dimanche 25 novembre 2007
Morts pour la France [Toponymie et histoire]
- Le monument aux morts de Fréménil a été érigé après la 1ere guerre mondiale et concrétise le voeu de la paroisse de Fréménil du 17 mars 1918.
Il annonce 8 morts pour la guerre 1914-1918 et 11 morts pour le conflit 1939-1945.
Evoquons la 2eme guerre mondiale en nous attachant plus spécialement à la seconde liste. -
ADAM Henri 1942 ADAM Pierre 1944 CROUZIER Albert 1944 OTTON Camille 1944 HENRY René 1944 THIERY Fernand 1945 THIERY René 1944 THIERY André 1945 HEFTER Charles 1945 BUSSELOT Marcel 1945 DELONNOY André 1945
Cet énoncé laconique donne peu d'information sur ces habitants de Fréménil qui ont perdu la vie pendant la deuxième guerre mondiale. Qui étaient-ils ?
Pour en savoir plus, arrêtons-nous sur ce sui suit :
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ADAM Henri (8.3.1911-11.3.1942)
Cultivateur, célibataire, habitait chez ses parents au 21, Grande Rue
Fait prisonnier en 1940, il est décédé pendant son séjour dans un camp à Heiningère.MORT EN CAPTIVITE, à 31 ans
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ADAM Pierre (10.4.1921-4.10.1944)

Cultivateur, célibataire, habitait chez ses parents au 13, Rue de la Prairie
Dans sa grange, à Fréménil, au cours du bombardement du 1.10.1944, il est grièvement blessé par un éclat d'obus dans le dos qui atteint le poumon. Le 3.10.1944, les Allemands ordonnent l'évacuation du village sur Herbéviller. Le transport sur un chariot à travers la prairie est éprouvant dans son état, provoquant une hémorragie. Il meurt le 4 octobre 1944. Enterré provisoirement à Herbéviller, il sera ramené au cimetière de Fréménil par la suite.VICTIME CIVILE, à 23 ans
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CROUZIER Albert (19.5.1870-22.11.1944)
Vannier, marié à Maria Busselot, demeurait au 42, Grande Rue
Pris dans l'incendie d'une ferme à Harbouey, au cours de l'évacuation du village, il décéde 9 jours après René Thiery (7)VICTIME CIVILE, à 74 ans
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OTTON Camille (7.7.1881 à Domjevin-2.12.1944)
Retraité, marié, habitait dans une maison aujourd'hui démolie, voisine du 46, Grande Rue, côté Domjevin
Saute sur une mine à Fréménil, devant sa femme, au cours d'une cueillette de pissenlits au Rouard jardin. Gravement blessé, il décédera à l'hôpital de Lunéville.VICTIME CIVILE, à 63 ans
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HENRY René (29.11.1914-1944)
Cultivateur, Célibataire, habitait avec sa mère au 17, Grande Rue

Il avait été exempté du service militaire pour mauvaise vue. Il fût arrêté par les allemands alors qu'il tentait de rejoindre les américains. Il est mort en déportation. Voir aussi les notes en (10) (11)MORT EN DEPORTATION, à 30 ans
Avec 3 victimes, le père et 2 fils, la famille THIERY a été particulièrement éprouvée : -
THIERY Fernand (4.11.1897-19.3.1945)
Cultivateur, père de 8 enfants, habitait au 32, Grande Rue

Avec son fils André (8), il saute sur une mine au cours d'un labour à la charrue, au lieu-dit "Le Palon". Il est tué sur le coup, avec son cheval.VICTIME CIVILE, à 48 ans
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THIERY René (23.9.1930-13.11.1944)

Demeurant chez ses parents au 32, Grande Rue
Il meurt étouffé, dans l'incendie d'une ferme à Harbouey, au cours de l'évacuation du village. (cf 3)VICTIME CIVILE, à 14 ans
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THIERY André (9.12.1928-19.3.1945)

Demeurant chez ses parents au 32, Grande Rue
Avec son père, Fernand (6), il saute sur une mine au cours d'un labour à la charrue, au Palon. Une jambe sectionnée, il décéde le même jour.VICTIME CIVILE, à 17 ans
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HEFTER Charles (20.11.1870-1.3.1945)
Cultivateur, Vannier, marié à Marie Adam, père de 2 enfants, il demeurait 12, Rue de la Prairie
Il saute sur une mine, près du gué, au lieu-dit "Le Breuil", alors qu'il cherchait des pissenlits.VICTIME CIVILE, à 74 ans
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BUSSELOT Marcel (8.12.1920-1945)

Cultivateur, célibataire, habitait chez ses parents dans la maison (aujourd'hui démolie) située entre le 5bis et le 6, Rue de la Prairie
MORT EN DEPORTATION, à 25 ans
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DELONNOY André (13.5.1926-1945)

Sans profession, célibataire, il habitait chez ses parents au 11, Rue de la Prairie
MORT EN DEPORTATION, à 19 ans
- Le 6 octobre 1944, en voulant passer les lignes aux ponts de Domjevin, Marcel Busselot, René Henry et André Delonnoy qui ont l'intention de rejoindre les américains à Bénaménil, se font arrêter par les allemands. Ils n'ont pas de papiers d'identité sur eux. Emmenés à Saint-Martin, enfermés dans une cave, puis à Cirey sur Vezouze, ils sont ensuite dirigés sur l'allemagne, au camp de concentration de Dachau où ils arrivent le 21.10.1944.
- Le 24.11.1944, René Henry et André Delonnoy quittent Dachau pour Auschwitz où ils arrivent le 28.11.1944. On perd alors leur trace et ils ont disparus, comme tant d'autres, dans ce camp de la mort entre fin 1944 et 1945.
- Marcel Busselot envoyé au commando de Augsburg-Haunstetten pour des travaux de terrassement y décédera d'épuisement dans la même période.
Cet article a été rédigé par Jean SPAITE le 20.11.2007
Par Alain SPAITE. 25-11-07. 290 lectures 2 commentaires :: Faire un trackback