Fréménil, un village lorrain

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - militaria

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche, novembre 3 2019

Le blockhaus Ouest a retrouvé sa pancarte historique

Nous vous avions informés (article du 17 Octobre 2017) de l’installation d’un poteau support d’une pancarte signalant le blockhaus OUEST ouvrage latéral au CD19 A.

Cette innovation a été complétée par l’installation sur le montant du poteau support d’une plaquette imprimée donnant l’historique de l’ouvrage.

Les nombreux visiteurs des vestiges de la première guerre mondiale appréciaient les renseignements fournis.

Début Octobre 2019 nous avons constaté la disparition regrettable de cette plaquette.

Nous ne pouvions pas laisser l’espace vacant.

BlockhausOuest1910.jpg, oct. 2019

Fort heureusement, une nouvelle plaquette vient d’être reproduite et installée sur son support pour la satisfaction des visiteurs de l’ouvrage fortifié, en conservant fidèlement le souvenir des Poilus de 14-18 .

Jean SPAITE Octobre 2019

samedi, août 17 2019

Guerre 14-18 : Ne tournez pas la page d'histoire des poilus !

On vient de marquer le centenaire de la fin de la guerre 14-18.

Un discours, une marseillaise, et un vin d’honneur pour clôturer l’histoire !

Et maintenant, REPOS ?...

ILS sont venus des quatre coins de l’hexagone, même on a , dans notre village ,accueillit un soldat venu de la lointaine Nouvelle Calédonie, là-bas, dans le Pacifique.

Avec leur accent, ILS ont parlé de leur province, de leur village des Alpes, du Béarn ou de la Franche-Comté.

Avec leur courage, ILS ont affronté l’ennemi sur le front tout proche, à VEHO, à LEINTREY.

ILS ont laissé leur sang sur le champ de bataille et sont depuis couchés au cimetière de REILLON.

Les survivants de cette sanglante épopée sont aujourd’hui tous morts…..

Sur notre territoire ILS ont construits deux ouvrages en béton armé : les blockhaus Ouest et Est, avec même du sable et du gravier de chez nous.

Ces deux ouvrages font partie de notre Patrimoine local.

Très souvent, nous déplorons sur notre site l’état d’abandon de ces vestiges stratégiques.

Tout au plus le blockhaus Ouest a eu droit à une petite pancarte d’identification.

A l’Est, c’est en état de sinistre regrettable.

L’ouvrage encore visible en Avril 2017 (voir notre article “Sauvons le blockhaus EST” du Jeudi 1er Juin 2017, avec photos) a subi sans réaction des dépôts inappropriés. Les derniers en date concerne des dizaines de souches d’arbres.Et la nature bien vivante cache cette scène d’un décor végétal.

Comme ON ne voit plus l’ouvrage sinistré, ON se retranche derrière une conclusion: “ON ne peut plus rien pour lui !!!” Alors n’en parlons plus…

A l’époque où l’on parle de retourner une deuxième fois sur la lune, à l’époque où dans notre village on voit évoluer des engins à forte possibilité : Tractopelle, Manitou, etc… ON pourrait avec un peu de bonne volonté procéder à une remise à niveau dudit ouvrage.

En mémoire des Poilus...qui sont venus ici construire ces fortifications.

De grâce, ne tournons pas la page d’histoire des Poilus.

L’ingratitude et l’oubli ne doivent pas être la marque de ce XXI e siècle.

Pensons au jugement des générations futures sur l’héritage que notre siècle leur laissera.

L’Histoire s’écrit aujourd’hui pour être lue demain.

PS: Et SI une personne influente: un député, un sénateur, un ministre, un de nos élus régionaux ou locaux, avait l’occasion de lire cet article…

Et SI elle décidait de sauver le blockhaus de FREMENIL, le travail bétonné des Poilus de 14…..

Alors là, le MIRACLE aurait lieu !

Espérons.

Jean SPAITE Août 2019

samedi, novembre 4 2017

Hôpital militaire à Domjevin

HopitalMilitaireDomjevin.jpgL'Est Républicain édition Lunéville du 23 Octobre 2017 nous rapporte un écho historique de la guerre 1914-1918 sous la forme de l’hôpital militaire souterrain de DOMJEVIN. 

Construit de 1916 à 1918, latéralement à la route de MANONVILLER à DOMJEVIN, cet ouvrage important, situé à 3 Km. de la ligne du front existant au Nord et à l'Est, devait accueillir des blessés et permettre de les soigner sous abri des bombardements. L'évacuation des blessés était confiée au réseau ferré de voie de 0,60 qui œuvrait dans tout le secteur. Les petites locomotives DECAUVILLE tractaient des trains-ambulances assurant la mise en sécurité vers l'arrière des blessés ayant reçu les premiers soins. 

Longtemps oublié, l’hôpital militaire souterrain de DOMJEVIN a fait l'objet d'une rénovation ces dernières années par un groupe de bénévoles efficaces sous le patronage d'une municipalité favorable à cette résurrection. Le résultat mérite félicitations.

Bel exemple, en cette période du Centenaire de la première guerre mondiale, pour une opération semblable pour les autres ouvrages subsistants comme les différents blockhaus.

Afin de ne pas oublier ces soldats qui ont servi leur patrie au péril de leur vie... Respectons ces ouvrages militaires qui font partie de notre HISTOIRE. 

Jean  SPAITE    Novembre  2017

Crédit Photographique : Image Est-Républicain

mardi, octobre 17 2017

Une plaque pour le blockhaus Ouest

Que de fois sommes-nous intervenus sur le site fremenil.com pour signaler l'abandon des blockhaus héritages du passé militaire de notre village, plus exactement au cours de la guerre 14-18.

L'actualité récente se traduit par l'installation d'un poteau support d'une pancarte signalant le blockhaus OUEST, ouvrage latéral au CD19A .

PanacarteBlockhausOuest02.jpgPanacarteBlockhausOuest01.jpg

Dans le cadre du centenaire de la date de construction de cet ouvrage fortifié, c'est la moindre des choses. 

Monsieur le Maire nous a promis de compléter cette innovation par l'installation sur le montant du poteau support d'une plaquette imprimée avec le texte suivant :

Le blockhaus OUEST a été construit en 1917 par l'armée française.
Cette fortification en béton armé est constituée de deux chambres cubiques abritant chacune une mitrailleuse lourde.
Cet ouvrage était destiné à assurer la protection du village face à une attaque éventuelle de l'ennemi venant du NORD :
BLEMEREY- VEHO où se situait le front.
Un ouvrage identique destiné aux mêmes fonctions a été construit côté EST.

Souhaitant une réalisation prochaine d'un tel programme qui serait intéressant d'associer à un nettoyage de l'environnement : tonte du gazon, propreté de la partie supérieure de l'ouvrage.

N'oublions pas le blockhaus EST.

Peut-être que la première étape concernant le blockhaus OUEST incitera-t-elle à sauver également son frère fortifié côté EST...

Jean  SPAITE    Octobre  2017

mercredi, juillet 26 2017

Pour les amoureux des trains (Juillet 2017)

Des Nouvelles de La Suzanne.

La belle revue bimestrielle de la FACS (1) "Chemins de Fer Régionaux et Tramways" en son N° 382- Juillet/ Août 2017 nous donne des nouvelles du Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée [CFHVS] (2) à BAR le DUC et tout particulièrement de la "Suzanne".

LaSuzanne.jpg

Cette locomotive à vapeur 031T Corpet nous est montrée en page 21 à l'état d'épave telle qu'elle fut récupérée par le CFHVS chez le ferrailleur VAILLANT à St VALERY s/ SOMME. A la page 22 nous voyons la Suzanne complètement restaurée et prête à circuler sur la voie métrique de 4,200 Km en cours de travaux. Celle qui appartenait au chemin de fer Meusien sous le N° 26 (CM26) après avoir connu les dures épreuves de la 1ère guerre mondiale pour la desserte du front de VERDUN, après avoir connu l'oubli chez le ferrailleur, est ressuscitée maintenant et a même été classée Monument Historique en 2008.  Le travail exemplaire de l'Association du Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée ne s'est pas limité à la résurrection de la locomotive "La Suzanne" mais s'est poursuivi par la récupération et la remise en état d'une rame historique comprenant notamment une voiture salon du Meusien dite "Poincaré" utilisée notamment par la-dite personnalité. En complément, une animation par des bénévoles en costumes d'époque donna une ambiance digne d'intérêt lors des manifestations commémoratives du centenaire de la guerre 14-18. Rendez-vous prévu en 2018 à BAR le DUC où la Suzanne et son train historique vont circuler sur la voie métrique totalement terminée. De belles heures pour les amoureux des trains, mais de belles heures aussi pour les amateurs de l'Histoire.

  (1) FACS >  Fédération des Amis des Chemins de fer Secondaires.
              Gare de l'Est - BP 20292 - 75463 PARIS Cédex 10
              htt :/www.trains-fr.org

  (2) CFHVS > Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée.
                                          55    BAR le DUC

A propos du Tour de France.

Comme rappelé dans notre dernier écho (De tout, un peu), le Tour de France cycliste est l'occasion de voir à la télévision des images formidables de notre beau pays. Si nous découvrons des châteaux, des églises et des monuments les plus divers, notre œil avisé d'amoureux des trains sait découvrir dans le paysage des lignes de chemin de fer, qu'elles soient à grande vitesse ou des lignes classiques de notre réseau national. Ce n'est pas sans tristesse que nous retrouvons des ouvrages d'art abandonnés, des viaducs imposants aux signatures célèbres qui, aujourd'hui hélas, ne voient plus passer de trains pour lesquels ils ont été conçus. Quelques trains touristiques répondent encore "présent", relevant fièrement leur active trace par monts et par vaux. Marque d'espoir, témoignage d'une mémoire industrielle qui ne veut pas s'effacer ?...

N'oublions pas qu'au fil des ans, des Romains à nos jours, l'Histoire de notre pays est vécue par les monuments qui nous restent.

A l'occasion du passage dans notre région de la troisième étape du Tour (MONDORF les BAINS-VITTEL), la vue aérienne de l’aqueduc romain de JOUY aux ARCHES nous parle d'une époque à l'architecture audacieuse en marche vers l'avenir, au même titre que la ligne à grande vitesse PARIS-EST-EUROPEEN qui franchit la vallée de la Moselle à VANDIERES par un ensemble d'ouvrages d'art successifs dont le viaduc de 1.500 mètres à CHAMPEY s/ Moselle au-dessus du cours d'eau, le plus long viaduc de la ligne.

Aqueduc_Jouy_aux_Arches.jpgViaduc_Champey.jpg

Comme quoi l'Histoire s'écrit aussi dans notre paysage. A chacun de savoir la lire...

Jean  SPAITE  Juillet 2017

Crédit photo : L'image de la Suzanne provient du site Verdun-Meuse.fr
La photo de l'aqueduc de Jouy du site tourisme-lorraine.fr
Celle du Viaduc de Champey provient de Wikipedia

jeudi, juin 1 2017

Sauvons le blockhaus Est

Non, ce n'est pas la première fois que nous vous parlons des blockhaus situés sur notre commune et tout particulièrement du Blockhaus Est qui gît en plein abandon.

Blockhaus_Est_2017_01.jpg

Blockhaus_Est_2017_02.jpg

Depuis notre dernier article en date de Dimanche 9 Avril 2017, illustré par une photo montrant l'état d'envahissement par la nature de l'ouvrage militaire centenaire, nous sommes retournés sur place le Samedi 13 Mai. Constat : Un dépôt de terre important tente de faire écran au blockhaus Est abandonné. Une manière de dire sans vergogne : "Loin des yeux, loin du coeur ". La dernière photographie est affligeante. En un mois de temps, on affiche encore plus son mépris en occultant le sujet. Ces deux vestiges militaires font partie du Patrimoine et ont droit à un respect légitime par une mise en valeur.

Blockhaus Est, Facade Nord, 1979

Rappelons Edmont DELORME, Historien érudit, Président fondateur de l'Association des Amis des Beaux Arts et des Arts Industriels de l'Arrondissement de Lunéville, dans son ouvrage "Lunéville et son Arrondissement" 1927-Tome 2- Pages 202-203 : "Village ...(où l'on ) retrouve la plus curieuse des constructions blindées que cette guerre a laissées dans notre région". Suit la description des ouvrages bétonnés.

Blockhaus_Est_Delorme.jpg
Plus près de nous, le site de la Communauté de Communes de la Vezouze rappelle dans son inventaire des monuments intéressants de la Vallée de la Vezouze (Rubrique:Zoom Communes: Fréménil)...les blockhaus de Fréménil. Il convient donc de préserver ces témoins du passé.   

De notre coté sur notre site nous avons fait paraître de nombreux articles appelant au sauvetage et à la mise en valeur de ces monuments. En voici le rappel :

  • 25 Mars     2006   >  Monuments.
  • 30 Octobre  2008   >  11 Novembre 1918-11 Novembre 2008: 90 ans déjà.
  • 14 Février  2009   >  Réquiem pour un blockhaus.
  • 31 Mai      2013   >  Souvenirs de 14-18: 100 ans, un anniversaire.
  • 15 Décembre 2013   >  Centenaire de la guerre 14-18.
  • 12 Mai      2014   >  Blockhaus à l'abandon.
  • 11 Juillet  2015   >  Les maisons nouvelles.
  • 23 Février  2016   >  Le blockhaus Ouest.
  • 4 Aout     2016   >  Préservation du Patrimoine.
  • 9 Avril    2017   >  Le blockhaus Est.

Voilà plus de 10 Ans que nous appelons AU SECOURS, sans résultat.

Quelle ingratitude vis à vis de ces poilus, nos aînés, qui ont construit de leurs mains il y a un siècle ces ouvrages de défense destinés à protéger notre village et ses habitants.  L’œuvre de nos aïeux ne doit pas tomber dans l'oubli.

 Ah ! Si tous les gars du monde voulaient se donner la main...

Renouvelons notre APPEL AU SECOURS, en espérant , enfin, en une réalisation de la mise en valeur des blockhaus de Fréménil, dans le respect de ceux qui nous ont précédés. N'oublions jamais que les générations à venir jugeront sans pitié les générations précédentes. Le mépris du Patrimoine témoin de l'Histoire sera traduit comme une faute impardonnable.

Jean  SPAITE     Mai 2017  

dimanche, avril 9 2017

Le blockhaus Est

NON, ce n'est pas la première fois que nous vous parlons des monuments militaires, témoins de la première guerre mondiale, implantés à chaque extrémité de notre commune. Déjà,  à la veille de la commémoration du centenaire, nous avions fait paraître un article souhaitant réveiller en local la fibre patriotique ( Souvenirs de 14-18: 100 ans un anniversaire )

Seul geste, le dégagement de la partie supérieure du Blockhaus OUEST (côté Domjevin-Bénaménil) qui a eu droit au désherbage des chardons et des orties poussant sur un dépôt inapproprié de terres (article "Blockhaus Ouest" ).

Le Blockhaus Est dit du Cimetière (côté Ogéviller) particulièrement négligé se trouve asphyxié par la végétation laquelle, oubliée de tout entretien depuis de nombreuses années, se traduit notamment par la présence d'arbres qu'il est grand temps de transformer en bois de chauffage, ce qui n'est pas un chantier insurmontable.

A l'occasion du Centenaire du premier conflit mondial, en mémoire de nos ancêtres, ces braves Poilus qui ont construit avec sueur, avec fatigue, avec peine ces monuments peu communs de la stratégie militaire, les deux blockhaus de FREMENIL doivent être sauvés et mis en valeur. Le devoir de mémoire passe par cette étape. C'est un acte de respect envers nos soldats, une preuve que leurs sacrifices n'ont pas été vains.

Nous publions une photo récente du Blockhaus Est vue partie arrière avec les deux porches d’accès, mais entouré d'une végétation abondante et indécente.

Blockhaus_Est_2017.jpg
En saisissant "Blockhaus" dans le champ "Rechercher" et en cliquant sur "ok" vous pourrez consulter tous les articles concernant les Blockhaus de FREMENIL.



Jean  SPAITE   Avril 2017

jeudi, mars 16 2017

Photo de la 2éme DB de Leclerc, prise à Fréménil

Nous vous avons récemment présenté une photographie de notre village vieille de plus d'un siècle ( article du 25/02/2017: Vieille photo de la maison de Camille MANONVILLER ). Poursuivons notre quête dans l'Histoire.
CharShermannFremenil441107.jpg
Nos recherches dans le temps passé nous amènent à vous présenter une belle photo prise au cours de la deuxième guerre mondiale dans notre village.  Nous sommes le Mardi 7 Novembre 1944 dans le quartier du Faubourg. Le photographe militaire, le Lieutenant Michel de MISCAULT, doit se positionner à proximité du N° 33 de la Grande Rue (là où habite actuellement Mr et Mme Philippe DOIZENET). Il tourne le dos à BENAMENIL et regarde vers le centre du village où l'on reconnaît le clocher de l'église St Pierre qui dépasse de l'ensemble des toitures. Un char SHERMAN est bien visible sur la droite, près du N° 31 (là où habite actuellement Mr et Mme Patrick LOUIS-CASTET). Sur la partie gauche de la Grande Rue, un autre char SHERMAN est stationné entre les N° 34 et 36.

Que nous apprend ce document historique ?

  • Depuis le Mardi 3 Octobre 1944, la population de FREMENIL a été évacuée, chassée de son village par ordre des Allemands. Les pauvres "Piquants" sont partis du côté de BLAMONT et de CIREY sur Vezouze, laissant la place à la WEHRMACHT qui résiste face à nos Libérateurs. Les habitants ne pourront retrouver leur village enfin libéré mais meurtri, pillé, que le Vendredi 24 Novembre 1944.
  • Mardi 31 Octobre 1944 la 2ème DB libère BACCARAT.
  • Mercredi 1er Novembre 1944, prise de PETTONVILLE puis d'HERBEVILLER.
  • Vendredi 3 Novembre, le 4éme escadron de la 2ème DB se porte à l'Ouest de FREMENIL.
  • Mardi 7 Novembre l'escadron est cantonné dans la partie Ouest du village, donc le quartier du Faubourg. A cette même date, de l'autre côté de la Vezouze, le village de DOMJEVIN est tenu par les Américains, cependant que toujours chez nous à FREMENIL il tombait une ou deux fois par jour quelques obus allemands surtout sur la place de l'église. On peut situer les impacts de ces bombardements sur les maisons de la Grande Rue N° 28 (maison Camille MANONVILLER-aujourd'hui Marcel HENRY) et N° 20 (maison HUMBERT puis Henri VOUAUX - aujourd'hui Yan LECLERC).

Le lendemain Mercredi 8 Novembre vers 11 H 30, trois ou quatre obus ennemis tombent encore sur la place de l'église causant la mort du sous-lieutenant VAUTRIN. On peut penser que ce sont ces bombardements successifs qui ont occasionné la destruction par les déflagrations de tous les vitraux de l'église St Pierre. Et en ces journées de Novembre 1944, les soldats de l'armée LECLERC notent le débordement de la Vezouze dans la prairie, phénomène que nous connaissons encore de nos jours.

Et la marche victorieuse s'est poursuivie en direction de STRASBOURG libérée effectivement le Jeudi 23 Novembre 1944.  C'était HIER....


Une nouvelle fois, la découverte d'une photographie nous a permis de faire un voyage dans le passé et a mieux connaître l'histoire de notre village.


Jean  SPAITE     Mars 2017

Crédit photographique : Cette photo est issue d'un récit illustré de la campagne 44 du Lieutenant Michel de MISCAULT (12e RCA / 4e escadron / 3e peloton de la 2e DB) publié sur le site 2db.forumactif.com 

Nous n'avons retenu que la photo concernant Fréménil mais je vous encourage vivement à consulter ce passionnant journal de marche qui vous conduira de Bournemouth, en Angleterre le 24/7/1944 jusqu'en Allemagne (Schondorf-am-Amersee) le 10 mai 1945. Le Colonel Michel de Miscault s'est éteint le 11 mai 2015.

lundi, novembre 14 2016

11 Novembre 2016 - Cérémonie du Souvenir

11_novembre_2016_-_04.jpg

La traditionnelle cérémonie du Souvenir de la célébration de l'armistice de la première guerre mondiale s'est déroulée au monument aux morts devant le cimetière communal.

A 10 H. malgré un temps incertain et plutôt frais, une partie de la population s'était rassemblée autour de Mr. Patrick LOUIS-CASTET Maire de la commune et du Commandant BOULANGER E.R.  Cette année 2016 nous avions la présence de 6 Sapeurs-Pompiers du centre d'intervention de Lunéville en uniforme et de 4 Porte-drapeaux du Souvenir Français. La chorale locale était aussi présente. Après lecture de la lettre du Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des anciens combattants et de la mémoire, l'appel des morts de la guerre enfants de Fréménil, et le dépôt de deux gerbes de fleurs, la musique de la Marseillaise,notre hymne national, a retenti dans notre campagne lorraine. Mr. le Maire a ensuite invité les participants à la cérémonie au vin d'honneur qui s'est déroulé dans la maison communale.

La cérémonie du Souvenir nous rappelle le sacrifice de ces enfants du début du XXème siècle qui ont terriblement souffert lors de la grande guerre 14-18 en y rattachant également les morts de la seconde guerre mondiale.
Qu'ils reposent en Paix.


Jean  SPAITE     Novembre 2016

11_novembre_2016_-_01.jpg11_novembre_2016_-_02.jpg11_novembre_2016_-_03.jpg

vendredi, septembre 23 2016

Deuxième Guerre Mondiale (Période 1939-1943 à Fréménil)

Maison_Manonviller_120703.jpg

Présentation

Sur un cahier d'école aux pages jaunies je retrouve des notes écrites par ma grand-mère Mme Alice MANONVILLER (1874-1961) qui habitait 5 Grande Rue à FREMENIL. Il s'agit de pages d'histoire de la deuxième guerre mondiale qui rappellent des évènements, mais aussi des noms de personnages, de soldats venus faire la guerre depuis l'autre bout de la France jusqu'à notre Lorraine. On y parle de tout, même du mauvais temps avec la neige dans nos hivers si durs de ces années de guerre. Laissons place au récit.

Période 1939-1943

1939

  • 28 Décembre 1939.- C'est le 52ème Régiment d'Artillerie Lourde de PERIGUEUX (Dordogne) qui est en stationnement ici. J'ai sur le grenier 17 Hommes et 8 chevaux. Noms des militaires: Brigadiers PAROT et GALATEAU. CHANTEAU, LABROS, DEMARTY, AMELIN, MARTIGNE, ROUQUET, REVERDY, BOYER, OLIAS, ANGO, DECOUTS Louis, BONNAIN, ROBERT, DELAINGEAS, DESOGES. Départ le 2 Février 1940.

1940

  • 4 Février 1940.- 221ème Régiment d'Artillerie Lourde de PERIGUEUX (Dordogne). Je n'ai personne d'hommes ni chevaux. Départ le 12 Mars 1940.
  • 16 Juin 1940.- Logé 1 officier polonais 1 nuit. Parti le 18 Juin 1940.
  • 18 Juin 1940.- Nous avons passé la nuit à la cave et presque la journée. FREMENIL n'a pas eu de dégât. Quelques obus dans la campagne.
  • 19 Juin 1940.- Les allemands entrent à FREMENIL. Je loge 1 capitaine et 8 hommes sur le grenier.
  • 22 Juin 1940.- Les allemands quittent FREMENIL.
  • 24 Juin 1940.- Il en arrive 150 hommes . C'est des autrichiens. Un orage épouvantable, le tonnerre est tombé chez DIDELOT (1 Grande Rue).
  • 25 Juin 1940.- Il pleut. Les allemands sonnent les cloches, c'est pour l'armistice disent-ils.
  • 26 Juin 1940.- On a frappé à son de caisse (tambour) la poste reprend à partir du 27 Juin.
  • 28 Juin 1940.- Toujours les mêmes troupes autrichiennes. On apprend que la Russie est en guerre avec l'Allemagne et que leurs troupes sont à 50 Km. de BERLIN, et aussi que la Turquie a déclaré la guerre à l'Allemagne.
  • 1er Juillet 1940.- Des troupes sans interruption s'en vont vers DOMJEVIN, des tanks, des mitrailleuses, on dit qu'ils s'en vont.
  • 2 Juillet 1940.- Des tanks passent sur la route (RN4 Paris-Strasbourg) et vont vers DOMJEVIN.
  • 3 Juillet 1940.- L'électricité est rétablie, la lumière marche.
  • 6 Juillet 1940.- L'eau remarche aussi, on vient de venir voir s'il n'y avait rien à réparer dans les lampes, moteurs.
  • 7 Juillet 1940.- On dit de VEHO : Un officier polonais resté caché tire sur un officier allemand et le blesse gravement, on ne le trouve pas de suite, le maire et 9 hommes sont enfermés et seront mis à mort si on ne trouve pas (le coupable). Le lendemain on dit que l'officier polonais a été fusillé.
  • 8 Juillet 1940.- Il y a beaucoup de troupes allemandes de passage. J'ai un capitaine à la chambre, des chevaux à la grange et des hommes plein le grenier. Ils vont vers SARREBRUG (Sarrebourg? Sarrebruck?).
  • 9 Juillet 1940.- A 5 heures du matin départ de ces troupes, il reste encore les autrichiens.
  • 10 Juillet 1940.- Il m'arrive une lettre de Marcelle par une dame BANI (?) de DOMEVRE. BAJOLET vient de me dire que le tacot va marcher (le chemin de fer LBB).
  • 11 Juillet 1940.- De nouvelles troupes de passage mais pas dans notre quartier.
  • 12 Juillet 1940.- Je reçois une lettre de NANCY. Toute la famille est rentrée le 8 Juillet par le 1er train passant à MARTIGNY( Martigny les Bains -Vosges) 
  • 17 Juillet 1940.- Le tacot remarche comme avant.
  • 21 Juillet 1940.- Les autrichiens sont partis, le village est calme.
  • 3 Août 1940.- Il y a 10 prisonniers qui viennent travailler chez les cultivateurs (prisonniers français ? polonais ?)
  • 6 Décembre 190.- Logé 6 hommes au grenier- 2 sous-officiers à la chambre devant.
  • 7 Décembre 1940.- Ils sont partis à 8 heures du matin.

1941

  • 2 Janvier 1941.- La neige tombe sans arrêt depuis hier, à midi il y en a plus d'un mètre par place.
  • 8 Janvier 1941.- Depuis le 2 Janvier, plus de courrier, il y a trop de neige, le tacot ne marche plus. Aujourd'hui 8 Janvier le facteur passe à 6 heures du soir.

1942

  • 13 Février 1942.- Pas de courrier, il y a 1 mètre de neige par place.
  • 14 Février 1942.- Pas de tacot, ni de courrier, 2 mètres de neige par place.
  • 16 Février 1942.- Les dépêches arrivent aujourd'hui, on va les chercher à BLAMONT.
  • 31 Août 1942.- Dernier trajet du tacot supprimé pour les voyageurs. Jusqu'au 15 Septembre pour les marchandises.
  • 1er Septembre 1942.- Les Rapides de Lorraine remplacent le tacot. Ils passent à FREMENIL, arrêt chez Mr BENOIT (le café du village).

1943

  • 9 Avril 1943.- C'est tout blanc de neige le matin.

Conclusion

Ce retour dans le passé, même si la chronologie n'est pas continue, nous donne une image des évènements peu ou mal connus. On voit que l'armée, amie ou ennemie, logeait chez l'habitant, dans les pièces habitables mais aussi dans les greniers. Et dans nos hivers lorrains, à cette époque, on se retrouve dans un paysage tout blanc, avec 2 mètres de neige par endroit !!!

Rappelons qu'en 2009 nous avons publié un ouvrage "La résistance à FREMENIL" donnant un éclairage sur cette histoire de la 2ème guerre mondiale. En 1994 c'est "L'évacuation 1944" que nous avons publié en nous rapportant aux notes prisent par Alice MANONVILLER sur la période 1944-1945. Pour mémoire sur le site fremenil.com : "Un peu d'histoire à partir d'une carte postale de FREMENIL"  nous permet d'évoquer la 1ère guerre mondiale 14-18 à FREMENIL. 

Rendons hommage à Alice MANONVILLER pour son travail d'écriture qui nous permet de mieux apprécier nos heures de PAIX actuelles, mais également montrer l'intérêt d'une relation des évènements que nous vivons au jour le jour au cours d'une existence. Peut-être que des familles de la région de PERIGUEUX vont découvrir le nom d'un de leurs aïeux ayant séjourné à FREMENIL pendant l'hiver 1939-1940.

Bonne lecture à tous.

Jean SPAITE   Septembre 2016.

mercredi, août 31 2016

Pour les amoureux des trains (Août 2016)

Nous avons eu l'occasion de vous informer des lieux où vous pouviez profiter de l'exploitation d'une ligne de chemin de fer par une poignée d'amateurs souvent bénévoles qui apportent une animation bienvenue dans une région [voir notre article "Pour les amoureux des trains (Avril 2016 )"  avec une liste d'une vingtaine de réseaux].
 
Par ailleurs, on nous signale cette année que le tourisme en notre pays est en baisse. Ce constat affecterait tous les domaines et les lignes de chemins de fer touristiques font partie de cette baisse de fréquentation.

Si vous voulez épauler les associations qui assurent la vie de ces lignes ferroviaires sans toutefois vous ruiner, n'hésitez pas à venir rendre visite à des exploitations près de chez vous. Nous vous donnons trois destinations, mais vous pouvez aller plus loin : les petits trains valent le déplacement. Vous ne le regretterez pas. Pourquoi pas le but d'une prochaine sortie en famille ?

Faites-vous plaisir en aidant ces bonnes volontés, dont on a besoin pour un tourisme en bonne santé.


Jean SPAITE    Août 2016.


Crédit photographique : Site du chemin de fer du Val de Passey

lundi, août 15 2016

Tombé du ciel et sauvé par la Résistance...

A propos d'un récit sur la chute d'un avion allié le 27 Août 1944 dans le secteur de BENAMENIL, les recherches des historiens permettent de progresser pour une meilleure connaissance de ce crash.

Rappelons que dès 1997, sous le titre "Tombés du ciel" nous avions fait paraître un article dans la Revue Lorraine Populaire (RLP N°134-Février 1997) concernant les aéronefs tombés dans le Sud Lunévillois. Plus précisément en page 281-Repère 11- nous citions l'avion allié tombé le 27 Août 1944 dans le secteur de BENAMENIL.

En 2009 nous avons publié un ouvrage "La Résistance à FREMENIL" évoquant cette chute d'avion et le sauvetage d'un membre de l'équipage par le groupe de résistance de FREMENIL (voir notre article).

En complément de cet acte de sauvetage, nous avions fait un écho "En mémoire des Résistants de FREMENIL" faisant appel a un besoin légitime d'une plaque-souvenir pour marquer cet événement. La réalisation de cette plaque-souvenir a été effective le 11 Novembre 2015 au cours de la cérémonie anniversaire du 11 Novembre 1918.

Toujours sur notre site, le samedi 20 Juin 2015, nous avions rappelé la composition du groupe local de Résistants, le sauvetage d'un membre de l'équipage de l'avion du 27 Août 1944 (date initialement mentionnée), et l'évocation que ce fait des soldats de l'ombre méritait d'être sauvé de l'oubli.

Dans le monde discret des chercheurs de cette histoire des chutes d'avions de la deuxième guerre mondiale, les spécialistes avancent sérieusement. Sous réserve de renseignements toujours plus précis concernant ce crash, nous pouvons donner une image de cette tragédie. Longtemps annoncé comme étant une Forteresse volante US l'aéronef est en fait un avion anglais de la RAF.

Avro_Lancaster.jpg
Il s'agit d'un avion AVRO type LANCASTER MkI du N°61 Squ. Avion Bombardier de nuit britannique (Royal Air Force) quadrimoteur.

Sa mission : Bombardement de RÜSSELHEIM (Allemagne)

Décollage le 25/08/1944 à 20h32- Base LUDFORD MAGNA Lincolnhir UK (Angleterre)

N° de l'avion : NN 705 SR-O Type LANCASTER MkI

N° de l'escadrille : N° 101 Squadron

L'équipage était composé de 9 membres :

  • Chef de bord- Pilote       : FO.  STELL Malcom Joseph        31 ans (RN ZAF) Royal Newealand Air Force
  • 2° Pilote - Mécanicien     : FO.  ROSS  William              23 ans (RC AF)  Royal Canadian Air Force
  • Navigateur                 : Sgt. BRIERS John William        36 ans (VR)     Volontaire Réserve
  • Navigateur- Bombardier     : F.Sgt. SCHOFIELD Eric           33 ans (VR)            "
  • Bombardier-Opérateur Radio : F.Sgt. REID John Mac Donald     20 ans (VR)            "
  • Mitrailleur                : Sgt. ROWLEY Joseph Peter        22 ans (VR)            "
  • Mitrailleur                : Sgt. BRACEGIRDLE Julian Charles 26 ans (VR)            "
  • Mitrailleur                : Sgt. TWELL Harry                32 ans
  • Mitrailleur                : Sgt. MORE  Thomas                ?

Notons que l'équipage normal d'un LANCASTER MkI se compose de 7 membres. Il y avait donc 2 personnes supplémentaires pour cette mission.

Si l'on se réfère au récit de Gaston CARMENTRE résistant qui a opéré au sauvetage d'un membre de l'équipage, le LANCASTER revenant de sa mission de bombardement en Allemagne avait survolé OGEVILLER avec un moteur en feu. Poursuivant sa course à basse altitude au dessus de la forêt de MONDON, le Sergent Thomas MORE Mitrailleur en aurait profité pour sauter en parachute et atterrissant brutalement à la lisière du bois sur la commune de BENAMENIL. Le groupe de résistants avec notamment Julien MALGRAS a opéré rapidement au sauvetage de l'aviateur blessé aux jambes en le cachant chez lui à FREMENIL. Gaston CARMENTRE nous rappelle dans son récit (voir "La Résistance à FREMENIL" 2009 page 21) l'épisode du transport du blessé caché dans une charrette de foin jusqu'à BENAMENIL auprès du Docteur SEGALL lui-même résistant, ainsi que le retour à FREMENIL en utilisant le même stratagème. Nous savons que le Sergent Thomas MORE (matricule 978 951) après guérison a pu retrouver la liberté grâce à la filière d'évacuation des Résistants.

Qu'était-il advenu de l'avion et des 8 membres de l'équipage restant ?

Vraisemblablement il a du voler péniblement avec son moteur en feu dans l'espoir incertain d'un retour à sa base.

On n'a pas retrouvé le lieu exact de chute du LANCASTER. Peut-on le situer dans la région Sud de NANCY ou de TOUL ? Ce qui est certain, c'est que les 8 membres de l'équipage sont décédés et reposent désormais au cimetière britannique de CHOLOY-MENILLOT (54). Soulignons la jeunesse de l'équipage de ce LANCASTER qui a donné sa vie pour que nous vivions aujourd'hui en PAIX. Ne les oublions pas. Gardons également le souvenir des résistants de FREMENIL, acteurs efficaces du sauvetage du Mitrailleur Thomas MORE, qui ne doivent pas, eux aussi , tomber dans l'oubli.

Tombes_Equipage_Lancaster_NN_705_SR-O.jpg
Pour compléter nos recherches nous nous sommes rendu au cimetière militaire de CHOLOY-MENILLOT (CD118 Toul-Foug) dans la nécropole britannique-néozelandaise où nous avons retrouvé les tombes des huit aviateurs de la RAF qui reposent en ce lieu. Ils sont unis désormais sur une même ligne de repos [1D] reconstituant pour toujours l'équipage du LANCASTER MkI de l'escadrille 101 Squ. qui s'est écrasé le 26 Août 1944.

  • Tombe 1D1- Sergent TWELL Harry                   32 ans Mitrailleur (Anglais)          Matricule 515 294
  • Tombe 1D2- Sergent BRACEGIRDLE  Julian Charles   26 ans Mitrailleur                          "   2209182
  • Tombe 1D3- Officier Aviateur STEEL Malcom Joseph 31 ans Pilote Chef de bord                  "   424 533
    (Royal Newzealand Air Force)
  • Tombe 1D4- Sergent Aviateur SCHOFIELD Eric       33 ans Navigateur Bombardier (Anglais)      "   1506088
  • Tombe 1D5- Sergent ROWLEY Joseph Peter           22 ans Mitrailleur (Anglais)                "   1579631
  • Tombe 1D6- Officier Aviateur ROSS William        23 ans 2e Pilote Mécanicien                 "   J/26796
    (Royal Canadian Air Force)
  • Tombe 1D7- Sergent BRIERS John William           36 ans Navigateur (Anglais)                 "   1815067
  • Tombe 1D8- Sergent Aviateur REID John Mac Donald 20 ans Bombardier Opérateur Radio (Anglais) "   1318282

Le plus jeune avait 20 ans, le plus agé 36 ans...

Ils ont donné leur vie pour libérer le pays dans lequel nous pouvons vivre en PAIX. Ne les oublions pas.

Tombe_H.T.Well.jpgTombe_J.C.Bracegirdle.jpgTombe_E.Schofield.jpgTombe_M.J.Steel.jpgTombe_J.M.Reid.jpgTombe_J.W.Briers.jpgTombe_W.Ross.jpgTombe_J.P.Rowley.jpg
Restent donc les questions suivantes :

  • Quel est le lieu exact de la chute du LANCASTER du 101 Squadron ?
  • Qu'est devenu le Sergent Thomas MORE (matricule 978951) après son sauvetage par le groupe de résistants de FREMENIL ?

En ce qui concerne le lieu du crash du LANCASTER de la RAF nous lançons un APPEL à toute commune du Sud du département 54 qui a été le théâtre de cet accident pour nous signaler l’événement. Peut-être que les huit aviateurs décédés ont été inhumés provisoirement en local (cimetière communal par exemple) avant de reposer définitivement au cimetière militaire de CHOLOY-MENILLOT ce qui pourrait figurer dans les archives communales de 1944.

Espérons en savoir plus par la suite grâce à nos chercheurs de l'Histoire.

Pour l'heure, nous devons la progression des recherches historiques concernant cet épisode de la Seconde Guerre Mondiale à :

  • Michel   AUBURTIN   de FAMECK (57)
  • Alain    CARMENTRE  de MANONVILLER (54)
  • Jérome   LECLERC    de VEZELISE (54)
  • René     LOUBETTE   de BENAMENIL (54)
  • Edouard  RENIERE    de BRUXELLES (Belgique)

Rappelons également les noms des membres du groupe de Résistants de FREMENIL (Secteur 416) qui ont tous aujourd'hui disparus :

  • Julien   MALGRAS         (1905-1995) Responsable du groupe.
  • Paulette BENOIT          (1916-1971)
  • René     HENRY           (1893-1975)
  • Nicolas  DENIS           (1891-1958)
  • Pierre   ADAM            (1921-1944)
  • André    CARMENTRE       (1924-1984)
  • Gaston   CARMENTRE       (1925-1998)
  • Docteur Laurian I.SEGALL (1900-1991)

N'oublions pas ces fidèles Soldats de l'ombre.

Jean SPAITE   Août  2016

Sources :

  • Avro_Lancaster_B_I_PA474 par Kogo — Travail personnel, GFDL, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=473193
  • Photos du cimetière RAF de Choloy-Menillot : Collection personnelle

Cimetière RAF de Choloy-Ménillot :
Nous avons eu quelques difficultés à trouver la nécropole de la RAF de Choloy Ménillot. Pour vous éviter ces déboires, vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessous pour obtenir une carte Google Maps avec les coordonnées du cimetière.

Coordonnees_Google_Map_Cimetiere_RAF_Choloy_Menillot.jpg


Here follows a Google-Translation of this article for our fellow-english readers (Sorry for the approximations) :

About a story about a plane crash ally August 27, 1944 in BENAMENIL sector, historians research permits progress towards a better understanding of this crash.

Recall that in 1997, under the title "Lost in Transit" we published an article in the Revue Populaire Lorraine (RPL No. 134, February 1997) about an aircraft fell in the South Lunévillois. Specifically on page 281-mark 11- we quoted allied aircraft dropped 27 August 1944 in the BENAMENIL sector.

In 2009 we published a book "The Resistance Fréménil" suggesting that an aircraft crash and rescue a crew member by Fréménil resistance group (see article).

In addition to this act of rescue, we made an echo "in memory of the Resistance fighters Fréménil" employing a legitimate need for a plate souvenir to mark the event. The completion of this plate souvenir was effective November 11, 2015 during the anniversary ceremony of November 11, 1918.

Always on our site, Saturday, June 20, 2015, we recalled the composition of the local Resistance group, the rescue of a crew member of the aircraft of 27 August 1944 (date previously mentioned), and evocation it makes the shadow of soldiers needed to be rescued from oblivion.

In the discrete world of researchers of this story falls aircraft of World War II, experts argue seriously. Subject to ever more specific information about this crash, we can give a picture of the tragedy. Long billed as a US Flying Fortress aircraft is actually an English aircraft of the RAF.

This is a kind AVRO LANCASTER MkI the No. 61 Squ. British Night Bombardier aircraft (Royal Air Force) four-engine.

His mission: Bombing of Rüsselsheim (Germany)

The takeoff 08/25/1944 at 20h32- Base LUDFORD MAGNA Lincolnhir UK (England)

No. plane: NN SR-705 Type O LANCASTER MkI

No. Squadron: No. 101 Squadron

The crew was composed of 9 members:

    Board- Chief Pilot: FO. STEEL Malcom Joseph 31 (RN ZAF) Newealand Royal Air Force
    Flying Officer - Pilot : FO. ROSS William 23 (RC AF) Royal Canadian Air Force
    Flight Engineer : Sgt. BRIERS John William 36 (VR) Volunteer Reserve
    Navigator - Air Bomber F.Sgt. Eric SCHOFIELD 33 (VR) "
    Air Bomber - Radio Operator : F.Sgt. REID John MacDonald 20 (RV) "
    Wireless Operator - Gunner Sgt. ROWLEY Peter Joseph 22 (VR) "
    Air Gunner Sgt. BRACEGIRDLE Julian Charles 26 years (VR) "
    Air Gunner Sgt. H.T WELL Harry 32
    Gunner Sgt. MORE Thomas


Note that the normal crew of a MkI LANCASTER consists of 7 members. So there were 2 more people for this mission.

If one refers to the story of Gaston CARMENTRE resistant which operated the rescue of a crew member, the LANCASTER returning from his mission of bombing Germany had flown OGEVILLER with an engine on fire. Continuing its low-altitude race above the forest MONDON, Sergeant Thomas MORE gunner would have the opportunity to parachute and landing abruptly on the edge of the wood in the municipality of BENAMENIL. The resistance group including Julien Malgras quickly made to rescue the airman wounded in the legs by hiding him home to Fréménil. Gaston CARMENTRE reminds us in his story (see "The resistance Fréménil '2009 page 21) episode of transporting injured hidden in a hay cart to BENAMENIL from Dr. SEGALL itself resistant, as well as return to Fréménil using the same ploy. We know that Sergeant Thomas MORE (registration number 978951) after healing could find freedom through the evacuation chain of Resistance.

What happened to the plane and 8 crew members remaining?

Presumably he has difficulty flying with its engine on fire in the uncertain hope of a return to its base.

We have not found the exact place of falling LANCASTER. Can we locate it in the South region NANCY or Toul? What is certain is that the 8 crew members died and now based at the British Cemetery CHOLOY-MENILLOT (54). Emphasize youth crew this LANCASTER who gave his life that we might live today PEACE. Do not forget them. also keep the memory of resistant Fréménil, effective actors of rescue Gunner Thomas MORE, which should not, too, fall into oblivion.

To supplement our research we realized the military cemetery of CHOLOY-MENILLOT (CD118-Foug Toul) in the British-New Zealand's necropolis where we found the graves of eight RAF airmen buried in this cemetery. They are united now in one line off [1D] reconstituting forever LANCASTER MkI the crew of the squadron 101 Squ. that crashed Aug. 26, 1944.

    1D1- Twell Tomb Sergeant Harry Gunner 32 (English) Unique Number 515294
    Tomb 1D2- BRACEGIRDLE Sergeant Julian Charles 26 years Gunner "2209182
    Tomb 1D3- Pilot Officer Malcom Joseph STEEL 31 years Driver Skipper "424533
    (Newzealand Royal Air Force)
    Tomb 1D4- Sergeant Airman Eric SCHOFIELD 33 Bombardier Navigator (English) "1506088
    ROWLEY falls 1D5- Sergeant Joseph Peter Gunner 22 (English) "1579631
    Tomb 1D6- Pilot Officer William ROSS 23 Mechanic 2nd Driver "J / 26796
    (Royal Canadian Air Force)
    Tomb 1D7- BRIERS Sergeant John William 36 years Navigator (English) "1815067
    Tomb 1D8- Sergeant Airman REID John MacDonald 20 Bombardier Operator Radio (English) "1318282

The youngest was 20, most aged 36 years ...

They gave their lives to liberate the country where we can live in PEACE. Do not forget them.

This leaves the following questions:

    What is the exact location of the fall of LANCASTER 101 Squadron?
    What happened to Sergeant Thomas MORE (registration number 978951) after his rescue by the resistant Fréménil group?

Regarding the crash of the RAF LANCASTER we launch an APPEAL to all South municipality of the department 54 which was the scene of the accident to report us the event. Maybe the eight deceased airmen were buried temporarily in local (municipal cemetery for example) before finally rest at the military cemetery of CHOLOY-MENILLOT which could be included in the municipal archives in 1944.

Hopefully more later thanks to our researchers in history.

For now, we have the progress of historical research on this episode of the Second World War:

    Michel AUBURTIN of FAMECK (57)
    Alain CARMENTRE of MANONVILLER (54)
    Jerome Leclerc of VEZELISE (54)
    René Loubette of BENAMENIL (54)
    Edouard Renière BRUSSELS (Belgium)

Also remember the names of members of the Resistance Fréménil group (Sector 416) have all disappeared today:

    Julien MALGRAS (1905-1995) Group responsible.
    Paulette BENOIT (1916-1971)
    René HENRY (1893-1975)
    Nicolas DENIS (1891-1958)
    Pierre ADAM (1921-1944)
    CARMENTRE André (1924-1984)
    CARMENTRE Gaston (1925-1998)
    Dr. Laurian I.SEGALL (1900-1991)

Do not forget these faithful shadow soldiers.

Jean Spaite August 2016

sources:

    Avro_Lancaster_B_I_PA474 by Kogo - Own work, GFDL, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=473193
    Photos cemetery RAF Choloy-Menillot: Personal Collection

RAF Choloy-Ménillot:
We had some difficulty finding the necropolis of RAF Choloy Ménillot. To avoid these disappointments, you can click on the image below to get a Google map with the coordinates of the cemetery.

lundi, juin 20 2016

Le fort de Manonviller

A 6,1 Km. de notre village se situe MANONVILLER surmonté par le fort éponyme très endommagé en Août 1914 par l'offensive allemande. Ce fort d'arrêt, dénommé "Fort HAXO" , faisait partie de la ligne fortifiée de la frontière Est de la France réalisée à partir de 1874 par le Général SERE de RIVIERES. Il a joué un rôle de retardement notoire de l'ennemi dans son offensive visant NANCY ainsi que la Trouée de CHARMES. Afin de mieux connaître l'histoire de cette fortification, nous présentons un document qui vous fera découvrir les événements de la première partie de la guerre 14-18 dont nous commémorons le centenaire, mais également des photos et documents souvent inconnus concernant ce fort de MANONVILLER.  Voilà de quoi venir faire la découverte des lieux : des bénévoles éclairés vous y attendent.

Manonviller_Page01.jpg

Manonviller_Page02.jpg


Manonviller_Page03.jpg

Manonviller_Page04.jpg

Jean  SPAITE      Juin 2016


Source :

  • Le document qui illustre cet article est remis aux visiteurs du Fort de Manonviller. Il est disponible au téléchargement (format PDF) sur le site du Fort, à cette adresse : Plaquette de présentation
  • Vous trouverez de nombreuses informations ainsi que des articles très instructifs sur le Site officiel du Fort de Manonviller

samedi, juin 4 2016

Le monument Leclerc de la forêt de Mondon

Monument_tranchee_Leclerc_Mondon.jpgSi vous empruntez la route forestière reliant BURIVILLE à MENIL-FLIN, au carrefour avec la "Tranchée des Loups", vous remarquez sur votre droite le monument de la "Chaussée LECLERC".
Érigé après la Libération, un peu oublié les années suivantes, ce monument présentant une croix de Lorraine évidée méritait une rénovation. C'est chose faite depuis fin Avril 2016.

Deux plaques-souvenirs rappellent la création d'un axe routier solide pour assurer le passage de la 2éme DB dans la Forêt de Mondon en lieu et place du chemin forestier "la Tranchée des Loups" rendu impraticable pour les chars par suite des intempéries de longue durée qui ont sévi en cette période. C'est le 13éme Bataillon du Génie sous les ordres du Commandant GRAVIER qui a conçu et réalisé ces importants travaux permettant un accès stratégique de 3,6 Km en sous-bois jusqu'à HABLAINVILLE,OGEVILLER et BACCARAT le 31 Octobre 1944 en contournant la Route Nationale LUNEVILLE, BACCARAT, St DIE (RN 59). Un Régiment de Génie Américain, le 1101 Engineer Combat Groupe, avec des bulldozers et 120  camions est venu prêter main-forte au 13éme Bataillon de Génie Français. Rappelons que cet axe routier renforcé a pu être réalisé en empruntant des pierres et des gravats provenant de deux villages détruits de REHAINCOURT (88) et St REMY aux Bois (54).
 
Saluons cette réalisation effectuée sur une courte durée (4 jours) et par des conditions atmosphériques peu favorables : pluies et brouillards.

Retenons la devise du 13éme Bataillon du Génie :

"A me suivre,
" Tu passes.

Et formulons l'espoir de conserver ce monument LECLERC en bon état pour l'avenir.


Jean SPAITE         Juin 2016

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de la Bataille de Lorraine

dimanche, avril 24 2016

Pour les amoureux des trains (Avril 2016)

Tout récemment, le Dimanche 17 Avril 2016, sous le titre "Des Forts et des Trains ", nous évoquions des réseaux ferroviaires animés par des Associations de bénévoles pour la desserte des forts de VILLEY le SEC (54), UXEGNEY (88), sans oublier le formidable réseau souterrain du fort du HACKENBERG (57) ligne Maginot.

TrainThurDoller.jpg

Coïncidence, le dernier numéro de La VIE du RAIL (N° 3568 du 22Avril 2016) nous présente le Guide 2016 des Trains Touristiques, dont la 1ère partie comporte les réseaux existants sur notre région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En voici la liste publiée:

  1. Chemin de fer touristique du RHIN- 12 Km. Voie normale- Vapeur- Diesel- VOLGELSHEIM (68)
  2. Train THUR-DOLLER-ALSACE - 14 Km. Voie normale- Vapeur- Autorail- CERNAY (68)
  3. Les Cyclo draisines du Grand MORIN - 8,5 Km. + 9 Km. Voie normale - ESTERNAY (51)
  4. Chemin de fer touristique du Sud des Ardennes - 10 Km. + 30Km. Voie normale- Autorails- ATTIGNY (08)
  5. Chemin de fer de la vallée de la CANNER - 12 Km. Voie normale- Diesel- Autorail- VIGY (57)
  6. Chemin de fer du Val de PASSEY- 1 Km. Voie 0,60- Vapeur-  CHOLOY-MENILLOT (54)
  7. Petit train de l'ouvrage du FERMONT Ligne Maginot- 1,2 Km. Voie 0,60- Locotracteurs électriques- LONGUYON (54)
  8. Petit train de l'ouvrage du HACKENBERG Ligne Maginot- 3,5 Km.- Voie 0,60- Locotracteurs électriques- VECKRING (57)
  9. Chemin de fer forestier d'ABRESCHVILLER- 6 Km. Voie 0,70- Vapeur- Diesel- ABRESCHVILLER (57)

A cette liste, nous nous permettons d'ajouter:

Ajoutons également les réseaux de tramways qui relèvent du transport public :

  • Tramway de STRASBOURG-       Voie normale-  STRASBOURG (67)
  • Tramway de SARREGUEMINES-SARREBRUCK- Voie normale-  SARREGUEMINES (57)


Par delà les frontières (virtuelles) du Grand Est- Région Alsace Champagne Ardennes Lorraine, mentionnons tout près de nous le magnifique Train "Le CONI'FER" voie normale- vapeur- Les HOPITAUX NEUFS (25), "Les Vélos-Rail de VESOUL"- 4,5 Km. Voie normale- VESOUL (70); et les très nombreux réseaux animés par des bénévoles qui présentent une belle image du rail en régions Bourgogne-Franche Comté, Nord-Pas de Calais, en Belgique, Luxembourg, Allemagne et Suisse.

Pour couronner ce panorama ferroviaire situé dans l'Est du pays, une visite au Musée "Cité du Train" (Musée des Chemins de fer) à MULHOUSE(68) s'impose.

Bonne visite à Tous dans le Monde des Trains.


PS.  Complèment- Il est petit, si petit que nous allions l'oublier :
     C'est le "Tortillard de PLAINE"- 1,650 Km. Voie 184 mm. Vapeur-  PLAINE (67420)
     Il est temps de l'accrocher à la liste des trains (oubliés).

Nous avons essayé, chaque fois que c'était possible, de vous fournir un lien vers le site Internet du chemin de fer ou de l'attraction. Si certains liens sont inactifs, ou si vous souhaitez nous signaler un lien plus pertinent, merci de nous le faire savoir.

Jean SPAITE    Avril 2016

Crédit photographique : Site Officiel du Petit Train Thur-Doller (R. Renauld, S. Chevalier, A. Herrgott)

dimanche, avril 17 2016

Des forts et des trains...

L'Est Républicain du Jeudi 31 Mars 2016 nous présente en page "Région- Associations" sous le titre "Les acteurs du vivre ensemble" un aspect historique de préservation des forts de VILLEY le SEC (54) et d'UXEGNEY (88).

C'est l'association "La CITADELLE" qui assure la rénovation et l'animation du site de la fortification Séré de Rivières de VILLEY le SEC à deux pas de TOUL. La circulation du train voie de 0,60 dans l'enceinte fortifiée constitue un attrait ferroviaire non négligeable assurant une fréquentation toujours en hausse.

Element344_Villey_le_sec.jpg

Non loin d'EPINAL, les forts d'UXEGNEY et du BOIS l'ABBE sont gérés par "l'ARFUPE" (Association pour la Restauration du Fort d'Uxegney et de la Place d'Epinal) qui entretient et modernise ces lieux chargés d'histoire. La partie militaire est remise en état et s'inscrit déjà à l'inventaire des monuments historiques. Mais un aspect très intéressant est révélé par la reconstruction complète de la voie ferrée de 0,60 reliant les deux forts . La réception récente de voitures permettra une visite ferroviaire facile de l'ensemble fortifié.

Locotracteur_Uxegney.jpg

Au Nord de la région lorraine, nous trouvons le fort du HACKENBERG (57). Cet important ouvrage militaire de la ligne Maginot, présente lui aussi un aspect ferroviaire très intéressant puisqu'il est parcouru par un chemin de fer électrique voie de 0,60 offrant une visite aisée de l'ouvrage fortifié de la deuxième guerre mondiale.

Nous constatons que le patrimoine lorrain ne manque pas de richesses que ce soit sous l'aspect historique militaire ou sous la présence très active d'une desserte ferroviaire.  La visite touristique que vous pourrez prochainement faire à ces trois sites peut même s'accompagner d'une action constructive en venant épauler les équipes de bénévoles qui se dévouent pour conserver et animer ces fortifications étonnantes et leurs trains plein de charme présentant ainsi ces lieux d'histoire en mémoire vivante de notre pays.

Jean SPAITE   Avril 2016

Crédit photographique :

mardi, février 23 2016

Le blockhaus Ouest

Avant :

Maisons_nouvelles_0715_02.jpg

Après :

Blockhaus.Ouest.2016.jpg

C'était le Mardi 2 Février 2016. Le temps était pluvieux, il y avait du vent, et les deux employés du syndicat de gestion des ouvriers intercommunaux du Pays de la Vezouze ont été dépêchés pour dégager la partie supérieure du blockhaus Ouest envahie par de la terre glaise et une herbe sauvage où dominait les chardons et les orties. Il était grand temps d'éliminer ce décor disgracieux à l'entrée de notre village qui, par ailleurs fait de réels efforts pour devenir plus accueillant par un fleurissement réussi. Espérons que cette première phase de mise en valeur du monument fortifié soit suivie par une autre étape dans le cadre du centenaire de la guerre 14-18 et plus particulièrement du centenaire du blockhaus qui date de 1916.

Le système défensif élaboré par les autorités militaires consistait en la construction de deux ouvrages fortifiés en béton armé situés à l'Est et à l'Ouest du village de FREMENIL. Chacun des ouvrages "abritait deux chambres de mitrailleuses cubiques hautes de cinq à six mètres, larges d'autant, et réunies par une galerie de dix mètres environ de longueur", "les meurtrières sont dirigées vers le Nord du côté de BLEMEREY" ( description d'Edmond DELORME dans LUNEVILLE et son Arrondissement- Tome 2 ). Entre ces deux fortins, la défense était complétée par des tranchées équipées de ronces barbelées établies à la partie Nord du village sur la prairie (quartier de la Banvoire).

Concernant le blockhaus Ouest, la seconde étape de mise en valeur, après le nettoyage effectué de la partie supérieure, pourrait consister en une réalisation d'une surface recouverte de cailloux blancs entre l'ouvrage fortifié et le CD 19A très fréquenté, en donnant une image plus soignée et néanmoins peu onéreuse en investissement.  Le blockhaus Est situé près du cimetière présente un état de délaissement certain imposant un travail plus conséquent.

Après cette évocation historique et ces considérations techniques, à la manière de Georges CHEPFER (1870-1945) chansonnier et humoriste lorrain, laissons place à l’interprétation de la mère de "not' Mimile" pour évoquer cet évènement, à savoir le Centenaire du blockhaus de FREMENIL.

"Tiens toi droit Mimile ! Enlève ton bèret quand ça joue La Marseillaise. C'est-y pas Dieu possib' un jour comme aujourd'hui où c'qu'on célèbre les 100 ans d'la guerre de 14 et les 100 ans d'la construction du blockhaus. Pense à ton pépère qu' était mobilisé et qu'a travaillé avec les aut' poilus pour faire le gros machin-là en béton. Et tout ça à la main Mimile : fallait pas qu'i soient feignants les ouvriers du temps-là. Et faudrait pas l'oublier le blockhaus-là comme celui du cimetière, i s'ont tout fait à la main : pas d'bétonnière, pas d'bulldozer comme i disent maintenant. A c'tour qu'i s'ont enlevé toute la chardonnerie qu'était su la crête, tout comme ton bérêt su l'crâne Mimile, faut pas oublier les alentours nem', pou qu'ça soit présentab' ! Pour sûr qu'i vont s'y att'ler pisque c'est pas tous les jours les 100 ans d'la guerre de 14. I s'ont besoin qu'on les respecte les pauv' poilus qu'ont travaillé dur par tout les temps, en risquant leur vie nuit et jour pour qu'on vive en Paix maintenant. Les oublier, oublier leur ouvrage, c'est d'la pure ingratitude. T'as bien compris Mimile? T'oublieras jamais nem' ! Ah mais... "

Je vous laisse à vos réflexions...

Jean   SPAITE   Mars  2016

Autres articles sur les blockhaus de Fréménil :

samedi, novembre 7 2015

Domjevin : la gare du Tacot... pendant la 1ère guerre mondiale.

C'est grâce aux recherches historiques de Mr René LOUBETTE de Bénaménil que nous pouvons vous présenter une photographie de la gare LBB de Domjevin prise pendant la guerre 14-18. Ce cliché a été réalisé par un photographe militaire le 14 Décembre 1916. Il nous montre la voie principale présentée en diagonale de la photographie avec le branchement de la voie d'évitement sur laquelle stationne un wagon tombereau chargé de bois. On reconnait ensuite le bâtiment de la gare proprement dite avec son édicule WC. Tout au fond, en arrière plan, un rideau de camouflage a été planté, masquant à l'ennemi la vue sur la gare et son trafic militaire. Ce camouflage prend naissance à gauche depuis la route de Fréménil (aujourd'hui CD 19A) et doit couper la voie du Tacot vers Fréménil, puisqu'à cette date le trafic avait été interrompu. Le document présenté permet de mesurer la position délicate de notre village Fréménil avec ses habitants dans le théâtre des opérations militaires. A la droite du cliché, on note la présence du calvaire de Domjevin élevé en 1791 au carrefour des routes de la Baraque (CD 19) et de Bénaménil à Fréménil (CD 19A).

Gare_Tacot_Domjevin_1916.jpg

Si le calvaire pouvait parler, il en raconterait des choses qui se sont déroulées dans ce carrefour stratégique. Il nous parlerait certainement de la construction du Tacot inaugurée en 1911, mais aussi des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945 avec la disparition du bâtiment voyageurs de Domjevin en 1944 sous les obus de l'artillerie de l'US ARMY, et plus près de nous la construction du centre de déchets toxiques devenu CHIMIREC-Est.

Afin de ne pas oublier la présence en ce lieu du Tacot Lunéville-Blamont et Badonviller qui a rendu tant de services à la population de la vallée de la Vezouze, nous présentons une reproduction de la carte postale ancienne de la gare de Domjevin. Le cliché date de 1911 peu après l'inauguration de la ligne.

Gare_Tacot_Domjevin_1911.jpg

Jean SPAITE  Novembre 2015

Crédit photographique :

  • Cliché militaire de 1916 - Ministère des armées
  • Carte postale de 1911 : Cliché Octave - Maxéville-Nancy - Edition Paciet


lundi, octobre 19 2015

Fréménil sous la neige... pendant la première guerre mondiale.

Toujours discrets, les chercheurs de l'histoire poursuivent leur travail de Bénédictins. C'est à Mr. René LOUBETTE de Bénaménil que nous devons ces trois photographies concernant notre village. Qu'il en soit particulièrement remercié pour ce travail de recherche.

Ces clichés ont été pris par un soldat stationné dans le secteur, photographe militaire officiel. Bien qu'annoncés à différentes dates, ces trois documents ont été pris en saison hivernale 1917-1918 : La neige était précoce et abondante en ce temps-là puisque relevant du mois d'Octobre 1917 pour deux vues.

"Vue du village prise de la rive gauche de la Vezouze"- Octobre 1917.

Nous voyons le quartier de la Banvoire sous la neige. Relevons qu'au premier plan on remarque des piquets avec barbelés. La neige nous masque l’existence de tranchées et la Verdurette qui coule au pied de la pente. Notons que sur le groupe de maisons à gauche de l'image, le premier bâtiment a de nos jours disparu. Sur le groupe de maisons à droite on voit les portes de granges avec leur linteau cintré en anse de panier. En arrière plan en haut de la rue (baptisée Rue de la Prairie aujourd'hui) nous avons l'église coiffée de son clocher.

Nous proposons une photographie du même lieu prise en Octobre 2015. Cette vue d'actualité nous permet de voir l'évolution de ce quartier avec bientôt un siècle de distance. Pour les cartophiles, on peut comparer également ce document de 1917 avec une carte postale ancienne prise en 1909 par E. BASTIEN libraire éditeur à Lunéville, qui est limité à la partie construite de cette rue.

Fremenil_vue_de_la_rive_gauche_de_la_Vezouse_-_1917.jpgFremenil_vue_de_la_rive_gauche_de_la_Vezouse_-_2015.jpg


"Vue prise de l'église vers la Vezouze"- Janvier 1918.


Nous sommes toujours dans le quartier de la Banvoire (actuellement Rue de la Prairie) sous la neige. Nous tournons le dos à l'église et nous regardons vers la prairie de la Vezouze. Notons de nombreux personnages, majoritairement militaires, ainsi que des chariots de l'armée.

Pour montrer l'évolution avec un siècle de distance, voici une vue prise en Octobre 2015. Nous constatons des changements dans les maisons à gauche ainsi que dans les véhicules en stationnement.
Toujours dans le domaine des cartophiles, comparons le document de 1918 avec la carte postale ancienne prise en 1904 par E.BASTIEN libraire éditeur à Lunéville.

Vue_prise_de_l_eglise_vers_la_Vezouze_-_1918.jpgVue_prise_de_l_eglise_vers_la_Vezouze_-_2015.jpg


"Rue principale (route d'Ogéviller)- Octobre 1917.

Nous sommes dans le quartier du Camp dans un décor neigeux abondant. La maison à gauche (actuellement N° 5 Grande Rue) appartient à l'époque à Albert MANONVILLER. Le chariot lorrain "a couché dehors". N'oublions pas que nous sommes en guerre et qu'il y a des chevaux de l'armée dans la grange, et qu'une majorité des volets sont fermés pour garder la chaleur pour les habitants, tant la famille que les soldats logés. Admirons le magnifique sapin du jardin de " Mademoiselle MENGIN " qui est équipé d'une plateforme d'observation avec vue sur Blémerey et le front des opérations.   Notons l’appellation "Route d'Ogéviller" existant en 1917 et qui devrait logiquement revivre aujourd'hui.

La photographie prise en Octobre 2015 nous montre ce quartier du "Camp" dans son actualité. Là aussi il y a quelques changements mais , dans son ensemble " la Rue d'Ogéviller" a gardé son aspect.
Et pour les cartophiles, comparons le document d'Octobre 1917 avec la carte postale ancienne prise en 1911 dénommée elle aussi " Rue d'Ogéviller" par OCTAVE, Maxéville-Nancy- BENOIT éditeur.

Rue_principale_-_route_d_Ogeviller_-_1917.jpgRue_principale_-_route_d_Ogeviller_-_2015.jpg


Voici donc trois vues de Fréménil prises pendant l'hiver 1917-1918.  C'était la guerre et il y avait de la neige en abondance.  La rue principale (aujourd'hui Grande Rue) était dégagée: passage de chasse-neige hippomobile ? 
Nous vous laissons à vos réflexions sur....le temps qui passe.

NOTA: Les cartophiles pourront rechercher dans leurs albums de collection les cartes postales anciennes rappelées avec références.

Jean  SPAITE    Octobre 2015

samedi, juin 20 2015

La Résistance à Fréménil

FFI.png OUI, pendant la deuxième guerre mondiale, dans notre petit village, il y a eu un groupe de résistants qui relevait du Secteur 416.  Il est temps de le rappeler.  Ce groupe était composé de :

  •  Julien   MALGRAS responsable du groupe
  • Paulette BENOIT  qui assurait la réception et la transmission des plis et des messages
  • Pierre   ADAM
  • René     HENRY
  • Nicolas  DENIS
  • André    CARMENTRE
  • Gaston   CARMENTRE
  • Docteur Laurian I.SEGALL, contact avec les membres de l'organisation de résistance, diffusion des nouvelles et recueil des renseignements du secteur opérationnel.

Les années passent, et même si des cérémonies relatives à la fin des hostilités, de la libération du pays ont eu lieu, il faut constater que rien n'a été fait concernant le souvenir du groupe local de résistants. Afin de rafraîchir les mémoires, rappelons un épisode de cette époque (1)

Le 27 Août 1944, un bombardier US, type forteresse volante, passant au-dessus d'OGEVILLER avec un moteur en flamme, s'écrase à la lisière de la forêt de MONDON. L'équipage a eu le temps de sauter en parachute. Recueillis par des résistants (Secteur 416), les survivants sont dirigés vers une filière d'évacuation. Un membre de l'équipage, blessé aux jambes, est dans un premier temps caché chez Julien MALGRAS à FREMENIL, puis transporté par Gaston CARMENTRE sur une charrette de foin tiré par un mulet jusqu'à BENAMENIL où il sera soigné par le Docteur SEGALL, lui-même résistant. Julien MALGRAS, les jours suivants, utilisera le même stratagème de cachette dans une voiture de foin pour ramener le blessé dans le grenier de sa ferme. L'aviateur blessé transitera dans une autre cachette, le tas de paille du grenier de René HENRY, autre résistant de FREMENIL, avant d'être évacué quelques jours plus tard vers la Liberté par une filière.

Les témoins de ce récit sont : Gaston CARMENTRE de MANONVILLER, Julien MALGRAS   de FREMENIL

L'évocation de cet épisode fait partie de l'histoire de la résistance locale.  OUI, ces soldats de l'ombre méritent d'être sauvés de l'oubli. Ne pourrait-on pas envisager la réalisation d'une plaque souvenir rappellant leurs noms, comme c'est le cas dans d'autres communes ?  Formulons le souhait d'une prochaine concrétisation.

Jean SPAITE     Juin 2015

(1) Voir aussi notre article de 2009 sur "La résistance à FREMENIL" ainsi que, plus récemment "En mémoire des résistants de Fréménil"

Lien : Fondation de la Résistance

- page 1 de 3