Fréménil, un village lorrain

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dimanche, avril 17 2016

Des forts et des trains...

L'Est Républicain du Jeudi 31 Mars 2016 nous présente en page "Région- Associations" sous le titre "Les acteurs du vivre ensemble" un aspect historique de préservation des forts de VILLEY le SEC (54) et d'UXEGNEY (88).

C'est l'association "La CITADELLE" qui assure la rénovation et l'animation du site de la fortification Séré de Rivières de VILLEY le SEC à deux pas de TOUL. La circulation du train voie de 0,60 dans l'enceinte fortifiée constitue un attrait ferroviaire non négligeable assurant une fréquentation toujours en hausse.

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Non loin d'EPINAL, les forts d'UXEGNEY et du BOIS l'ABBE sont gérés par "l'ARFUPE" (Association pour la Restauration du Fort d'Uxegney et de la Place d'Epinal) qui entretient et modernise ces lieux chargés d'histoire. La partie militaire est remise en état et s'inscrit déjà à l'inventaire des monuments historiques. Mais un aspect très intéressant est révélé par la reconstruction complète de la voie ferrée de 0,60 reliant les deux forts . La réception récente de voitures permettra une visite ferroviaire facile de l'ensemble fortifié.

Locotracteur_Uxegney.jpg

Au Nord de la région lorraine, nous trouvons le fort du HACKENBERG (57). Cet important ouvrage militaire de la ligne Maginot, présente lui aussi un aspect ferroviaire très intéressant puisqu'il est parcouru par un chemin de fer électrique voie de 0,60 offrant une visite aisée de l'ouvrage fortifié de la deuxième guerre mondiale.

Nous constatons que le patrimoine lorrain ne manque pas de richesses que ce soit sous l'aspect historique militaire ou sous la présence très active d'une desserte ferroviaire.  La visite touristique que vous pourrez prochainement faire à ces trois sites peut même s'accompagner d'une action constructive en venant épauler les équipes de bénévoles qui se dévouent pour conserver et animer ces fortifications étonnantes et leurs trains plein de charme présentant ainsi ces lieux d'histoire en mémoire vivante de notre pays.

Jean SPAITE   Avril 2016

Crédit photographique :

mardi, mars 15 2016

Pour les amoureux des trains : Les wagons de Lunéville

C'est en Mai 2015 qu'a été édité un livre qui intéresse les amoureux des trains, mais également les amateurs de l'histoire régionale et tout particulièrement du Lunévillois.

 Titre        : La SOCIETE LORRAINE de LUNEVILLE
                Une odyssée industrielle 1880-2013
 Auteur       : Jean-Michel BEITSCHER
 Edition      : L'Atelier de la Mémoire
                5 Route de Merrey
                88120 GERBAMONT 
 Vente        : Librairie QUANTIN
                68 Rue de la République
                54300 LUNEVILLE
 Présentation : 143 pages, illustré, couverture cartonné, format 26cm.x 24,5cm.
 Prix         : 30 Euros (+ frais de port)

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Connue sous l'appellation locale "Les Wagons", la Société Lorraine des anciens établissements De DIETRICH et Cie avait une importante usine à Lunéville où elle produisait du matériel ferroviaire : wagons, voitures à voyageurs tant pour les compagnies nationales en France et à l'étranger, que pour les compagnies secondaires ou privées. Elle a poursuivit ses activités au fil des ans sous des appellations diverses : CIMT, TAILOR, pour terminer une vie industrielle en 2013 en produisant des semi-remorques routières. Cette entreprise a procuré du travail à plusieurs générations d'ouvriers et d'employés, assurant une économie durable en local. L'activité industrielle s'est accompagnée de construction de cités ouvrières, jardins ouvriers, groupe scolaire, école ménagère, salle de réunions, crèche, restaurant d'entreprise, stade de sports, associations diverses dont la Société Musicale. Une véritable ville dans la ville présente pendant plus d'un siècle assurant une activité sociale indéniable.

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L'ouvrage richement illustré nous présente de nombreuses productions ferroviaires qui ont fait connaître "LUNEVILLE" aux quatre coins de la terre.   Souvenir personnel : Lors d'un voyage au Maroc, c'est avec surprise et émotion que j'ai découvert une voiture voyageurs, avec sa plaque "Sté Lorraine LUNEVILLE", en stationnement sur une voie de la gare de MARRAKECH. C'était un peu de la Lorraine à des milliers de kilomètres de l'usine des "Wagons".

Cet ouvrage, d'une belle présentation, peut satisfaire l'amateur de trains, mais aussi bon nombre d'anciens ouvriers et d'employés qui ont œuvré dans la grande usine dotée d'un équipement impressionnant et moderne de machines-outils, sise entre la RN 59 dite de Nancy à St Dié et la ligne EST (devenue SNCF) de Lunéville à St Dié.

L'auteur Jean-Michel BEITSCHER, ancien collaborateur des "Wagons", nous présente une documentation importante et une somme remarquable  d'informations

Bonne lecture .

Jean SPAITE    Mars 2016

dimanche, janvier 24 2016

Pour les amoureux des trains : Le tramway de la Schlucht

Nous avons récemment reçu un message amical (Merci M.G.) accompagné d'une série de documents photographiques sur le tramway de la SCHLUCHT. Il nous est apparu intéressant d'en faire bénéficier nos amis internautes, amoureux des trains et plus particulièrement des tramways.

Bref rappel de ces transports et de leurs environnements

Le massif montagneux des Vosges, orienté Nord-Sud, sépare l'Alsace à l'Est et la Lorraine Vosgienne à l'Ouest. Cette montagne est marquée par plusieurs cols qui constituent autant de passages d'un versant à l'autre. Le col de la Schlucht fait partie de ceux-ci et culmine à 1.139 m.

A l'Ouest, c'est à partir de 1897 qu'un tramway est établi au départ de Gérardmer jusqu'à Retournemer soit sur 10,502 Km. Ce parcours est prolongé en 1904 par une seconde ligne en correspondance Retournemer-La Schlucht avec un embranchement desservant le Hohneck. Cette seconde ligne présentera une longueur de 6,373 Km. Au total, en comprenant l'embranchement du Hohneck, le tramway de Gérardmer à la Schlucht comptera 19,500 Km. L'ensemble établi en voie métrique sera équipé en 1904 et en 1932 d'une électrification en 600 V. courant continu. Il comportera un tunnel de 14 m. La fin de service de ce tramway vosgien aura lieu le 28 Aout 1940.

A l'Est, sur le versant alsacien est établi un autre tramway, de Munster à la Schlucht en 1907. Cette ligne à voie métrique aura une longueur de 10,800 Km., sera électrifiée en 750 V. courant continu, comportant une rampe importante à gravir elle sera équipée sur cette partie d'une crémaillère STRUB. Elle comptera également un tunnel de 22 m. de longueur. La fin de service de ce tramway alsacien se terminera en 1914 avec le début de la 1ère guerre mondiale.

De nos jours, au XXIe siècle

Ces deux tramways n'existent plus. Ils ont été victimes des guerres, notamment le tramway de Munster à la Schlucht qui ne se relèvera pas de la guerre 14-18. Le tramway de Gérardmer à la Schlucht après bien des vicissitudes a perduré jusqu'en 1940 tout en étant mobilisé par l'armée française au cours de la première guerre mondiale. Du versant lorrain comme du versant alsacien on peut encore retrouver sur place des vestiges de l'époque du tramway apportant la preuve que nos ancêtres avaient su réaliser un outil de transport que l'on peut regretter aujourd'hui. "Gérardmer, la perle des Vosges" avec son lac  pourrait en bénéficier de même que la belle vallée de Munster toute proche.

Nous ne sommes pas en Suisse, pays où les montagnes helvètes, semblables à nos Vosges, sont équipées de tramways modernes et confortés, entretenus au fil des ans , pour la satisfaction des promeneurs, des alpinistes, des touristes. Nos voisins ont su garder un équipement précieux qui fait référence. Hélas, en constatant cette différence de conception, nous ne pouvons qu'entonner "La valse des Regrets" en feuilletant cet album des photos-souvenirs du tramway de Munster à la Schlucht.

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Tramway_Schlucht__-_Tunnel.jpg

Savez-vous que le parc d'automotrices électriques du tramway vosgien de Gérardmer à la Schlucht comprenait notamment trois automotrices qui avaient été construites dans l'usine de Lunéville de la Société Lorraine De Diétrich ? Voilà encore un souvenir qui nous rattache à ce chemin de fer touristique que l'on peut regretter encore de nos jours.

Jean SPAITE         Janvier 2016

samedi, janvier 23 2016

Le char à bancs

C'était dans le temps!...

A l'époque où, quand on parlait "voiture", cela ne se traduisait pas par "automobile" comme c'est le cas aujourd'hui!

Nous remontons dans l'histoire, au XIX° siècle.

Char_a_bancs_01.jpg

Certes, on pouvait emprunter les diligences qui existaient depuis 1691, mais leur service concernait le ville à ville et les longues distances. La diligence Paris-Strasbourg ne prenait pas le voyageur de nos campagnes qui allait de son village vers le chef-lieu de canton. L'objet de notre exposé relève du transport individuel ou familial.

Pour se déplacer, en ce temps-là, dans nos campagnes, le moyen le plus courant était d'utiliser le chariot lorrain qui servait prioritairement aux activités agricoles. Moyennant un toilettage sommaire, il était présentable pour aller au marché de Lunéville par exemple, et on pouvait y transporter moult bagages : il y avait de la place. Mais il n'était pas toujours disponible : "d'abord les travaux des champs!" proclamait le chef de famille. D'où son utilisation exceptionnelle en dehors de ce programme. Le paysan plus aisé avait fait l'acquisition d'un moyen de transport plus souple: "Le char à bancs".

Char_a_bancs_02.jpgCe véhicule hippomobile à quatre roues, relativement léger, se présentait avec une banquette transversale avant pour le conducteur et son passager et, en sa partie arrière, avec un espace muni de bancs longitudinaux; le plancher servant de porte-bagages (entre les pieds des voyageurs éventuels). Le char à bancs bénéficiait d'amortisseurs à lames d'acier sur chaque essieux ce qui lui conférait un certain confort comparativement au chariot agricole. Il était équipé d'un frein à manivelle manœuvrable par le conducteur et agissant sur les roues arrières. Il comportait également un éclairage sous la forme de lanternes latérales extérieures. Dans sa présentation initiale, le char à bancs n'a pas d'abri pour le conducteur et son passager; en somme c'est la formule été ou plein air. Mais pour affronter des temps moins favorables, la pluie, la neige,  par exemple, il peut être équipé d'un abri repliable assurant alors la protection avec, en complément, une capote relevable pour garantir les pieds et les jambes des occupants avant des inconvénients de la pluie, de la neige et du vent. Le "moteur" de cette voiture, c'est le cheval qui est attelé dans les brancards. Dans nos régions, c'était le cheval ardennais qui jouait ce rôle moins pénible que le travail des champs.

Pendant longtemps, on trouvait encore à Lunéville, sur certaines maisons ayant servi d'auberges ou de tavernes, un anneau scellé au mur. Il servait à accrocher une chaîne ou une courroie du cheval en arrêt pendant que son maître se désaltérait à l’intérieur. Voilà comment, en ce temps-là, on réglait le problème du stationnement des voitures... à cheval.

Pendant la deuxième guerre mondiale, j'ai vu des cousins de Lucien Carmentré venir lui rendre visite à Fréménil depuis les environs de Baccarat, avec un char à bancs tiré par un cheval. Souvenir personnel qui remonte aux années 1940-1943.


Jean SPAITE    Février 2016

En Souvenir du Tacot

Le Tacot fait de la Pub

Nous avons retrouvé une annonce publicitaire intitulée "Pizza de la Gare".

Pizza_de_la_Gare.jpg

Le dessin pittoresque nous montre un pizzaiolo à moustaches présentant sa pizza appétissante devant un train évoquant le Tacot LBB. Situé 2 Rue Rivolet à Lunéville, l'établissement occupe en effet l'ancienne gare "Lunéville-Est" du bon vieux tacot qui a terminé sa carrière en 1942. Sa proximité avec la gare du grand réseau Est, devenu en 1938 SNCF, permettait une correspondance facile. Après la disparition du Tacot, c'est la "Société Routière Lorraine" SRL qui a longtemps occupé les locaux pour la remise des colis et des messageries. Et puis est venu la "Pizza de la Gare" qui a repris ce lieu stratégique et commercial pour la satisfaction des amateurs gourmands.

Après la vitesse "raisonnable" du Tacot, nous voici à la restauration "rapide". Alors, dans le souvenir du Tacot: Bon appétit.

Qui aurait cru qu'un jour le Tacot aurait fait de la Pub!!

Jean SPAITE    Janvier 2016

PS : On retrouvera sur le site de la Pizza de la Gare une animation du tacot... et une carte bien fournie !

samedi, janvier 16 2016

Les vrais trams ! C'était hier...

Pour les Amoureux des Trains.

Nous avons eu l'occasion de présenter des articles relatifs aux tramways et plus particulièrement à ceux de NANCY. Les tramways urbains ont circulé jusque fin 1958 (2/12/1958).
Tram_Nancy_Ligne14.jpg
Le tramway suburbain Nancy- Pont St Vincent L14 a circulé jusque fin 1952. Cette ligne de 15 Km. prenait son départ à Nancy rue des 4 églises, empruntait la rue du Montet (aujourd'hui avenue Général Leclerc) , puis à partir du Vélodrome de Vandoeuvre grimpait allègrement les lacets de la RN 57 pour atteindre le plateau de Brabois puis continuer vers l'Ouest en direction de Chavigny, Neuves-Maisons et Pont St Vincent son terminus. La ligne 14 Nancy-Pont St Vincent présentait un parcours pittoresque des plus touristiques. Le matériel électrique livré en 1933-1934 par le constructeur SATRAMO, très moderne pour l'époque, s'affranchissait aisément d'un parcours pentu et avec de nombreuses courbes. Nos ancêtres techniciens, ingénieurs, exploitants, avaient réussi un moyen de transport efficace et que l'on peut regretter encore aujourd'hui.

Nos archives nous permettent d'illustrer le présent article avec la motrice SATRAMO N° 116 de la ligne 14, prise vers 1950 dans le secteur de Chavigny- La Forestière, accouplée avec une remorque.
 
Voilà de quoi faire revivre bien des souvenirs et apporter la preuve que le tramway d'antan savait grimper les côtes.
 
Cet article est particulièrement destiné à nos amis internautes du monde entier qui fréquentent notre site à la rubrique des tramways en les remerciant de leurs visites .

Rappel : - Ligne 10  Nancy - Pompey   (11 Km.)
              - Ligne 12  Nancy - Dombasle (17 Km.)


Autres articles sur les tramways sur le site :


Jean SPAITE        Janvier 2016

samedi, novembre 7 2015

Domjevin : la gare du Tacot... pendant la 1ère guerre mondiale.

C'est grâce aux recherches historiques de Mr René LOUBETTE de Bénaménil que nous pouvons vous présenter une photographie de la gare LBB de Domjevin prise pendant la guerre 14-18. Ce cliché a été réalisé par un photographe militaire le 14 Décembre 1916. Il nous montre la voie principale présentée en diagonale de la photographie avec le branchement de la voie d'évitement sur laquelle stationne un wagon tombereau chargé de bois. On reconnait ensuite le bâtiment de la gare proprement dite avec son édicule WC. Tout au fond, en arrière plan, un rideau de camouflage a été planté, masquant à l'ennemi la vue sur la gare et son trafic militaire. Ce camouflage prend naissance à gauche depuis la route de Fréménil (aujourd'hui CD 19A) et doit couper la voie du Tacot vers Fréménil, puisqu'à cette date le trafic avait été interrompu. Le document présenté permet de mesurer la position délicate de notre village Fréménil avec ses habitants dans le théâtre des opérations militaires. A la droite du cliché, on note la présence du calvaire de Domjevin élevé en 1791 au carrefour des routes de la Baraque (CD 19) et de Bénaménil à Fréménil (CD 19A).

Gare_Tacot_Domjevin_1916.jpg

Si le calvaire pouvait parler, il en raconterait des choses qui se sont déroulées dans ce carrefour stratégique. Il nous parlerait certainement de la construction du Tacot inaugurée en 1911, mais aussi des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945 avec la disparition du bâtiment voyageurs de Domjevin en 1944 sous les obus de l'artillerie de l'US ARMY, et plus près de nous la construction du centre de déchets toxiques devenu CHIMIREC-Est.

Afin de ne pas oublier la présence en ce lieu du Tacot Lunéville-Blamont et Badonviller qui a rendu tant de services à la population de la vallée de la Vezouze, nous présentons une reproduction de la carte postale ancienne de la gare de Domjevin. Le cliché date de 1911 peu après l'inauguration de la ligne.

Gare_Tacot_Domjevin_1911.jpg

Jean SPAITE  Novembre 2015

Crédit photographique :

  • Cliché militaire de 1916 - Ministère des armées
  • Carte postale de 1911 : Cliché Octave - Maxéville-Nancy - Edition Paciet


samedi, juillet 11 2015

Pour les amoureux des trains (Juillet 2015)

Un nouveau réseau : LE TORTILLARD à PLAINE 67420

  • C'est un petit train à petit écartement : 184 mm soit 7 " 1/4.
  • Il est situé à PLAINE dans le Bas-Rhin. Il présente un parcours de 1.650 m. avec une belle rampe de 500 m. et 15 m. de dénivelé. Baptisé "Le TORTILLARD", vous aurez la chance d'être tracté par une locomotive à vapeur type MALLET qui vous étonnera par la découverte de ce nouveau venu dans le monde des petits trains. Profitez des journées "Portes ouvertes" des 1er et 2 Aout 21015. Contact : Le Tortillard, Ch. des Mougeolles 67420 PLAINE Tel. 06.34.56.33.11. Email : letortillard@yahoo.fr Internet: www.letortillard.fr

Et comme nous sommes en période estivale, profitez des vacances pour rendre visite aux petits trains près de chez nous :

Et toujours pas loin de chez nous, n'oubliez pas

Ils sont tout près de chez nous, ils sont sympathiques, ils ont bien besoin d'être soutenus, venez leur rendre visite. Et vous serez sûr de passer un bon moment dans une ambiance ferroviaire.

Jean SPAITE         Juillet 2015

mardi, mai 19 2015

En passant par la Lorraine avec l'ABFC

Article paru dans la "Vie du Rail" du 15/05/2015

Sortie_AFBC.jpgSur deux jours, samedi 6 et dimanche 7 juin, l'objectif est d'emprunter la plupart des lignes de Meurthe-et-Moselle qui innervaient les bassins de mines de fer et de sidérurgie avec, en bonus, la ligne de Conflans à Verdun.

Programme :

Samedi, Dijon-ville(7h45) - Chalindrey - Toul - Pagny sur Moselle - Metz-Sablon - Remilly - Bening - Sarreguemines - Thionville (17h19). Hébergement prévu à l'hôtel Kiriad-Prestige et dîner.

Dimanche, Thionville (8h25) - Uckange - Hagondage - Rombas - Conflans-Jarny - Verdun - Conflans-Jarny - Baroncourt - Longuyon - Longwy - Longuyon - Audun le Roman - Hayange - Hagondange - Metz (Repas libre) - Onville - Lérouville - Toul-Racco - Chalindrey - Dijon-ville (19h19).

Arrêts photos sur le parcours. Tarif tout compris (sauf dimanche midi) 190 €. Supplément chambre individuelle 26 €. Formule sans hébergement et dîner du samedi soir : 120 €. Non adhérent + 8€

Renseignements: ABFC 20 D de Bellevue 21000 Dijon

Site ABFC


dimanche, mai 3 2015

Pour les Amoureux des trains (Mai 2015)

Le chemin de fer ABC (Avricourt-Blamont-Cirey) en fête :

Il y aura bientôt un demi siècle, la Fédération des Amis des Chemins de fer Secondaires (FACS) avait organisé un train spécial sur la ligne Avricourt-Blamont-Cirey. Tractée par la locomotive à vapeur semi-articulée 020+020T type Mallet, ABC N°2 baptisée "Cirey", une rame composée de deux voitures voyageurs à essieux type EST, ainsi que d'un fourgon à bagages, le convoi transportant les amateurs ferroviaires a eu un beau succès sur tout le parcours de la ligne. Les gares, les maisons de garde des passages à niveau, tout était décoré, fleuri, pavoisé et même salué par une fanfare locale.

Rappelons que la ligne ABC a été inaugurée en 1870. Partant d'IGNEY-AVRICOURT, elle passait à FOUCREY, GOGNEY, BLAMONT, FREMONVILLE, CIREY sur un parcours de 17 Km. Son rôle principal était la desserte marchandise des Glaceries Saint GOBAIN à CIREY sur VEZOUZE. La locomotive ABC N°2 construite par HENSCHEL à CASSEL (Allemagne) en 1911 est la dernière locomotive type Mallet voie normale existant en France. Elle a été sauvée par l'Asociation du Chemin de fer forestier d'Abreschviller en 1970. Elle a été confiée au Chemin de fer Touristique de la vallée de la Doller (Cernay-Sentheim) et classée monument historique (AM du 30/10/1987).

Nous avons la chance d'illustrer cet article avec trois photographies prises par la FACS le 12 Juin 1966. En gare d'IGNEY-AVRICOURT nous avons une vue générale du train spécial entouré d'une foule d'admirateurs ainsi qu'une photographie de la fanfare en pleine prestation. Nous retrouvons ensuite le convoi arrêté au PN de BLAMONT sur la RN4. Là aussi, nombreux sont les amateurs venus pour marquer l’événement. Beaucoup se reconnaîtront et nous avons même notre webmaster qui était présent.

FACS_ABC_01.jpgFACS_ABC_02.jpgFACS_ABC_03.jpg
Il nous reste de cette journée d'exception le souvenir de la locomotive Mallet astiquée, bichonnée par l'équipe de conduite, animant par ses sifflets, ses échappements de vapeur et ses volutes de fumée, toute cette région du blamontois. Il nous reste aussi ces visages joyeux des voyageurs privilégiés, ces yeux plein d'émotion des témoins de la vie de ce train qui animait ce parcours ferré et son environnement. Et puis cette conscience que l'ABC, maintes fois menacé de fermeture, avait devant lui un avenir incertain !...

Le train spécial ABC organisé par la FACS a eu lieu le 12 Juin 1966, trois ans avant la fermeture de la ligne. Peut-être qu'un sauvetage de cette ligne eut été possible en la transformant en chemin de fer touristique, en suivant l'exemple du Chemin de fer forestier d'Abreschviller qui a toujours un certain succès. Gardons le souvenir du train spécial ABC qui reste en mémoire de beaucoup de personnes qui ont assisté à ce parcours exceptionnel par un beau jour de fête.

Jean SPAITE    Mai 2015

samedi, décembre 20 2014

Les tacots de la guerre 14-18

On en parle si peu qu'il nous semble légitime de rappeler leur rôle précieux et efficace : Les petits trains à voie de 0,60 de la guerre 14-18, appelés également les "Decauville" ou les "Tacots".

Fort heureusement , l'Est Républicain du 10 Novembre 2014 dans sa rubrique Dombasle sur Meurthe nous fait l'apport d'un écho du mini-réseau ferroviaire voie de 0,60 qui s'est implanté sur son territoire communal transportant matériel et munitions pour approvisionner les forces militaires françaises sur le front du Grand Couronné. A l'époque l'usine PERBAL, spécialisée dans la construction d'appareils de levage, fut convertie en usine de fabrication d'obus. Le petit tacot assurait efficacement le transport de ces munitions. L'article de l'Est Républicain est illustré d'une photo d'une locomotive "Péchot-Bourdon" 020+020 telle que celles qui ont circulé dans notre région, sans oublier les "Decauville" 030T sur le chemin de fer de la forêt de Mondon sur le parcours Ménil-Flin / Domjevin et Fréménil / Blémerey / Reillon. (voir notre article).

Tacot_Dombasle.jpg

Au cours de cette terrible première guerre mondiale, il n'y a pas eu que les taxis de la Marne pour assurer les transports militaires. Les petits trains, tout comme les grands des Compagnies de l'époque, ont pris une part importante à cet effort de guerre à leur manière.

Il est temps de s'en souvenir en rendant hommage à tous les cheminots-soldats de même qu'aux cheminots en activité mobilisés pour assurer les convois militaires bien souvent sous le feu de l'ennemi.

Jean SPAITE Décembre 2014

Crédit Photographique : L'Est Républicain du 10/11/2014

dimanche, octobre 19 2014

Pour les Amoureux des trains (Octobre 2014)

Nous avons eu l'occasion dans nos articles précédents de vous parler des trains touristiques de la région Nord-Est. Nous pouvons aujourd'hui vous donner des nouvelles de deux réseaux en pleine mutation.

1) L'association du Chemin de fer Historique de la Voie Sacrée

verdun_suzanne.jpg

L'association poursuit son travail de réalisation du futur parcours. Les travaux de profilage de la nouvelle plateforme sera suivi de la pose de la voie ferrée métrique. La locomotive Corpet-Louvet qui répond au prénom de "La Suzanne" est prête à remorquer sa rame historique dont une voiture à voyageurs type Chemin de fer Meusien modèle 1887. Le convoi sera complété par une voiture salon en cours de réalisation. Félicitations aux membres du CFHVS pour le travail déjà accompli en attendant les prochains tours de roues du train l'année prochaine sur un parcours chargé d'histoire.

Pour plus de renseignements :
CFHVS, 55ter Rue de St MIhiel, 55000 BAR le DUC. Tél. 03.29.79.04.17
Email    - cfhvs@hotmail.fr
Internet - www.traintouristique-lasuzanne.fr

2) Fort d'UXEGNEY - Chemin de fer des Forts

L'association s'est donné comme projet la réhabilitation du fort d'UXEGNEY et du fort du BOIS l'ABBE (fortification Séré de RIVIERES) sous leur aspect militaire : Remise en état des tourelles à éclipse, armement et locaux souterrains font partie du programme. Ce travail très important s'accompagne du rétablissement du réseau ferré voie de 0,60 qui unit les deux fortifications et de son exploitation. La reconstruction complète du nouveau dépôt pour abriter le matériel moteur, les wagonnets et l'outillage est bien avancée puisque le bâtiment est entièrement fermé et couvert. Beau résultat qui force l'admiration que ce nouveau bâtiment du dépôt ferroviaire mais également la voie ferrée impeccable avec ses alignements parfaits, bien dressés, ainsi que ses courbes fort bien réalisées. Un travail d'amateurs passionnés et avertis pouvant servir de modèle.

Pour plus de renseignements :
Fort d'UXEGNEY, ( Association ARFUPE. Association pour la Restauration du Fort d'UXEGNEY et de la Place d'Epinal), Rue des Forts -88390 UXEGNEY. Tél. 03.29.38.32.09
fort-uxegney@orange.fr


Jean SPAITE    Octobre 2014


Crédit photographique : verdun-meuse.fr

dimanche, août 31 2014

Travaux routiers au fil du temps

Nous avons eu l'occasion de parler des rouleaux à vapeur avec notre article "La route et le progrès" ainsi que celui du 29 Novembre 2010 ayant pour titre "Travaux routiers".

Travaux_routiers_pont-pierre_01.jpg
En retrouvant une photographie prise en 1932, nous avons une vision précise de ce qu'était le rouleau à vapeur de ce début du XX° siècle et qui constituait la pièce maîtresse d'un chantier d'entretien des routes dans la France de cette époque. Nous nous trouvons à Neuillé-Pont-Pierre en Indre et Loire, à 20 Km. au Nord de Tours. Toute l'équipe du chantier pose fièrement devant l'objectif du photographe, chacun étant armé de son outil de travail : fourche, pelle, balai, brouette. Parmi le "matériel roulant" nous avons de gauche à droite: le camion-citerne en arrière-plan, le magnifique rouleau à vapeur et le tombereau à 2 roues tiré par son cheval. Chaque servant de ces "matériels" adopte une attitude détendue, (nous sommes à la pose photo !), mais fière de montrer à la postérité un équipage soudé au service du progrès. Accoudé à la traverse mobile de direction du cylindre, nous avons Mr. Raymond KOLB affecté à la conduite de l'engin dont l'évolution pour l’exécution du chantier impressionnait toujours les spectateurs, par son bruit caractéristique saccadé et les volutes de fumée s'échappant de la cheminée. Quand on "refaisait la route" cela ne passait pas inaperçu. On retiendra de ce cliché, pris bien loin de notre Lorraine, le nombre important d'exécutants. Il en était de même dans tous les chantiers routiers régionaux de cette époque.

Dans nos articles rappelés ci-avant, nous avons évoqué des chantiers routiers récents se déroulant dans notre village. L'examen des engins en action nous montre le progrès dans l'exécution des travaux grâce à l'évolution du matériel et le nombre réduit du personnel. Il est vrai qu'il y a environ 80 années de différence d'âge.

Travaux_routiers_pont-pierre_02.jpg
P.S.: Un internaute d'Indre et Loire nous dira peut-être prochainement s'il reconnait un de ses ancêtres sur la photographie retrouvée.

Jean SPAITE    Septembre 2014

jeudi, juillet 10 2014

Un transport à votre service : TED

Ted

Dans le but de rendre service à nos habitants du village, nous avons fait paraître sous le même titre : "Un transport à votre service-TED" le 17 janvier 2011, un article vous rappelant les avantages que vous pourriez retirer de l'utilisation des autobus TED qui desservent notre commune. Depuis trois ans les horaires se sont modifiés de même que le parcours. Après avoir fait une expérience peu rationnelle où les voyageurs fréménilois étaient contraints d'effectuer un parcours FREMENIL-OGEVILLER préalable à la prise du bus vers LUNEVILLE (et avec l'étonnant périple similaire au retour), la relation FREMENIL-LUNEVILLE est de nouveau normalisée. Mieux même, le parcours FREMENIL-LUNEVILLE emprunte aujourd'hui la nouvelle RN4 sans arrêt, par l'autoroute. Le peu de publicité fait autour de cette innovation nous amène à en parler aujourd'hui tout en vous donnant les horaires pratiqués actuellement.

Horaires simplifiés: Ligne TED R710 (Horaires du 7/7/2014)

Pour le trajet ALLER:  FREMENIL-LUNEVILLE

*Semaine---------du Lundi au Samedi
FREMENIL  D. |7.28 |8.18 |13.43 |
LUNEVILLE A. |7.50 |8.40 |14.05 |
gare routière

*-------------Dimanche et jour férié
FREMENIL  D. |18.13|
LUNEVILLE A. |18.35|
gare routière


Pour le trajet RETOUR:  LUNEVILLE-FREMENIL

*Semaine---------du Lundi au Samedi
LUNEVILLE D. |11.30|18.40|
gare routière|     |     |
FREMENIL  A. |11.50|19.00|

*-------------Dimanche et jour férié
LUNEVILLE D. |11.15|
gare routière|     |
FREMENIL  A. |11.35|


A l'examen de ces horaires, on peut constater que vous pouvez faire un Aller-Retour à LUNEVILLE dans la matinée en semaine.

Exemple:ALLER  FREMENIL  D. | 7.28|
               LUNEVILLE A. | 7.50|

        RETOUR LUNEVILLE D. |11.30|
               FREMENIL  A. |11.50|

On peut même prolonger son séjour à LUNEVILLE:

        RETOUR LUNEVILLE D. |18.40|
               FREMENIL  A. |19.00|

L'aller-retour peut même s'effectuer l'après-midi en semaine:

        ALLER  FREMENIL  D. |13.43|
               LUNEVILLE A. |14.05|

        RETOUR LUNEVILLE D. |18.40|
               FREMENIL  A. |19.00|

Signalons que le voyage jusqu'à NANCY est toujours possible en prenant un train TER (Train Express Régional) à la gare SNCF de LUNEVILLE voisine immédiate de la gare routière. Consultez la fiche horaire SNCF "TER METROLOR n° 12, Ligne NANCY-LUNEVILLE. De nombreux trains avec un temps de parcours réduit sont à votre disposition pour vous rendre place Stanislas ou au Centre des affaires à proximité de la gare de NANCY.


Et pour le Dimanche et jour férié, vous pouvez inviter vos amis: ils peuvent faire l'aller-retour pour venir depuis LUNEVILLE déjeuner chez vous à FREMENIL et retrouver leurs pénattes en fin d'après-midi. Voici l'horaire du Dimanche:

        ALLER  LUNEVILLE D. |11.15|
               FREMENIL  A. |11.35|

        RETOUR FREMENIL  D. |18.13|
               LUNEVILLE A. |18.35|


Nous vous souhaitons BON VOYAGE et BON SEJOUR à FREMENIL.


Jean SPAITE    Juillet 2014

jeudi, juin 5 2014

Pour les Amoureux des trains (Juin 2014)

LES VELORAILS

VelorailMagnieres1.jpg

Vous connaissez les "Vélorails", ces engins à quatre roues appelés aussi "Cyclo-Draisines" ? Ces engins légers permettant le transport sur voie ferrée de quatre personnes dont deux assurent le déplacement du véhicule en pédalant comme sur un vélo. L'énergie motrice et, oh! combien écologique, est transmise depuis le pédalier par une chaîne jusqu'à une roue dentée fixée sur un essieu équipé de roues à boudin qui roulent sur les rails. Le vélorail, c'est le plaisir de pédaler en toute sécurité sur d'anciennes voies ferrées, loin de l'agitation des villes. Vous découvrez un paysage sous un angle inhabituel, avec des ouvrages d'art (ponts, tunnels, viaducs, fruits du travail des générations qui nous ont précédé). En venant pédaler sur les lignes dédiées aux vélorails, vous participerez à la sauvegarde du patrimoine ferroviaire et industriel de la fin du 19éme siècle.

Tout près de chez nous, nous avons l'avantage de connaître le "Vélorail de Magnières (54)" qui permet d'emprunter 15 Km. de l'ancienne ligne Mont sur Meurthe à Ramberviller, plus précisément entre Dainviller et Haudonville. Le vélorail de Magnières circule sur un parcours Magnières Dainviller- Magnières, soit 6 Km. AR, agrémenté d'une visite de la Source d'eau minérale de Monfort. Un autre parcours Magnières- Haudonville- Magnières, soit 24 Km. AR, offre la visite de la villa gallo-romaine de Lana. Afin de répondre à la mise en appétit de ces parcours ferroviaires, signalons la présence, près de la gare de Magnières, du "Wagon-Restaurant du Pré Fleuri"  (Tel 03.83.72.32.58) . De quoi déguster une cuisine lorraine en restant dans une ambiance ferroviaire.

VelorailMagnieres2.jpg


Toujours en Lorraine, dans le département de Moselle, nous avons le "Vélorail de Vigy(57)" qui voisine avec le chemin de fer de la vallée de la Canner qui circule entre Vigy et Hombourg-Budange sur 12 Km. avec une locomotive à vapeur et un autorail "Picasso". Après avoir pédalé sur un vélorail de Vigy à Aboncourt, soit 18 Km. AR, le voyageur du vélorail peut prendre le petit train touristique. Voilà une promenade fort intéressante.

Amoureux des trains, nous vous présentons ci-après un tableau-information condensé des vélorails circulant sur le Nord-Est de la France, à savoir:

  1. Le Vélorail de MAGNIERES       (54) Meurthe et Moselle.
  2. Le Vélorail de VIGY            (57) Moselle.
  3. Le Vélorail de FORGES s/ MEUSE (55) Meuse.
  4. Le Vélorail de CHANTRAINES     (52) Haute Marne.
  5. Le Vélorail de VESOUL          (70) Haute Saône.

Mais rien ne vous empêche de faire une petite visite sur les Vélorails en activité du reste de la France. Vous pourrez ainsi rendre hommage aux ingénieurs qui ont conçu ces lignes avec leurs ouvrages d'art réalisés par des ouvriers compétents sans oublier ceux qui ont fait rouler les trains tirés par des locos vapeur. Rendre visite aux vélorails, c'est faire revivre un patrimoine trop souvent dédaigné : les voies ferrées oubliées.

Les_Velorails.jpg

1)  MAGNIERES (54)   : "Les Vélorails du Val de Mortagne"
     Parcours de Dainviller à Haudonville → 15 Km.
     (ancienne ligne Mont s/ meurthe -Rambervillers- Bruyères)
     54129 MAGNIERES     Tél. 03.83.72.34.73  ou  06.79.58.48.86
     15 Km. de Baccarat  (54)
     23 Km. de Lunéville (54)
     47 Km. de Nancy     (54)

2)  VIGY  (57)           :  "Le Vélorail de Vigy"
     Parcours de Vigy à Aboncourt → 9 Km.
     (ancienne ligne  Metz- Hombourg.Budange)
     57640 VIGY           Tél. 06.84.45.37.70
     20 Km. de Metz (57)

3)  FORGES s/ MEUSE (55) : Association "Meuse Vélorail"
     Parcours de l'ancienne gare de Forges à Behaine/Dannevoux →3 Km.soit 6 Km.AR
    (ancienne ligne Lérouville-Verdun-Pont Maugis)                 
    Ancienne gare de Consevoye
    S'adresser à Mairie de Forges s/ Meuse
    55110 FORGES s/ MEUSE Tèl. 03.29.85.89.00  ou  06.45.02.67.44
    15 Km. de Verdun (55)

4)  CHANTRAINES  (52)  : "Le Cyclo-Rail des trois vallées"
     Parcours de Andelot à Bologne →15 Km. 
     (ancienne ligne Bologne-Pagny s/ Meuse)
     gare de Chantraines Rue de la gare
     52700 CHANTRAINES    Tèl. 03.25.32.23.18  ou  06.11.43.34.07
     20 Km. de Chaumont (52)
     39 Km. de Neufchateau (88)

5)  VESOUL  (70)           :  "Vélos-Rail de Vesoul"
     Parcours de Vaivre et Montoille à Mont le Vernois →9 Km.AR    
     (ancienne ligne Vesoul-Gray)
     S'adresser à l'Association "Vélo-Rail"
     17 Av. Charles Siffert 25000 BESANCON Tèl. 03.81.58.03.09 ou 06.67.50.07.23
     4 Km. de Vesoul (70)

Jean SPAITE    Juin 2014

Crédits photographiques :

- Vélorail à Magnieres sur le site "Tourisme en Meurthe-et-Moselle"

- Promenade sur les voies sur le site "lorrainemag"

dimanche, mai 18 2014

Pour les amoureux des trains (Mai 2014)

Suivant son habitude, l'hebdomadaire "La Vie du Rail" vient de faire paraître dans ses numéros 3463 du 16 Avril 2014, et 3464 du 23 Avril 2014, le "guide 2014 des trains touristiques". Nous vous proposons un extrait de ce guide concernant plus particulièrement nos régions du Nord-Est (Alsace , Lorraine ) sur les 68 parcours dans l'hexagone qui nous sont proposés.

Mais rien ne vous empêche de faire une petite visite sur les trains touristiques en activité du reste de la France. Cette découverte ferroviaire particulière vous laissera un souvenir durable et procurera une aide bienvenue à l'équilibre financier des associations exploitantes.
Amoureux_des_trains.1405.jpg
Nous vous signalons d'autre part la résurrection du chemin de fer de la voie sacrée sur 4,2 Km. de feu le Meusien, initialement entre Bar-le-Duc et Verdun. La locomotive Corpet 031 T "La Suzanne" remise en état de fonctionnement depuis bientôt 30 ans d'un long et patient travail de bénévoles, pourra rouler en tête d'un convoi historique en cours de finition. Sur un petit parcours entre Bar-le-Duc et la Ferme St Christophe, l'équipe du CFHVS projette les premières circulations cet automne 2014 entrant dans le cadre des manifestations commémoratives du centenaire de la guerre 14-18.

     CFHVS   55ter Rue de St Mihiel 55000 BAR le DUC
             Tel : 03.29.45.53.04
             cfhs@hotmail.fr

J.S.   Mai 2014

En complément à la présentation  des trains touristiques ouverts au public dans nos régions Nord-Est (Alsace-Lorraine), il nous faut ajouter d'autres réseaux qui méritent d'être connus:

Le chemin de fer touristique du fort de VILLEY le SEC (54) près de TOUL.
1 Km,500  voie de 0,60   Diesel   (Fortification Séré de Rivières)
Association "La Citadelle"
7 Rue du 26° R.I.
54840 VILLEY le SEC
Tél. 03.83.63.90.09. et 03.83.63.92.80.

800px-Trainfortvilley-le-sec.jpg
 
Le petit train du fort d'UXEGNEY (88)  près d'EPINAL.
2 Km.   voie de 0,60   Diesel (Fortification Séré de Rivières)
Fort du Bois l'Abbé - Fort d'Uxegney (Fort Roussel)
Association pour la restauration du fort d'Uxegney et de la place d'Epinal
"ARFUPE"
Rue des forts
88390 UXEGNEY
Tél. 03.29.31.03.01.

Ces installations qui relèvent des fortifications Séré de Rivières sont réhabilités par des associations de bénévoles qui mettent un point d'honneur à animer les lieux par des circulations ferroviaires. Voilà une bonne raison de leur rendre visite.

Si vous découvrez d'autres trains du même style, n'hésitez pas à nous le signaler, de notre côté nous les ferons connaître.   

J.S.  Mai 2014

Crédit photographique :

  • Article de la Vie du Rail No.3463
  • Petit train du Fort de Villey le Sec (Wikimedia)

dimanche, avril 20 2014

Le tacot dans l'assiette

C'est dans les années 1960 que la faïencerie de GIEN [Loiret], 190 ans d’existence, a produit une série d'assiettes illustrées ferroviairement par le talentueux dessinateur Pierre DELARUE-NOUVELLIERE (1889- 1973). Les scènes présentées sous l'aspect humoristique n'en avait pas moins un côté technique très fidèle, car l'auteur était un véritable ami des chemins de fer et un connaisseur de référence.

Tacot_dans_assiette.jpg
Nous avons retenu l'illustration d'un petit train d'une ligne d'intérêt local formé d'une locomotive-tender Decauville tractant un convoi composé d'un wagon tombereau, d'un wagon couvert marchandises et de trois voitures voyageurs à plateformes d’extrémité. Le train franchit allègrement un passage à niveau en pleine campagne mais semant la panique à une carriole tirée par un cheval fougueux en plein désarroi dont les quatre passagers en tombent à la renverse.

La légende de l'assiette était la suivante: "1910- La loi de 1880 relative aux chemins de fer d'intérêt local a encore des détracteurs." 

Au-delà de la scène traduite d'une manière souriante, nous avons toujours rapproché cette traversée d'un passage à niveau à un tableau familier de notre tacot "Lunéville- Blamont- Badonviller", le célèbre LBB qui revit encore en notre mémoire, car hélas il a disparut depuis 1942. "Le tacot dans l'assiette" , c'est aussi une manière de faire revivre nos petits trains d'intérêt local.

Soulignons que la collection des pièces de faïencerie de Gien relative au chemin de fer et décorée par Delarue-Nouveliére est très prisée par les ferrovipathes, ces sympathiques inconditionnels du rail.


Jean SPAITE    Avril 2014

jeudi, avril 3 2014

Hommage à une personnalité : Marcel CAVAILLE (Suite)

Nous avons publié le Vendredi 21 Février 2014 un hommage à Marcel Cavaillé qui mérite un complément sous la forme d'illustrations :

Voici une photographie de l'ancien tramway urbain qui desservait la ville de Nancy jusque fin 1958 - Ligne 3 Essey-Laxou [place Thiers]. On peut voir également sur le site une photographie du tramway urbain ligne 5 sur le pont St Jean en 1958

Tramway_Nancy_Rame_Urbaine_1950.jpg
   
Voici maintenant une photographie du tramway suburbain - Ligne 14 Nancy- Pont St Vincent [rue des quatre églises] qui a circulé jusque fin 1952. Cette dernière illustration montre un matériel très moderne pour l'époque qui s'affranchissait très honnêtement de la montée de Brabois.

Tramway_Nancy_Ligne14_Marche.jpg


Afin de constater le progrès réalisé depuis un demi siècle en matière de tramway, nous vous proposons :

  • Une photographie du tramway de Reims mis en service en 2012,
Tramway_Reims_2013.jpg
  • Ainsi qu'une photographie du tramway de Caen, lequel doit être mis en service en 2018. Nous rappelons que Caen a connu les mêmes difficultés que Nancy avec l'exploitation à problèmes du TVR Bombardier, mais qui s'est heureusement orientée vers la solution du tramway classique circulant sur voie ferrée.

Tramway_Caen_Tramfer_2012.jpg

Afin de mieux comprendre l'enjeu des agglomérations desservies par des lignes d'un tramway moderne, nous donnons ci-après un tableau de la démographie des villes de Dijon, Reims et Caen pour comparer avec Nancy:


Populations (Habitants)
Villes Ville (2012) Aire urbaine (2010)
Dijon 151672 373734
Reims 180752 314175
Caen 108793 399471
Nancy 105382 434900

Ces quatre villes ont une aire urbaine comparable qui justifie du choix d'un transport moderne efficace et économique, ce qui n'est pas le cas actuellement pour la ville de Stanislas avec son coûteux TVR. Nancy se révèle plus importante en ce qui concerne l'aire urbaine et justifie d'un moyen de transport adapté à son potentiel de clientèle.

Si vous êtes intéressés par la renaissance du tramway français depuis l'appel de 1975 de Marcel Cavaillé, nous vous signalons une exposition sur le sujet "Tramway, une école française" du 4 Avril au 12 Juillet 2014, Le lieu du Design, 74 Rue du Faubourg St Antoine 75012 PARIS.
Il serait souhaitable que nos responsables régionaux y consacrent une visite pleine d'enseignements.
 

Jean SPAITE     Mars 2014

vendredi, février 21 2014

Hommage à une personnalité : Marcel CAVAILLE

Marcel CAVAILLE, La nouvelle vie du tramway français

Préambule.

On pourrait s'étonner de voir figurer un hommage à une personne éloignée de la Lorraine puisqu'il était natif du Sud-Ouest, mais son oeuvre la plus connue: le Concours Cavaillé, a permis le renouveau du tramway en France. Parmi les huit grandes villes contactées en 1975 par Marcel Cavaillé pour réhabiliter le tramway dans l'hexagone, Nancy figure en troisième place. Regrettons que la ville au chardon a dédaigné la proposition pour préférer plus tard le TVR (Transport sur Voie Réservée) équipé de pneus de roulement, baptisé à tors "tram" en local, qui depuis l'an 2000 s'est illustré dans une succession coûteuse de problèmes. Des quatre coins de la Lorraine et même d'au-delà de nos frontières, les visiteurs de Nancy et à plus forte raison les habitants de la ville connaissent le moyen de transport déficient en dépit d'une carrosserie moderne.

Hommage à Marcel Cavaillé.

Il est né le 3 Février 1927 à L'ISLE SUR TARN (Tarn), Marcel CAVAILLE est décédé le 14 Février 2013 à l'âge de 86 ans à Saint JEAN (Haute Garonne). Ingénieur EDF de formation, il est élu en 1971 sénateur de Haute Garonne [centre droit]. Marcel Cavaillé est nommé secrétaire d'état aux transports en 1974 sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac étant premier ministre. Il fut le secrétaire d'état aux transports qui a marqué son mandat par la création de la carte orange, mais surtout par le concours "Cavaillé" qui a permis en France une renaissance du tramway, ce véritable véhicule de transport électrique qui roule sur des rails en acier.

Le 27 Février 1975, il adresse une lettre aux maires de huit villes de France :

  • Bordeaux
  • Grenoble
  • Nancy
  • Nice
  • Rouen
  • Strasbourg
  • Toulon
  • Toulouse

dans le but de réhabiliter le tramway en France et d'étudier au plus vite des solutions utilisant au maximum la voirie actuelle et recourant au minimum d'infrastructures nouvelles. En Août 1975, Marcel Cavaillé ouvre un concours auprès des constructeurs français dans afin de définir un "tramway français standard" TFS, intermédiaire entre le bus et le métro, et rejetant les transports futuristes qui fleurissent à cette époque.

Nancy s'était même illustrée dans l'étude d'un projet de "Personnal Rapid Transit" PRT qui aurait vu pousser en sa ville des pylônes supportant un monorail à cinq mètres du sol sur lequel auraient circulé des cabines de transport pour vingt quatre passagers. Depuis la place où il trône en statue, le roi Stanislas aurait montré du doigt le projet qui aurait défiguré la ville chargée d'histoire.

Nous sommes en 1975, et en France seules trois agglomérations ont encore conservé leur tramway :

  • Lille-Roubaix-Tourcoing (1909)
  • Marseille                      (1893)
  • Saint Etienne               (1881)

A cette époque si l'on sortait de nos frontières, on pouvait voir des tramways modernes en Suisse, en Allemagne, en Belgique et en Hollande notamment.

La première ville française qui renoue avec bonheur avec le tramway est Nantes en 1985; nous noterons qu'elle ne figurait pas dans la liste pressentie par Marcel Cavaillé. Elle sera suivie de Grenoble en 1987 qui reçoit le même succès de la part de la population desservie. Cette résurrection d'un type de transport urbain jusque-là très dédaigné dans l'hexagone dans un environnement orienté vers la route et les autobus ne manque pas d'interroger les agglomérations. Le tramway français sous sa forme moderne se révèle une réussite.

Progressivement, les villes s'engagent dans un renouveau de leurs transports en commun en optant pour le tramway classique qui ne cesse de se perfectionner: plancher bas, climatisation, confort, capacité supérieur à l'autobus, vitesse, et même captage du courant au sol (APS alimentation par sol).

Après Grenoble, ce sont les villes suivantes qui renouent avec le tramway classique à roulement sur deux rails en acier :

  • Strasbourg    (1994)
  • Rouen         (1994)
  • Montpellier   (2000)
  • Orléans       (2000)
  • Lyon          (2001)
  • Bordeaux      (2003)
  • Mulhouse      (2006)
  • Nice          (2006)
  • Valenciennes  (2006)
  • Le Mans       (2007)
  • Toulouse      (2010)
  • Angers        (2011)
  • Reims         (2011)
  • Brest         (2012)
  • Dijon         (2012)
  • Le Havre      (2012)
  • Tours         (2013)
  • Besançon  Prévision (2014)
  • Avignon       "     (2016)
  • Caen          "     (2018)
  • Amiens        "     (2019)

On peut regretter que Nancy ne figure pas dans cette liste non exhaustive. Après avoir connu le trolleybus bi-mode de 1982 à 1998 qui a permis de rendre la rue Saint Jean site propre pour transport en commun et zone piétonne, la ville s'est orientée en 2000 sur le TVR (transport sur voie réservée) construit par Bombardier lui occasionnant bien des soucis. Ce véhicule à problèmes a même la prétention d'être baptisé "tram" alors qu'il n'a rien d'un vrai tramway. Une insuffisance notoire et les nombreuses pannes auraient pu orienter les instances à mettre fin à l'expérience tout comme l'a fait la ville de Caen qui a connu le même souci mais qui vient d'opter d'une manière salutaire pour un véritable tramway classique. Il n'en est rien puisque le dit TVR fait l'objet en local d'une rénovation onéreuse (14,8 millions d'Euros) pour prolonger sa durée de vie jusqu'à l'horizon 2020-2022. Notons que le créateur du TVR Bombardier a abandonné la production de ce matériel. 

La mise en place du  tramway en notre hexagone s'est accompagnée d'une modernisation des quartiers desservis engendrant un nouveau visage de nos villes par une desserte efficace et appréciée. Paris, la capitale, a fait sienne également la renaissance d'un transport oublié depuis plus d'un demi siècle.

Conclusion.

Marcel Cavaillé a permis un renouveau salutaire du tramway en France dont on constate le résultat après bientôt quarante ans d'exploitation.
Cette personnalité compétente ne doit pas être oubliée.
Formulons le voeu qu'à l'exemple de la ville de Caen, Nancy choisisse avec sagesse le vrai tramway pour desservir son agglomération dans le futur.

NOTA: Pour les amoureux des trains, précisons que les trams classiques du siècle dernier franchissaient aisément la montée de Brabois.

  • Le dernier tram suburbain de la ligne 14 Nancy-Pont St Vincent a cessé de circuler fin 1952.
  • Et le dernier tram urbain de la ligne 3 Laxou-Essey a cessé de circuler le 2 Décembre 1958.

Jean SPAITE   Février  2014

mardi, février 4 2014

Le rail au service de l'OTAN (3ème partie - Compléments)

Nous avions signalé à nos amis internautes intéressés par l'histoire militaire, les transports et plus particulièrement les transports sur rails, la parution d'un dossier historique : "Le Rail au Service de l'OTAN" dans la belle revue VOIE ETROITE n° 248-Février-Mars 2012, et  n° 249- Avril-Mai 2012.

La même revue VOIE ETROITE dans son récent n° 260- Février-Mars 2014, fait paraître un complément (pages 33, 34, 35) à ce dossier initial.

On y trouvera des cartes et plans des Camps et Bases US en Lorraine :

  • Toul Croix de Metz -     Toul Enginering Dépôt - TED
  • Toul Rosières Air Base - TRAB
  • Nancy Forêt de Haye -    Nancy Ordnance Dépôt  - NOD
  • Nancy Ochey -            BA 133
  • Chambley Bussières -     Chambley Air Base     - CAB
  • Saint Baussant  -        Dépôt de carburant

On découvrira également des photographies d'engins ferroviaires ayant circulé sur les rails de l'OTAN. Tous les documents de ce nouveau dossier historique devraient satisfaire la curiosité des amoureux des trains. A tous, bonne lecture.

Vous pouvez commander cette revue au prix de 7,35 Euros franco l'unité à APPEVA, BP 70106- 80001 AMIENS Cédex 1


Jean Spaite - Février 2014

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