Fréménil, un village lorrain

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi, octobre 31 2019

Enfin, la presse en parle !

Sous le titre “Un calvaire et une Pietà de plus de 300 ans“, à la rubrique “Histoire”, l’Est Républicain du Dimanche 27 Octobre 2019, édition de Lunéville, publie un article digne d’intérêt.

D’habitude les lecteurs ont droit au traditionnel méchoui, quand ce n’est pas la chronique des chiens écrasés.

Aujourd’hui, nous avons plaisir à souligner la parution d’une page d’histoire relative à la Pietà sise au pied du calvaire daté de 1705. Ce monument encastré dans le mur soutenant l’ancien cimetière qui entourait l’église jusqu’en 1887 est souvent appelé “ le calvaire de l’église”.

La page d’histoire du quotidien régional évoque l’église abritant le tableau représentant Saint Pierre, patron de la paroisse ainsi que la chaire à prêcher du XVIIIe siècle avec les mobiliers classés monuments historiques.

La visite du village permet de citer la porte monumentale rue de la Prairie endommagée au cours de la première guerre mondiale ainsi que “les blockhaus , vestiges des fortifications militaires de la grande guerre“.

N’hésitons pas à féliciter le journaliste auteur d’un tel écho inattendu qui offre l’occasion de découvrir les richesses historiques de notre église , mais aussi les témoignages architecturaux de notre village qui méritent grandement une mise en valeur.

Jean SPAITE Octobre 2019

vendredi, octobre 11 2019

Patrimoine : des églises et des hommes

F01.jpg, fév. 2009

A l’approche de nos villages, la vue panoramique découvre toujours une construction qui dépasse les bâtiments recouverts de tuiles :

c’est l’église dont le clocher pointé vers le ciel rassemble autour de lui les maisons de chez nous et par delà, les hommes.C’est un lieu de culte bâti par nos ancêtres, mais c’est un bien collectif qui fait partie de notre patrimoine.Il peut abriter, comme c’est le cas en notre village, des trésors artistiques “classés Monuments Historiques”, mais dans tous les cas, il mérite un entretien continu en fidélité aux générations qui nous ont précédé et qui en ont assuré la construction.

La création de notre village remonte à l’époque gallo-romaine.Les premiers habitants venus se fixer en ce lieu se situent entre l’an 500 et l’an 1000.En 1034, Fréménil existait déjà (Titre de l’Abbaye de Saint Rémy de Lunéville).Les premiers chrétiens se sont réunis dans une des maisons pour prier.La première église a dû accompagner bientôt la création du village.En 1698 on cite le nom du premier curé: le Sieur SIMONET curé de Bénaménil et de Fréménil. La première église de Fréménil a été érigé avant 1706 mais c’est le 17 Novembre 1706 qu’aura lieu le baptême de la cloche ayant pour nom : Renée.

Cet édifice a traversé les événements dramatiques conséquences des guerres et des épidémies qui se sont succédées du XIe au XVIIIe siècle :La malheureuse Lorraine a été la proie à toutes les calamités et c’est vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l’église primitive a été fortement endommagée, sinon détruite, sauf le clocher, nécessitant la reconstruction totale de l’édifice qui n’aura lieu qu’en 1766 avec les Révérends Pères Bénédictins de Senones.

La bénédiction du Saint-lieu dédié à Saint Pierre aux liens a été célébrée le 30 Octobre 1766.

Nous voici au XXIe siècle. Depuis des années les dégradations de l’édifice se sont suivies sans engendrer des chantiers indispensables de rénovations. Seules des initiatives bénévoles concernant le portail de l’église, son hall d’entrée et le calvaire extérieur ont été effectives.A l’intérieur de la nef, la magnifique chaire à prêcher datant du XVIIIe siècle (1770-1790) classée MH (22/07/1983) mérite une sérieuse remise en état notamment la repose de l’ange sculpté présent sur la partie supérieure du pavillon. Le non-moins magnifique tableau peint représentant Saint Pierre aux liens avec encadrement en bois sculpté doré est rehaussé de glaces biseautées, situé en arrière plan du maître-autel, classé MH ( 23/09/1981), relève d’une rénovation.

Ces différents mobiliers historiques, de même que l’ensemble de l’édifice ont fait l’objet d’une visite de Mr Gilles SOUBIGOU conservateur MH à la DRAC de Metz le 27/04/2011 donnant lieu à un compte-rendu adressé à la Mairie de Fréménil.

Dans toute notre région du Lunévillois, nous notons l’intervention de la Fondation du Patrimoine à la demande de plusieursmunicipalités pour participer à la remise en état des églises et des mobiliers historiques qui y sont abrité. Nous pourrions espérer une intervention en local pour sauver les lieux en commençant par la couverture de l’édifice pour assurer une protection efficace contre la pluie.

Eglise2014_01.jpg, fév. 2014

Nombreux sont les internautes qui viennent sur notre site pour “visiter l’église St Pierre aux liens”.Nous vous rappelons que vous pouvez trouver réponses à vos questionnements en cliquant sur le lien suivant : Articles du site concernant l'église de Fréménil

Nous souhaitons vivement qu’une réponse soit apportée à l’appel au secours de l’église Saint Pierre aux liens...

Jean SPAITE Octobre 2019

vendredi, février 22 2019

La porte de la Sacristie

Notre site Fremenil.com a souvent eu l’occasion de parler de notre église St Pierre aux liens. (*)  

Aujourd'hui nous voulons vous faire connaître une sculpture méconnue de beaucoup de visiteurs de notre lieu de culte :

LA PORTE SCULPTÉE

Porte_sacristie_Fremenil.jpg

C’est la porte en bois dur ciré qui sépare le chœur de la sacristie.

Située derrière le maître-autel, cette porte décorée est souvent ignorée. Il est vrai que dans la plupart des églises elle n’offre aucun signe de décoration : elle assure modestement la fonction de fermeture d’un local. 

Ici, dans notre église, elle présente un aspect plus recherché. 

Sa partie supérieure est particulièrement travaillée par sculpture.

Un motif central en relief sous la forme d’une coquille St Jacques est entouré d’un ensemble d’inspiration florale au dessin de cœur.

Cette porte sculptée est inattendue dans cette partie plutôt secondaire d’un édifice religieux.

Elle est contemporaine de la merveilleuse chaire à prêcher du XVIIIe siècle classée Monument Historique. Vraisemblablement, c’est le même ébéniste sculpteur talentueux qui en été le réalisateur avec un style identique.

Peu d’église du domaine rural ont l’avantage de présenter une porte de sacristie ouvragée.

Raison de plus de préserver ce témoignage méconnu qui fait partie de notre patrimoine.

Jean Spaite (Février 2019)

(*)  voir nos articles des 2/12/2018  >De tout un peu (Décembre 2018)

                                       4/10/2018 >Sondages et patrimoine.

                                      21/09/2018 >Journée du patrimoine.

                                      13/07/2018 > Une souscription au service du clocher.

                                      28/03/2018 > De l'accès PMR.

                                      21/01/2018 > De tout, un peu (Janvier 2018)

                                      21/07/2017 >           “              ( Juillet 2017)

                                      21/05/2017 > Les vitraux de l’église.

                                      02/04/2017 > Attendez-vous à savoir (Avril 2017)

                                      16/03/2017 > Soeur Marie St François , fidèle à son égise.

                                      23/02/2017 > Le calvaire de l’église fait peau neuve.

                                      27/12/2016 > Une souscription pour restaurer l’église.

                                      15/08/2016 > La croix près de l’église. 

                                      04/08/2016 > Préservation du patrimoine.

pour + voir sur le site :    =  Notre église.

                            =  L’église St Pierre.

                            =  Eglise, l’intérieur.

                            =  Eglise, le clocher.

                            =  Eglise, présentation générale.  

dimanche, mai 21 2017

Les vitraux de l'église

Nous avons eu l'occasion d'évoquer l'histoire de notre église Saint Pierre aux liens. (voir nos articles "Notre Eglise" et "Eglise , présentation générale")

Nous avons détaillé les descriptions du tableau exceptionnel de St Pierre, du maître-autel ainsi que de la splendide chaire à prêcher du XVIIIe siècle, classés monuments historiques. Mais il est bon de découvrir les vitraux qui habillent les baies latérales à ouverture romaine en plein cintre.

Ces différentes œuvres d'art sont le fruit du travail du peintre-verrier lorrain BENOIT.  Les vitraux actuels datent d'après la seconde guerre mondiale, car les bombardements allemands des 6, 7 et 8 Novembre 1944 sur le quartier centre du village, même s'ils n'ont pas touchés directement l'église, ont occasionnés la destruction totale des vitraux existants par déflagration.

Déjà après la première guerre mondiale, l'ensemble des vitraux de l'église après destruction avaient fait l'objet d'une reconstruction que l'on peut situer vers 1920.  On peut constater qu'entre les deux conflits, la durée de vie des vitraux aura été à peine d'un quart de siècle.

Pour l'histoire locale, rappelons qu'après le second conflit, la rentrée des habitants, qui avaient été évacués de force par l'armée allemande, ont pu retourner à leurs maisons très endommagées par les bombardements et les pillages. La pauvre église encore debout était vouée aux courants d'air avec ses fenêtres démunies de vitraux. Un nettoyage de grande ampleur avait été nécessaire. La commune, propriétaire des lieux, a demandé les dommages de guerre au gouvernement pour réparer les dégâts.

Souvenons-nous que pendant cette période où le bâtiment cultuel n'était pas disponible, Mlle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN avait créé dans son grenier une chapelle provisoire pour permettre les célébrations habituelles.

Rappelons que les vitraux dans une église viennent équiper les fenêtres, plus exactement les baies, apportant l'éclairage naturel à l'intérieur de l'édifice. Outre ce rôle d'éclairage, le vitrage constitue un isolement contre le froid notamment; mais le vitrage est aussi un support au dessin coloré qui peut se résumer à des motifs symboliques mais surtout en une page d'histoire divine ou du saint patronage du lieu. C'est une façon simplifiée de faire connaître, loin des longs discours, la vie d'un saint.  C'est un livre d'images à la portée de tous.

Vitraux_Eglise_Fremenil_Schema_descriptif.jpg
Découvrons plus en détail les vitraux de notre église.

Les vitraux avec illustration de personnages sont situés de part et d'autre du choeur:

  • Baie latérale Côté EST :
    Le vitrail très en couleur évoquant "La Remise des clefs à St Pierre", d'une manière solennelle avec deux personnages dont St Pierre acceptant la charge de son nouveau rôle de Chef de l’Église terrestre.
  • Baie latérale Côté OUEST :
    Nous trouvons le tableau "St Pierre est libéré de ses chaînes" avec deux personnages : St Pierre et l'ange libérateur dans un décor évocateur de chaînes et de liens. Les liens représentent les deux chaînes dont St Pierre est chargé : celle de JERUSALEM apportée à ROME, et celle de ROME dans la prison MAMERTINE où St Pierre se trouvait. Quand on les rapprocha l'une de l'autre, les deux chaînes se soudèrent miraculeusement. On trouve-là le symbole de l'union intime qui soude JERUSALEM où le Christ a vécu sa passion, et ROME siège du premier Chef de l’Église : St Pierre.

Vitrail_Remise_des_clefs_a_Saint_Pierre.jpg

Vitrail_Remise_Saint_Pierre_libere_de_ses_liens.jpg

Les vitraux avec motifs éclairent la nef au nombre total de six baies latérales (3 baies côté EST, 3 baies côté OUEST).

En entrant dans la nef depuis le porche d'entrée du clocher, nous trouvons côté EST les vitraux à motifs 1,2 et 3.

  1. Le pélican-            Le pélican qui déploie ses ailes pour protéger les siens.
  2. Le pain de vie-        Rappel de la multiplication des pains. On retrouve les pains dans une corbeille ainsi que des poissons.
  3. L'agneau -             Symbole de l'agneau pascal.
    En reprenant le chemin inverse dans la nef vers le clocher, nous trouvons côté OUEST les vitraux à motifs 4,5 et 6.
  4. La croix-              Symbole de la paix et de l'alpha et oméga: le début et la fin des temps.
  5. Le calice et l'hostie- Symbole de la cène du Jeudi Saint, de l'eucharistie.
  6. Le vaisseau-           Symbole du vaisseau de l'église du Christ voguant sur les eaux. Référence à la devise "Fluctuat nec nergitur" (Je flotte mais ne coule pas.)

Vitrail_1_Le_Pelican.jpg

Vitrail_2_Le_Pain_de_vie.jpg

Vitrail_3_L_agneau.jpg

Vitrail_4_La_Croix.jpg

Vitrail_5_Le_Calice_et_l_Hostie.jpg

Vitrail_6_Le_Vaisseau.jpg

L'examen détaillé de l'ensemble de ces vitraux nous amène a une découverte artistique précieuse de l'histoire de l'église peu connue de ses visiteurs. On ne doit pas ignorer cette richesse de l'art du vitrail présente dans notre église locale. Notons également que pour la protection de chaque vitrail proprement dit, une baie vitrée vient la doubler en extérieur, ainsi qu'un panneau grillagé en métal contre les méfaits de jets de projectiles.      

Rappelons que les vitraux des églises de notre région du Lunévillois ont souvent été renouvelés après la période du conflit 1939-1945 par suite des destructions. C'est ainsi que les peintres verriers lorrains ont été mis à contribution pour leur talent.  En différentes églises nous retrouvons des noms célèbres dans ce domaine bien spécial des artisans d'art du vitrail :  J. BENOIT,  JANIN,  BASSINOT,    Peintres Verriers à Nancy.

En découvrant les vitraux peu connus de notre église locale, il était bon de rappeler les noms de ces artistes qui ont réalisé un éclairage coloré de ces lieux de culte de notre région. C'est avec respect que je salue leur talent.

Jean  SPAITE   Mai 2017

jeudi, février 23 2017

Le calvaire de l'église a fait peau neuve

CalvaireFremenil2017_01.jpg

Ca y est ! Ils l'ont fait !

C'est le Jeudi 16 Février 2017 que les ouvriers de l'équipe intercommunale ont procédé au nettoyage du calvaire de l'église dont la partie supérieure attendait une intervention bienvenue.

Certes, un premier travail avait été effectué manuellement par brossage en Mars 2016, concernant le socle de base et le fût du monument comprenant la Piéta sculptée "Vierge de Pitié" associée à la croix, unique exemple du canton de Blâmont. La croix latine nécessitant l'emploi d'une grande échelle était en attente de traitement.

La récente phase de travaux a été réalisée par l'utilisation d'un Karcher qui a repris la totalité de l'édifice mémoriel. On peut dire que le calvaire de l'église a fait peau neuve. Mais il laisse apparaître aujourd'hui dans la partie supérieure , des détériorations évidentes qu'il conviendra de traiter par un délicat colmatage pour assurer une bonne conservation de ce monument historique datant de 1705. Soyons vigilants pour nous assurer que cet ultime travail soit réalisé. 

A l'occasion de cette phase de remise en état, le Karcher a été opérationnel aussi pour nettoyer les marches de l'escalier d'entrée  de l'édifice religieux rendant plus propre l’accès à l'église.

CalvaireFremenil2017_02.jpgCalvaireFremenil2017_03.jpg
Voilà du bon travail qui cadre parfaitement avec l'embellissement de notre village.

Jean  SPAITE   Février 2017

NOTA:  Voir aussi nos articles : 

lundi, août 15 2016

La croix près de l'église

Dans notre commune, on relève la présence de trois calvaires.

Le plus ancien, c'est "la Croix près de l'Eglise" qui date de 1705. C'est au cimetière actuel que l'on trouve les deux autres calvaires, à savoir "la Croix devant le Cimetière" qui est aussi le monument aux morts de la commune érigé en 1918,comme suite au voeu pieu de la paroisse de Fréménil, et "la Croix du Cimetière" proprement dit qui, située contre le mur Nord de la nécropole, présente une haute stature de pierre datant de la construction de la-dite nécropole en 1887.

Nous avons eu l'occasion de vous informer dans un précédent article de la rénovation complète de l'entrée de l'église ( voir les Nouvelles de Novembre 2015 : "Le portail de notre église vient de faire l'objet de travaux"). A quelques mètres du portail remis à neuf, se dresse le calvaire près de l'église dont la façade est dirigée vers la rue qui passe à ses pieds.
Eglise2014_03.jpg
Le monument est encastré dans le mur soutenant l'ancien cimetière qui entourait l'église jusqu'en 1887, date de l'ouverture du nouveau lieu de repos situé sur la route d'Ogéviller.  La partie basse encastrée qui constitue le socle de 1,05 m. de hauteur présente un cadre en grès gris dont les inscriptions portent des traces de martelage rendant la lecture impossible. La révolution a-t-elle marquée son passage ? (voir l'article "Notre église").

Le socle-même de ce monument est surmonté d'un fût de section carrée d'une hauteur de 2,00 m. dont la partie inférieure est ornée d'une Piéta sculptée en haut-relief de 0,80 m. de haut. La partie supérieure du fût vertical est ornée d'une palmette renversée sculptée sur chaque face. Un croisillon en croix latine de 1,20 m. de haut coiffe le fût vertical. Caché depuis si longtemps, on découvre aujourd'hui un motif circulaire au centre du croisillon. L'ensemble (fût + croix latine) mesure une hauteur de 3,20 m..La hauteur totale en comprenant le socle s'élève à 4,25 m. Sur le fût on relève les inscriptions "[R]equiescant in Pace-Amen-1705" (Traduction: Qu'ils reposent en Paix - Ainsi soit-il-1705). Des réparations cimentées apparaissent en plusieurs endroits traduisant des impacts, voire des brisures, conséquences des guerres.
Croix_Fremenil_Schema.jpg
L'ensemble, usé par les intempéries, recouvert d'une couche de mousse bien accrochée à la pierre, a nécessité un brossage long et énergique. Une attention toute spéciale a été accordée à la statue de la Piéta nous présentant la Sainte Vierge Marie soutenant son fils Jésus Christ. Rappelons que les "Vierges de Pitié" associées à une croix sont rares en Meurthe-et-Moselle, et la Piéta de Fréménil est l'unique exemple du canton de Blâmont. Raison éminente pour en assurer la préservation.

La remise en état du calvaire de Fréménil mérite d'être soulignée et doit inviter à poursuivre la rénovation du bâtiment cultuel tout proche qui attend de nombreuses interventions à venir.


Jean SPAITE   Avril 2016

Complément :

Eglise_Calvaire_1608_1.jpgEglise_Calvaire_1608_2.jpg

Nous avions réalisé le texte ci-avant en Avril 2016 au terme du travail conséquent de rénovation du socle et du fût du calvaire et comportant notamment la fixation d'une ferrure neuve reliant le fût au socle en assurant ainsi la sécurité du monument. Ce travail s'est déroulé en Mars 2016. Il restait à effectuer le travail de remise en état de la croix latine reposant sur le fût. L'exécution de cette étape finale nécessitait donc un travail en hauteur avec l'aide d'une grande échelle.

A ce jour, à notre grand regret, soit depuis cinq mois d'attente, cette phase terminale n'a pas eu lieu.

Espérons en une réalisation prochaine pour parfaire la rénovation de ce monument qui relève du patrimoine local.

Jean SPAITE   Août  2016

mardi, décembre 1 2015

Découverte d'une inscription sur l'église de Fréménil

Nous vous avons relaté dans un précédent billet les travaux sur le portail de notre église. C'est à l'occasion de ces travaux qu'une inscription a été découverte sur une pierre d'assise en grès au pied de la tour du clocher. Fortement endommagée par les intempéries et les années qui passent, nous relevons néanmoins les inscriptions ci-après :

     1766
     IMSD

InscriptionEglise01.jpgInscriptionEglise02.jpg

  • Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église Saint Pierre aux Liens a été RECONSTRUITE grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint Lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. Ce qui est certain c'est que l'inscription découverte correspond avec la date de la bénédiction de l'église après sa reconstruction. Sont-ce les initiales des Révérends Pères Bénédictins de Senones qui font l'objet de cette inscription ? Nous en doutons car les religieux bâtisseurs agissent toujours dans la discrétion, sans signaler leur identité.
  • A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où IL A RESIDENCE. Peut-on rapprocher cette dernière indication de la maison située au N° 3 Rue de la Prairie dont le linteau daté de 1720 (voir notre article "Les inscriptions sur les linteaux de portes") pourrait se traduire comme le presbytère de la paroisse. Nous sommes en 1766 soit 46 ans après la date du linteau de la Rue de la Prairie. Le rôle de presbytère pourrait encore subsister pour le prêtre JACQUOT en exercice depuis 3 ans et résidant à Fréménil.
  • Pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :
    En 1764  - Sieur GAULT
    1766  - J.N.  GALLAND
    1771  - Sieur GENIN
  • L'inscription datée de 1766 est suivie de 4 lettres : IMSD. Aucunes des lettres ne se réfèrent aux initiales du prêtre JACQUOT (J) ni à celles des administrateurs GAULT, GALLAND, GENIN (G).

On peut s'orienter vers une inscription latine du style DD : Domus DEI → la Maison de Dieu ? Le mystère reste entier pour l'instant.

Un internaute connaisseur spécialiste pourrait-il donner la clé de l'énigme ?


Jean SPAITE    Novembre 2015

Réfection du portail de l'église

  • Le portail de notre église vient de faire l'objet de travaux.
    Un toilettage important s'était avéré nécessaire "pour effacer des ans l'irréparable outrage". En effet, l'entrée de l'église par son aspect négligé se montrait peu accueillante pour accéder au lieu saint. Maintenant ce n'est plus qu'un mauvais souvenir à oublier. En visite sur les lieux, nous avons recueilli le souhait de Monsieur le Maire : Il envisage de refaire la peinture du hall d'entrée oublié lui aussi depuis des années. Espérons en une réalisation prochaine de ce projet, prélude sans aucun doute d'une rénovation plus poussée de l'édifice.
    Portail_Eglise_-_Initial.jpgPortail_Eglise_-_Travaux_en_cours.jpgPortail_Eglise_-_Travaux_termines.jpg
  • Repère géodésique sous le mur de l'église
    Peu connu, de par sa discrétion, savez-vous que contre le mur extèrieur de l'église côté Est sous le 3ème vitrail de la nef, il existe un repère d'altitude NGF (Nivellement Général de la France). Il sert de base lors d'opération topographique. Repere_geodesique.jpgIl a  comme références:
    5421001 - 14b.
    Longitude :  6°42'46.21" E
    Latitude  : 48°35'54.90" N
    Son altitude correspond à 249,459 mètres.

    Voici la fiche de ce point de nivellement sur le site géodésie de l'IGN : http://geodesie.ign.fr/fiches/pdf/A.C.K3-14b_520607.pdf

    Quand au point géodésique, à proprement parler, il se trouve au niveau de la boule de notre clocher ! Voici sa fiche sur le site géodésie : http://geodesie.ign.fr/fiches/pdf/5421001.pdf

    Si vous souhaitez explorer les points géodésiques et autres marques de nivellement de notre commune ou d'autres, ça se passe ici : http://geodesie.ign.fr/fiches/index.php?module=e&action=visugeod

Jean SPAITE      Novembre 2015

dimanche, août 10 2014

Notre église

Eglise2014_01.jpg

AVANT-PROPOS.

Nos recherches historiques nous ont amené à découvrir les origines de notre village dans les environs de l'an 1000 (voir "Depuis combien de temps notre village existe-t-il ?").

Une date à retenir : En 1034, Fréménil notre village existait déjà (Titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville à propos du pont sur la Vezouze à Domjevin). Un lieu de culte a pu exister aux alentours de cette date, concrétisé par une église autour de laquelle se groupait le premier cimetière comme le voulait la tradition de l'époque. On notera la présence importante du clergé dans la vie des villages. Outre leur rôle cultuel, essentiel, les gens d'église étaient souvent à l'origine d'une évolution économique incontestable: conseils en agriculture, régulation des cours d'eau avec la création d'étangs pour la pisciculture, la construction de bassins de retenue pour la force motrice des moulins. On les trouve bien évidemment dans la construction des églises, des abbayes, monastères, en participation avec la main-d’œuvre locale. Nous les retrouverons en 1766, avec les Bénédictins assurant la reconstruction de l'édifice religieux de Fréménil.

NOS CURÉS DEPUIS 1698.

Sous le titre "Maires, instituteurs, curés", nous avions publié la liste des curés en exercice dans notre village sur une période débutant en 1763 jusqu'à nos jours. L'étude des archives départementales antérieures à 1790 nous permettent de remonter le temps jusqu'en 1698.

1698  - Sieur SIMONET       - Curé de Bénaménil et Féménil
1700  - Jean  GIBES         - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1714  - N.Ph. FRIAND        - Chanoine régulier- Curé de Bénaménil et Fréménil
1732  - Jean François BIGOT - Vicaire de Fréménil
1741  - Sieur BAILLY        - Curé de Fréménil
1742  - Sieur DURAND        - Vicaire de Fréménil
1745  - G. LAURENT          - Vicaire de Fréménil
1746  - E. JOB              - Vicaire de Fréménil
1746  - N. DEMONTZEY        - Vicaire de Fréménil
1752  - N. VIOT             - Curé de Fréménil
1759  - Sieur SIMONIN       - Curé de Fréménil
1760  - Sieur JACQUINOT     - Desservant
1763  - JACQUOT             - Prêtre de Fréménil, résident à Fréménil
1772  - N. CORDIER          - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1781  - Sieur PIERRON       - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1782  - J.B. MANGIN         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil
1789  - J.B. COLLET         - Vicaire d'Ogéviller et Fréménil

Et nous retrouvons la liste suivante (publiée le 04/12/2009) avec :
du 1er Pluviôse an VI (20/01/1798) à 1806 - François POINTCARRE curé de Domjevin et Fréménil
et de 1806 à 1834 - Nicolas FORTCOMBAT - Curé de Domjevin et Fréménil

LA PREMIÈRE ÉGLISE


L'examen du bâtiment actuel église de Fréménil est muet quant à la date de construction qui généralement est révélé par une inscription sur le linteau de la porte d'entrée. Le calvaire extérieur avec la Piéta sculptée porte la date de 1705.
Les archives départementales nous apprennent que le 17 Novembre 1706 a eu lieu la bénédiction de la cloche de la paroisse par le curé de Blamont, prévôt de la collégiale de ce lieu, doyen de Salm. 

Eglise2014_02.jpgEglise2014_03.jpg

Le parrain est René de BOUCHARD, chevalier du Saint Empire et de Launoy, Seigneur d'Herbéviller et Fréménil.

La marraine est Jeanne MANONVILLER.

La cloche est nommée "Renée"

En cette année 1706, le curé du lieu était Jean GIBES, Chanoine régulier.

Nous pouvons en déduire qu'une première église a été érigée à Fréménil avant 1706 sans pouvoir préciser la date de construction initiale
Dans la liste des prêtres énoncée ci-avant, nous trouvons en 1698, Sieur SIMONET curé de Bénaménil et Fréménil. Il serait intéressant de découvrir les précédents curés de la paroisse avant cette date.

Étant donné la modestie de la population, il a fallut plusieurs années pour réaliser l'ouvrage et le doter enfin de la cloche de la paroisse dénommée "Renée".
En retournant dans le passé, nous noterons toutefois que cette petite population, ainsi que les habitants de Vého, avait été mise à contribution pour l'entretien du pont de Domjevin sur la Vezouze dès 1034 par le titre de l'Abbaye de St Rémy de Lunéville.

Notre village était-il doté d'une église en cette année 1034 ? Un lieu de culte pouvait exister en ce début de siècle où la pratique de la religion catholique était déjà bien réelle. Nous pensons que le lieu du culte a dû accompagner la création du village.

LA DEUXIÈME ÉGLISE

Les archives nous apprennent qu'en 1766 notre église a été reconstruite grâce à la participation des Révérends Pères Bénédictins de Senones. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766.

Cette époque connait une période cruelle de destructions, d'occupations étrangères, d'exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C'est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l'église primitive a été fortement endommagée, sinon détruite, nécessitant sa reconstruction en 1766.


A cette même époque, c'est le prêtre JACQUOT qui exerce son ministère à Fréménil depuis 1763 où il a résidence. Sans doute pour assurer la bonne marche des travaux de reconstruction, on trouve la présence des administrateurs suivants :

En 1764 - Sieur GAULT
     1766 - J.N. GALLAND
      1771 - Sieur GENIN
ce qui traduit une certaine organisation de la paroisse.

LES RÉSIDENTS

Si en 1763, le Prêtre de Fréménil JACQUOT est bien indiqué résident à Fréménil, et il en est de même pour Nicolas FORTCOMBAT de 1806 à 1834 curé de Domjevin et Fréménil porté également résident à Fréménil, on peut s'interroger sur les autres curés notés "curé" ou "vicaire" du lieu. Ont-ils été aussi résidents à Fréménil ? N'oublions pas que près de l'église existait une maison démolie en 1946 qui, étant donné la proximité, a put abriter le desservant de la paroisse ( voir notre billet "Maisons aujourd'hui disparues"). De même la maison du 3 Rue de la Prairie dont le linteau de porte d'entrée porte la date de 1720 avec une inscription religieuse, aurait put avoir le même service ?  (voir notre billet "Les inscriptions sur les linteaux de porte").

LA RÉVOLUTION A-T-ELLE MARQUÉ SON PASSAGE ?

Si nous prenons le temps de nous arrêter aujourd'hui près du calvaire de l'église, nous noterons la datation de 1705. Sous la Piéta sculptée nous découvrons un cadre de pierre dont les inscriptions portent les traces de martelage rendant la lecture impossible. Ce ne peut être l'effet des intempéries même avec une forte grêle. On ne peut s'empêcher d'évoquer la révolution de 1789 et surtout la période de la terreur où les "sans-culotte" coupaient allégrement les têtes et s'en prenaient rageusement aux biens du clergé. La question reste posée...


Eglise2014_04.jpg

ET LA PREMIÈRE CLOCHE ?

On peut se poser une question : Qu'est devenue la cloche "Renée" baptisée en 1706 ? A-t-elle fait l'objet d'une prise de guerre au cours des invasions successives ? A-t-elle été brisée ? A-t-elle été fondue pour devenir une cloche nouvelle ? La question reste entièrement sans réponse.

L’ÉGLISE ET L'HISTOIRE

Depuis la construction primitive jusqu'à aujourd'hui, notre église a fait face à l'épreuve du temps et des misères des hommes. Intempéries, pluies torrentielles, famines, disettes, épidémies et les guerres, la guerre des Rustauds en 1525, des Reîtres en 1587, et surtout la guerre de Trente ans voyant déferler les hordes de Suédois, Allemands, Hongrois, Croates en 1630 qui ont fait des ravages dans notre région.


Plus près de nous, la première guerre mondiale 14-18 suivie par la plus récente 39-45 ont causées des destructions et des deuils dont le souvenir est encore présent dans nos mémoires. Et pendant ces conflits, l'église a joué son rôle d'accueil, de repos et de prière.

Le clocher, comme un doigt pointé vers le ciel, a redonné confiance, espérance, a un peuple qui en avait grand besoin. L'histoire de l'église s'inscrit intimement dans l'histoire des hommes.

CONCLUSION

Par le présent texte, nous avons tenté d'en apprendre plus sur notre église Saint Pierre es liens. Nous relevons qu'une première église a été construite et dotée d'une cloche baptisée "Renée" en 1706. L'église est reconstruite en 1766 grâce aux Bénédictins de Senones. Entre ces deux dates, 60 ans, nous n'avons malheureusement pas trouvé de document nous indiquant la cause de cette démolition.

Nous pouvons avancer que la population soumise à des impôts continus, époque du ministre tyrannique Chaumont de La GALAIZIERE à partir de 1737, caractérisant ces années ruineuses, conjointement à un orage d'une rare violence qui ravagea la région en 1746, et en 1749 la grêle qui occasionna des dégâts considérables. Ces événements s'ajoutant à une absence d'entretien du bâtiment ont pu causer la démolition de la nef de l'église. Seul, de la construction primitive, le clocher a été conservé moyennant l'installation de tirants métalliques dont on voit nettement les croisillons extérieurs encore aujourd'hui. Et dans le campanile de notre église, trois cloches sonnent les joies et les peines de notre population :

  • Marie-Barbe, la petite, baptisée en 1845.
  • Marie-Madeleine, la moyenne, baptisée elle aussi en 1845.
  • Marie-Élisabeth, la grosse, baptisée en 1896.

Nous leur souhaitons longue vie.

Nous avons eu l'occasion par ailleurs (voir nos billets des 14/02/2009 et 25/03/2006) de décrire l'intérieur de notre église Saint Pierre recélant de véritables œuvres d'art classées Monuments Historiques, qui méritent une réelle protection notamment la chaire à prêcher du XVIIIe siècle (1770-1790). Nous avons le devoir de transmettre ces richesses aux futures générations.

Un jour peut-être nous en saurons davantage sur notre église Saint Pierre.

Jean SPAITE   Aout 2014

vendredi, décembre 28 2012

Du nouveau pour notre église


Protection du clocher contre les pigeonsNous avons eu l'occasion de parler de notre église en signalant la réalisation d'une issue de secours accompagnée d'une rampe d’accès. Nous avons attribué ce petit miracle, attendu depuis bien longtemps, à Saint Nicolas le patron des Lorrains. Cette réalisation devait être complétée par un garde-corps fait de poteaux métalliques surmontés d'une boule acier réunis par une chaîne. Ce garde-corps qu'on nous annonçait de bonne présentation, fruit du travail de l'équipe technique locale, se fait toujours attendre. Peut-être que l'année prochaine ?...

Mais le lundi 17 Décembre 2012 au matin, l'entreprise Thiéry GERARD de Domèvre réalise la protection du clocher contre les pigeons. Là, c'est le père Noël qui est passé avec huit jours d'avance permettant de stopper l'occupation du clocher par des volatiles envahissants et plutôt salissants. Les techniciens du campanile regrettaient, ô combien, la malpropreté de l'environnement des cloches quand ils étaient amenés à travailler sur les cloches et le réglage des sonneries. La protection a consisté à fermer les ouvertures par du grillage en métal déployé fixé à l'extérieur sur l'encadrement. Cette solution se révèle très efficace. Il reste maintenant à assurer un vrai travail de nettoyage pour présenter désormais une propreté du local respectueux de ceux qui y ont accès.

Comme dit l'adage populaire: "Tout arrive...un jour"!

Mais il reste encore tant de choses à faire dans notre église !  Montrons nous dignes de ceux qui nous ont précédés en notre village et qui, au fil des siècles, ont réalisé ce dont nous bénéficions aujourd'hui.

Jean SPAITE    Décembre 2012.

Protection du clocher contre les pigeons

vendredi, juin 22 2012

Une cloche sonne, sonne...

Tout le monde a en mémoire la célèbre chanson "Les trois cloches" écrite par Jean VILLARD, auteur-compositeur, interprêtée avec talent par Edith PIAF et les Compagnons de la chanson. Comme la majorité des clochers, notre campanile fréménilois possède trois cloches.

  • La plus grosse a pour nom "MARIE-ELISABETH", baptisée en 1896, elle a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
  • La moyenne se nomme "MARIE-MADELEINE", baptisée en 1845, elle a pour parrain Eugêne-Nicolas ROUSSEL et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER.
  • La plus petite répond au doux nom de "MARIE-BARBE", elle a été baptisée en 1845, elle a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT (23/03/1819-13/01/1900) et pour marraine Marie-Barbe ADAM  (03/04/1819-06/10/1877). L'inscription exacte sur la cloche est la suivante : "J'ai eu pour parrain Jn Jh fils de Ln et Bthe CHATELAT pensionre de l'Etat et pour marraine Marie-Barbe fille de feu Jh ADAM résidents à FREMENIL Année 1845" .

Des trois "Marie", j'ai une affection toute particulière pour la plus petite. Pour le voyage pascal, elle reste au clocher la "Marie-Barbe" pendant que ses soeurs vont en croisière de haut vol jusqu'à ROME. Il faut bien que quelqu'un garde le foyer, en l'occurence le clocher. Et puis, pour marquer sa présence, pour montrer que les "Piquants" ne sont pas abandonnés, elle continue fidélement de tinter les heures, les quarts et les demis.

Sur une tombe du cimetière (concession N° 26), j'ai retrouvé la plaque funéraire où sont inscrits les noms des parrain et marraine de la "Marie-Barbe". Dans la vie civile ils étaient mari et femme.  En ces temps qui nous paraissent lointains du XIX° siécle, la vie devait être difficile pour tout le monde, surtout à la campagne. Et pourtant, de leurs petites économies, Jean-Joseph et Marie-Barbe ont financé le coût de la petite cloche "Marie-Barbe". Quelle leçon pour nous, en ce XXI° siécle où l'on nous rabâche que "les temps sont durs", en dépit de nos équipements, voitures, télévisions, machines électriques de toutes sortes et dont nous ne pouvons nous passer.

La  découverte de la plaque funéraire m'a plongé dans une réflexion étonnante face à l'état d'abandon de la tombe en question. Quelle ingratitude vis à vis de ces modestes personnes de bonne volonté qui ont inscrit durablement leurs noms et leur passage sur cette terre dans l'équipement de cette petite cloche "Marie-Barbe" et, d'un autre côté leur derniére demeure en ce cimetiére où l'oubli est flagrant. Peut-on espérer une réaction de nos contemporains pour habiller décemment cette ultime halte terrestre ?  Nous le souhaitons ardamment.

Une cloche vient de tinter : C'est MARIE-BARBE qui me donne une réponse affirmative, pleine d'espoir.....

J.S.    Juin 2012

Voir aussi nos billets sur ce thème : (Cliquer sur le titre pour accéder à l'article)

Pour en savoir plus sur les cloches de nos clochers, l'art campanaire, la campanalogie, rendez vous sur les sites de la "Société Française de Campanologie" ou sur l'article "Campanologie" du site Wikipédia.

PHOTO : Voici une photo des cloches de l'église de FREMENIL. Ce cliché date du 9 Octobre 1985 réalisé lors d'une visite avec Yves ADAM, maire de la commune. En ce temps-là, le clocher était relativement propre, les ouvertures étant munies de grillages empêchant l'intrusion des pigeons. Ce n'est plus le cas en ce XXI° siècle où un sérieux nettoyage et une protection efficace s’avère indispensable.

Les trois cloches

samedi, décembre 17 2011

Le miracle de Saint Nicolas

L'an passé, au mois de Mai 2010, les fonts baptismaux de notre église se sont brisés. Les dames bénévoles qui assurent l'entretien du lieu ont échappé de justesse à un accident. C'est un premier miracle ! Ces fonts baptismaux ont vu défiler des centaines et des centaines de jeunes personnes faisant ainsi leur entrée solennelle dans la communauté chrétienne. Aucune date ne figure sur l'objet sacramentel mais il doit accuser au moins trois siècles d'existence.

Depuis cette brutale chute, il gisait là sur le sol, à côté du meuble confessionnal, dans une profonde indifférence, sans aucune remise en état, attendant lamentablement un secours trop long à arriver.
Fonts Baptismaux Brises
Un an et demi après, certainement grâce à l'intervention du Bon Saint Nicolas le patron des Lorrains, le mardi 6 décembre 2011, le vénérable objet a été remis debout par la compétence de l'ouvrier intercommunal. Nous en donnons une photographie réalisée le Samedi 10 Décembre 2011. Ainsi, nous pouvons dire un grand merci à Saint Nicolas tout en lui demandant instamment d'agir encore pour la restauration de notre petite église qui a le privilège d'abriter des oeuvres remarquables mais déjà endommagées. La couverture de l'édifice remise en état permettrait de remédier aux dégradations d'un plafond qui se troue, aux taches d'humidité et aux lézardes.

Fonts Baptismaux Repares

Ces travaux d'entretien courant, s'ils avaient été réalisés auparavant, auraient évité un endommagement regrettable qu'il faut maintenant rattraper au plus tôt.

Le bon patron des Lorrains ne peut pas faire tout seul : il lui faut la participation des responsables concernés. C'est ainsi que l'on poursuit un miracle qui a déjà commencé, mais Saint Nicolas a besoin de l'aide des hommes...  de bonne volonté.

Jean SPAITE   Décembre 2011


VOEUX
A la veille de quitter l'année en cours, l'équipe du site "fremenil.com ", vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année , et vous dit "Bonne Année 2012"

J.S-A.S

mardi, novembre 8 2011

Mon clocher au patrimoine...

Les internautes pratiquent fréquemment une promenade découverte en "zappant" sur la "toile". J'ai eu dernièrement la surprise agréable de découvrir une photographie du clocher de notre village sur le site "clochers de france", photo prise le 28 Juin 2008 par Mr Jean-Pierre LECLERC :


Ainsi, j'ai appris que la France possédait 40.000 clochers établis sur 36.861 communes de notre pays (Recensement INSEE). Le site "clochers de France" pour sa part présente notre région lorraine, dans la tranche de classement "75 à 95%" de clochers, sous la forme de descriptions et de représentations photographiques.


Je suis heureux de constater que le clocher de notre petit village apparait dans cette vitrine du patrimoine. Précisons que notre clocher est du type "pavillon", pyramide à quatre pans, forme de flèche mais très courte. Dans la monographie de Fréménil éditée en 1987 [Fréménil et son église], je l'avais décrit comme un doigt pointé vers le ciel. C'est un symbole à retenir.


Je retiens de cette promenade découverte des clochers de France que notre édifice mérite actuellement une attention toute particulière de remise en état, d'entretien et de conservation. Nous vivons auprès de réalisations qui nous ont été transmises par nos aînés sans en mesurer la valeur. Il serait grand temps d'ouvrir nos yeux pour sortir de cette indifférence vis à vis de ce qui fait partie de notre patrimoine.

Il y a trente ans mourrait Georges BRASSENS le chanteur philosophe qui nous a laissé un  message :

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais du m'éloigner de mon arbre,
J'aurais jamais du le quitter des yeux.

Ne quittons pas des yeux notre clocher, inscrit au patrimoine de France, au même titre que les châteaux, les abbayes, les lavoirs et les fontaines.

Nous avons récemment (1) fait découvrir les linteaux des portes de notre village. Pour beaucoup il s'agissait d'une richesse inconnue. Nous nous devons de préserver d'autres vestiges remarquables comme les deux blockhaus de la première guerre mondiale encadrant notre village à l'Est et à l'Ouest, et surtout notre église qui abrite des œuvres d'art étonnantes. Quand on a la chance de posséder un tel patrimoine, il faut le savoir et avoir la volonté de le valoriser.

Souhaitons être entendu... à l'ombre de notre clocher.

(1) Voir :  -le site "fremenil.com" notre écho du 4 Avril 2011
               -la nouvelle revue lorraine N°9  Aout-Septembre 2011
               -Villages Lorrains   N°134  Printemps 2011                              
             
Jean SPAITE    Novembre 2011.

samedi, septembre 24 2011

C'était au siècle dernier (3)

L'Eglise.

Notre église paroissiale ayant été endommagée en 1944 par les bombardements, une reconstruction totale de la toiture a été nécessaire la paix revenue en 1945-46.
Mais en 1987, soit plus de 40 ans plus tard, sous le mandat de Mr Yves ADAM maire, une rénovation complète a été réalisée par l'entreprise GERARD de Domèvre sur Vezouze. Nous publions une photographie des ouvriers couvreurs en plein travail sur le chantier de l'église. La photo date d'Octobre 1987.

Eglise - Changement du coq 1991
Après la réfection de la couverture du clocher, une entreprise spécialisée a procédé à l'installation d'un paratonnerre neuf ainsi qu'à la dépose de l'ancien coq-girouette qui était particulièrement endommagé. C'est la Société Electric-Antenn de Vandoeuvre qui a été adjudicataire du nouveau paratonnerre et du coq-girouette pour la somme de 42.000 Francs. Le nouveau coq a été béni par l'Abbé Charles BAILLY au cours d'une cérémonie traditionnelle rassemblant une nombreuse assistance. Avant la mise en place définitive du coq-girouette à la pointe du clocher, au dessus de la croix en fer forgé, une présentation itinérante a eu lieu de maison en maison. Cela a été l'occasion d'une offrande par les habitants pour les ouvriers travaillant en hauteur à l'installation définitive du "volatile" coiffant le clocher et surveillant notre village... Nous publions une photographie de la bénédiction du coq par l'Abbé BAILLY datant du samedi 11 Mai 1991. Les jeunes gens qui posent fièrement ce jour-là sont devenus grands aujourd'hui. Nul doute qu'ils seront contents de se revoir !

Pose du coq Eglise Fremenil 1991 01Pose du coq Eglise Fremenil 1991 02

Pour celles et ceux qui ont été témoins de la bénédiction du nouveau coq de l'église paroissiale, c'est un événement mémorable que l'on n'a pas souvent l'occasion de voir dans sa vie.

CoqEglise_Panorama


Nous  sommes en 2011. Le coq du clocher indique toujours d'où vient le vent. Depuis son perchoir, il constate avec inquiétude les tuiles recouvrant le toit de l'église qui ont un besoin urgent d'une remise à neuf pour guérir les fuites d'eau qui meurtrissent le plafond de l'édifice. Nous prenons rendez-vous pour ce chantier que nous espérons prochain.
Ce sera l'occasion de prendre une photo montrant les couvreurs au travail.

Jean SPAITE    Septembre 2011

mardi, juillet 20 2010

L'orgue ressuscité

Orgue 2010Dans la petite église de Fréménil, il dormait là depuis de longues années. Il avait fait l'objet d'un don généreux (de la part du Dr. Alain Spaite) et, prétextant une remise en forme d'ordre musical, il était assoupi sous une étoffe jaune orange. On en arrivait à l'oublier, lui qui fièrement avait pourtant produit des sons merveilleux, une harmonie de notes et d'accords qui avaient enchanté son auditoire. Cette singulière somnolence durait depuis plus de vingt ans.

En ce dimanche du 11 juillet 2010, l'orgue électronique de l'église Saint Pierre aux liens nous a révélé tout son savoir faire. Le chef de chœur, le Docteur Jean-Michel MATHIAS de Blâmont, qui dirige avec brio la chorale inter-paroissiale qui comprend entre autres des voix d'hommes remarquables, s'est révélé un expert en remise en état de l'instrument endormi. Un réglage délicat, mais efficace qui s'est traduit par une prestation musicale de bonne tenue. C'est Madame Annie MATHIAS (née L'HOTE) qui a interprété musicalement tous les cantiques de cette messe « de résurrection » pour l'orgue de l'église. Miracle de Saint Pierre qui a défait les liens de silence dans lequel était plongé depuis trop longtemps l'instrument musical de la paroisse.

Ainsi, le « facteur d'orgue » a contribué, à sa manière, à répandre la Bonne Nouvelle de l'évangile d'une manière harmonieuse et bienvenue. Qu'il en soit particulièrement remercié et longue vie au Chant Nouveau !

J.Spaite Juillet 2010

PS : Et si, en ce jour, nous assistions au point de départ du renouveau de notre église qui en a bien besoin, à l'intérieur comme à l'extérieur ? Formulons-en l'espoir.

lundi, juin 21 2010

Nouvelles Paroissiales

Mettons à jour la liste de nos Curés.

Fin Décembre 2009, l'abbé Charles BAILLY a été contraint d'être hospitalisé. Depuis le début de l'année 2010, il est maintenant à la maison de retraite médicalisée de Cirey sur Vezouze où il poursuit son ministère de prêtre mais d'une manière limitée due à sa condition physique et à son âge. Nous gardons de lui sa personnalité exemplaire faite de charité et de bonté. Nous ne l'oublions pas. La vie religieuse a été reprise par l'abbé Claude HUMBERT qui, depuis Blâmont, assure le service de nombreuses localités relevant de la paroisse Saint François du Blâmontois.

samedi, février 14 2009

L'Eglise Saint Pierre

L'église de notre village a pour Saint Patronage : SAINT PIERRE et plus précisément Saint Pierre AUX liens. Cette appellation se retrouve aussi sous la forme de Saint Pierre ES liens ou Saint Pierre EZ liens. Il s'agit toujours du même St Pierre apôtre qui est vénéré le 29 Juin (en 1888 la St Pierre se situait le 1er Août). Pourquoi cette indication de"liens"?   Les liens représentent les 2 chaînes dont St Pierre fut chargé : Celle de JERUSALEM, apportée à ROME, et celle de ROME, dans la prison MAMERTINE où St Pierre se trouvait. Quand on les rapprocha l'une de l'autre, les 2 chaînes se soudèrent miraculeusement. On trouve-là le symbole de l'union intime qui soude JERUSALEM où le CHRIST a vécu sa passion, et  ROME siège du Premier Chef de l'église: St PIERRE.

Si dans les dédicaces des églises de notre pays lorrain, on trouve de nombreuses paroisses patronnées par St PIERRE, on en trouve même associées à St PAUL, St SYLVESTRE, St URBAIN, sans oublier St PIERRE FOURIER, les églises relevant de St PIERRE AUX LIENS sont moins fréquentes. Sur l'arrondissement de LUNEVILLE, on en trouve 5, soit :

     1- PARROY         (canton de ARRACOURT)    St Pierre ES liens
     2- LACHAPELLE  (      "          BACCARAT )             "      ES   "
     3- PEXONNE      (      "          BADONVILLER)          "      ES   "
     4- FREMENIL      (      "          BLAMONT  )              "     AUX  "
     5- GIRIVILLER     (      "          GERBEVILLER)           "     AUX  "
 
Dans l'église de FREMENIL, on peut admirer, derrière le maître-autel, en arrière plan, une toile peinte représentant St PIERRE, patron de la paroisse montant au ciel entouré d'angelots bienveillants. L'encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. L'ensemble mesure 3,60 m de hauteur sur 1,50 m de largeur. 



Ce tableau, comme tout le mobilier du choeur de l'église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981. Au cours de la seconde guerre mondiale, l'église avait souffert notamment ses vitraux détruits et le tableau représentant St PIERRE n'avait pas été épargné.  Le Service Départemental des Monuments Historiques, après constat sur place avait décidé de la nécessité d'une réfection de l'oeuvre. Cette décision avait fait l'objet d'une délibération du Conseil Municipal du 28 Février 1977.
        
L'estimation des travaux avait l'objet d'un devis présenté par Mr Jean-Louis AURAT, Inspecteur des Monuments Historiques  pour un montant de 17.710 F. La commune de FREMENIL s'engageait pour une participation de 20 % soit 3.540 F. Le marché des travaux a été passé le 13 Octobre 1977 avec Mr. Maxime CHIQUET, sculpteur à ALLIANCELLES (51250 SERMAIZE les BAINS).

La restauration terminée, le tableau fut livré par un transporteur à l'église de FREMENIL au cours de l'année suivante.  Le Maire, Yves ADAM et son Conseil furent heureux de retrouver leur "St PIERRE". Mais le transport ne comprenait pas la mise en place. Il fut décidé de procéder en local à la réinstallation du tableau. Y ont participé, outre le Maire, quelques autres bonnes volontés montées sur des échelles. Mais on ne s'improvise pas dans ce genre de travail délicat que consiste la mise en place d'un tableau d'un poids respectable, de dimensions généreuses et, surtout, d'une relative fragilité (toile peinte, glaces ouvragées). Au cours de la délicate opération, le tableau s'inclina vers l'avant et vint heurter les grands cierges du maître-autel occasionnant des blessures encore visibles aujourd'hui. Néanmoins le tableau fut réinstallé en l'état et garda ses blessures. Cet épisode sur la remise en place du tableau de St PIERRE m'a été rapporté par Yves ADAM lui-même.


Moralité :  Une oeuvre d'art doit être manipulée par des spécialistes équipés en conséquence. Ce travail délicat doit être confié à des hommes de l'art. Ce qui n'empêche pas d'admirer la représentation de St PIERRE et de lui adresser librement nos prières.
                                                                                        

                 Amen....
 

                                                                                     J.S. Décembre 2008

samedi, mars 25 2006

Eglise - L'intérieur

  • L’intérieur de l’église mérite un intérêt tout particulier :
  • La nef est séparée du chœur par une ouverture en anse de panier. Le chœur, ceinturé par un lambris en bois, est éclairé par deux vitraux colorés évoquant St Pierre.
  • Le maître-autel est en marbre galbé et mouluré surmonté par le retable et le tabernacle.
  • Le retable et le tabernacle du maître-autel, en bois sculpté doré, datant du XVIIIe siècle sont très remarquables. Le tabernacle, dont la porte représente l’agneau pascal est surmonté d’un reposoir à baldaquin en bois sculpté doré de toute beauté. Il est orné d’un crucifix doré, C’est également l’emplacement réservé à l’ostensoir au cours des grandes cérémonies. De part et d’autre de la porte du tabernacle on notera deux niches latérales accueillant des statuettes dorées. Le retable est également surmonté de deux statuettes dorées. Six grands chandeliers dorés complètent l’ensemble.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • En arrière plan, un tableau représente St. Pierre, patron de la paroisse, montant au ciel. L’encadrement en bois sculpté, doré, est rehaussé de glaces biseautées. Tout ce mobilier du chœur de l’église a été classé au titre de mobilier historique le 23 Septembre 1981.
    Notice de l'inventaire du Patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Une porte située derrière le maître-autel, donne accès à la sacristie.
  • La table de communion, constituée par une grille en fer forgé rehaussé par des motifs dorés, peut séparer le chœur de la nef.
  • Deux autels latéraux du même style que le maître-autel, sont surmontés chacun d’une niche accueillant les statues dorées de St Pierre à droite et de la Ste Vierge à gauche.
  • La nef du type “grange” à plafond droit, avec un arrondi sur les murs latéraux.
  • Des fenêtres à plein cintre sont réservées dans les murs latéraux. La nef est éclairée par six vitraux décorés de symboles religieux.
  • Les murs latéraux sont ornés d’un chemin de croix sous la forme de tableaux peints avec encadrement en bois souligné d’un large filet doré. La partie supérieure arrondie est surmontée d’une croix.
  • De part et d’autre de l’allée centrale unique sont alignés des bancs à dossier en bois.
  • La plus belle pièce est sans conteste la merveilleuse chaire du XVIII° siècle(1770-1790). La caisse à parois en bossage ornées de personnages taillés en plein bois. Les guirlandes sculptées sont d’une remarquable finesse. Le ciel est surmonté par un ange soutenant les tables de la loi et désignant les cieux. Toute une règle de vie est ainsi évoquée : Qui veut la récompense éternelle doit se conformer à la loi divine.
  • La chaire a été classée au titre de mobilier historique le 22 Juillet 1983.
    Notice de l'inventaire du patrimoine (Fichier Mérimée)
  • Au fond de l’église, côté gauche, on trouve les fonts baptismaux, une belle vasque de marbre posée sur une colonne.
  • Un crucifix en bois peint de grandes dimensions est accroché au mur au dessus des fonts baptismaux. Une petite statue de Jeanne d'Arc, Sainte Lorraine, veille sur les lieux.
  • Côté droit un confessionnal en bois offre peu d’intérêt.
  • De part et d’autre de la porte d’entrée, des bénitiers en marbre sont scellés au mur.
  • Pour mémoire, on se souviendra :
    • Du lustre central en cristal de Baccarat qui a été détruit pendant la guerre 1939-1945, plus exactement en 1944 quand FREMENIL a été évacué par les allemands. ainsi que de deux suspensions en cuivre. Ces différentes pièces, ainsi que toutes les statues posées sur socle qui ornent la nef et le chœur, ont été offertes par Mademoiselle Marie-Elisabeth-Anna MENGIN qui fit tant de bien pour les églises de FREMENIL, de DOMJEVIN et la chapelle de N.D. de la Bonne Fontaine. Les Fréménilois, tout particulièrement, se doivent d’être fidèles au souvenir de Mlle MENGIN, de même qu’à ses parents qui marquèrent de leurs bien­faits leur passage sur cette terre lorraine.
    • Un tableau de grandes dimensions surmontait la porte d’entrée de la nef. Il était très sombre, encadré en bois noir. Le sujet religieux qu’il représentait n’est pas resté dans les mémoires. Un jour il dut être dépendu. C’était son dernier jour car il s’effondra littéralement : la toile partant en poussière et le cadre vermoulu faisant de même .... Dommage qu’il ne reste même pas une photographie de ce tableau.

Eglise - Le clocher

  • C’est certainement l’élément architectural le plus ancien.
  • Tour carrée à trois étages, elle est coiffée d’un toit à quatre pans surmonté d’une belle croix en fer forgé et d’un coq girouette. La tour a, au cours des ans, été renforcée par des tirants métalliques terminés par des croisillons en acier formant ancrage. On accède aux différents étages par un escalier. Le second étage abritait le mécanisme de l’horloge. Le troisième étage abrite les trois cloches. Depuis Mai 1965 les trois cloches ont été électrifiées. Le mouvement mécanique de l’horloge a été déposé en Juin 1978 pour faire place à un mouvement totalement électrique adapté à la sonnerie des cloches. Ce travail a été réalisé par les Ets DIDELOT de SARREBOURG.
  • Faisons connaissance avec les cloches de notre église :
    • La plus grosse, date de 1896, baptisée Marie-Elisabeth, a pour parrain Jean-Joseph-Félix ADAM, et pour marraine Marie-Elisabeth-Anna MENGIN.
    • La moyenne, date de 1845, baptisée Marie-Madeleine, a pour parrain Eugène-Nicolas ROUSSEL, et pour marraine Marie-Madeleine MANONVILLER
    • La petite, date également de 1845, baptisée Marie-Barbe, a pour parrain Jean-Joseph CHATELAT, et pour marraine Marie-Barbe ADAM.
  • Pendant la guerre 1914-1918, et on peut penser qu’il en a été de même pendant tous les conflits, notre clocher a servi de poste d’observation du front tout proche (BLEMEREY, VEHO).

Eglise - Présentation générale

  • L’église de FREMENIL est un édifice simple mais bien proportionné composé d’une nef type “grange” accolée à une tour carrée à étages coiffée d’un toit à quatre pans. Le clocher est trapu. On avance pour l’église la date de 1766, année du décès de notre dernier Duc, Stanislas "Le Bienfaisant", et du rattachement du Duché de Lorraine à la France.
  • Effectivement l’église à été reconstruite a cette date avec l’aide des Révérends Pères Bénédictins de SENONES et achevée entièrement début Octobre 1766. La bénédiction du Saint lieu a été célébrée le 30 Octobre 1766. La fondation de l’église est largement antérieure à cette date. Le lieu du culte a dû accompagner la création du village.
  • Vers 1630 la Lorraine se trouve entraînée dans la guerre de 30 ans et connaît une période cruelle de destructions, d’occupations étrangères, d’exactions de toutes sortes et de dépopulation conséquence des guerres, des famines et de la peste. C’est donc vraisemblablement au cours de cette sinistre période que l’église primitive a été fortement endommagée sinon détruite nécessitant sa reconstruction en 1766.
  • C’est autour de l’église que les habitants de FREMENIL étaient enterrés jusqu’en 1887, date à laquelle correspond l’ouverture du cimetière actuel situé sur la route d’Ogéviller au lieu-dit “le Camp”. L’ancien cimetière entourant l’église est aujourd’hui dégarni de ses tombes dont la dernière a été déposée peu avant la dernière guerre 1939-1945.
  • Témoignage de ce lieu de l’ultime repos, le calvaire en pierre du mur d’enceinte de l’église avec une Piéta en soubassement. Sur le fût de la croix, une inscription latine “Réquiescant in pace Amen” — qu’ils reposent dans la paix, Amen - et une date 1705. Rappelons que naguère, de part et d’autre de l’escalier d’accès à l’église, deux beaux tilleuls formaient une garde accueillante.
  • Une maison existait tout près de l’église. Pendant la guerre 1939-1945, les restrictions de carburant étaient telles que le boulanger ne pouvait plus faire sa tournée automobile. Le pain était acheminé au village et la distribution était faite dans cette maison. Fortement endommagée à la libération, réduisant d’autre part la largeur de la route à cet endroit, la démolition de cet immeuble fut effective en 1946.
  • La présence de l’abri-bus du XXe siècle contre l’église, bien que d’une utilité certaine créé une note discordante dans un équilibre architectural. Dommage car nos grands-pères savaient construire avec une réelle harmonie.