Fréménil, un village lorrain

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mercredi, janvier 18 2012

Nancy : une photo, une page d'histoire (Tramway, Pont Saint Jean, 1954)

Nous avons déjà eu l'occasion de parler de transports sur notre site : le Tacot LBB, les bus TED etc... Ces billets avaient retenu l'attention des amis de l'histoire locale, régionale, mais aussi des amis des transports. Aujourd'hui, et pour inaugurer la catégorie Miscellannée, nous allons parler des tramways de Nancy en décrivant une photographie prise il y a 54 ans.

C'était au siècle dernier....

Pont Saint Jean Tramway 1958

Cette photographie nous montre en sujet central une motrice de la ligne n°5 "Île de Corse - Blandan", attelée avec une remorque fermée. Nous sommes en 1958 et en fin d'année, le 2 Décembre 1958, le vrai tramway de Nancy roulant sur rails, sera définitivement sacrifié à "l'autel -du-tout-par-la-route". Nancy connaissait le tramway électrique depuis 1898, soit depuis 60 ans, après avoir connu le tramway hippomobile 24 ans plus tôt.

Le pont Saint Jean permet le franchissement des voies ferrées de la gare de Nancy-Ville. La circulation routière sur le passage supérieur n'est pas excessive avec deux couloirs de circulation ainsi que la présence de deux voies ferrées du tramway noyées dans la chaussée.

Nous notons à l'extrême droite de la photo, la présence d'un bus US pour la desserte du camp américain de la Forêt de Haye (NANCY-ORDNANCE Dépôt). Ce service s'éteindra en Mars 1967 avec la fermeture des Camps et des Bases aériennes US, suite à la sortie de la France de l'OTAN décidée par le Général De Gaulle.

Nous sommes encore à l'époque de la vapeur, la ligne Paris-Strasbourg ne sera électrifiée qu'en 1960, le train d'essais circulant le 14 Décembre 1960 sur le parcours Lérouville, Nancy, Lunéville. La mise au gabarit EL sera l'occasion de surélever le pont St Jean à partir de fin 1958, suivit de la dépose de la marquise abritant les quais et les voies. Ce travail de dépose de l'imposante halle métallique durera d'Avril à Juillet 1960. Notons que les grilles latérales de protection de 2m. de hauteur sont prévues à disparaître. Soulignons que le pont St Jean subira une seconde intervention en 1999 lors de l'élargissement de l'ouvrage pour la mise en circulation du TVR ligne T1 "Vandoeuvre CHU Brabois-Essey Mouzinpré", inauguré en Décembre 2000 par Mme Bernadette Chirac.

On notera à gauche de la photographie,l'ancienne signalisation qui cédera la place aux modernes PSL panneaux de signalisation lumineuse.

A droite de la marquise, nous avons l'aile EST du BV bâtiment voyageurs de la gare de Nancy-Ville. Pour offrir un service digne de l'électrification, l'ensemble de l'édifice gare sera l'objet de travaux de modernisation de 1958 à Décembre 1960.

En arrière plan, en position centrale, nous avons le bel immeuble "Hôtel Thiers" situé sur la place de la gare (place Thiers) qui sera démoli pour faire place en 1975 à une tour de grande hauteur (100 m.) abritant actuellement l'Hôtel "Park-inn" ainsi que des locaux à usage de bureaux.

Conclusion :
1958-2012 : 54 ans d'écart. Que de changements.
Précisons que la photo (cliché Jean Spaite) a été prise depuis le premier étage de la Section 32 VB-Nancy. Ce dernier bâtiment SNCF a été détruit pour faire place au building Kennedy.

Jean Spaite, Janvier 2012

Nouvelle catégorie... "Hors sujet"

MiscellanéesChers amis,

Je profite de ce premier billet de 2012 pour souhaiter une bonne et heureuse année 2012 à nos fidèles lecteurs. Qu'elle vous soit propice et vous apporte beaucoup de joie ainsi qu'une excellente santé. Bonne année aussi à notre petit village et à ses habitants; puissiez vous trouver l'épanouissement au "Pays des Piquants" !

Au rythme d'un billet mensuel, le site "Fremenil.com" continue de progresser en lectorat, en quantité de documents, ainsi je l'espère... qu'en qualité. Toutefois, même si la riche histoire,  les quelques monuments et la vie bien remplie des ancêtres fréménilois procure une source quasi-inépuisable de billets, il nous arrive parfois de vouloir sortir de ce thème purement local, d'ouvrir un peu notre horizon vers la "Cité Cavalière" ou "La Capitale du Duché" ... voire même de quitter le blog régionaliste pour vous entretenir de nouvelles technologies, de transports, de politique ... que sais-je ?

C'est ainsi qu'est né le désir de créer une nouvelle catégorie Hors Sujet. Mais comme le terme ressemblait trop à la correction d'une copie d'examen, nous avons opté pour un nom plus poétique : Miscellanée (avec ou sans s, à vous de voir), un genre littéraire qui s'autorise à parler de tout et de rien : Définition de Miscellanée

Et pour inaugurer cette nouvelle catégorie, voici un billet de Jean Spaite qui évoquera l'ancien tramway de Nancy, disparu fin 1958, à propos d'une photo ressortie de ses archives. De quoi réjouir les amis des chemins de fer.

Bonne lecture, à bientôt et, comme toujours, merci pour vos commentaires,

Alain Spaite

lundi, décembre 26 2011

Préface de l'ouvrage "L'épopée du LBB"

C'est un internaute qui vient souvent sur notre site pour prendre des nouvelles.0
C'est aussi un ferrophile. Cet ami des chemins de fer a acheté le livre de Marc GABRIEL dès sa parution.
Et cet ami m'a dit: "Tu devrais publier ta préface sur ton site. Non seulement ça intéresserait beaucoup de gens, mais cela permettrait à ceux qui voudraient en apprendre plus sur l'histoire du Tacot de se procurer ensuite l'ouvrage : "L'épopée du LBB".
Après réflexion, j'ai approuvé mon ami.

Alors, voici la préface du livre de Marc GABRIEL :

Préface

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai répondu favorablement à la demande de monsieur Marc Gabriel de préfacer son ouvrage commémoratif des cent ans du tacot Lunéville-Blâmont-Badonviller.

J'ai toujours été passionné par le transport ferroviaire, ce qui d'ailleurs a orienté ma carrière. Très jeune, j'étais impressionné par la locomotive qui, par le miracle élémentaire de l'eau transformée en vapeur sous l'effet de la chaleur, devenait un engin moteur capable de tirer un convoi sur deux files de rails. Les grosses locomotives de la compagnie de l'Est motivaient un certain respect de ma part par leur taille, leur bruit et leur vitesse. Beaucoup plus familières étaient les locomotives du Tacot plus abordables dans leurs dimensions et leurs modestes vitesses.

En 1852, les habitants de nos villages étaient au courant de l'arrivée de la ligne du chemin de fer de Paris à Strasbourg. Ils pouvaient, en se rendant à Lunéville avec leur chariot lorrain ou leur char à banc, aller jusqu'à Nancy et même jusqu'à Paris par le train. Le "progrès" était en marche. Avec envie, ils avaient vu l'ouverture de la ligne Lunéville à Saint-Dié en 1864. Et même l'Avricourt-Blâmont-Cirey (l'ABC) en 1870, puis la ligne Baccarat-Badonviller en 1882. A cette époque sur les lignes importantes, on ne négligeait pas les petites gares vouées au trafic omnibus. Alors, ils espéraient qu'un jour, eux aussi, ils auraient leur train; même un petit train, marque tangible du progrès! Pas loin d'ici, le petit tacot Lunéville-Einville avait vu le jour en 1902, et la vallée de Celles toute proche a eu son train en 1907. Alors, pourquoi pas eux,ici, les gens du Blâmontois et du Badonvillois?

C'est le 29 Juin 1911 que le chemin de fer de Lunéville à Blâmont et à Badonviller est ouvert au public. Cette ouverture a été précédé d'une inauguration en grande pompe, présidée par Monsieur J. Augagneur ministre des Travaux Publics, et Monsieur A. Lebrun alors ministre des Colonies, Député de la Meurthe et Moselle à Briey, futur Président de la République. Pour avoir recueilli des témoignages de personnes de Fréménil, mon village, le souvenir de ce premier jour était resté vivace. La petite gare toute neuve, située à 200 m. du village, (construite par Mr.Rizzi, entrepreneur à Bénaménil) s'était trouvée décorée de branches de sapin, de fleurs, de guirlandes, de drapeaux tricolores,et, en écho de la broderie perlée pratiquée au village, d'une multitude de perles, de paillettes, de chenilles du plus heureux effet. Chaque commune avait rivalisé de talent pour décorer sa gare.

Pour marquer durablement l'arrivée du TACOT dans nos vallées de la Vezouze et de la Blette, la Compagnie LBB (Chemins de fer Départementaux de l'Aube,Réseau de Meurthe et Moselle) avait fait une "journée portes ouvertes" assortie d'un voyage gratuit sur l'ensemble du réseau. Ma grand-mère avait été ravie de faire gratuitement un voyage aller-retour jusqu'à Blâmont. Cette opération publicitaire très réussie inaugurait un attachement durable de la population appelée à devenir une fidèle clientèle. Pour bien montrer la différence entre le grand train de la Compagnie de l'Est et le petit chemin de fer départemental LBB, ce dernier est baptisé familièrement: "Le TACOT"... C'est notre Tacot.

 Très vite, la Compagnie des Chemins de fer de l'Aube, exploitant de la ligne de Lunéville à Blâmont et à Badonviller, initie des trains spéciaux:

  • Pour la visite de Perre-Percée depuis Badonviller.
  • Pour le pélerinage de Notre Dame de la Bonne-Fontaine à Domjevin.
  • Pour la foire de Lunéville avec les enfants des écoles du Blâmontois et du Badonvillois, un train impressionnant de neuf voitures de voyageurs ainsi que 3 wagons couverts et un fourgon.

Le Tacot fait ainsi la preuve d'un dynamisme étonnant.

La population desservie par le LBB allait connaître les locomotives à vapeur CORPET-LOUVET type 130T et leur sifflet caractéristique (Tchoût..), puis les "motrices" vertes de Dion type JM, suivies en 1937 d'un moderne autorail crème et rouge, lui aussi de Dion type OM dernier cri du progrès d'alors. Ce modèle d'autorail portant l'immatriculation LBB5 a été un modèle unique dans la gamme des autorails de Dion-Bouton. Quel dommage qu'il ait disparu. N'oublions pas les voitures voyageurs sur boggies avec des plateformes d'extrémité offrant une vue panoramique appréciée et construites à Lunéville à la Société LORRAINE de DIETRICH. Le Tacot faisait ainsi partie du patrimoine régional.

A propos de patrimoine régional, il faut souligner que le Tacot roulait sur des rails provenant de l'usine de Neuves-Maisons portant le sigle "CCNM 1910", soit Chatillon-Commentry-Neuves-Maisons, 1910 étant l'année de fabrication. Ces rails d'un poids de 20 kg au mètre portés par des traverses reposaient sur du ballast en cailloux roulés provenant des carrières locales (Marainviller, Fréménil notamment). Cet emploi de ballast en éléments arrondis conjointement avec un bourrage manuel insuffisant a été une cause de la mauvaise tenue de l'ensemble de la plate-forme par suite d'un manque de cohésion. Il eut été préférable d'adopter du trap de Raon-L'Etape, mais plus cher! Quelle différence avec l'équipement ferroviaire actuel où le ballast formé d'éléments anguleux est bourré sous les traverses par des engins
mécaniques efficaces et rapides d'exécution.

Je me souviens avoir emprunté le train et ses voitures à plates-formes d'extrémités. La "tournée de voie" sur la voiture de queue donnait une vision panoramique de la région avec une vue exceptionnelle des deux files de rails qui se perdaient sur l'horizon. Beaucoup plus ferroviaire était le voyage sur la plateforme de la première voiture derrière la locomotive. Là, on était en prise directe sur le travail de l'équipe de conduite, mais avec un risque certain de recevoir des escarbilles dans les yeux! Plus confortable était le voyage par autorail. Une partie vitrée séparait les voyageurs du conducteur mais permettait d'admirer le paysage qui était avalé par le de Dion! Le conducteur, nimbé de son rôle éminent, acceptait volontiers de renseigner les curieux dont je faisais partie. C'est ainsi que j'ai appris que la vitesse limite maximum acceptée par le de Dion type OM était soixante km/h. N'oublions pas que le Tacot n'était pas le "Mistral" et qu'il assurait un service omnibus. D'ailleurs cette vitesse maximum n'a jamais été atteinte par les de Dion JM et moins encore par les locomotives à vapeur Corpet-Louvet. Que de fois je reste songeur en conduisant ma voiture aujourd'hui sur la RN4 (devenue D400) parallèle à l'ancienne plate-forme du Tacot:60 km/h vitesse limite!...

La venue du Tacot s'est traduite par un respect de l'horaire tout comme l'avait fait son grand-frère de la Compagnie de l'Est. Dans les premières années,la régularité faisait l'étonnement des populations riveraines. Les villageois vivaient au rythme des trains. Puis peu à peu, surtout en sa fin de vie, on pardonna au brave Tacot ses manquements traduisant les pannes, les ralentissements dus à la voie en mauvais état. Les années passant, les difficultés devinrent plus nombreuses occasionnant immanquablement un respect aléatoire de l'horaire.

Dès sa construction, le Tacot est équipé du cantonnement téléphonique ; le parcours urbain de Lunéville-local à Lunéville-Est étant soumis au cantonnement par bâton pilote. En ville, les locomotives comme les autorails n'avaient pas le droit d'utiliser leur sifflet ou leur klaxon. C'est donc à l'aide d'une cloche que les carrefours de la ville étaient traversés.

Tout au long de la ligne avaient poussé, droits comme des asperges, les poteaux de la ligne téléphonique du Tacot. Les PTT de la République ont allégrement occupé les supports, desservant ainsi par leurs lignes aériennes les différents villages du parcours.

Le train du soir qui ramenait ses voyageurs vers Lunéville avait aussi le service du courrier. Un postier officiel descendait à chaque arrêt et relevait le courrier de la boîte aux lettres accrochée au mur de la gare. Ainsi on était sûr que le courrier partait le soir même, était trié à Lunéville pour atteindre son destinataire par les soins des ambulants.

Le brave TACOT, apprécié de tous, allait traverser les guerres, la grande 14-18 où il va être amputé de la partie Domèvre-Blâmont aux mains de l'ennemi,puis la guerre d'un nouveau genre: celle de la route dans la période 1930. L'autobus vint le concurrencer, écrémant son trafic voyageurs en passant dans les mêmes horaires que le TACOT et lui prenant ses clients au coeur des villages. La fréquentation en baisse se traduisant aussi par des économies d'entretien, tant pour la voie que pour le matériel roulant. Puis vint la seconde guerre mondiale au cours de laquelle le brave TACOT, dans des conditions difficiles, donna le meilleur de lui-même au service d'une clientèle avide de s'approvisionner en vivres à la campagne en cette période de restrictions. Les comptes de la Compagnie étant dans le rouge depuis un grand moment, la sentence du Département fut sans appel : La Mort pour le TACOT...remplacé par des autobus à gazogène, tout aussi demandeurs de subventions, d'aides pour continuer le service. Le Progrès n'est pas toujours là où on croit !

Le temps du Tacot est passé, malheureusement. On se prend à regretter une résurrection de ce chemin de fer secondaire qui aurait pu jouer son rôle sous une forme moderne. Nous ne sommes pas en Suisse hélas... Cà et là on retrouve encore des vestiges du Tacot. Les gares, dont certaines sont conservées dans une présentation conforme à l'original. Thiébauménil en est un bel exemple. On devine la plate-forme en beaucoup d'endroits, mais souvent elle a été absorbée par les remembrements des terrains. Des ponceaux, des aqueducs sont encore là. Entre Chanteheux et Croismare, la plate-forme ferroviaire a été convertie en route départementale et on peut apprécier de rouler avec sa voiture comme le Tacot d'autrefois empruntait ce parcours.

A présent, laissons Marc Gabriel nous parler de ce brave Tacot que nous avons connu et pour ceux qui le découvrent, reconnaître que nos aînés ont donné à notre région un outil remarquable trop tôt disparu.

Jean Spaite                                                 Fréménil le 25 février 2011



Nous avons déjà parlé de cet ouvrage sur notre site dans les billets suivants :

Si vous souhaitez en apprendre plus, vous pouvez acquérir ce livre sur le site "NMG Editions"

Enfin, voici une confidence: Marc GABRIEL travaille maintenant sur l'histoire du LUNEVILLE-EINVILLE qui paraîtra mi-2012. Que de souvenirs en perspective !

J S    Janvier 2012

samedi, décembre 17 2011

Le miracle de Saint Nicolas

L'an passé, au mois de Mai 2010, les fonts baptismaux de notre église se sont brisés. Les dames bénévoles qui assurent l'entretien du lieu ont échappé de justesse à un accident. C'est un premier miracle ! Ces fonts baptismaux ont vu défiler des centaines et des centaines de jeunes personnes faisant ainsi leur entrée solennelle dans la communauté chrétienne. Aucune date ne figure sur l'objet sacramentel mais il doit accuser au moins trois siècles d'existence.

Depuis cette brutale chute, il gisait là sur le sol, à côté du meuble confessionnal, dans une profonde indifférence, sans aucune remise en état, attendant lamentablement un secours trop long à arriver.
Fonts Baptismaux Brises
Un an et demi après, certainement grâce à l'intervention du Bon Saint Nicolas le patron des Lorrains, le mardi 6 décembre 2011, le vénérable objet a été remis debout par la compétence de l'ouvrier intercommunal. Nous en donnons une photographie réalisée le Samedi 10 Décembre 2011. Ainsi, nous pouvons dire un grand merci à Saint Nicolas tout en lui demandant instamment d'agir encore pour la restauration de notre petite église qui a le privilège d'abriter des oeuvres remarquables mais déjà endommagées. La couverture de l'édifice remise en état permettrait de remédier aux dégradations d'un plafond qui se troue, aux taches d'humidité et aux lézardes.

Fonts Baptismaux Repares

Ces travaux d'entretien courant, s'ils avaient été réalisés auparavant, auraient évité un endommagement regrettable qu'il faut maintenant rattraper au plus tôt.

Le bon patron des Lorrains ne peut pas faire tout seul : il lui faut la participation des responsables concernés. C'est ainsi que l'on poursuit un miracle qui a déjà commencé, mais Saint Nicolas a besoin de l'aide des hommes...  de bonne volonté.

Jean SPAITE   Décembre 2011


VOEUX
A la veille de quitter l'année en cours, l'équipe du site "fremenil.com ", vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année , et vous dit "Bonne Année 2012"

J.S-A.S

mardi, novembre 8 2011

Mon clocher au patrimoine...

Les internautes pratiquent fréquemment une promenade découverte en "zappant" sur la "toile". J'ai eu dernièrement la surprise agréable de découvrir une photographie du clocher de notre village sur le site "clochers de france", photo prise le 28 Juin 2008 par Mr Jean-Pierre LECLERC :


Ainsi, j'ai appris que la France possédait 40.000 clochers établis sur 36.861 communes de notre pays (Recensement INSEE). Le site "clochers de France" pour sa part présente notre région lorraine, dans la tranche de classement "75 à 95%" de clochers, sous la forme de descriptions et de représentations photographiques.


Je suis heureux de constater que le clocher de notre petit village apparait dans cette vitrine du patrimoine. Précisons que notre clocher est du type "pavillon", pyramide à quatre pans, forme de flèche mais très courte. Dans la monographie de Fréménil éditée en 1987 [Fréménil et son église], je l'avais décrit comme un doigt pointé vers le ciel. C'est un symbole à retenir.


Je retiens de cette promenade découverte des clochers de France que notre édifice mérite actuellement une attention toute particulière de remise en état, d'entretien et de conservation. Nous vivons auprès de réalisations qui nous ont été transmises par nos aînés sans en mesurer la valeur. Il serait grand temps d'ouvrir nos yeux pour sortir de cette indifférence vis à vis de ce qui fait partie de notre patrimoine.

Il y a trente ans mourrait Georges BRASSENS le chanteur philosophe qui nous a laissé un  message :

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais du m'éloigner de mon arbre,
J'aurais jamais du le quitter des yeux.

Ne quittons pas des yeux notre clocher, inscrit au patrimoine de France, au même titre que les châteaux, les abbayes, les lavoirs et les fontaines.

Nous avons récemment (1) fait découvrir les linteaux des portes de notre village. Pour beaucoup il s'agissait d'une richesse inconnue. Nous nous devons de préserver d'autres vestiges remarquables comme les deux blockhaus de la première guerre mondiale encadrant notre village à l'Est et à l'Ouest, et surtout notre église qui abrite des œuvres d'art étonnantes. Quand on a la chance de posséder un tel patrimoine, il faut le savoir et avoir la volonté de le valoriser.

Souhaitons être entendu... à l'ombre de notre clocher.

(1) Voir :  -le site "fremenil.com" notre écho du 4 Avril 2011
               -la nouvelle revue lorraine N°9  Aout-Septembre 2011
               -Villages Lorrains   N°134  Printemps 2011                              
             
Jean SPAITE    Novembre 2011.

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