Fréménil, un village lorrain

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dimanche, mars 25 2007

Fréménil et sa porte monumentale

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  • La porte monumentale de FREMENIL (4, rue de la Prairie) fait partie des oeuvres remarquables en milieu rural de la vallée de la Vezouze que l'on peut admirer de Domévre sur Vezouze à Marainviller. Elles sont l'oeuvre de maîtres- maçons italiens qui les ont réalisées fin XVIIe, début XVIIIe siècle.
  • La porte de Fréménil est du type "Porte à colonnes". Elle a été réalisée pour la maison de Nicolas Manonviller (dit Nicolas de Manonviller) né en 1650 à Fréménil, marié en 1670 à Anne Carrier qui est morte à Fréménil le 1er août 1707.< br> De cette union sont issus 9 enfants dont Nicolas Manonviller "Bourgeois de Blâmont" né dans cette maison le 3 mars 1675. Cette demeure a abrité les descendants Manonviller jusqu'en juillet 1993 (et a vu la naissance de mon grand-père Albert Manonviller le 22 septembre 1870).
  • Pendant la première guerre mondiale, la porte a été fortement endommagée le 5/11/1916 par un obus allemand de 210, tiré depuis le château de Grandseille (entre Chazelles sur Albe et Verdenal- CD162) à 7 km de Fréménil. Un soldat français est tué, il s'agit de Pinguet du 8e Régiment d'Artillerie qui sera enterré au cimetière communal puis transféré au cimetière de Reillon.
    Les dommages de guerre insuffisants n'ont pas permis au propriétaire d'alors de reconstruire à l'identique, en 1920-1925, la porte monumentale de Fréménil.
  • Notre modeste village a perdu sa richesse car cette porte remarquable était la plus belle de toutes les portes sculptées de la vallée. Une inscription de cette oeuvre d'art à l'inventaire des monuments historiques serait souhaitable pour en assurer la préseravation, la conservation, et la remise en état. Ceci est valable également pour les autres portes monumentales de la Vallée de la Vezouze qui constituent un attrait indiscutablepour chaque commune ayant la chance d'en posséder. Un itinéraire touristique d'architecture spécifique pourrait être mis en place permettant une meilleure connaissance de ce patrimoine régional.

Cet article a été rédigé par Jean SPAITE et publié dans la Revue Lorraine Populaire No.197, daté d'Août 2007

dimanche, janvier 28 2007

A nos morts !...

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  • Le 11 novembre, c'est la commémoration de l'armistice de 1918. C'est le jour où notre petit village se réunit devant le monument aux morts pour une cérémonie toute simple, devenue traditionnelle, et qu'il nous faut pérenniser au fil des ans : c'est le jour du souvenir.
  • Le Maire de la commune préside la cérémonie. Ici, pas de drapeau, pas de sonnerie de clairon. Quand il y avait le corps de sapeurs pompiers volontaires, les soldats du feu au nombre d'une dizaine se mettaient au garde à vous de chaque côté du monument. Le premier magistrat lisait la lettre du ministre des anciens combattants et victimes de guerre, écoutée par l'assistance dans un respectueux silence, troublé seulement par le chant des oiseaux.
    Et, en cet instant où l'on évoquait les victimes de guerre, cette ambiance de paix faisait mesurer à l'auditoire le sacrifice de ceux qui sont tombés au champ d'honneur. Puis venait l'appel "A nos Morts", ceux de la guerre 14-18 suivi de ceux de la deuxième guerre mondiale. A chaque appel d'un nom, l'assistance répondait "Mort pour la France". Après l'appel des morts pour la France, la chorale paroissiale entonnait a-capella la Marseillaise, notre hymne national qui faisait passer un frisson parmi les présents. Notre maire, après avoir remercié l'assistance, invitait alors la population à venir "prendre le pot de l'amitié" pour clore cette cérémonie. Et traditionnellement, avant de se diriger vers la salle communale, chacun allait faire une visite au cimetière à ses parents, à ses amis, à ceux qui ont connu ces maudites guerres, à ceux qui en ont souffert et qui ont quitté ce monde.
  • Le temps passe. Les souvenirs s'effacent. L'évocation de ces noms inscrits sur le monument aux morts parlent encore aux plus anciens d'entre nous. Quoique ?... Ceux de la première guerre mondiale sont déjà éloignés. Peut-être un ancêtre y figure-t-il ? Pour la seconde guerre, c'est un peu plus proche et l'on peut encore mettre un visage sur un nom évoqué. Mais pour les générations futures ?... Quelle peut être la réaction devant un Dupont ou un Durand mort pour la France et dont ils n'ont jamais entendu parler ? La situation va s'accentuer avec les années qui passent et avec l'apport des populations nouvelles qui ont choisi d'habiter un village dont ils apprécient le calme mais dont ils ignorent l'histoire.
    L'Histoire, elle se lit au monument aux Morts. Encore faudrait-il y ajouter une traduction pour être comprise de tous. Comprise et respectée.
    Cette démarche doit être plus facile dans notre village dont la population n'atteint pas les 200 habitants. Démarche moins évidente dans les villes où l'on ne peut connaître tout le monde.
    Dans la pratique, sous la forme d'un livret, à chaque nom peut correspondre les dates de naissance, de décés et à quel endroit (Verdun, la Somme etc.), le régiment auquel il appartenait. Dans la vie civile : sa profession (cultivateur, vannier etc.), était-il marié, avait-il des enfants, éventuellement l'identité de ses parents.
    Quel programme !...
    Mais quel devoir de mémoire.
    Il est souhaitable que cette démarche ne tarde pas à être réalisée de manière à transmettre aux générations futures le message de ces enfants du pays qui ont cédé leur vie pour que nous puissions vivre en paix. Une façon aussi de mieux connaître l'histoire de son village. N'oublions pas ces hommes qui nous ont précédés.
Article rédigé par Jean SPAITE, Juillet 2006
Voir aussi, en complément, l'article sur les 11 fréménilois disparus lors du second conflit :Morts pour la France (1939-1945)

samedi, mars 25 2006

Monuments

  • L’église est traitée dans un chapitre à part.
  • Dans le village, de nombreuses maisons sont de construction ancienne : XVIIIe Siècle.
  • Un encadrement de porte sculpté remarquable - art de la Renaissance - (maison MANONVILLER-HENRY, située derrière l’église, 4, rue de la Prairie). Cette porte a malheureusement été endommagée en 1914-1918 et a subi des modifications lors de la reconstruction en 1920-1925. Ce qu’il reste de cet immeuble mérite encore un réel intérêt.
  • Pour mémoire : FREMENIL avait la chance de posséder un puits à balancier, spécimen rare que l’on retrouve seulement en Europe Centrale et en Afrique. Donnant des signes évidents de vieillissement, le balancier a été détruit en 1951. La margelle a été déposée en 1970.
  • Il n’y a plus d’abreuvoir et peu de fours à pain subsistent encore.
  • Deux blockhaus datant de la guerre 1914-1918 veillent à chaque entrée du village, côté Domjevin et Ogéviller. Ils méritent un certain intérêt dans le domaine du patrimoine militaire.

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