Fréménil, un village lorrain

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Mardi, mai 26 2009

Le pont du chemin du cimetière

      Le petit pont de bois s'en est allé,
      Usé, abimé, défoncé,
      Le passage du ruisseau n'était plus sécurisé.
      Il fallait bien en convenir,
      Le petit pont de bois était bon pour mourir....

Et pourtant cet ouvrage fort modeste avait une histoire.
Les vieux plans de la commune le mentionne. Le chemin rural dit du cimetiére, longeant le champ du dernier repos, par ce pont franchissait le cours d'eau que l'on retrouve sous l'appellation " ruisseau d'Alhan " pour desservir la prairie. On peut se souvenir, à l'époque oû tout se faisait à la main, des cohortes de faucheurs suivies bientôt par les troupes de faneurs et de faneuses qui envahissaient les près pour retourner "l'herbe coupée" du matin devenant "le foin" l'aprés-midi par les bienfaits du soleil. Ces acteurs efficaces bavardaient, chantaient pour rendre le travail moins pénible.


Bien sûr, on pouvait aussi accéder à la prairie par le pont de "la Banvoire", mais le "pont du cimetiére" avait ses habitués, ceux la-même qui parlaient encore de l'exploitation de la "carriére du cimetiére" par l'entreprise France-Lanord, de son chef de chantier "le Père Boudini" et du petit tacot Decauville. Nous aurons l'occasion dans un prochain article de parler de ce petit train en voie de 0,60 m.,construit en 1916-1917 par l'armée française pour desservir les troupes du front positionnées à BLEMEREY, VEHO, REILLON, et qui, la Paix enfin revenue en 1918, a vaillament servi à la reconstruction des régions dévastées par le conflit, grâce notamment à l'embranchement de la carriére où opérait "le Pére BOUDINI" .


Le petit pont du chemin du cimetière était constitué par deux culées en maçonnerie enrichies au fil des ans par un bétonnage complémentaire. Le tablier en bois représenté par un platelage de 2,50m. environ de large   renforcé par 2 poutrelles ( fers IPN ) reposant sur les culées. Les passages successifs de plus en plus lourds en passant du chariot à cheval au tracteur beaucoup trop pesant, ont accéléré l'endommagement de l'ouvrage.


La commune s'oriente vers un pont réservé aux piétons, promeneurs, pécheurs, tolérant les bicyclettes, mais interdisant tout véhicule à moteur, à deux ou à quatre roues. La simplicité d'un tel ouvrage s'accompagne d'une réalisation spartiate, économe, par utilisation d'anciens poteaux en béton armé avec un revêtement de chaussée en béton. Les gardes-corps en tubes soudés sont en cours d'installation en mai 2009, et les panneaux de limitation de circulation sont prévus à chaque extrèmité du tablier.


Ainsi, grâce à l'équipe des ouvriers intercommunaux sous la direction du conseiller municipal chargé des travaux, le petit pont du chemin du cimetiére va revivre pour la plus grande satisfaction des promeneurs et des pêcheurs.


Ami de la nature, viens jouir de la vue de la verte prairie, viens rêver au son du doux clapotis de l'eau du ruisseau où les nombreux poissons dansent pour la plus grande joie des yeux des enfants qui les découvrent, ravis...

J.S. Mai 2009

Dimanche, mai 3 2009

Les Terettes de Frem'ni

Au cours de la Semaine Sainte précédant la grande fête de PAQUES, célébrant le jour de la résurection du Christ, les cloches de l'église sont sensées être parties à ROME. La tradition veut que les sonneries des angélus du matin, du midi et du soir soient remplacés par le bruit des crécelles que l'on nomme encore les "TERETTES" dans notre vallée de la VEZOUZE. En d'autres lieux lorrains on les trouve sous la dénommination de "BRUANTS ", déformation du mot "bruyant", autrement dit "qui fait du bruit" .

Cette année, nous avons eu plaisir à photographier le vendredi 10 Avril 2009, le quatuor des Terettes formé par Blandine, Mélanie, Amandine et Ophélie Lorrain. Ces quatre jeunes filles fréméniloises ont respecté la coutume qui consiste à parcourir les rues du village pour annoncer l'angélus tout en tournant les crécelles au son caractéristique.

Leur service de sonneries très particulières s'est déroulé du Jeudi Saint jusqu'au Samedi Saint. Le dernier service s'est traduit par un passage dans les maisons du village au cours duquel chacun a tenu à récompenser  "les vaillantes terettes" pour leur prestation. La récolte des friandises et autres oeufs en chocolat a été appréciée.

Regrettons que pour cette année 2009, les "terettes" étaient uniquement des filles, les garçons seraient-ils fatigués ? Il n'en sera rien car pour 2010, des mamans et des mamies ont dit que leurs gamins feraient partie de la prochaine édition.  Soyons donc patients pour entendre encore les crécelles et les annonces clamées à pleine voix : "Il est midi, c'est l'angélus ".

Signalons que l'EST REPUBLICAIN du Dimanche 12 Avril 2009, jour de Pâques, s'est fait l'écho du cortège des crécelles en notre village, une tradition bien de chez nous à respecter.

J.S. Avril 2009

Dimanche, mars 15 2009

Les pompiers

Qui ne se souvient de la manœuvre mensuelle des pompiers de notre village ?

Après rassemblement devant le local des pompes, ils sortaient leur matériel : la moto-pompe rouge, une ribambelle de tuyaux et la lance à incendie. Ils s'installaient prés du vieux puits et, après de nombreux essais du démarreur, enfin un jaillissement d'eau couronnait leurs efforts . Il fallait bien que la moto-pompe tourne, elle qui était toujours prête à fonctionner (dixit les soldats du feu ). Les tuyaux aussi n'aimaient pas la sécheresse, alors ils serpentaient sur « le chemin de la gare » pour opérer un lavage bénéfique. Au moins après tout ça, la chaussée sera propre !!

Au bout d'un certain temps, si tout se passait bien, on arrêtait le moteur bruyant. Suivait l'opération de rangement. Les tuyaux étaient mis à sécher sur la clôture voisine et le groupe moto-pompe acheminé vers le local. Après les commentaires d'usages, les soldats du feu se repliaient vers la mairie pour un casse-croute réconfortant et ça, c'était important!!

Voilà la manœuvre des pompiers qui permettait à ces derniers d'être opérationnels en cas de sinistre. C'était avant Février 2001, date à laquelle le corps des sapeurs-pompiers de FREMENIL, créé pourtant depuis environ 130 ans, a été dissous.

A partir de cette date, en cas d'urgence, il faut maintenant prendre son téléphone et appeler le 18 .

Voici quelques photos de la manœuvre des pompiers ainsi qu'une photo-souvenir du groupe prise après une remise de médailles où il est intéressant de retrouver des personnages connus . (Photo prise le 24 DECEMBRE 1961)

Jean SPAITE - Février 2009

C'était au temps des roulements de tambour

Voici Nicole MALGRAS dans ses fonctions d'appariteur. Photo prise le 18 AOUT 1986 .

Avant elle, il y avait eu Lucien CARMENTRE, Georges DURAND et bien d'autres. L'appariteur et son tambour faisait partie des événements du village. Après un roulement prolongé permettant aux auditeurs d'ouvrir les fenêtres et les oreilles, l'agent officiel proclamait à haute voix : "Avis, Monsieur le Maire informe .....", suivait un texte dont la conclusion était précise : " Qu'on se le dise !!". Et bien souvent, les auditeurs et auditrices, citoyens et citoyennes, « un peu durs d'oreilles » , se faisait répéter l'avis !!

Quand bien même cet exercice n'était pas « moderne », il faisait partie de la vie du village et de son folklore. En Mars 1991, la municipalité a décrété " la fin du tambour " pour cause de vétusté!! L'instrument, il est vrai méritait une « nouvelle peau de tambour », ce qui ne devait pas être hors de prix, tout en permettant l'exercice d'une tradition.

Il a été officiellement remplacé par les avis dans la presse !!

Je ne pense pas qu'au nom du « modernisme », on aille supprimer les sonneries de cloches du « motet », sous prétexte que chacun a sa montre, son réveil, voire son radio-réveil !! Gardons espoir puisque, pendant la Semaine Sainte précédant Pâques, nos jeunes parcourent vaillamment les rues de notre village avec leurs crécelles. Les « bruhants » sont toujours vivants.

Il nous reste cette photo souvenir du dernier appariteur de la commune en exercice en la personne de Nicole MALGRAS. Depuis 1991, les roulements de tambour se sont tus... sans pour autant supprimer d'autres bruits, nuisances en progression, Hélas !!

Jean SPAITE - Février 2009

Mercredi, février 18 2009

A propos du nom des rues de Fréménil

1 - LA GRANDE RUE.

- C'est la voie principale du village. Dans plusieurs communes on la retrouve sous l'appellation de "Rue Principale" ou "Grande Rue". C'est cette dernière dénomination qui est utilisée ici avec, suivant les époques, une forme altérée de "Grand' Rue".

- Dans des communes traversées par une voirie plus importante, la rue principale devient "Route Nationale" après avoir été "Royale" ou "Impériale" et plus récemment  "Rue de la Libération".

- La Monographie de 1888 de Monsieur Aristide RENAULD, Instituteur, nous mentionne l'appellation "Rue du Puits" entre l'église et le côté Est (vers OGEVILLER), et la "Rue du Faubourg" pour la partie entre le Ruisseau des MEIX (actuel Ruisseau de la MAXELLE) et le côté Ouest (vers BENAMENIL). Quant à l'appellation "Grande Rue" on la trouve,à cette date, à l'emplacement de l'actuelle "Rue de la Prairie" (la BANVOIRE).

 - En résumé, à cette époque (1888), l'église de FREMENIL était implantée sur "la PLACE" au milieu du village, et trois rues rayonnaient, à savoir :

    - Côté EST   : La Rue du PUITS (où se trouvait l'unique puits banal)

    - Côté OUEST : La Rue du FAUBOURG.

    - Côté NORD  : La Grande RUE (la BANVOIRE)

- Une remarque : Pour éviter les numéros bis, ter, etc.., la partie EST de l'actuelle "Grande RUE" (en direction du cimetière communal) comportant de nouvelles maisons (dont la première C.F. construite en 1977), à partir du n°1 (conservé Grande Rue) pourra être baptisée Rue (ou Route) d'OGEVILLER avec une nouvelle numérotation de cette section.

2 - LA RUE DE LA PRAIRIE.

- C'est la rue qui permet d'accéder à la prairie située entre la VEZOUZE et la VERDURETTE (anciennement ruisseau d'AHLAN). Elle dessert le quartier de "la BANVOIRE". De BAN , propriété du Seigneur du lieu (ici, la prairie), mais à usage obligatoire des paysans moyennant redevance (comme l'usage du four banal, du puits banal) et VOIRE ,du germain WARD, garde, gardien.

- A "la BANVOIRE" se situait la maison du gardien du BAN qui peut être considéré comme le garde champêtre. Ce ban communal, c'était la prairie où venaient paître les animaux (vaches, moutons). Le gardien était chargé de percevoir un péage pour les utilisateurs en fonction du nombre de têtes d'animaux. Aux abords du petit pont enjambant le ruisseau se trouvait un abreuvoir naturel (côté amont) où les bêtes pouvaient s'abreuver (et on a longtemps cru que "la BANVOIRE" était une déformation "d'ABREUVOIR") et un pédiluve (côté aval) fréquenté par les chevaux.

3 - LA RUE DES VIOLETTES.

- Diverses appellations au gré des ans pour cette voirie :

    - D'abord "Route de BURIVILLE" puisqu'elle permettait d'accéder à cette commune voisine , côté SUD.

    - Puis "Chemin du BOIS ". C'est en effet par là que l'on accédait directement à la Forêt de MONDON pour aller chercher du bois, le couper, le débiter, le charroyer et l'amener sur place, devant le logis, sur l'usoir où il était scié, fendu, rentré, rangé pour sécher et enfin brûlé dans la cheminée (l'âtre) pour le chauffage de la maison et la cuisson des aliments. Le Bois, c'est toute une partie de l'histoire de nos campagnes. Et le "Chemin du BOIS" avait une réelle importance.

- En 1911, le Chemin de fer départemental L.B.B.( de LUNEVILLE à BLAMONT et à BADONVILLER) est inauguré et la partie de voirie desservant la gare est dédiée tout naturellement à celle-ci. La "Rue de la GARE" était née ! Et quand bien-même si, depuis 1942, "le TACOT" a été supprimé, l'appellation "Rue de la GARE" est restée encore vivace.

- La "Rue des VIOLETTES" est une appellation plus récente et plus romantique. Vers 1970, après avoir réalisé le tout à l'égout, le nouvel éclairage public, les bordures de trottoirs et un nouveau revêtement routier, la municipalité retrouve l'intérêt de la numérotation des maisons (déjà établie pendant la première guerre mondiale et abandonnée la Paix revenue!). Et dans la foulée, on installe des nouvelles plaques des rues. C'est à cette occasion que la "Rue de la GARE" se trouve baptisée "Rue des VIOLETTES".

- Le Maire Yves ADAM (1924-2006) m'a confié que quand sa fille C. était petite, il l'emmenait promener par ce cheminement baptisé par elle la "Rue des VIOLETTES" puisqu'elle faisait de jolis bouquets odorants en cueillant ces petites fleurs nombreuses aux abords de cette rue. C'est donc pour pérenniser ce souvenir qu'Yves ADAM a pris l'initiative de baptiser la "Rue des VIOLETTES".

- Dans sa monographie (1888), Monsieur RENAULD nous situe à mi-chemin de cette Route de FREMENIL à BURIVILLE (entre le pont du ruisseau de la Source CLAUDINE et l'ancienne gare L.B.B.) un lieu-dit "Rue JOTE", communément désigné par l'appellation "Les GOTHS"(ou "les GOHS"). N'y a t-il pas un rappel lointain à ces peuplades qui avaient pour noms WISIGOTHS, OSTROGOTHS, guerriers envahisseurs et destructeurs ( V° et VI° siècle) ?

4 - LE CHEMIN DE LA MAXELE.

- "La MAXELE" est le ruisseau qui vient du SUD (côté RN 4 ), dans le secteur dénommé "Le COUGNOT" (terrains situés dans un "COIN"). Ce ruisseau latéral au chemin d'exploitation de la MAXELE, traversait par un aqueduc (aujourd'hui déposé) la plateforme du TACOT (L.B.B.) avant de rejoindre le ruisseau de la Source CLAUDINE qui affluait sur la droite. L'ensemble des eaux se dirigeait ensuite vers la VEZOUZE, après avoir traversé par un aqueduc la "Grande RUE".  Ce chemin , appelé aussi "Le Chemin du COUGNOT" avait aussi une autre appellation "Le Chemin de la VANNOX" (prononcer VANNOFF') où se trouvaient de nombreux terrains aménagés en "SAULCY" (ou SAUSSIS) où poussaient des "SOLES" les osiers dont on faisait des paniers, de la vannerie.

5 - LE CHEMIN DU HAUT DES MEIX.

- Petit chemin qui, avant le remembrement de 1990, se prolongeait en un tracé tourmenté jusqu'à la Rue des Violettes (ancienne Rue de la Gare). Limité dans sa longueur actuellement, un nouveau tracé de prolongement et un élargissement, permettrait de desservir une nouvelle zone de construction.  En vieux lorrain "les MEIX" étant "des JARDINS", on peut supposer que ce chemin desservait la partie haute des jardins situés dans ce secteur.

6 - LE SENTIER DE LA NICE BATAILLE.

 - Sentier très ancien, desservant notamment la partie arrière des propriétés Coté OUEST de la Rue de la PRAIRIE (quartier de la BANVOIRE). Ce sentier part de la "Grande RUE" et descend jusqu'au Chemin du Gué (Verdurette – Vezouze)

- Une terrible bataille s'est déroulée dans la plaine de la Vezouze, entre DOMJEVIN et BENAMENIL faisant de nombreuses victimes. Un attroupement d'habitants du village, tapis sur ce sentier suffisamment éloigné du lieu des combats, ont assisté en spectateurs inquiets (mais curieux quand même !!) à cette "NICE" Bataille (Du patois lorrain "NICE" ou "NISSE" signifiant difficile, mauvaise, vilaine, désastreuse). Cet évènement guerrier a laissé chez ces témoins , un souvenir durable ainsi que le prouve l'appellation parvenue jusqu'à nous.

   1ére Explication:

   - Dans sa monographie (1888), Monsieur RENAULD évoque "un fait historique dont les Anciens n'ont nullement connaissance" à rapprocher du "CAMP" situé à l'EST et cette "NICE BATAILLE" située à l'OUEST. Les belligérants supposés, venant du "CAMP" (à l'EST) auraient donc livrés bataille dans la prairie située à l'OUEST contre des guerriers venant donc de ce côté ??

  2ème Explication :

   - D'après l'annuaire de Lorraine de 1938, l'église de DOMJEVIN est bâtie sur l'emplacement où furent enterrés plus de 2000 soldats tués en 1674 dans une bataille entre CHARLES IV et les Français. La bataille a eu lieu entre DOMJEVIN et BENAMENIL, dans la plaine de la Vezouze. Faut-il trouver-là une interprétation du "Sentier de la NICE BATAILLE" d'où des Fréménilois impressionnés à juste titre ont vu le déroulement de cette tragédie ?? 

    Précision : C'était bien avant la construction de la nouvelle R.N.4 en remblai qui, maintenant forme écran en direction de l'OUEST.

7 - LE CHEMIN DE LA SOURCE CLAUDINE.

 - Dans le langage local, on le trouve sous la dénomination de "SAUCE GLAUDINE". Rien à voir avec la sauce d'une cuisinière talentueuse !! Après le remembrement de 1990, ce cheminement, qui se prolongeait vers l'EST et remontait ensuite vers le chemin du Tacot a été fâcheusement tronqué. Il permettait la desserte arrière des propriétés côté impair des maisons situées sur la Grande RUE.

8 - LE CHEMIN DU TACOT.

- L' ancienne plateforme du Chemin de fer Départemental de LUNEVILLE à BLAMONT et à BADONVILLER (L.B.B.) 1911-1942, plus communément appelé "le TACOT" est utilisée à des fins de voirie sur une courte section, le reste étant considéré comme chemin d'exploitation. Il est certain qu'après des travaux d'aménagement, ce cheminement est appelé à un avenir pour desservir de nouvelles constructions.

9 - LA BARAQUE.

- Terminons notre revue des rues, chemins et sentiers de notre village par " LA BARAQUE ". Qualifié "d'écart", il convient de ne pas oublier cet ancien moulin , correspondant aujourd'hui à deux corps de logis voisins. Cet écart est desservi sur sa façade SUD par la Route Nationale N° 4 PARIS - STRASBOURG et, à peu de distance de son flanc EST, par le Chemin d'intérêt Commun N° 19 de VAUCOURT à BACCARAT devenu CD 19. Côté OUEST, à la limite des frontières des communes de BENAMENIL et de DOMJEVIN, existait un chemin rural dit "de LA BARAQUE ", unissant la RN 4 au CD N°19. A l'occasion du remembrement de 1990, ce chemin de "la BARAQUE " a été supprimé et son emprise incorporé aux terrains du lieu-dit.

- Le vieux moulin, situé à 1,5 Km à vol d'oiseau du village, mais à 2,4 Km en empruntant le CD 19, puis le CD 19A, ou à 2,9 Km en empruntant la RN 4, puis le CVO N°3 dit de BURIVILLE ; cette distance devait être franchie par les enfants de "la BARAQUE" pour se rendre à l'école de FREMENIL; mais "ils coupaient au court" en utilisant un cheminement qui les amenait de "la BARAQUE" au COUGNOT, puis à la VANNOX ( VANNOFF ) pour arriver au centre du village (soit 1,9 Km).

- En ce temps-là, il existait des sentiers. C'était avant le remembrement !!!  Partis le matin de bonne heure avec leur "pot de camp" pour le déjeuner, réchauffé par l'épouse de l'instituteur, ils regagnaient leur maison par le même itinéraire "après l'école" à la fin de la journée. Ceci se passait avant 1914 et les écoliers de "la BARAQUE" avaient pour nom GASCARD

- Datant de la féodalité, le moulin de "la BARAQUE" appartenait au Seigneur DE LANOY d'HERBEVILLER. Il a dû cesser son activité meunière en 1857 à la suite d'un incendie; mais l'habitat a toujours été occupé jusqu'à nos jours. En 1853, le moulin de "la BARAQUE" comportait une maison occupée par deux ménages avec dix habitants.

CONCLUSION :  Amis lecteurs internautes, en voilà des choses apprises sur notre Site !!!

                 A bientôt pour vos commentaires.

Jean SPAITE - Février 2009

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