Fréménil, un village lorrain

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jeudi, avril 23 2020

Pour les amoureux des trains (Avril 2020 : Le tramway de La Schlucht)

Notre ami Daniel ROBERT de Reclonville a été le premier à nous adresser un étonnant album-photos intitulé “Avant 1914, le France GÉRARDMER - Allemagne MUNSTER“

TramwaySchluchtInauguration.jpg, avr. 2020

Afin d’en faire profiter nos visiteurs-internautes et surtout “pour les amoureux des trains” qui sont éloignés de notre région lorraine, mais toujours intéressés par les tramways, nous publions cette série de 43 cartes postales dont nous avions donné un aperçu le 24 Janvier 2016 sous le titre “ Le tramway de la Schlucht” en 6 cartes postales.

Nous pouvons formuler la même remarque terminale qu’il y a 4 ans, à savoir notre regret qu’un tel équipement ferroviaire touristique n’ai pas été reconstruit pour le plus grand bénéfice de notre région Alsace-Lorraine.

Hélas, nous ne sommes pas en Suisse…

TramwaySchluchtHotelAltenberg.jpg, avr. 2020

Nous avons encore beaucoup à apprendre de nos ancêtres du XIXe siècle.

Jean SPAITE Avril 2020

Pour accéder à l'album de cartes postales du Tramway de la Schlucht, cliquez sur l'image : 

vendredi, avril 10 2020

Les cadets du rail de Nancy

L’histoire des Cadets du Rail de Nancy débute en 1960.

Cadets du rail - Nancy - Tract.jpg, avr. 2020

Le mouvement des Cadets du Rail avait pour objectif de regrouper les jeunes d’âge scolaire qui s’intéressent au chemin de fer sous la forme d’un service pédagogique.

Faire connaître la grande entreprise SNCF avec ses trains, ses locomotives, ses voies ferrées, ses postes d’aiguillages et la grande organisation d’un tel ensemble pour présenter un moyen de transport moderne et sécurisé au service d’une nation.

Le 15 Décembre 1960, la section des Cadets du Rail de Nancy a été officiellement baptisée “Charles Etienne COLLIGNON” sous les patronages de la SNCF, de l’hebdomadaire La Vie du Rail et en présence des représentants de la municipalité de Nancy.

Cadets du rail - Nancy - Image05.jpg, avr. 2020

Qui donc était Charles Etienne COLLIGNON ?

Charles Etienne COLLIGNON , lorrain natif de Metz (1802-1885) .

Après ses études à l’école Polytechnique, on le retrouve Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, chargé de la réalisation du secteur de Nancy de la ligne de chemin de fer de Paris à Strasbourg, inaugurée en 1852.

De 1960 à 1968, la section de Nancy a compté jusqu’à 30 inscrits agés de 8 à 18 ans. Les réunions au local de la gare NANCY-St GEORGES avoisinaient en moyenne 12 cadets présents.

Ils montraient un intérêt certain pour les visites en extérieur comportant notamment un trajet gratuit par le train.

Les réunions avaient lieu les premiers jeudis après-midi de chaque mois pendant la période scolaire.

Cadets du rail - Nancy - Image26.jpg, avr. 2020

Activités :

Parmi les activités au local St Georges, on trouvait le modélisme sur une maquette de grandes dimensions qui avait été fournie par La Vie Du Rail sous la direction d’un moniteur spécialisé. Les séances de cinéma- films ferroviaires - étaient assurés par la Section Central du Cinéma SNCF. Il y avait à disposition une bibliothèque ferroviaire avec revues et collections de La Vie Du Rail. En alternance on trouvait des conférences ferroviaires avec des conseils en photographie, philatélie et collection de cartes postales. Il y avait même l’exercice de la préparation de voyage par la lecture du CHAIX-horaires.

Cadets du rail - Nancy - Image20.jpg, avr. 2020

Ainsi pendant plusieurs années, les jeunes amis du chemin de fer du secteur de Nancy avaient un point de rencontre gratuit pour assurer leur passion.

N’oublions pas de rappeler que chacun des Cadets bénéficiait du service gratuit du bulletin LOCO-JUNIOR édité par La Vie Du Rail très apprécié par les destinataires.

Cadets du rail - Nancy - Loco Junior.jpg, avr. 2020

Les visites d’intérêt ferroviaire étaient très demandées.:

A Nancy :

  • gare de Nancy-Ville (l’organisation, l’ensemble, les billets, les renseignements, les bagages)
  • le poste électrique N° 1 (poste d’aiguillages, les itinéraires )
  • la Centrale Sous-Station
  • le PCR quai Claude le lorrain - poste de régulation sécurisé
  • Nancy-Heillecourt = le dépôt (les locos diesel)
  • Blainville =le bâtiment voyageurs , le triage, le poste de débranchement, le dépôt.
  • Lunéville = la gare
  • Neufchâteau = la gare
Cadets du rail - Nancy - Image28.jpg, avr. 2020
Cadets du rail - Nancy - Image39.jpg, avr. 2020
La vie économique du pays servie par un moyen de transport efficace était découvert par la visite des Clients du Rail : les usines, les entrepôts, les laboratoires.
  • L’UCL l’Union des Coopérateurs de Lorraine à Nancy
  • L’Est Républicain(Rédaction, photographie, typographie, rotatives, expéditions) à Nancy
  • Etablissements NORDON-Fruhenzols-Diebold (chaudronnerie métallique) à Nancy
  • Les Brasseries de CHAMPIGNEULLES (bière, soda ) à Champigneulles
  • La mine de sel de VARANGÉVILLE St NICOLAS (sel de déneigement- descente à la mine) à Varangéville
  • LUNEVILLE CIMT - LORRAINE ex Ets Lorraine De Dietrich (les wagons) à Lunéville
  • Fonderies de PONT à MOUSSON (tuyauterie fonte- fonderie centrifugeuse) à Pont à Mousson
  • Les Aciéries de NEUVES-MAISONS (fer à béton ) à Neuves-Maisons
  • Les Aciéries de POMPEY à Pompey
  • Les Grands Moulins VILGRAIN (meunerie ) à Nancy
  • La Cie Générale Électrique ( moteurs électriques) à Nancy
  • Les Cartonneries de La Rochette CENPA à Laneuveville devant Nancy

Après avoir évoqué les réunions au local de Nancy-St Georges, les visites d’intérêt ferroviaires et des clients du rail , parlons des CADETS.

Les Cadets du Rail : Qui étaient-ils ?

L'existence de la section de Nancy des Cadets du Rail a été connue au sein de l’Entreprise Nationale et a suscité en local un intérêt immédiat chez les parents cheminots qui ont vu là un service profitable à leurs jeunes enfants. Mais la publicité créée par les articles dans la presse régionale a provoqué un mouvement identique chez les parents extérieurs à l’entreprise. Le fils de l’épicier comme le fils du pharmacien qui aimaient déjà les trains se sont retrouvés pour découvrir plus encore tout ce qui concernait le chemin de fer.

Cadets du rail - Nancy - Image40.jpg, avr. 2020

Que sont-ils devenus ?

Plus de 60 ans après la création de la section de Nancy, les nouvelles des anciens Cadets sont plutôt “clairsemées” ...

Les Cadets ont suivis des chemins professionnels très divers.

Certes un petit nombre a fait carrière dans la Grande Maison SNCF. Tous ont été marqués par la “culture ferroviaire” de l’entreprise et de son rôle combien important dans la nation que ce soit dans l’économie , les transports, les techniques, la priorité à la sécurité qui fait du chemin de fer un équipement efficace et moderne.

Même si ces 60 années écoulées ont été teintées fortement par l’utilisation de l’automobile, les Cadets sont pour la majorité restés fidèles en tant que voyageurs au chemin de fer. C’est déjà un résultat pour leur petit parcours en tant que Cadets du rail à la section Charles Etienne COLLIGNON.

Concernant la section de Nancy, au point de vue métiers, pour ceux qui sont entrés à la SNCF, on trouve plusieurs conducteurs de locomotives diesel, autorails et conducteurs de locomotives électriques. Ils font partie des “roulants”. Nous avons également des chefs de gare, des responsables d’agence transport, des techniciens de bureau d’études et des spécialistes au service commercial de vente de titres de transport et un ingénieur Arts et Métiers spécialisé dans les transports.

En dehors de la grande maison, on retrouve au moins 2 docteurs en médecine, plusieurs responsable d’agences bancaires ainsi que des cadres d’entreprises de travaux publics.

Plus étonnant, on a signalé il y a quelques années qu’un Cadet du rail était devenu prêtre : ainsi la voie ferrée l’aurait conduit à la voie pastorale.

Nous pouvons regretter de ne pas avoir une liste plus fournie des Cadets du rail qui, au fil des ans, ont eu des destinées diverses. Nous espérons qu’ils ont gardé un bon souvenir de ces visites d’établissements ferroviaires, gares, ateliers, dépôts ainsi que des usines et entreprises clientes du rail oeuvrant pour l’économie de notre pays.

Nous avons l’agréable surprise de découvrir dans des revues ferroviaires, dans des forums spécialisés sur internet des signatures de textes, de photographies sur les trains par d’anciens Cadets devenus grands et qui ont gardé la fibre ferroviaire. Ils affichent avec fierté une connaissance reconnue, fruit d’années de recherches.

Il en est de même lors d’expositions philatéliques où les timbres d’inspiration ferroviaire sont présentés avec amour par d’anciens Cadets ; on les retrouve aussi dans les expositions photos dans leur thème favori, quand ce n’est pas parmi les collectionneurs de livres classés chez les bouquinistes spécialisés.

Nombreux sont-ils aussi les anciens Cadets qui œuvrent au sein des chemins de fer touristiques ou historiques. A leur façon, ils sont devenus des Cheminots à part entière.

Nous terminerons par cette conclusion :

La création des Cadets du Rail se révèle comme une expérience positive.

Elle a permis d’approfondir la connaissance d’un grande entreprise nationale qui a un rôle primordial dans le système économique français.

Il faut retenir son action pédagogique vis à vis des jeunes ainsi que la formation d’une pépinière potentielle de recrutement pour la SNCF d’un nombre d’éléments qui sont déjà marqué par l’esprit ferroviaire.

Cet “ esprit maison “ souvent envié, s’est toujours révélé précieux et digne des générations qui ont précédé.

A plus d’un demi siècle après le rappel de cette époque des Cadets du Rail de Nancy, la majorité des acteurs de ces événements ont quitté la vie active et sont devenus retraités . Tous ont gardé une forme d’amour durable pour les trains.

Par discrétion, nous ne publions pas les noms des anciens Cadets, mais il serait souhaitable , si ils ont l’occasion de découvrir le présent texte sur internet, de se signaler pour une conversation ferroviaire !

Ils seront les bienvenus.

Jean SPAITE Avril 2020

Crédit photographiques : Jean Spaite (sauf une photo Est Républicain)

Si vous souhaitez consultez l'album photos des Cadets du Rail, cliquez sur l'image suivante :

Cadets du rail - Nancy -Album Photos

mardi, avril 7 2020

Pour les amoureux des trains (Avril 2020)

LES PETITES LIGNES - SAUVETAGE

Dans le cadre des sondages titrés “C’est vous qui le dites..“, l’Est Républicain en date du Dimanche 1er Mars 2020 nous rapporte le questionnaire suivant :

  • La SNCF doit-elle continuer à entretenir les petites lignes ferroviaires ?
    OUI: 87% NON: 10% Sans opinion: 3% sur 2329 votes “

Et c'est vous qui le dites !!Voilà un sondage éloquent dont doit tenir compte les autorités décisionnelles.

Dans un article précédent daté du Jeudi 27 Février 2020, le quotidien régional nous informe que la Région Grand Est engage 530 millions d’Euros sur les petites lignes.

Le premier Comité Interministériel aux Ruralités s’est tenu à Girancourt (88) le Jeudi 20 Février 2020 aboutissant à un protocole d’accord signé entre l’Etat, SNCF Réseau et la Région Grand Est concernant la délégation de gestion du réseau ferroviaire régional.

Il s’agit d’expérimenter une méthode de prise en charge des travaux selon laquelle certaines petites lignes ferroviaires seront assurées par SNCF Réseau dans son réseau dit “structurant” (catégorie I) .

D’autres lignes continueront de faire l’objet de cofinancements entre l’Etat, la Région et SNCF Réseau (catégorie II).

Enfin d’autres petites lignes seront prises en gestion par la Région sur une base volontaire selon les modalités ouvertes à l’article 172 de la Loi d’Orientation des Mobilités (catégorie III).

“Le réseau ferroviaire assurant les mobilités du quotidien souffre d’un sous-financement chronique qui a conduit à sa fragilisation . La Région Grand Est ne peut se résoudre à cet abandon” peut-on lire en substance dans un communiqué de presse. Quel bel aveu !!

Le Vice-Président de la Région Grand Est en charge des transports David VALENCE déclare à propos des petites lignes :

“On pense que ces lignes ont un vrai potentiel si on les exploite différemment“

Voilà une importante déclaration à mettre en acte rapidement.

Le Gouvernement préconise le choix de “trains légers“ moins coûteux à l’achat et à l’entretien. Cette intention n’est pas sans rappeler l’autorail FNC sorti en 1946 ainsi que l’autorail A2E datant de 1990.

N’hésitons pas à regarder nos voisins helvètes qui, dans un pays pourtant accidenté au point de vue géographie physique, assurent une desserte fine du territoire à la satisfaction de la clientèle qui reste fidèle au transport ferroviaire avec un matériel moderne, confortable et surtout adapté.

Ces réalisations apportent la preuve que l’on peut exploiter économiquement les petites lignes mais la politique des transports mise en oeuvre en hexagone par les instances gouvernementales successives s’est résolument orienté sur le “tout par la route” quel qu’en soit le prix : infrastructure, sécurité, pollution.

On ne peut que regretter l’abandon des infrastructures relevant des lignes ferroviaires secondaires: ponts, viaducs, tunnels et même des gares ces bâtiments abritant les clients des trains remplacés le plus souvent par un simple poteau avec pancarte “ arrêt de bus”...

“Le ferroviaire, c’est l’avenir de mobilités durables“ rappelle Jean-Pierre FARANDOU Président de la SNCF qui, pour montrer son attachement et sa foi en la grande entreprise proclame “parler cheminot en première langue“, lui qui a gravi les étapes d’une carrière ferroviaire passant par Chef de gare à RODEZ pour aboutir à la Direction de l’entreprise.

Dans notre région Grand Est, nous attendons beaucoup d’une reprise de service ferroviaire sur la ligne EPINAL-SAINT DIÉ,ainsi que d’une amélioration notoire sur la ligne EPINAL-NANCY. Tout près de nous , la voie ferrée entre PONT St VINCENT-MIRECOURT-VITTEL mérite un sauvetage particulièrement attendu par la clientèle contrainte depuis un temps trop long d’utiliser la route avec ses dangers, ses temps de trajet très supérieurs.

Rappelons que le transport ferroviaire évite la surcharge du trafic routier.

Il serait grand temps d’en tenir compte par les instances décisionnelles.

Le pays attend le SAUVETAGE DE NOS PETITES LIGNES par une remise en état des infrastructures ferroviaires, une exploitation rationnelle avec des horaires en accord avec la demande, respect des correspondances notamment, coordination entre les grandes et les petites lignes, ainsi que la pratique du paiement du parcours auprès de l’agent de conduite, sans oublier le “matériel léger” évoqué récemment par le gouvernement.

La politique des transports est à ce prix, et le pays dans son ensemble attend une réponse rapide.

Jean SPAITE Avril 2020

dimanche, mars 29 2020

Pour les amoureux des trains (Mars 2020)

La résurrection d’un autorail DE DION - BOUTON du Tacot !

La nouvelle peut surprendre et pourtant c’est bel et bien la vérité .

Nous sommes à deux pas de la belle ville d’Angers, plus exactement à Saint Jean de Linières où l’Association des Amis du Petit Anjou (AAPA) possède des ateliers abritant un matériel ferroviaire moteur et roulant qui se révèle important, faisant l’objet d’un entretien suivi, mais également de rénovation voire de reconstruction. Le but est de faire reconnaître au public un chemin de fer départemental qui a desservi le pays angevin jusqu’en 1948.

Depuis un certain temps, l’AAPA possédait des vestiges d’un autorail De Dion type JM3 datant de 1930 qui avait roulé sur la ligne LBB dont nous avons souvent parlé sur le présent site. Il s’agissait d’un bloc-moteur complet et de son train de roulement ainsi que du châssis et des roues de sa remorque. L’équipe de bénévoles compétents du Petit Anjou a décidé de s’atteler à la résurrection complète de  l’autorail .

Petit Anjou - Chassis De Dion Bouton.jpg, mar. 2020

Petit Anjou - Moteur De Dion JM3.jpg, mar. 2020

L’examen des vestiges a permis de découvrir une inscription indiquant que l’engin était destiné au réseau de Meurthe et Moselle. 

D’après les relevés des commandes du Constructeur De Dion-Bouton, nous retrouvons la trace de 2 autorails  JM3 construits en 1930 sous les numéros 70 et 71, livrés à la Cie des Chemins de fer de l’Aube ( CDA ) réseau de Meurthe et Moselle , à la date de Juillet 1930 et faisant l’objet de la commande CF N° 1227.  Ces 2 engins ont fait à l’époque l’objet de la numérotation d’exploitation : LBB3 et LBB4.

C’est donc un de ces 2 engins qui va “renaître de ses cendres” ou plus exactement de son état de ferraille auquel il était voué depuis des années.

Autorail_De_Dion_Bouton_JM1.jpg, oct. 2013

Un projet qui se traduit par un gros travail qui est loin de rebuter les amoureux des trains. Bel exemple !!...

Saluons l’équipe du Petit Anjou qui se révèle talentueuse et courageuse, en témoigne tout le travail déjà réalisé pour remettre en état un matériel conséquent dont la rénovation fait l’admiration lors des expositions et des portes ouvertes.

Voilà de quoi motiver les Amis des Trains pour faire une visite sur place, contribuer à la vie de l’Association, et puis voir l’autorail De Dion qui a circulé sur la ligne LBB, désormais en pleine reconstruction. 

Saluons Messieurs Michel HAROUY et Michel RACLIN  fondateurs de l’AAPA

Contacts  Ateliers: La Gare, Route de Bouchemaine, 79070 St Jean de Linières

                              Tél: 02.41.39.75.51    et    06.75.72.43.71

                               Email  :  contact@petit-anjou.fr

                               Internet  :  www.petit-anjou.fr    

Jean SPAITE   Mars  2020

Crédits photographiques : Revue Voie Etroite No.288 &398

jeudi, mars 5 2020

Pour les amoureux des trains : Belfort-Delle

La Vie du Rail N° 3768 en date du 21 Février 2020 vient de consacrer 6 pages au cas décevant de la ligne Belfort-Delle avec pour titre :

“Comment rattraper le loupé de Belfort-Delle.
“Un an après, le constat est sans appel : la réouverture de la ligne entre Belfort et Delle,
“à la frontière suisse, est un bide monumental. Afin d’étudier un remède à cette
“situation, les acteurs français et suisses se sont réunis .”

Rappelons brièvement le cas évoqué.

La ligne TGV Rhin-Rhône croise la ligne Belfort-Delle frontiere suisse. A ce croisement ferré, création d’une gare TGV à Meroux baptisée Belfort-Montbéliard qui aura le gros avantage de desservir la clientèle française de Belfort et la clientèle suisse par la ligne Delle-Brienne.

Belle opportunité de réveiller cette ligne Belfort-Delle en sommeil depuis 26 ans à la réouverture le 9 Décembre 2018 et de lui redonner vie par une rénovation complète.

Beau programme pour une desserte d’une grande banlieue belfortaine dont une partie de clientèle est constituée d’habitants de proximité, de scolaires, de navetteurs français travaillant en Suisse, s’ajoutant à la clientèle TGV française et suisse par la gare TGV/TER de Belfort-Montbéliard située à Meroux.

Mentionnons en parallèle sur ce même itinéraire franco-suisse une route surchargée et à la sécurité défaillante.

Initialement on se montrait optimiste sur cet équipement transport nouveau.

Que croyez-vous qu’il arriva ???

Les belles automotrices françaises affectées à Belfort-Delle via un arrêt à Meroux sont peu nombreuses et n’assurent pas toujours les correspondances avec les TGV Rhin-Rhône : cadencement improbable. De leur côté les non moins belles automotrices suisses venant de Brienne sont limitées volontairement à Meroux et n’ont pas accès à Belfort alors qu’elles le pourraient techniquement. Des horaires incohérents, des correspondances défaillantes, des parcours limités et des tarifs exagérés ont pour résultat un loupé caractérisé.

En dépit de son trafic surchargé et dangereux, il est plus rapide actuellement d’emprunter la route parallèle sur ce parcours.

Résultat de cette ligne Belfort-Delle: Mauvaise desserte ferroviaire, clientèle inférieure aux prévisions, rentabilité défaillante !!

Comment sortir de ce mauvais pas ?

Des trains sans rupture de charge: les automotrices modernes venant de Suisse doivent assurer la totalité de la partie française avec des Brienne, Delle,gare TGV/TER à Meroux et Belfort. C’est la solution logique, rationnelle qui doit remporter l’adhésion d’une clientèle en attente d’une desserte innovante. Ajoutons à ce remède une publicité efficace pour faire connaître cette liaison ferroviaire nouvelle assortie d’un prix de billet compétitif.

Une réunion franco-suisse avec 5 groupes de travail s’est tenue le 17 Décembre dernier à Delle ayant pour but le lancement de la gouvernance de la ligne transfrontalière Belfort-Delle-Brienne. Donc à l’heure actuelle on cherche la solution au problème.

Formons le vœu de réussite pour ce cas franco-suisse qui n’intéresse pas seulement la clientèle régionale immédiate mais également les voyageurs en correspondance de et vers Epinal moyennant une rénovation de la ligne Nancy- Épinal-Belfort avec une desserte étudiée. La Région Lorraine est particulièrement interessée par une relation ferroviaire rationnelle vers le Sud de la France par la ligne Grande Vitesse Rhin-Rhône.

PS : On nous a signalé que des habitants de Danjoutin (90) se sont opposés au réveil de la ligne Belfort-Delle en déposant une plainte contre la SNCF pour raison de nuisance !!!

C’est curieux de voir comme on se montre si tolérant pour la route voisine…

On aura tout vu…

Jean SPAITE Mars 2020

jeudi, février 27 2020

Pour les amoureux des trains (Février 2020)

POUR LES AMOUREUX DES TRAINS  (Février 2020 )

                              Transports


Ô temps suspend ton vol…


Ils sont nombreux les internautes de France et d’ailleurs venir faire une visite à notre site fremenil.com.  Parmi ceux-ci, il y a les amoureux des trains qui sont toujours en recherche de leur centre d’intérêt : LES TRAINS.


Ces ferrophiles convaincus ne sont pas uniquement les anciens de “la grande maison SNCF“. On compte parmi eux des amateurs avertis des chemins de fer dont le parcours est différent : des épiciers aux médecins en passant par les membres de l’enseignement. Mais TOUS AIMENT LES TRAINS.


Les amoureux des trains fréquentent un site tout particulier, c’est le forum LR Presse, qu'on appelle souvent "LR Forum"


Nous sommes ici avec des mordus des trains et de l’informatique, orfèvres en matière de chemin de fer d’hier, d’aujourd’hui et demain.

On peut y retrouver des personnages connus des spécialistes dont la référence de l’univers du rail nous parle :


  • “Cadetdurail54”  , Alain V., grand connaisseur du rail régional présente des trains pris tout près de Nancy, à Laneuveville devant Nancy et à Jarville notamment, mais ses nouvelles du Moyen Orient ou du Centre Europe nous étonnent toujours. Il se révèle un expert d’histoire du rail.

  • “Woessner” intarissable, Etienne localisé à Strasbourg est une véritable encyclopédie du rail alsacien et lorrain.

  • Ainsi que “Thierry PORCHER” lui aussi strasbourgeois, orfèvre en matière de connaissance du rail et de son univers.

  • “ASSERMITA”, fécond, Guy, Principauté de Salm-Salm, ancien pionnier du Chemin de fer touristique Etival-Senones, se dévoile comme historien précieux des lignes vosgiennes.

  • “CHALINDREY”, intarissable, Eric L., connaisseur infatigable des lignes 4 (Paris-Bâle) et 15 (Toul-Chalindrey), producteur talentueux de beaux clichés. Le grand dépôt de Chalindrey est particulièrement vivant grâce à ce spécialiste.

  • “140C343”, intarissable lui aussi, Denis, localisé à Champagnole (Jura), pour lequel les horaires des trains (Chaix), les types et numéros de locomotives, schémas et profils de lignes, plus une collection infinie de cartes postales, constituent son univers bien à lui. Cet ancien “ roulant de la grande maison” est une véritable bibliothèque ferroviaire.

  • N’oublions pas “PN60”, débordant, Bruno, qui depuis le PN 60 de Brainville sur Meuse a sut nous dévoiler des aspects ferroviaires inattendus de cette célèbre ligne 15 (Toul-Chalindrey).

  • A la rubrique “Hommage aux illustrateurs ferroviaires” nous trouvons “Daniel GUYMARD” intarissable de Strasbourg qui nous présente avec talent ses dessins de locomotives ressuscitant une chaude ambiance de l’époque vapeur criante de vérité.

  • “MORTIMER”, localisé en Lorraine ,précisément dans la Meuse, qui se qualifie de disert, est un véritable historien de Plombières  et le Train des Eaux.

  • “Aurélien PRÉVOT” qui se qualifie de débordant, cet érudit du Rail s’est attaqué avec succès à l’histoire des Chemins de fer français pendant la première guerre mondiale. Un ouvrage précieux qui constitue une bible pour les amateurs avertis.

  • Une mention toute particulière doit être réservée à “ RAILWALKER” qui se qualifie de bavard. Christian est un pasteur britannique mais aussi un amateur averti des réseaux ferrés du Sud de la France. Il parcourt à pied les anciennes plateformes ferroviaires, nous fait revivre par ses photographies merveilleuses  les ponts, les tunnels, les viaducs, ces ouvrages d’art oubliés qui représentent une infrastructure de valeur que les Compagnies et les départements ont financés pour amener le progrès dans les campagnes françaises. Avec une générosité exemplaire, il publie une foule de documents anciens ainsi que des photographies actuelles. A sa manière bien personnelle, il diffuse la bonne parole ferroviaire pour mieux faire connaître un moyen de transport méprisé par certains et qu’il faut réhabiliter

    MERCI pour votre travail remarquable ,“RAILWALKER”.

Comme annoncé ci-avant, ils sont nombreux les internautes qui fréquentent le site ”LR forum”, tellement nombreux que l’on ne peut pas les citer tous, mais  dans cette “ Conférence officielle “ des amoureux des trains, on apprend toute l’Histoire du Rail. La partie humaine, sociale, fait revivre des personnages qui ont marqué cette grande épopée.

Tout récemment, j’ai relevé un texte écrit par l’internaute “OCCITAN”, éloquent, depuis son lointain Aveyron :

Pour la petite histoire, le chef de traction, BONVALOT, qui pilotait une partie de mon stage, proche de la retraite à l’époque, me prenait à témoin, au dépôt de Dijon-Perrigny : “ Tu vois, à la vapeur, il y avait 3 rotondes, c’était une ruche gigantesque, une véritable usine !”...  S’il revenait aujourd’hui...aie,aie,aie !

Personnellement, j’ai bien connu Paul BONVALOT (1917-2007) ce cheminot lorrain, natif de Montreux-Château (90), cette région de Franche-Comté qualifiée par les anciens de la Compagnie de l’Est “ la pépinière de cheminots”. (Avec un pic pour le Département de la Haute Saône, d’où le dicton “Les gens de la Haute Patate, on les trouve partout!”). Le Chef-Mec BONVALOT (chef mécanicien) est parti en retraite en 1972.

Par delà les années qui passent, nous voyons que les internautes n’oublient pas les anciens de la grande maison SNCF dont  l’amour du métier n’était pas un vain mot.

Tous ont écrit la belle histoire du Rail de France qu’on peut lire encore aujourd’hui.

Ô TEMPS ,SUSPEND TON VOL …

Remercions les amoureux des trains qui viennent très souvent visiter notre site: ils sont toujours les Bienvenus.

Jean SPAITE  Février 2020

dimanche, janvier 5 2020

Les cheminots pendant la première guerre mondiale

PROLOGUE

Nous avons eu l’occasion de vous rapporter sur notre site “ la vie de personnages de nos villages “ dont voici quelque extraits :

La majorité des personnes évoquées faisaient partie du monde rural local.

Voyons maintenant d’autres personnages de cette époque si douloureuse : La vie des cheminots pendant la guerre 14-18.

UNE PAGE D’HISTOIRE, UNE PAGE DE VIE

Dans le cadre de l’histoire d’une part, puisque le récit qui va suivre se situe largement pendant la première guerre mondiale, mais aussi dans le cadre du chemin de fer, puisque nous verrons ce monde bien particulier des cheminots mobilisés sur place au service de la nation en guerre. En 1914, l’Entreprise ferroviaire doit faire face à l’énorme besoin de transport de l’armée : hommes, matériels, munitions, convois sanitaires et de ravitaillement.

Pour assurer ce service, le personnel ferroviaire est “mobilisé sur place” suivant la formule officielle : les mécaniciens et chauffeurs, les personnels des dépôts et des ateliers, les aiguilleurs, les personnels des gares, tout un monde qui va assurer la bonne marche de la grande entreprise ferroviaire nationale formée par les Compagnies de l’époque. Soulignons que ce n’est qu’en 1938 que sera créée la SNCF qui sera l’unique exploitant national.

Et rappelons qu’en 1914, le Nord comme l’Est de la France où vont se dérouler les combats, le mode de traction des trains était la vapeur,impliquant de lourdes locomotives chauffées au charbon et demandant un approvisionnement en eau pour produire la vapeur.

Rappelons également que la ligne Paris-Strasbourg a été mise en service en 1852 et a vu un maillage de lignes ferroviaires s’étoffer sur l’ensemble du territoire dans un but de desservir le reste du pays mais, après l’épisode regrettable de la guerre de 1870 se traduisant par la perte de l’Alsace Lorraine, de créer une desserte stratégique pour l’heure de la revanche, laquelle a sonné en 1914.

Voici maintenant une page d’histoire, une page de vie d’un cheminot à l’époque de la guerre 1914-1918.

En 1914, Paul PIERSON (1885-1974) était chauffeur au dépôt de CONFLANS-JARNY (54) à la Cie des Chemins de fer de l’Est. Il avait débuté à ce dépôt en 1903, affecté à la préparation de la mise à feu des locomotives, au nettoyage des machines et l’entretien des boîtes à fumées qui noircissaient généreusement le jeune opérateur, avait été son premier emploi. Ses parents cultivateurs avaient vu d’un mauvais oeil ce métier de cheminot éloigné de l’agriculture. Et pourtant, dès qu’il le pouvait, Paul Pierson à chaque repos de son travail de cheminot, allait courageusement participer aux travaux des champs pour aider sa famille.

En 1914, il était déjà un chauffeur roulant, marié et père de deux filles.

Dès la déclaration de la guerre, le dépôt de CONFLANS-JARNY est évacué et Paul Pierson se retrouve affecté au dépôt de TROYES (10). Pendant toute la durée de la guerre il va être employé à la traction des trains militaires chargés de ravitailler en hommes et en matériels les troupes du front de la Marne. C’était des trains de munitions, du ravitaillement en vivres, des permissionnaires, des blessés, des troupes fraîches, mais aussi des trains d’évacuation des civils habitant les zones avancées. Il faisait équipe avec un mécanicien qui, comme lui, venait de CONFLANS-JARNY et qui n’était autre que son beau-frère Paul PERNOT. C’était “ l’équipe des deux Paul”

Depuis le dépôt de TROYES, ils partaient pour un périple de huit jours d’affilées et parfois 15 jours de durée en double équipe, les menant dans les zones de REIMS, CHÂLONS s/Marne , Ste MENEHOULD, VERDUN, et souvent dans des lieux fort avancés sur le front puisque le convoi essuyait le feu de l’ennemi. Leur locomotive approvisionnée en charbon était accouplée à un wagon qui servait de logement pour la double équipe. Là aussi il fallait prévoir le ravitaillement des hommes. Quand le tandem mécanicien-chauffeur était en service, l’équipe de remplacement se reposait dans le wagon-logement. Il n’y avait pas d’heures pour pouvoir assurer les convois et on roulait jour et nuit. Le plus important était l’approvisionnement en eau et charbon de la locomotive.

La conduite des trains au plus fort de cette guerre était extrêmement dangereuse car les convois étaient particulièrement vulnérables. En plein jour, la locomotive se signalait par son panache de fumée, et en période de nuit la recharge du feu dans le foyer était très visible par l’ennemi déclenchant des tirs d’artillerie destructeurs.

La fin de la guerre a été accueillie avec soulagement et a permis à Paul PIERSON de retrouver la Lorraine. Passé mécanicien en titre, il a été affecté au dépôt de PAGNY s/ Moselle et pendant de longues années il a assuré la desserte voyageur omnibus du parcours PAGNY s/ Moselle, ONVILLE,THIAUCOURT la paix revenue.

Ses derniers trains relevaient du dépôt de METZ-FRESCATY. Il a pris sa retraite en 1935.

Paul_Pierson.jpg, juil. 2007

Paul PIERSON (1885-1974) à WAVILLE (54890) au lieu-dit "Bauland"

En arrière plan, le viaduc de 60m de débouché en 6 arches de 10m d'ouverture normale, chacune franchissant la rivière "Le Rupt de Mad" sur la droite et la RN52 bis au centre de la photo. Passage de la ligne 12, Nancy-Longuyon, sur laquelle Paul Pierson a souvent circulé.

EN GUISE DE CONCLUSION :

Réflexion sur le chemin de fer et les CHEMINOTS en guerre.

Nous venons d’évoquer une page méconnue de l’histoire de la première guerre mondiale. Elle a été écrite par ces modestes Cheminots qui ont assuré avec bravoure les transports indispensables dans des conditions dangereuses au service de l’Armée, au service de la Nation.

Beaucoup de ces hommes jeunes mobilisés ont perdu la vie et reposent dans les cimetières militaires.

Ne les oublions pas : Ayons une pensée pour toutes ces victimes de la première guerre mondiale.

Jean SPAITE Janvier 2020

dimanche, octobre 13 2019

Pour les amoureux des trains (Octobre 2019)

Un jour, une histoire.

C’est sous cette rubrique que l’Est Républicain du Samedi 5 Octobre 2019 page 32 nous rapporte un texte d’une pleine page avec pour titre :“Michel VOGT, un tempérament du rail”.

Comme il est peu fréquent de trouver un article dans la presse quotidienne défendant le chemin de fer alors qu’il n’est pas rare d’évoquer les trains en retard, nous nous faisons un devoir de faire un écho de cette présentation.

Le Verdunois Michel VOGT est un ardent défenseur du chemin de fer et a réussi notamment le maintien d’un aller-retour le week-end de Verdun à Nancy face à une menace de suppression.

Notre région Lorraine est desservie par la ligne à grande vitesse TGV Est avec un arrêt en pleine campagne à Louvigny dont le seul accès est routier, alors qu’une gare ferroviaire située à VANDIÈRES était prévue et a même fait l’objet de travaux provisoires d’un montant de 24 M Euros.

Cette gare d’interconnexion offrant l’avantage d’un rabattement facile des trains venant de Luxembourg, Thionville, Metz, Nancy, Lunéville,St Dié, Epinal, Toul, Bar le Duc, Verdun, Conflans Jarny,Longwy, autant de trafic qui ne viendrait pas s’engluer sur des routes et autoroutes déjà saturées.

PlanInterconnexionVandiere01.jpg, oct. 2019

Le Rail joue-là son rôle de transport respectueux de l’énergie, sécuritaire et non polluant tout en libérant le réseau routier surchargé.

Sur ce sujet, Michel VOGT a obtenu un entretien important avec Mr Jean ROTTNER,Président de la Région pour lui remettre une pétition , en marge de 227 motions de communes et d’intercommunalités favorables à la mise en place définitive de la gare TGV à VANDIÈRES.

Souhaitons que la voix de la raison soit enfin entendue et que la réalisation de cette gare soit enfin concrétisée.

En plus de cet important dossier de la gare de VANDIÈRES, Michel VOGT travaille au devenir de la ligne Nancy-Belfort avec son raccordement sur MEROUX gare TGV BELFORT-MONTBELIARD, sans oublier la ligne NANCY-Mirecourt-Vittel-Contrexéville -MERREY dont la partie PONT St VINCENT- VITTEL est aujourd’hui hors service en longue attente de travaux de rénovation.

Il est curieux de constater qu’en notre XXIe siècle, en raison d’absence du financement suivi de travaux d’entretien, on en est conduit à réduire la vitesse des trains (V40 ), puis devant l’évasion consécutive de la clientèle, on en arrive à fermer la ligne. Le voyageur-usager reprenant alors sa voiture personnelle avec une relative liberté mais aussi avec les dangers de la route, route qu’il doit partager avec les nombreux poids lourds par tous les temps, et qui coûte cher à entretenir au contribuable.

Mais nous ne sommes pas hélas en un monde raisonnable !!!...

Cette absence de politique d’aménagement des territoires est à l’origine des déserts ruraux.

Notre pays consacre beaucoup d’efforts et de financements pour la route , et si peu pour le rail.

Espérons en une réalisation prochaine des travaux de rénovation de la ligne 14 entre PONT St VINCENT et VITTEL et en une reprise logique de sa desserte au service de l’économie régionale.

Nous souhaitons à Michel VOGT la réussite de son remarquable travail de défense du chemin de fer au bénéfice de l’ensemble de nos concitoyens.

Jean SPAITE Octobre 2019

lundi, août 5 2019

Pour les amoureux des trains (Août 2019)

Pour beaucoup d’entre vous, la période de vacances correspond à une excursion régionale.

Pourquoi ne pas choisir un voyage en train ?

  • Le chemin de fer du Val de Passey à CHOLOY- MÉNILLOT vous attend. Deux locomotives à vapeur en voie de 0,60 baptisée Simone et Charles vous proposent une petite balade pour petits et grands dans un cadre verdoyant avec un grand parking pour stationner votre voiture.
    Renseignements: Tel. 06 70 58 76 10 pour les jours de circulation.
    Tarifs: 2,50 Euros. Horaires: De 14 H. à 17 H.30
  • A VILLEY le SEC, visitez le Fort Séré de Rivières avec au programme le tir au canon depuis une tourelle télescopique et surtout un circuit dans un magnifique petit train en voie de 0,60 tiré par une belle locomotive diesel BILLARD. Depuis ce promontoire fortifié, découvrez les côtes de TOUL.
    Renseignements: Tel. 03 83 63 90 09 . Jours de circulation: Du 14 Juillet au 15 Août tous les jours sauf le lundi et jours fériés à 15 H. A partir du 16 Août jusqu’au 30 Septembre tous les dimanches à 15 H.
    Départ à 15 H. au Fort, 7 Rue du 26é RI Tarifs de 3 à 7 Euros
  • Le Vélorail de MAGNIERES vous propose trois parcours ( 6, 15, 24 Km AR ). C’est vous qui pédalez pour faire avancer ces engins circulant sur une ancienne voie ferrée normale avec possibilité de transporter six voyageurs .
    Renseignements: Tél. 03 83 72 34 73 . Jours de circulation: Tous les jours d’Avril à Septembre. Sur réservation d’Octobre à Mars.
    Tarifs: 17 Euros de l’heure. Réductions -10 % ,- 20% en fonction de la location.
    Départs: Ancienne gare de Magnières 54129
  • La Mine du VAL de FER à NEUVES- MAISONS vous permet de découvrir les galeries de la mine de fer datant du XIXe siècle avec des vestiges statiques des Voies ferrées de 0,60 et leurs nombreux wagonnets. N’oublions pas que le minerai extrait à cet endroit a servi à la construction de la Tour EIFFEL. Comme il fait frais dans le sous-sol, n’oubliez pas une petite laine.
    Renseignements: Tél. 03 83 47 84 32. Jours de circulation: du dimanche 23 Juin au dimanche 1er Septembre, tous les jours à 10 H. , à 14 H. et à 15 H.
    Tarifs: 3,50 et 7 Euros (Réservations pour les groupes)
    Départs: Carreau de la Mine du Val de Fer. Rue du Val de Fer.

Voici quatre possibilités de visites sur un site ferroviaire mariant avec bonheur l’histoire industrielle, économique ou militaire. Sans oublier une aide précieuse aux bénévoles qui consacrent leur temps à la bonne marche des activités touristiques.

Soulignons qu’à la gare de Magnières la présence d’un wagon-restaurant vous accueillera pour un repas ou une collation. N’oubliez pas de réserver.

Et avec les trains, découvrons notre belle Lorraine.

Bon voyage.

Jean SPAITE Août 2019

jeudi, avril 11 2019

Pour les amoureux des trains... Le "Grenelle des mobilités"

Lors de la commission permanente du Conseil Régional le Vendredi 22 Mars 2019, le Président de la Région Grand-Est Jean ROTTNER a confirmé l’organisation d’un “Grenelle des mobilités”. Parmi les sujets abordés :

  • Les gares , que Jean Rottner veut “ réenchanter” alors que l’on assiste au projet de fermetures objets de polémiques, comme à Pagny sur Moselle. Le personnel en place étant au mieux remplacé par des distributeurs automatiques.
  • La fermeture des petites lignes qui pourtant irriguent les territoires ruraux; avec la solution d’ouverture à la concurrence.
  • L’évolution du TGV notamment avec le Sillon Lorrain dont Jean Rottner veut “lancer une réflexion”. Où l’on reparle de la gare de VANDIÈRES délaissée injustement dans l’oubli. Le Sillon Lorrain part de Luxembourg via Metz, Nancy, Epinal, et ensuite direction Sud.
  • La rénovation récente de la ligne Épinal-Belfort grâce aux investissements de 3,5 millions d'euros par la région Grand-Est et 8,5 millions d'euros par la région Bourgogne-Franche Comté apporte une réponse à cette liaison vers le Sud en permettant de rejoindre la gare TGV de Belfort-Montbéliard. La clientèle Lorraine aurait ainsi un accès à Lyon fort attendu par rapport à la situation de la décennie passée.

De son côté, David VALENCE vice-président de la Région en charge des transports évoque le problème de la ligne 14 Nancy-Merrey qui traverse l’Ouest vosgien en desservant les stations thermales de Vittel et Contrexéville sans oublier Mirecourt. L’activité de cette ligne est suspendue pour raison de sécurité depuis Décembre 2016 entre Pont St Vincent et Vittel pour cause d’une absence regrettable d’entretien des voies.

Cette ligne 14 Nancy-Merrey serait le “ laboratoire de toutes les possibilités” pour sa remise en service : Le montant des travaux de remise en état s'élèverait à 100 millions d'euros suivant l’estimation SNCF mais pourrait être ramené à 66 millions d'euros avec de nouvelles technologies. L’exploitation de la ligne rénovée pourrait revenir à d’autres acteurs ferroviaires comme TRANSDEV qui est une filiale de la Caisse de Dépôts et Consignations. Sa réouverture totale est espérée en 2022 (au plus tard 2025 ).

La ligne St Dié-Strasbourg après une période de travaux est rouverte à l’exploitation après un investissement de 15 millions d'euros de la Région Grand-Est.

Epinal-St Dié et Sarre Union - Sarreguemines sont en arrêt d’exploitation depuis le 22 Décembre 2018.

Rudyard KIPLING nous a laissé un message: CIVILISATION égale TRANSPORT.

Dans ce registre, le RAIL a un rôle important à jouer. Depuis plusieures décennies le transport ferroviaire a été particulièrement négligé alors qu’il apporte une solution sécuritaire, économe en énergie, écologique , relevant spécifiquement du GRENELLE DES MOBILITÉS.

Jean SPAITE Avril 2019

samedi, avril 6 2019

Pour les amoureux des trains... Arterail

“Une clinique pour tramways antiques”

Avec un tel titre, l’article paru dans l’Est Républicain du Mardi 19 Mars 2019 ne risquait pas de passer inaperçu. 

Et pourtant peu de personnes connaissent l'existence d’ARTERAIL une PME qui s’est chargée de rénover de vieux tramways figurant dans des Musées de Transports Urbains comme ceux de Bruxelles, Lille ou de Chelles en banlieue parisienne (Musée de l’AMTUIR, Association du Musée des Transports Urbains Interurbains et Ruraux).

ARTERAIL a été créée à Lille en 2011 où elle a ouvert son premier atelier, sous la présidence de Mr Jérôme GARCIA. C’est le 23 Octobre 2013 qu’elle s’est installée à Vandoeuvre les Nancy 31 Avenue Jean Mermoz, dans l’ancien marché de gros après avoir obtenu le programme de rénovation des 25 rames TVR  (Faux tram !!) de Nancy appelés à une survie jusqu’en 2025 dans l’attente de l’arrivée des nouvelles rames du vrai tramway.

arterail-brussels.jpgL’entreprise ARTERAIL qui ressuscite les vieux tramways emploie 25 personnes dont 7 sur le site nancéien ; elle recrute d’ailleurs pour faire face à ses charges de commandes. L’atelier de Vandoeuvre a rénové la motrice 984 datant de 1906 du Musée du Transport Urbain de Bruxelles. Le vieux tramway bruxellois fait partie d’une rénovation et réfection complète de 4 éléments d’une même série . Après un gros travail de remise en état, ils circulent fièrement le WE à Bruxelles, faisant l’admiration de tous.

Les 2 ateliers d’ARTERAIL se partagent la rénovation complète des autorails espagnols provenant de l'île de Majorque appelés à renforcer le parc des Chemins de fer de Provence-CP (ligne Nice -Dignes).

Le célèbre chemin de fer St Georges de Commiers- La Mure (Isère) durement endommagé par un éboulement en 2010 doit rouvrir partiellement en 2020 au tourisme avec des trains électriques datant de 1931 qui vont subir une cure de jouvence par les mains expertes des spécialistes d’ARTERAIL.

Le Chemin de Fer Corse a fait appel à la compétence ferroviaire d’ARTERAIL pour la rénovation très attendue de son parc autorail.

La PME a dans son programme l’entretien et la rénovation des tramways de Lyon, Mulhouse, Nantes, Marseille.

Elle est présente en France à Lille, à Paris et Nancy, mais également en Suisse à Lugano, au Maroc à Casablanca.

Peut être que le présent article va susciter des vocations pour des personnes qualifiées à la recherche d’emploi.

Jean  SPAITE     Avril   2019

Crédit photo : Site Arterail

samedi, mars 23 2019

Pour les amoureux des trains (Mars 2019)

Notre dernière chronique ferroviaire remonte au Dimanche 4 Février 2018. Il est grand temps de vous faire connaître des nouvelles des chemins de fer.

Un livre plein d’intérêt pour notre région : “Les chemins de fer forestiers et/ou militaires -- 1871- 1967“

par André LINARD - édité par la Société d’Histoire et d’Archéologie Lorraine-SHAL - Section de Sarrebourg.

chemins_de_fer_forestiers_militaires.jpg

Nous avons là un ouvrage de 184 pages  ( format A4 210X297 ) protégées par de belles couvertures illustrées glacées, avec un texte abondant complété par de nombreuses photographies en couleurs et des plans très détaillés; de quoi nous faire revivre l’histoire de ces chemins de fer à voie étroite, tant écartement 0,60 que 0,70. Nous découvrons également les téléphériques qui ont servi, tout comme les voies ferrées, pour l’exploitation forestière du massif vosgien mais aussi pendant le conflit de 1914-1918 opposant les armées française et allemande.

Après une présentation et un rappel de l’histoire, les thèmes retenus ont pour noms :

Les chemins de fer forestiers

  • Le chemin de fer forestier d’Abreschviller
  • Le chemin de fer de Cirey sur Vezouze
  • La scierie de Machet
  • Le chemin de Barr
  • Le “ Baehnel “ de Romanswiller au Donon

Les téléphériques- Feldbahn- Trains militaires de 1914-1918

  • La ligne du Col de Praye
  • Le Lordonbahn
  • Vestiges du Lordonbahn 1914-1918
  • Eberhardtbahn
  • Le Hantzbahn

Le front de Ste Marie aux mines

Si beaucoup d’amateurs de trains ont connaissance notamment du chemin de fer forestier d’Abreschviller converti en chemin de fer touristique très actif depuis l’été 1968, les autres lignes sont moins connues. Raison de plus pour découvrir les traces du chemin de fer de Cirey sur Vezouze par exemple qui n’est pas très loin de nous.

Félicitons l’auteur de l’ouvrage pour son important travail historique.

L’ouvrage “Les chemins de fer forestiers et/ou militaires-  1871-1967“

par André LINARD est en vente à la Société d’Histoire et d’Archéologie Lorraine (SHAL ) Section de Sarrebourg , 1 Avenue Clémenceau 57400 SARREBOURG

au prix de 20,00 Euros + 9,00 Euros franco de port.

On peut aussi trouver un bon de commande sur le site de la SHAL, mais pas de commande en ligne.

Bonne lecture ferroviaire.  

Le futur vrai tramway de Nancy :

On annonce pour Décembre 2019 la désignation du choix du constructeur du matériel roulant du futur tramway après l’appel d’offres. D’hors et déjà on sait que les véhicules auront 44 mètres de longueur avec 7 caisses pouvant transporter 300 passagers. Le chantier doit démarrer en 2021 pour une mise  en service prévue en 2025, selon les élus. 

Coût du projet : 400 millions d’Euros.

Un retour attendu : Le train des eaux :

C’est le Vendredi 5 Avril que le mythique “ train des eaux “ doit faire son retour entre Paris et Contrexéville-Vittel pour la desserte des cités thermales de la plaine des Vosges. Il emprunte la partie Sud de la ligne 14 . La partie Nord est  hélas provisoirement hors service par suite d’une absence d’entretien depuis plusieurs années. La voie ferrée nécessite une rénovation complète car, après être affectée par des ralentissements à 40 Km/h (incroyable au XXIe siècle !!), on s’est résolu à une fermeture complète “provisoire” entre Vittel et Pont St Vincent en attente d’une remise en état promise dans un délai de 2 années !!!

Nous sommes témoins d’un schéma redouté par les usagers:

  • L’entretien de la voie ferrée est repoussé suite à un manque de crédit de financement,
  • Pour permettre une circulation en sécurité, on baisse notablement la vitesse, cette situation occasionne une perte de clientèle,
  • La troisième phase est la fermeture “provisoire” de la ligne en attendant l’ouverture d’un financement pour une rénovation complète. 

Le bus de substitution qui assure le remplacement du train accuse un temps de parcours plus long. Conséquence de cette situation: la clientèle du train prend sa voiture et vient circuler sur une route encombrée, notamment par des poids lourds, avec sa dangerosité, au mépris des économies d’énergie dont on nous rabat les oreilles !!

  • La phase ultime ( à repousser ) de ce schéma est la fermeture définitive de la voie ferrée.  EST-CE  CELA LE PROGRÈS ??

Cette situation n’est pas admise par les élus locaux et les responsables de la Région      Grand Est qui s'activent nous dit-on à résoudre ce problème. 

Espérons en une solution rapide et définitive.

Précisons que la partie Pont St Vincent - Nancy rénovée complètement il y a quelques années reste exploitée normalement pour le bénéfice d’une clientèle régulière qui apprécie cette desserte suburbaine rapide, sûre et confortable.

Jean  SPAITE    Mars 2019

Crédit photographique : Site de la SHAL

mardi, juillet 24 2018

Quand la loco du tacot vous parle

Enseigne_Tacot_03.jpg

Il est descendu de sa belle bicyclette comme un cavalier quittant sa monture. Il s'est arrêté-là et, étonné, il a contemplé le décor :

"Ben mince alors, depuis le temps que je passe par ici, j'avais jamais vu ça !! Ben, ça me parle à moi cette loco, depuis le temps que j'en entend parler par le Papy!!"

Et de s'en aller à des confidences, le cyclotouriste au maillot coloré :

"Oui, il m'arrive plusieurs fois dans l'année de faire le trajet Lunéville jusqu'au Donon, soit 60 bornes; Je passe par ici par votre village, la route est plus tranquille que par la grand'route à côté. Je connais le décor, les maisons et même des gens qui me saluent, mais je n'avais jamais vu la Loco du Tacot".

Je m'empresse de rassurer le cycliste Lunévillois en lui précisant que l'enseigne du Tacot qu'il admire, a été récemment mise en place depuis le Mardi 29 Mai 2018.  Et nous voilà à présent à parler du Tacot, le défunt LBB qui desservait autrefois le village, et lui, d'évoquer son grand père de 95 ans qui habite toujours à Lunéville et qui admirait, dans le temps, la locomotive du Tacot à la gare de la rue Rivolet pendant ses manœuvres. Et cela, que de fois ne l'a t-il pas raconté à ses enfants et à ses petits enfants. A son retour de son périple cycliste, il va s'empresser de raconter à son Papy qu'il a vu la LOCO du TACOT !!  

Quand la LOCO du TACOT vous parle...  

C'était un groupe de femmes avec un homme.

Ensemble, elles avaient parcouru le village et s'étaient arrêtées devant l'enseigne de la Loco du Tacot.

Enseigne_Tacot_04.jpg

Et de questionner sur cette enseigne et sur le Tacot qu'elles n'avaient pas connu. Quand on vous dit qu'il y a des touristes qui viennent dans notre village.  Ce groupe de visiteurs était motivé par les portes de granges dont il fallait conserver les linteaux cintrés et surtout ne pas les détruire pour en faire des portes de garage sans style.  Ces personnes venant de Nancy ont regretté de ne pas pouvoir visiter l'église qui a le privilège de posséder une chaire à prêcher du XVIII ème siècle classée MH, car le monument religieux, comme souvent dans les villages, n'est pas ouvert pour raison de sécurité.

Ces personnes de formation universitaire ont ajouté que les enseignes étaient nombreuses en Alsace (ce que nous savions déjà !) et qu'on pourrait envisager d'en réaliser ici en Lorraine (pourquoi pas !) avec des sujets divers : 

  • des panniers qui rappellent la vannerie
  • des animaux : cheval, vache, chien, chat.
  • des pots de confitures, chers à nos Mamys gourmandes !!

Le seul homme qui accompagnait ces dames a regretté l'absence d'une auberge lorraine dans notre village où les touristes pourraient s'arrêter.

J'ai promis d'en parler sur le net...  Voilà qui est fait.

Cela pourrait donner des idées pour rendre notre village plus attractif encore.

 Jean  SPAITE  Juillet  2018

samedi, juin 2 2018

L'enseigne du tacot

Enseigne_Tacot_03.jpg

C'est en Alsace , notre sœur voisine, que l'on admire de belles enseignes ornant les maisons à l'architecture typique bien connue.

C'est d'ailleurs dans cette charmante province que l'on trouve des artisans de talent fabriquant des enseignes mais également des girouettes.

Depuis peu, une enseigne à l'esprit ferroviaire illustre le défunt TACOT LBB jamais oublié. Cette enseigne est située Grande Rue en angle de la maison faisant face à l'ancien "chemin de la gare", baptisé au fil des ans "chemin du bois", "route de Buriville" et actuellement "Rue des Violettes".

De 1911 à 1942, le chemin de fer à voie métrique a fait circuler des trains de Lunéville à Blâmont et à Badonviller tractés par de sympathiques locomotives à vapeur 130 T construites par les Etablissements CORPET et LOUVET de La Courneuve.

Désormais nous avons un rappel en couleurs de cette période du TACOT sous la forme d'une réplique d'une de ses locomotives qui a marqué durablement la vie des transports dans notre région.

Enseigne_Tacot_01.jpg

Une manière de ne pas oublier un équipement au service de la population, regretté encore aujourd'hui.

Le TACOT appartient à notre HISTOIRE.

Jean  SPAITE   Mai 2018  

dimanche, février 4 2018

Pour les amoureux des trains (Edition spéciale)

Voici une page dédiée surtout aux amateurs de chemin de fer. Ceux que le sujet intéresse moins peuvent consulter d'autres thèmes, soit sur notre site: histoire, personnes, monuments, etc...soit ailleurs.

Nous avons déjà parlé des trains, des gares et des cheminots.

En entrant dans l'entreprise ferroviaire on est surpris de découvrir un esprit corporatif étonnant qui fait la force de la maison, marquée par une histoire née au XIX éme siècle et qui s'est poursuivie au siècle suivant. L'embauche dans le métier du rail était convoitée. On enviait l'emploi stable, rémunéré régulièrement.

La confiance en l'entreprise ferroviaire a été telle que depuis de longues années "on entrait au chemin de fer" de père en fils. Le système complexe de l'entreprise, mais d'un ordre exemplaire, aux rouages basés sur la discipline, la régularité, a fait impression sur le reste de la population qui a vécu à l'heure des trains dans tout le pays. C'était l'époque de la vapeur où les machines de grosses dimensions étaient confiées à une équipe titulaire, laquelle était fière de l'engin mis à sa disposition, qui allait jusqu'à faire reluire ses cuivres avec le "Miror" du ménage !!

141-R.jpgCette époque de la vapeur prend fin avec les 141 R, ces "Mikado" construites en Amérique et qui ont permis avec bonheur au chemin de fer de se relever après la deuxième guerre mondiale.   Tous les membres de la famille du rail, aux métiers de toutes disciplines, présentaient un corps professionnel d'une grande valeur.

A l'époque des Compagnies avait succédé la Société Nationale.

Au cours des ans, face à la concurrence de la route et de ses autoroutes, l'entreprise ferroviaire s'est lancé avec succès dans le "Train à Grande Vitesse" le TGV et ses lignes à Grande Vitesse, en oubliant les lignes classiques bénéficiant pourtant souvent de l'électrification.

Depuis une trentaine d'année, tout ce qui n'est pas ligne principale est menacée : pour raison économique, faute d'entretien, on s'accorde une baisse notable de la vitesse qui crée la fuite de la clientèle avec comme conséquence la fermeture d'une infrastructure héritée de nos ancêtres talentueux, que l'on aurait du au contraire moderniser à l'exemple de ce qui se fait partout ailleurs et notamment en Suisse et en Autriche.

Il serait grand temps de redresser une situation alarmante en prévision d'une progression démographique toute proche qui impose une desserte transport conséquente.    

Nous avons découvert sur internet un texte qui date de quelques années, mais qui présente le métier ou plutôt les métiers des cheminots au service de l'entreprise ferroviaire:

Le chemin de fer, c'est aussi des hommes et des femmes qui permettent son fonctionnement 24H/24 et 365 jours par an.

Le mécanicien est emblématique, début et fin de service à toute heure, de jour et de nuit, la solitude, même à deux, la responsabilité de la vie de "ses" voyageurs. Et, il y a les autres aussi , dans les postes d'aiguillages, les gares, dans les trains, et ceux qui assurent l'entretien de l'infrastructure, du matériel, et ceux qui étudient ces infrastructures et ce matériel, et ceux qui assurent la logistiques pour que tout cela fonctionne. Dans cette structure complexe, chacun à sa place, à son rôle, sa responsabilité qui crée un esprit de corps, d'appartenance.

Ces mécaniciens ont œuvré pendant 30/35 ans de leur vie au service d'une entreprise, d'un concept dont ils ont été un maillon, les héritiers d'une lignée de prédécesseurs qui qui remontent à la première moitié du XIXème siècle puis ont transmis les commandes aux plus jeunes qu'ils ont contribué à former en transmettant le savoir, qui eux même...

L'agent de conduite d'aujourd'hui aux commandes d'une 27000 porte l'héritage de ces hommes, ses anciens, et chaque cheminot a conscience de cette situation, il n'est qu'un maillon indispensable.  Les choses évoluent, les finalités restent.

L'aiguilleur dans un poste, manœuvre des leviers qui ont été manœuvré des milliers de fois par des collègues qui sont passés par ce poste étudié des dizaines d'années auparavant par un agent d'étude dans un bureau.

L'agent d'étude, gratte un calque (même si c'est sous autocad) qui a été établi par un autre agent bien avant lui, avant qu'il soit né peut-être.

Il n'y a pas beaucoup d'entreprise comme celle-ci....

EC 64 Octobre 2009

Complétons ce texte par un autre écrit :

Il y a eu une école difficile d'hommes qui vivaient pour autre chose que pour l'argent et qui n'ont jamais rien regretté.

Ces hommes étaient des cheminots et cette autre chose, c'est le le chemin de fer.

                   Jean GILLOT  auteur de "Les locomotives à vapeur de la SNCF-Région EST"

Merci aux Lecteurs de cet article.

Merci aux Amateurs de Chemin de Fer.

Jean  SPAITE   Février 2018

Crédit photographique : Wikimedia - Par Didier Duforest — Travail personnel, CC BY 2.5,

jeudi, février 1 2018

Pour les amoureux des trains (Février 2018)

VANDIERES

Le Président du Conseil Départemental de Meurthe et Moselle, Mathieu KLEIN, se veut vigilant sur les dossiers transports.

Que ce soit sur le second tronçon restant de la mise à deux fois deux voies de la RN4 (entre BLAMONT et St GEORGES) qui intéresse notre secteur, mais également sur le projet de la gare de VANDIERES au sujet duquel il déclare :

Il n'est pas vrai qu'une gare d'intercommunication à VANDIERES créerait une menace sur la desserte TGV de NANCY ou de METZ.
Tout simplement parce que les gens qui vont prendre le TGV actuellement à CHEMINOT ne vont pas à PARIS, mais vers d'autres destinations.
C'est une interconnexion avec le reste de la France.

Souhaitons que sa parole soit entendue et se traduise par des actes.

                    (voir Est Républicain du 26/11/2017)

Ligne 14  NANCY-VITTEL

La rénovation de la partie de la ligne entre JARVILLE et PONT St VINCENT a été effectuée au cours de l'été 2016 soit sur une vingtaine de kilomètres pour une dépense de 19 M Euros.

Mais au-delà, vers MIRECOURT et VITTEL, vu le manque d'entretien de la ligne, on a d'abord baissé la vitesse, puis tout simplement arrêté la circulation des trains. Depuis Décembre 2016 le service d'autocars de remplacement fait renoncer une clientèle qui s'oriente vers la voiture individuelle ou le covoiturage quand cela est possible. Résultat : on supprime le rail pour privilégier la route avec comme corollaire l'insécurité, la pollution et un service déficient.

Conscients de la situation qui touche une population locale, étudiants et lycéens, ainsi que le tourisme et le thermalisme, les députés Laurent GARCIA, Dominique POTIER et Jean-Jacques GAULTIER ont écrit au premier ministre pour demander la réhabilitation et la réouverture de la ligne de NANCY à VITTEL. La p)artie PONT St VINCENT, MIRECOURT, VITTEL se monterait à 35 Millions d'Euros.

Soulignons que le courrier des-dits députés est accompagné du soutien du Président de la Région Grand Est Jean ROTTNER.

Espérons en une écoute favorable et en une réalisation proche.

                   ( voir ER du 22/01/2018 )     

TVR - Pièces détachées.

A NANCY, le TVR, le faux tram fabriqué par BOMBARDIER est autorisé à rouler jusque fin 2022, suite aux nombreuses pannes successives qui ont émaillées sa vie depuis Décembre 2000.

La ville de CAEN a cru elle aussi à ce moyen de transport dont on avait vanté ses qualités. De retour à la réalité, CAEN a sagement décidé d'en finir définitivement avec le TVR et d'adopter une solution plus rationnelle à savoir le vrai tramway roulant sur des rails.

NANCY, face à ses problèmes, pour garder encore roulant le TVR jusqu'à son échéance, était contrainte de refabriquer les pièces défaillantes puisque le constructeur avait arrêté la production. Cette solution s’avérait particulièrement coûteuse. La ville de CAEN, amenée à se débarrasser de ses TVR obsolètes, a consenti à donner à NANCY pour l'Euro symbolique chacune, un lot de douze rames vouées à la ferraille mais propres à fournir des pièces détachées de rechange pour la maintenance des engins en fin de vie. 

Le transport de CAEN à NANCY fait l'objet de transports exceptionnels sur 300 Km. à la charge de l'exploitant nancéien à savoir la Société TRANSDEV.

L'enquête sur le futur vrai tramway de NANCY est toujours en cours notamment sur son parcours de desserte du plateau de BRABOIS où se concentrent un maximum de services actuels (hôpitaux, instituts, écoles supérieures, faculté, etc...) ainsi qu'à venir prochainement (maternité, hopital central, facultés dentaire, pharmacie, etc...). Cette occupation intense du plateau de BRABOIS se traduit par un potentiel important de voyageurs dont l'acheminement doit être assuré par un moyen de transport en rapport, efficace, qui ne peut être que le tramway classique sur voie ferrée rame à 5 caisses, sans rupture de charge pour réception directe au terminus de BRABOIS avec un parcours d'accès sur site propre. 

Pendant 22 ans, NANCY aura subit l'épreuve d'un TVR avec un chapelet de problèmes.

Fruit de cette coûteuse expérience, il convient de choisir le moyen de transport classique qui a fait ses preuves partout dans le monde, à savoir le vrai tramway roulant sur des rails sans rupture de charge au VELODROME. La sagesse doit l'emporter.    

Souhaitons que la décision finale soit conforme à la voix de la raison.

Jean  SPAITE  Février 2018

samedi, janvier 27 2018

Pour les amoureux des trains (Janvier 2018)

 Pour les amateurs ferroviaires qui s'intéressent aux autorails ayant circulé sur le réseau LBB, nous avons retrouvé des renseignements techniques relatifs aux commandes réalisées auprès du constructeur DE DION-BOUTON au siècle dernier , dont les usines étaient situées 36 Quai national à PUTEAUX.

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Jean SPAITE  Janvier 2018

jeudi, décembre 14 2017

Au temps du tacot (LBB)

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Nous avons eu souvent l'occasion sur ce blog de vous parler du Tacot, de sa gare de Fréménil et de ses occupants :

Pour les premiers occupants des lieux, nous avons évoqué Mlle Germaine KREMER, première Chéfesse de gare, avec son tablier blanc sur la carte postale de 1911 de Mr BASTIEN libraire éditeur à Lunéville. Cette identité nous a été donnée par des fréménilois de l'époque qui avaient connu l'inauguration de la ligne de Lunéville à Blâmont et à Badonviller et qui l'avaient emprunté avec bonheur à partir du 26 Juin 1911, date d'ouverture au public.

Une récente incursion dans les archives départementales concernant les recensements des populations nous a permis de compléter la liste des occupants de la gare du Tacot à Fréménil. Voici le fruit de cette démarche officielle : 

1) Recensement 1911 de Fréménil - Réalisé le 15 Mars 1911. A cette date la gare, construite par l'entreprise RIZZI de Bénaménil est considérée comme "maison inhabitée".

2) Recensement 1916- Ce recensement n'aura pas lieu puisque nous sommes en état de guerre depuis Août 1914 jusqu'à Novembre 1918.

3) Recensement 1921- Les occupants de la gare sont : 

  • CRONER Paul , 31 ans, né en 1890 à Cirey sur Vezouze - Cantonnier  LBB
  • CRONER Victorine, 22 ans, née en 1899 à Nancy        - Receveuse   LBB

4) Recensement 1926- Les occupants de la gare sont :

  • BAJOLET Alfred, 29 ans, né en 1897 à Loromontzey              - Cantonnier  LBB
  • COSTEL  Marie (son épouse) 29 ans, née en 1897 à Marainviller - Receveuse   LBB   

5) Recensement 1931- Les occupants de la gare sont :

  • BAJOLET Alfred, 34 ans, né en 1897 à Loromontzey                 - Cantonnier  LBB
  • COSTEL  Germaine (son épouse) 34 ans, née en 1897 à Marainviller - Receveuse   LBB

6) Recensement 1936 - Les occupants de la gare sont les mêmes qu'en 1931 et sont agés de 39 ans.

Nous n'avons pas les renseignements du recensement 1941, les occupants sont alors agés de 44 ans.

Nous rappelons que le chemin de fer LBB a cessé son activité le 1er Septembre 1942 pour le service des voyageurs et le 15 Septembre 1942 pour le service des marchandises.

Le couple Alfred et Germaine BAJOLET est resté par la suite dans la gare comme locataire puisque le bâtiment a été acheté par la commune en 1946 pour la somme de 18.OOO Francs. 

Marie, Germaine BAJOLET née COSTEL est décédée le 25 Juillet 1969 (72 ans)

Alfred, Pierre BAJOLET est décédé le 24 Mars 1975 (78 ans)

Conclusion : 

Avec ce rappel des recensements successifs nous avons évoqué les cheminots en place dans notre village où ils ont écrit à leur façon une page d'Histoire "au Temps du Tacot" ....

Jean  SPAITE   Décembre 2017

samedi, septembre 2 2017

Pour les amoureux des trains (Septembre 2017)

Notre chronique à destination des ferrovipathes des mois d'été se doit de vous rappeler qu'il est toujours temps d'aller visiter les réseaux touristiques de notre secteur :

  • Le Chemin de fer du Val de Passey à CHOLOY-MENILLOT Tél. 06.70.58.76.10
  • Le Petit train du Fort de VILLEY le SEC             Tél. 06.03.15.49.92

Les bénévoles qui "font marcher les trains" attendent votre visite. 

Et à la télévision, sur France 5, ne loupez pas l'émission "Des trains pas comme les autres". Grâce à Philippe GOUGLER vous découvrirez des trains du monde entier. Nous vous recommandons particulièrement les trains SUISSES.

Jean SPAITE     Août/Septembre  2017

mercredi, juillet 26 2017

Pour les amoureux des trains (Juillet 2017)

Des Nouvelles de La Suzanne.

La belle revue bimestrielle de la FACS (1) "Chemins de Fer Régionaux et Tramways" en son N° 382- Juillet/ Août 2017 nous donne des nouvelles du Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée [CFHVS] (2) à BAR le DUC et tout particulièrement de la "Suzanne".

LaSuzanne.jpg

Cette locomotive à vapeur 031T Corpet nous est montrée en page 21 à l'état d'épave telle qu'elle fut récupérée par le CFHVS chez le ferrailleur VAILLANT à St VALERY s/ SOMME. A la page 22 nous voyons la Suzanne complètement restaurée et prête à circuler sur la voie métrique de 4,200 Km en cours de travaux. Celle qui appartenait au chemin de fer Meusien sous le N° 26 (CM26) après avoir connu les dures épreuves de la 1ère guerre mondiale pour la desserte du front de VERDUN, après avoir connu l'oubli chez le ferrailleur, est ressuscitée maintenant et a même été classée Monument Historique en 2008.  Le travail exemplaire de l'Association du Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée ne s'est pas limité à la résurrection de la locomotive "La Suzanne" mais s'est poursuivi par la récupération et la remise en état d'une rame historique comprenant notamment une voiture salon du Meusien dite "Poincaré" utilisée notamment par la-dite personnalité. En complément, une animation par des bénévoles en costumes d'époque donna une ambiance digne d'intérêt lors des manifestations commémoratives du centenaire de la guerre 14-18. Rendez-vous prévu en 2018 à BAR le DUC où la Suzanne et son train historique vont circuler sur la voie métrique totalement terminée. De belles heures pour les amoureux des trains, mais de belles heures aussi pour les amateurs de l'Histoire.

  (1) FACS >  Fédération des Amis des Chemins de fer Secondaires.
              Gare de l'Est - BP 20292 - 75463 PARIS Cédex 10
              htt :/www.trains-fr.org

  (2) CFHVS > Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée.
                                          55    BAR le DUC

A propos du Tour de France.

Comme rappelé dans notre dernier écho (De tout, un peu), le Tour de France cycliste est l'occasion de voir à la télévision des images formidables de notre beau pays. Si nous découvrons des châteaux, des églises et des monuments les plus divers, notre œil avisé d'amoureux des trains sait découvrir dans le paysage des lignes de chemin de fer, qu'elles soient à grande vitesse ou des lignes classiques de notre réseau national. Ce n'est pas sans tristesse que nous retrouvons des ouvrages d'art abandonnés, des viaducs imposants aux signatures célèbres qui, aujourd'hui hélas, ne voient plus passer de trains pour lesquels ils ont été conçus. Quelques trains touristiques répondent encore "présent", relevant fièrement leur active trace par monts et par vaux. Marque d'espoir, témoignage d'une mémoire industrielle qui ne veut pas s'effacer ?...

N'oublions pas qu'au fil des ans, des Romains à nos jours, l'Histoire de notre pays est vécue par les monuments qui nous restent.

A l'occasion du passage dans notre région de la troisième étape du Tour (MONDORF les BAINS-VITTEL), la vue aérienne de l’aqueduc romain de JOUY aux ARCHES nous parle d'une époque à l'architecture audacieuse en marche vers l'avenir, au même titre que la ligne à grande vitesse PARIS-EST-EUROPEEN qui franchit la vallée de la Moselle à VANDIERES par un ensemble d'ouvrages d'art successifs dont le viaduc de 1.500 mètres à CHAMPEY s/ Moselle au-dessus du cours d'eau, le plus long viaduc de la ligne.

Aqueduc_Jouy_aux_Arches.jpgViaduc_Champey.jpg

Comme quoi l'Histoire s'écrit aussi dans notre paysage. A chacun de savoir la lire...

Jean  SPAITE  Juillet 2017

Crédit photo : L'image de la Suzanne provient du site Verdun-Meuse.fr
La photo de l'aqueduc de Jouy du site tourisme-lorraine.fr
Celle du Viaduc de Champey provient de Wikipedia

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