEFTER A.
Marchand de vannerie: CHATEL
Perruquier          : THIERY
Propriétaires       : CALAIS, FLAVENOT
Vanniers            : BENOIT A., PAYER, CLAUDEL, CARMENTRE


1910 - Source  : Blamont- Info

FREMENIL  -Pop. 237 hab.;élct. 84;civ. 79;mil. 5. b.p. Bénaménil
Ecart: La Baraque, prop. BAGARD.  Fête patronale Saint Pierre ès liens, le dimanche après le 3 Novembre.
Maire : ADAM F., Adjoint: BENOIT J.
Curé de Domjevin
Instituteur                : KRETZ
Garde champêtre            : GERARDIN
Agent d'assurances         : QUIL
Apiculteur                 : BAGARD
Aubergistes                : HEFTER, MANONVILLER
Boulanger                  : BENOIT
Broderies                  : ADAM F., DIDELOT, HEFTER dlle
Bureau de tabac            : MASSON
Commis de la Maison Caïffa : SCHEY
Cultivateurs               : CARRIER, MANONVILLER A., MANONVILLER N., HENRY J.
Epiciers                   : CHATEL, HEFTER
Marchand de bois           : HEFTER A.
Marchand de vannerie       : CHATEL
Perruquiers                : THIERY, BENOIT H.
Rentière                   : MENGIN dlle
Repasseuse                 : PAYER A.
Vanniers                   : GLAUDEL, HEFTER, PAYER, DIDELOT, BENOIT P.


1934 - Almanach Annuaire de LUNEVILLE. ARRACOURT, BACCARAT, BADONVILLER, BAYON, BLAMONT, CIREY, GERBEVILLER et de toutes les communes de la région.
                              Editeur : L'Indépendant.

FREMENIL- 18 Kil. (de Lunéville)- Pop. 204 Hab.- Electeurs 60- Poste Ogéviller- Téléph. gérant: ADAM Christian.
Station du chemin de fer de LBB: Chef de halte, BAJOLET.
Ecart: La Baraque, prop. KREMPFF.- Fête patronale, Saint Pierre es Liens, le 3éme dimanche d'Octobre.
Productions: vannerie, broderie, sable, gravier.
Maire: BENOIT Henri- Adjoint: ADAM C.- Conseillers municipaux: ADAM E., CHATEL P., FLAVENOT L., MANONVILLER , TOUBHANS Jh., VOINOT Jh.
Curé: HATTON E. de Domjevin.-Instituteur: SUSSET.-Garde champêtre: CARMENTRE L.-Lieutenant de pompiers: THOUBHANS Jh.-Cantonnier: BAJOLET A.
Apiculteurs          : BAGARD, CARMENTRE L., BENOIT H., MANONVILLER A.
Aubergiste           : BENOIT H.
Broderies            : ADAM Christian, MANONVILLER.
Cultivateurs         : MANONVILLER A.,MANONVILLER N.,HENRY J.,MANONVILLER C.,ADAM E.,MALGRAS J.,HENRY R.,FLAVENOT L.,VOINOT P.,VOINOT Jh.,
                       BENOIT G., BUSSELOT A.
Marchand de vannerie : CHATEL
Perruquier           : CARMENTRE Lucien
Plâtrier             : DENIS Nicolas
Rentiers             : MENGIN dlle, ADAM F., LIVE P.
Repasseuse           : PAYER A. dame
Vanniers             : GLAUDEL, HEFTER, PAYER, DIDELOT, BENOIT P., ANTOINE A., ANTOINE L., BLAISE J., BENOIT R., GLAUDEL M., VILLEMAN A.
                            CARMENTRE A., CARMENTRE P., CROUZIER A.

1938 - Annuaire de Lorraine- Meurthe et moselle- 1938 - Editeur: HUMBLOT

FREMENIL- 195 habit. Elect.inscr. 59- 73 maisons- 73 ménages- A 18 Kil. de Lunéville- A 18 Kil. de Blamont- Cabine téléphonique. Poste Ogéviller- Chemin de fer LBB- Passage du facteur: 9H.45 du matin- Productions: vannerie, broderie, sable, gravier. Monuments historiques: Deux blockhaus à l'est et à l'ouest du village.
Maire: BENOIT H.- Adjoint: ADAM Christian- Conseillers municipaux: BENOIT Pr.,FLAVENOT L.,VOINOT J.,THIERY F.,CARMENTRE P.,MANONVILLER N., TOUBHANS Jh.,ADAM E.,
Curé: (Domjevin).- Instituteur et secrétaire de mairie: SUSSET.-Garde champêtre : CARMENTRE L.- Sap.-pomp.,lieuten.: TOUBHANS J. 20 Hommes.
Cabine téléphonique: ADAM Ch.
Assurance agricole incendie, Président: TOUBHANS J.; Secrétaire-trésorier: VOINOT J.
Assurance agricole accidents, Président: MANONVILLER N.; Secrétaire- trésorier: SUSSET P.
Agent de la gare: BAJOLET A.
Agriculteurs-propriétaires: ADAM E.,ADAM R.,ADAM L.,BENOIT Gabriel,BUSSELOT A.,HEFTER C.,FLAVENOT L.,MANONVILLER C.,MANONVILLER N, TOUBHANS ,
                                          CROUZIER A.,THIERY,VOINOT P.,TOUBHANS J.,VOINOT Jh.,FLAVENOT Vve,CARMENTRE P.,GERARDIN A.
Apiculteurs           : CARMENTRE L.,BENOIT H.,CROUZIER A.
Aubergiste            : BENOIT H.
Buraliste             : BENOIT H.
Carrières(exploit. de): MALO, CLAUDIN L., ADAM R.
Coiffeur              : CARMENTRE L.
Couturière            : Mme CHATEL
Dentelles et broderies: ADAM, MANONVILLER(Vve)
Distillateur          : VILLEMAN A.
Fermiers              : HENRY R.,MALGRAS J.
Maçon                 : DUMAS A.
Plâtrier              : DENIS N.
Vanniers              : ANTOINE A;, BENOIT P.,BLAISE Jh.,BENOIT E.,CARMENTRE A.,DURAND G.,GERARDIN,GLAUDEL M.,PAYER,VILLEMAN A.,VOINOT A.,VILLEMAN E., HUMBERT M.,FLAVENOT R.
Rentiers              : MENGIN(Mlle), ADAM F.,LIVE P.,KREMPFF P.
Ecart, La Baraque, ancien moulin.
Fête patronale, 3éme dim. d'oct.      
 

Amis internautes, merci de venir sur notre site: vous y découvrez des renseignements sur notre village et ses habitants au fil des ans.
Vous pourrez écrire l'histoire du présent sur les pages du passé qui seront lues dans le futur... Bien amicalement.

Jean SPAITE   Juillet 2014

jeudi 10 juillet 2014

Notre patois lorrain (12ème partie)

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  • NAPIOT (napiôt)            n.m.    (au féminin: une napiôte) un petit enfant qui ne grandit pas
  • NONON                         n.m.   → l'oncle "le nonon Jean"
  • OUALOU                        n.m.   → un marinier qui dirige un radeau fait de troncs d'arbres sur les rivières (Il y avait des oualous qui assuraient sur la Meurthe le transport des troncs d'arbres depuis Raon l'Etape jusqu'à St Nicolas de Port)
  • OUERE (ouaré)             n.m.   → le taureau- Se dit aussi d'un être malin , quelque peu méchant.
  • OURE                            n.f.   → l'heure
  • OYOT (oillot)                 n.m.   → le liseron
  • PAMPILLES                    n.f. pluriel → branches de saules ou de buis que l'on bénit à la fête des Rameaux et que l'on dépose sur la tombe des défunts.
  • PANIOTTE (pagnotte)   n.f.   → un petit panier fantaisie.
  • PASSOTTE                    n.f.   → une passoire, un tamis.
  • PATTES                         n.f. pluriel → des chiffons pour essuyer la poussière.
  • POUILLOTTE                  n.f.   → 1) le cou, la nuque.
                                                   2) première salade récoltée.
  • PELOTTE (pélotte)        n.f.   → une petite pelle.
  • PENDELOQUE               n.f.   → boucle d'oreille ou grosse perle de cristal qui pend d'un lustre.
  • PEPE (pèpè)               n.m.   → le grand-père.
  • PEUT                     adjectif   → vilain, pas beau, laid.
  • PIAILLA (piaillâ)           n.m.   → se dit d'un enfant qui pleure souvent, qui piaille.
  • P'TIOT                    adjectif   → petit , "le gosse-là il est tout p'tiot"
  • PIDOLE (pidôle)           n.f.   → une toupie.
  • PLUMON                       n.m.   → un édredon (avec des plumes)
  • PINEGUETTE(pinéguette)n.f.→ une mijaurée.
  • PIQUES                       n.f. pluriel → mots désagréables, "celle-là elle ne sait qu'envoyer des piques aux autres!" 

J.S.   Juillet 2014 

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